{"id":165508,"date":"2024-07-20T16:54:36","date_gmt":"2024-07-20T14:54:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=165508"},"modified":"2024-07-20T22:16:50","modified_gmt":"2024-07-20T20:16:50","slug":"anthologie-28-cinq-petits-tours-et-puis-sen-vont","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-28-cinq-petits-tours-et-puis-sen-vont\/","title":{"rendered":"#anthologie #28 | Cinq petits tours et puis s\u2019en vont"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Extrait #anthologie #25 | Une odeur peut en cacher une autre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>16 juillet carnet journalier \u00e9t\u00e9 2024\/odeurs et plus encore \/ Jour de march\u00e9<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Etal de S.: fils de maraicher\/coll\u00e9gien\/pas r\u00e9veill\u00e9\/compter la monnaie c\u2019est compliqu\u00e9\/odeur de l\u2019insouciance pour l\u2019argent\/<strong>un kg de haricots facile \u00e0 peser\/sonnerie de son t\u00e9l\u00e9phone portable \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la balance\/<em>libertango <\/em>d\u2019Astor Piazzolla\/mon regard \u00e9tonn\u00e9\/ \u00ab&nbsp;<em>j\u2019apprends le bandon\u00e9on&nbsp;\u00bb\/<\/em> je n\u2019ose pas lui parler de <em>Ballade pour un fou<\/em>\/ la jeunesse est assez perdue comme \u00e7a\/<\/strong> effluves des deux bouquets de fleurs, vite \u00e9tal\u00e9s, vite achet\u00e9s\/<strong>Noter ces paroles et voir plus tard quoi en faire &nbsp;: <em>\u2026.Quand soudain, de derri\u00e8re un arbre, j\u2019apparais\u2026Un \u00e9trange cocktail d\u2019avant dernier trimardeur et de premier clandestin en route pour V\u00e9nus : le melon sur la t\u00eate, les rayures de la chemise peintes sur la peau, et&nbsp;dans chaque main un drapeau de taxi indiquant que je suis libre\/Tu te moques !\/\u2026\/ Aime moi ainsi f\u00eal\u00e9, f\u00eal\u00e9, f\u00eal\u00e9\u2026Abrite les amours, nous allons essayer\/La magie totalement folle de revivre\/Viens, vole ! Viens&nbsp;!*<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>*https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=XLVJxxq0ncU&amp;t=8s ( <strong>paroles&nbsp;d\u2019Horacio Ferrer, traduction <\/strong><strong>C\u00e9cile Guivarch)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Extrait #anthologie #21 | Compl\u00e9ment d\u2019enqu\u00eate<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Marque page<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En vidant la maison apr\u00e8s sa mort, on a retrouv\u00e9 des centaines de photos en papier glac\u00e9, couleur et aussi noir et blanc de son pass\u00e9, d\u00e9pass\u00e9, qu\u2019elle glissait dans les livres de sa biblioth\u00e8que emplie de romans. Mani\u00e8re peut-\u00eatre de les garder vivantes, \u00e0 l\u2019abri, entre des pages complices. Mani\u00e8re de faire resurgir la m\u00e9moire quand il lui prenait l\u2019envie de s\u2019embarquer dans une histoire. Mani\u00e8re de tomber sur des traces de vies d\u2019avant devenues marque pages. <strong>Sur le lit, deux oreillers, l\u2019un, vide, encore marqu\u00e9 du poids de sa t\u00eate, endormie, avec le corps parti. Sur l\u2019autre, un livre ouvert, \u00e0 l\u2019envers. Sur une double page, la photo d\u2019une maison d\u00e9labr\u00e9e, deux volets ferm\u00e9s, au milieu d\u2019eux une porte m\u00e9tallique noire avec cette inscription \u00e0 la peinture blanche \u00ab&nbsp;NE CASSEZ PAS CETTE MAISON&nbsp;\u00bb et de chaque c\u00f4t\u00e9 les deux silhouettes blanches de J\u00e9r\u00f4me Mesnager qui emp\u00eacheraient la fa\u00e7ade de s\u2019effondrer. En marge de l\u2019image couleur s\u00e9pia une l\u00e9gende \u00ab&nbsp; Paris XX Rue Gasnier-Guy&nbsp;\u00bb. Une photo dans un livre comme un marque page, un message \u00e0 lui tout seul.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Extrait #anthologie #6 | Vamos a la playa<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Soudain, le ciel s\u2019obscurcira, des nuages \u00e9nigmatiques viendront s\u2019amasser sur l\u2019horizon, annon\u00e7ant les coups de tonnerre, puis la pluie surgira avec fracas, <strong>fracassante oui ! comme les trois premi\u00e8res minutes du <em>Mandarin merveilleux<\/em> de Bela Bartok.<\/strong> Ils attraperont serviettes, raquettes, et enfants sous le bras, et s\u2019\u00e9chapperont de l\u00e0, m\u00eame si devant eux il pleut aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>Je resterai, seule, assise sur un rocher \u00e9tincelant de quartz et de grenats mari\u00e9s depuis avant l\u2019\u00e9ternit\u00e9, merveilleux bijoux pour le seul et unique plaisir des yeux, je regarderai la mer, que je verrai se d\u00e9chainer, joyeuse. Le bal avec la valse des hautes vagues pourra commencer. J\u2019attendrai, seule, la nuit. Elle arrivera, seule, et d\u00e9licatement se posera sur les ch\u00e2teaux de sable, pi\u00e9tin\u00e9s. <strong>Alors je danserai, je danserai dans le vent, enlac\u00e9e, jusqu\u2019au petit matin, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9puisement, la lune sourira, et, apr\u00e8s la temp\u00eate, mon corps se d\u00e9posera, l\u00e0, ivre de ses tourbillons, et, tranquillement attendra.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Extrait #Anthologie#1|Dura lex sed lex<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Entrer dans l\u2019ar\u00e8ne. <strong><em>Je ne vais pas trembler devant\/Ce pantin, ce minus\/Je vais l&rsquo;attraper, lui et son chapeau\/Les faire tourner comme un soleil*<\/em>. <\/strong>Le spectacle peut commencer.<strong> <em>Attention, mesdames et messieurs\/C&rsquo;est important, on va commencer\/C&rsquo;est toujours la m\u00eame histoire depuis la nuit des temps\/L&rsquo;histoire de la vie et de la mort**<\/em>.<\/strong> Le parquet qui craque, les boiseries polies, les dorures qui \u00e9claboussent le plafond, l\u2019estrade au fond qui arbore des fauteuils de ma\u00eetre, les bancs \u00e9lim\u00e9s pour les plaignants. <strong><em>Viens voir les com\u00e9diens\/Voir les musiciens\/Voir les magiciens\/Qui arrivent<\/em>***<\/strong>Des avocats d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, assis, debout, \u00e9nerv\u00e9s ou encore endormis. Soudain, plus un bruit, se lever, tous ensemble \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du Tribunal par une porte d\u00e9rob\u00e9e. <strong><em>Il faut se lever, lever, lever\/pour changer tout \u00e7a\/On doit se lever, lever, lever\/pour changer tout \u00e7a****.<\/em><\/strong> Un pr\u00e9sident, des assesseurs, et derri\u00e8re eux le greffier avec sa pile de dossiers pr\u00eats \u00e0 tomber. <strong>*****<em>https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=_o9PUU1Yx9w<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>*La corrida Francis Cabrel&nbsp;; **Attention Mesdames et messieurs, Michel Fugain&nbsp;; ***Les com\u00e9diens, Charles Aznavour&nbsp;; ****Il faut se lever, Tiken Jah Fakoly, ***** Tandem &#8211; Le Jugement (feat. Diam&rsquo;s, Kery James, Faf la Rage, Lino, Kazkami, Tunisiano)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Extrait #Anthologie#4 |T&rsquo;habites o\u00f9 toi?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>3.Qu\u2019ils soient petits ou grands\/Ils voient partout la guerre\/Aux quatre coins de la terre\/Sans pouvoir rien y faire\/Des femmes et des enfants\/Qui vivent dans un enfer\/Et pleurent sur des tombes\/Pour des fr\u00e8res et des p\u00e8res\/Qui tombent sous les bombes (extrait 2024 adaptation <em>Le d\u00e9serteur<\/em> de Boris Vian, f\u00e9vrier 1954). <strong>A vous Boris Vian, cette traduction en <em>esperanto <\/em>de la derni\u00e8re strophe de votre appel \u00e0 la paix, qui a \u00e9t\u00e9 censur\u00e9, oubli\u00e9, ni\u00e9, pas entendu, surtout pas \u00e9cout\u00e9, mis aux oubliettes, au fond du puits de l\u2019oubli. Soixante-dix ans plus tard on en est toujours au m\u00eame point, mortel. <\/strong><strong>\u00ab\u00a0<em>Vi uzu vian vivon!\/Vi uzu \u011din en paco!\/Ne estas vi pajaco!\/Vi estas frato, hom&rsquo;!\u00a0\u00bb\/Al tiu kruda mondo\/plenplena da perforto,\/mizero, sango, morto\/ni diru kune: Ne!Ni kriu kune: Ne!<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>10ter. u<strong><em>ne maison avec trois chambres, une pour toi, une pour moi, une pour l&rsquo;amour. Parce que l&rsquo;amour c&rsquo;est sacr\u00e9. Comme une salle de bain pour se laver, une cuisine pour cuisiner, une salle \u00e0 manger pour manger, il nous faut une chambre pour nous aimer, toi et moi. Ne rien y faire d&rsquo;autre. Je sais c&rsquo;est ind\u00e9cent, c&rsquo;est beaucoup demander, mais c&rsquo;est ce qu&rsquo;il nous faut. Loin de tout ou pr\u00e8s de rien, on s&rsquo;en fout. L&rsquo;important n&rsquo;est pas au dehors, mais au dedans de cette pi\u00e8ce qui respirera, transpirera, sera chaude ou froide, claire ou dans le noir, au ryhtme de nos \u00e9lans, \u00e0 nous y rendre, dedans. \u00ab\u00a0Oui Fernando, je sais que toi aussi tu la veux cette chambre, \u00e0 nous deux. Mais on habite pour le moment \u00e0 cinq mille kilom\u00e8tres de distance&#8230; allez raccroche, non toi, ne fais pas l&rsquo;enfant, raccroche, \u00e0 demain, m\u00eame heure.\u00a0\u00bb<\/em> <\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"665\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Screenshot_20240720-165035_WhatsApp-1024x665.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-165518\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Screenshot_20240720-165035_WhatsApp-1024x665.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Screenshot_20240720-165035_WhatsApp-420x273.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Screenshot_20240720-165035_WhatsApp-768x499.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Screenshot_20240720-165035_WhatsApp.jpg 1408w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;<\/h1>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Extrait #anthologie #25 | Une odeur peut en cacher une autre 16 juillet carnet journalier \u00e9t\u00e9 2024\/odeurs et plus encore \/ Jour de march\u00e9 Etal de S.: fils de maraicher\/coll\u00e9gien\/pas r\u00e9veill\u00e9\/compter la monnaie c\u2019est compliqu\u00e9\/odeur de l\u2019insouciance pour l\u2019argent\/un kg de haricots facile \u00e0 peser\/sonnerie de son t\u00e9l\u00e9phone portable \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la balance\/libertango d\u2019Astor Piazzolla\/mon regard \u00e9tonn\u00e9\/ \u00ab&nbsp;j\u2019apprends le <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-28-cinq-petits-tours-et-puis-sen-vont\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#anthologie #28 | Cinq petits tours et puis s\u2019en vont<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":663,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[6750,6056],"tags":[],"class_list":["post-165508","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-28-edouard-leve-oeuvres","category-cycle-ete-2024"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/165508","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/663"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=165508"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/165508\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=165508"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=165508"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=165508"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}