{"id":165385,"date":"2024-07-20T11:48:05","date_gmt":"2024-07-20T09:48:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=165385"},"modified":"2024-07-20T12:47:06","modified_gmt":"2024-07-20T10:47:06","slug":"anthologie-28-cinq-oeuvres-dart-pour-mes-textes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-28-cinq-oeuvres-dart-pour-mes-textes\/","title":{"rendered":"#anthologie #28 | Cinq \u0153uvres d\u2019art pour mes textes"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Une anamorphose<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En voyant cette tong \u00e9chou\u00e9e sur le sable si lisse, si \u00e9tincelant de la plage d\u2019Orangea, je me suis d\u2019abord dit&nbsp;: quel dommage qu\u2019elle ne soit pas une harpe, une&nbsp;<em>harpa major<\/em>&nbsp;! La chaussure n\u2019avait rien de ce coquillage&nbsp;magnifique&nbsp;: ni sa forme, ni sa taille, ni sa couleur, ni son \u00e9clat, ni sa bouche \u00e0 la l\u00e8vre renfl\u00e9e qui lui conf\u00e8re un semblant d\u2019\u00e9rotisme. Rien. Je regardais la tong et je voyais la harpe. Par un ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019anamorphose, qui dura un instant, mon esprit m\u00eala l\u2019une \u00e0 l\u2019autre. Je vis tr\u00e8s distinctement, la samara, la harpe et le dessin que je ne ferais jamais.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cf #3 Mais o\u00f9 est l\u2019autre<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le tableau en attente<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce pourrait-\u00eatre un Violet Monochrome, comme on dit un Blue Monochrome d\u2019une peinture d\u2019Yves Klein, un carr\u00e9 violet sur fond blanc, \u00e0 la mani\u00e8re de Kasimir Malevitch ou peut-\u00eatre un Trois bandes, comme une \u0153uvre d\u2019Ellsworth Kelly, un bleu-violet- vert par exemple. Oui, mais quel violet&nbsp;? Un violet lavande, couleur de Provence, un violet p\u00e2le l\u00e9ger, subtil, un bleu violet changeant selon la lumi\u00e8re, un mauve teint\u00e9 de gris. M\u00eame si Internet pr\u00e9cise que les couleurs Pantone se rapprochant de celle des fleurs de jacaranda ont les num\u00e9ros 2726C et 2099C, je n\u2019accorde aucune foi \u00e0 ces informations. La splendeur, l\u2019\u00e9motion, la tendresse de la floraison des jacarandas qui entourent le lac Anosy de Tananarive attendent toujours leur peintre.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cf #12 Tamanrasset, Tananarive, Gustavia 2\u00e8me paragraphe<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un orchestre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les Tambours de Bronx, un groupe n\u00e9 dans un quartier industriel de Varennes-Vauzelles, non loin de Nevers. Leurs premiers instruments furent des bidons r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s de la SNCF. Leur musique est bruyante et rythm\u00e9e tout comme celles des c\u00e2bleuses des ateliers de la Tr\u00e9filerie C\u00e2blerie de Bourg-en-Bresse en 1965.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cf #1 \u00c0 l\u2019usine<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un tableau de famille<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une peinture \u00e0 l\u2019huile 40 X 30 avec un cadre en bois sculpt\u00e9 et dor\u00e9.&nbsp;&nbsp;Elle porte la signature A. Parilla, peintre dont le nom n\u2019est pas pass\u00e9 \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9, une date 1906 et un lieu Castelsarrasin. Deux enfants sont assis dans une carriole de promenade, tir\u00e9e par un \u00e2ne. Le jeune gar\u00e7on a une dizaine d\u2019ann\u00e9es et sa jeune s\u0153ur six ans puisqu\u2019elle est n\u00e9e en 1900. Il s\u2019agit de Rose, la grand-m\u00e8re de l\u2019Etienne de l\u2019histoire. C\u2019est un tableau pos\u00e9, les enfants sont endimanch\u00e9s, v\u00eatus de noir pour le gar\u00e7on et de blanc pour la petite fille. La carriole fleurie de bouquets rouges est arr\u00eat\u00e9e sous des arbres. L\u2019\u00e2ne, lui aussi, a son bouquet, bien fix\u00e9 entre ses deux oreilles. Cette sc\u00e8ne charmante est accroch\u00e9e dans le salon.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cf # 24 Quand Rosalie dort<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une musique de rue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Derri\u00e8re la chanteuse de la photo, il y aurait son ami. Il l\u2019accompagnerait avec son orgue de barbaire. Ce serait un orgue \u00e0 anches, un 24 Thibouville, au son nasillard, pos\u00e9 sur une petite charrette. L\u2019orgue de barbarie est cit\u00e9 dans de tr\u00e8s nombreuses \u0153uvres litt\u00e9raires. \u00ab&nbsp;<em>J\u2019avais appris\u2026 en entendant un orgue de barbarie jouer sous la fen\u00eatre&nbsp;\u00ab&nbsp;En revenant de la revue&nbsp;\u00bb, que l\u2019hiver recevait jusqu&nbsp;\u2018au soir la visite inopin\u00e9e et radieuse d\u2019une journ\u00e9e de printemps<\/em>.&nbsp;\u00bb (Marcel Proust)&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En revenant de la revue\/On a pris le chemin du retour\/La, la, la, la, la, la&nbsp;\/On a repris le chemin de l&rsquo;amour\u2026 chantait Frehel en 1936<\/p>\n\n\n\n<p>Note : ce n\u2019\u00e9tait pas cette chanson que Proust ( en 1936, il \u00e9tait mort) a entendue mais plut\u00f4t celle que cr\u00e9a Paulus en 1886. Cette autre chanson porte le m\u00eame titre ; c\u2019est une satire de la petite-bourgeoisie s\u00e9duite par le g\u00e9n\u00e9ral Boulanger.<br><em><br>Cf #20 Toi chanteuse de rue<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une anamorphose En voyant cette tong \u00e9chou\u00e9e sur le sable si lisse, si \u00e9tincelant de la plage d\u2019Orangea, je me suis d\u2019abord dit&nbsp;: quel dommage qu\u2019elle ne soit pas une harpe, une&nbsp;harpa major&nbsp;! 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