{"id":16593,"date":"2019-10-27T10:13:32","date_gmt":"2019-10-27T09:13:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=16593"},"modified":"2019-10-27T18:06:30","modified_gmt":"2019-10-27T17:06:30","slug":"44-notes-de-lauteur-eparpille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/44-notes-de-lauteur-eparpille\/","title":{"rendered":"44 notes de l&rsquo;auteur \u00e9parpill\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Situ\u00e9 \u00e0 la sortie de Fribourg en direction de Bourguillon, l\u2019arr\u00eat Pont-Zaehringen est g\u00e9n\u00e9ralement pris d\u2019assaut \u2013 sauf ce soir-l\u00e0 \u2013 par de nombreux al\u00e9maniques qui rentrent chez eux, ce dont nous leur en sommes gr\u00e9. La g\u00eane que leur dialecte provoque chez l\u2019auteur ainsi que son peu d\u2019enthousiasme pour les voyages en bus l\u2019ont emp\u00each\u00e9 d\u2019enqu\u00eater de mani\u00e8re plus approfondie \u00e0 propos de cet arr\u00eat de bus, malgr\u00e9 les encouragements et l\u2019exemple de Danielle Godard-Livet, dont l\u2019expertise en mati\u00e8re de ligne de bus n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer et qui est h\u00e9las rest\u00e9e un peu sur sa faim \u00e0 la lecture de cette description. <\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>2. Le restaurant du Grand Pont, 14 points au Gault et Millau, se situe en face de chez l\u2019auteur, qui en dix ans a d\u00fb y manger deux fois en tout et pour tout, ce qui ne l\u2019a pas emp\u00each\u00e9 de le faire figurer sur son <a href=\"https:\/\/www.lie-tes-ratures.com\/article\/terrasse-du-grand-pont-vendredi-7-avril-2017-17h20-350119\">blog<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>3. La chambre, l\u2019enfant la partageait avec son fr\u00e8re, ce n\u2019est que beaucoup plus tard qu\u2019il eut son propre lieu o\u00f9 s\u2019enfermer. <\/p>\n\n\n\n<p>4. L\u2019enfant a peu jou\u00e9 aux billes. Les jeux de la r\u00e9cr\u00e9 dont il se souvient sont les pin\u2019s et les vignettes panini qu\u2019on s\u2019\u00e9changeait lors de la coupe du monde 1994 aux Etats-Unis, remport\u00e9e par le Br\u00e9sil, mais en 1994, l\u2019enfant n\u2019\u00e9tait plus tout \u00e0 fait un enfant. Il avait treize ans et il voit comme s\u2019il y \u00e9tait encore le penalty de Roberto Baggio tir\u00e9 trop haut. Il se souvient aussi d\u2019avoir jou\u00e9 aux pogs. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/pogs-1-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16606\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/pogs-1-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/pogs-1-420x315.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/pogs-1-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/pogs-1.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>5. Pas de trace de dessin d\u2019arbre, le plus embl\u00e9matique dessin de l\u2019auteur lorsqu\u2019il \u00e9tait enfant \u2013 il n\u2019a pas poursuivi dans cette voie \u2013 demeurant de toute \u00e9vidence la fameuse truie avec ses petits, rest\u00e9e c\u00e9l\u00e8bre dans la famille&nbsp;: <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5813-1-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16607\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5813-1-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5813-1-420x315.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5813-1-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>6. Parmi les jeux de l\u2019enfant, il y avait le jeu du policier et de l\u2019assassin, qu\u2019on faisait quand il y avait les cousines de Montagny-la-Ville qui venaient \u00e0 la maison. Les r\u00e8gles n\u2019en \u00e9taient pas tr\u00e8s claires. Un policier devait deviner qui avait assassin\u00e9 qui. En g\u00e9n\u00e9ral, l\u2019assassin n\u2019avait aucune peine \u00e0 avouer. Le plus difficile pour le policier, c\u2019\u00e9tait de distinguer le coupable de la victime.  <\/p>\n\n\n\n<p>7. Le fr\u00e8re de l\u2019auteur n\u2019aimait pas les choux, ce qui dans la campagne fribourgeoise est consid\u00e9r\u00e9 comme une tare dont il faut se d\u00e9barrasser \u00e0 tout prix. La famille \u00e9tant donc outr\u00e9e qu\u2019on mette en doute l\u2019excellence d\u2019un plat aussi incontestable que la soupe aux choux, tout fut mis en place pour que l\u2019enfant r\u00e9calcitrant retrouve la raison. On fit venir un psychologue qui empira la situation, on demanda au grand-p\u00e8re, qui avait le secret des verrues, de pratiquer quelques incantations, on convoqua m\u00eame un exorciste. Rien n\u2019y fit. L\u2019enfant resta r\u00e9tif \u00e0 la choucroute. L\u2019auteur, quant \u00e0 lui, ne mangeait que le chocolat blanc et avait droit, \u00e0 P\u00e2ques, au seul lapin albinos, ce qui rendait tout le reste de la famille jaloux. Ajoutons, afin de montrer \u00e0 quel point la question de la nourriture fut cruciale \u00e0 cette \u00e9poque-l\u00e0, que lorsque les enfants refusaient de terminer leur assiette, la m\u00e8re, par ailleurs fort aimante, faisait semblant de t\u00e9l\u00e9phoner en Afrique pour qu\u2019un camion vienne les chercher et les remplacer par une dizaine de petits noirs qui eux savent ce que c\u2019est que d\u2019avoir faim.<\/p>\n\n\n\n<p>8. Il s\u2019agit en r\u00e9alit\u00e9 du grand-oncle. Un jour, les enfants avaient compt\u00e9 en une seule matin\u00e9e cent-soixante-sept jurons. Quand par miracle il se calmait parce qu\u2019il avait gagn\u00e9 un panier garni au loto de la veille, il sortait de sa poche des bonbons \u00e0 la menthe. L\u2019auteur se souvient aussi de sa moto, une Florette.<\/p>\n\n\n\n<p>9. Cet instituteur a marqu\u00e9 l\u2019auteur par ses m\u00e9thodes peu conventionnelles. Il se souvient par exemple que celui-ci demandait aux enfants d\u2019arr\u00eater les voitures sur la route cantonale afin de r\u00e9citer aux conducteurs <em>il est l\u2019heure de manger du beurre dans ma demeure \u00e0 Soleure<\/em>. Il se souvient aussi qu\u2019il avait install\u00e9 un r\u00e9troviseur sur le pupitre d\u2019un camarade afin qu\u2019il n\u2019ait pas besoin de se retourner vers son voisin de derri\u00e8re. Cet instituteur \u2013 on employait plus volontiers en ce temps-l\u00e0 le terme de ma\u00eetre d\u2019\u00e9cole \u2013 \u00e9tait un nerveux qui tordait les oreilles de ses \u00e9l\u00e8ves pour simuler des points d\u2019interrogation et n\u2019h\u00e9sitait pas \u00e0 leur tirer les cheveux. Sur la fin de sa carri\u00e8re, il se calma, les m\u0153urs scolaires s\u2019\u00e9tant ramollies. Lorsqu\u2019il prit sa retraite, il invita tous ses anciens \u00e9l\u00e8ves pour une f\u00eate grandiose o\u00f9 tous ses \u00e9carts lui furent pardonn\u00e9s.  <\/p>\n\n\n\n<p>10. La question de la fen\u00eatre est une pr\u00e9occupation majeure pour l\u2019auteur depuis qu\u2019il s\u2019est mis en t\u00eate de filmer la ville de Fribourg telle qu\u2019il la voit depuis chez lui, route Fran\u00e7ois-Arsent, \u00e0 savoir le pont de Zaehringen, la cath\u00e9drale Saint-Nicolas, les maisons de la Grand-Rue et de la Rue des Chanoines, le bulbe de l\u2019\u00e9glise Saint-Michel, le cube de b\u00e9ton qui enclot la piscine du m\u00eame coll\u00e8ge Saint-Michel, les b\u00e2timents E et F de l\u2019Ecole professionnelle artisanale et industrielle (EPAI), o\u00f9 travaille l\u2019auteur, ainsi que maintes grues mobiles qui champignonnent sur le lointain boulevard de P\u00e9rolles. De cette pr\u00e9occupation est n\u00e9e la s\u00e9rie d\u2019improvisation vid\u00e9o intitul\u00e9e <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/playlist?list=PLtF8khvii-a3o_Jx9l6XWpE4SiBDs3kJG\">cinq minutes \u00e0 ma fen\u00eatre<\/a>.  <\/p>\n\n\n\n<p>11. Son nom n\u2019\u00e9tait pas r\u00e9ellement Blanc. C\u2019\u00e9tait celui de son beau-p\u00e8re. Achille venait du Cameroun. Sa m\u00e8re avait un \u00e9pous\u00e9 un Suisse en secondes noces. L\u2019auteur ignore ce que sont devenus ces gens-l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>12. Il ne s\u2019agit pas ici du Cameroun mais de l\u2019Afrique du Sud, o\u00f9 l\u2019auteur fit une tourn\u00e9e musicale avec le Ch\u0153ur de chambre de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg (CCUF). Il se souvient notamment y avoir chant\u00e9 <em>nous irons chez les Zoulous pour y bouffer du saindoux<\/em>. Il se souvient aussi des barbel\u00e9s devant toutes les maisons et de l\u2019empreinte profonde laiss\u00e9e par l\u2019apartheid. Un ch\u0153ur de noirs devait chanter le <em>Stabat Mater<\/em> de Rossini en compagnie du CCUF mais en a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 pour qu\u2019on y substitue un ch\u0153ur de blancs, par ailleurs d\u2019excellente qualit\u00e9, du moins celui de la premi\u00e8re partie de la tourn\u00e9e, le ch\u0153ur de Durban laissant \u00e0 d\u00e9sirer. \u00c0 propos de Durban, l\u2019auteur se souvient \u00e9galement d\u2019une interpr\u00e9tation catastrophique du <em>Sanctus<\/em> de la Messe \u00e0 double ch\u0153ur de Frank Martin o\u00f9 les basses cafouill\u00e8rent lamentablement. <\/p>\n\n\n\n<p>13. De cette fen\u00eatre, l\u2019auteur, par ailleurs enseignant, peut distinctement voir la fen\u00eatre de la route d\u2019Arsent. Il y a donc communication r\u00e9elle entre les deux fen\u00eatres. Les lieux interm\u00e9diaires s\u2019en trouvent n\u00e9anmoins transform\u00e9s, la perspective depuis le b\u00e2timent E de l\u2019EPAI grossissant la cath\u00e9drale ainsi que la piscine du coll\u00e8ge, dans laquelle on peut observer sans jumelles les baigneurs. L\u2019auteur \u00e9tant lui-m\u00eame nageur et son cours de fran\u00e7ais destin\u00e9 aux informaticiens premi\u00e8re ann\u00e9e se d\u00e9roulant en salle E304 le vendredi matin, celui-ci a tendance \u00e0 passer trop de temps \u00e0 la fen\u00eatre au d\u00e9triment de la qualit\u00e9 de son enseignement.<\/p>\n\n\n\n<p>14. Cet \u00e9l\u00e8ve, l\u2019auteur a tent\u00e9 de l\u2019\u00e9voquer dans une nouvelle intitul\u00e9e <em>Ceux qui restent<\/em> lors de <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/revue\/spip.php?article518#francey\">l\u2019atelier d\u2019hiver 2018<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>15. Il s\u2019agit de la tante de l\u2019auteur. Voire note pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n<p>16. Le fils a\u00een\u00e9 \u2013 apr\u00e8s quatre filles \u2013 a repris la ferme. C\u2019est sans doute le fait qu\u2019ils soit n\u00e9 apr\u00e8s quatre filles qui le pousse \u00e0 parler si fort. <\/p>\n\n\n\n<p>17. Du mot <em>b\u00e9n\u00e9diction<\/em>. Le deuxi\u00e8me dimanche de septembre, dans le canton de Fribourg, on b\u00e9nissait les r\u00e9coltes. C\u2019\u00e9tait l\u2019occasion d\u2019un gueuleton familial gargantuesque puis d\u2019une lev\u00e9e des danses par les soci\u00e9t\u00e9s de jeunesse locales. C\u2019\u00e9tait aussi \u2013 c\u2019est toujours \u2013 une occasion de beuverie dont l\u2019auteur fut jadis coutumier mais qu\u2019il r\u00e9it\u00e8re aujourd\u2019hui avec plus de sobri\u00e9t\u00e9, l\u2019\u00e2ge ayant accompli sur lui son travail de sape.<\/p>\n\n\n\n<p>18. Le plus jeune des oncles. Travaille \u00e0 la poste. Habitu\u00e9 de chez Bribri, que l\u2019auteur, moins habitu\u00e9, continue d\u2019appeler chez Mado, puis corrige en chez Bibi, avant de se souvenir que la tenanci\u00e8re du tea-room n\u2019est plus la m\u00eame qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque mentionn\u00e9e dans la note pr\u00e9c\u00e9dente. On trouve une description de ce lieu sur <a href=\"https:\/\/www.lie-tes-ratures.com\/article\/chez-bibi-cousset-mercredi-1er-mars-2017-10h45-349993\">le blog<\/a> de l\u2019auteur, datant de l\u2019\u00e9poque o\u00f9 le tea-room se nommait chez Bibi. Nous ne pouvons \u00e9voquer ce lieu sans pr\u00e9ciser que la serveuse, Ang\u00e8le, a \u00e9galement travaill\u00e9 \u00e0 la poste, en compagnie de l\u2019auteur, qu\u2019elle surnommait mon petit Coco et qui fut facteur durant ses \u00e9tudes de lettres. Celui-ci vient d\u2019apprendre avec tristesse et r\u00e9volte que la poste de Cousset \u00e9tait sur le point de fermer.<\/p>\n\n\n\n<p>19. L\u2019oncle du milieu, un original. A survol\u00e9 l\u2019Asie du Sud-Est en parapente. Cela fit l\u2019objet d\u2019articles dans le journal local <em>La Libert\u00e9<\/em>. La grand-m\u00e8re les avait d\u00e9coup\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>20. La version de Bernard Romanens lors de la F\u00eate des Vignerons 1977 reste la r\u00e9f\u00e9rence. Il s\u2019agit d\u2019un chant des mercenaires fribourgeois qui, \u00e9parpill\u00e9s dans les guerres d\u2019Europe, sentaient monter en eux la m\u00e9lancolie&nbsp;: leurs vaches \u2013 de vraie race fribourgeoise noire et blanche, race aujourd\u2019hui disparue \u2013 leur manquaient atrocement. La version chant\u00e9e lors de l\u2019\u00e9dition 2019 \u00e9tait interminable.<\/p>\n\n\n\n<p>21. Orphelinat puis pensionnat pour jeunes filles al\u00e9maniques qui sema l\u2019\u00e9moi dans la population masculine des environs, ce lieu \u00e9tait g\u00e9r\u00e9 par la communaut\u00e9 des s\u0153urs la Charit\u00e9 de la Sainte-Croix d\u2019Ingenbohl, des franciscaines ne brillant pas par leur charit\u00e9, \u00e0 l\u2019instar de la s\u0153ur Berthe, une v\u00e9ritable harpie. Aujourd\u2019hui \u00e9tablissement m\u00e9dico-sp\u00e9cialis\u00e9 (EMS), les Fauvettes accueillent les personnes en fin de vie. Il n\u2019y a plus de religieuses sur les lieux, ce qui est v\u00e9cu comme un soulagement par les r\u00e9sidents et le personnel soignant. <\/p>\n\n\n\n<p>22. N\u00e9e Tinguely. La vie d\u2019\u00e9pouse de paysan dans le canton de Fribourg, comme partout, n\u2019\u00e9tait pas de tout repos. Il lui a fallu \u00e9lever neuf enfants, aider aux champs, cuisiner pour tout ce monde et accomplir les maints autres travaux qu\u2019on attend d\u2019une m\u00e9nag\u00e8re exemplaire, travaux qu\u2019elle effectua sans jamais se plaindre. Elle trouva par ailleurs le temps d\u2019\u00eatre lectrice \u00e0 la messe du samedi soir aux Fauvettes et de remplir des milliers de grilles de mots-crois\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>23. N\u00e9 dans une famille nombreuse et p\u00e8re d\u2019une famille tout aussi nombreuse, il travailla sa vie enti\u00e8re sur des domaines qui ne lui appartenaient pas. Il \u00e9tait donc non pas paysan mais fermier. Sa grande passion fut n\u00e9anmoins le chant choral, dans la plus pure tradition de l\u2019abb\u00e9 Bovet. T\u00e9nor, il chantait \u00e0 chaque repas de famille <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?time_continue=22&amp;v=lF5ZWZMqKF4\"><em>Paysan que ton chant s\u2019\u00e9l\u00e8ve<\/em><\/a><em>. <\/em>L\u2019auteur, dont il \u00e9tait le parrain, ne peut entendre ce chant sans en \u00eatre boulevers\u00e9. Bien qu\u2019h\u00e9las baryton, il est lui-m\u00eame devenu chanteur. <\/p>\n\n\n\n<p>24. Un tel roman ne serait pas sans rappeler l\u2019\u0153uvre de Charles-Ferdinand Ramuz, en particulier <em>Derborence<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>25. Au-del\u00e0 des subtiles distinctions entre paysans, fermiers et agriculteurs, l\u2019armailli occupe dans l\u2019imaginaire fribourgeois une place essentielle. Il n\u2019est peut-\u00eatre que vacher ou p\u00e2tre \u2013 et un peu fromager \u2013 mais il incarne la quintessence du dzodzet, sobriquet d\u00e9signant le Fribourgeois et tirant son origine du pr\u00e9nom Joseph, qui \u00e9tait par ailleurs le pr\u00e9nom de l\u2019abb\u00e9 Bovet, dont l\u2019\u0153uvre musicale magnifie le lien indissoluble entre l\u2019armailli et <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=L1w3AeiPrQs\">la montagne<\/a>, le chant de l\u2019armailli incarnant la proximit\u00e9 des cimes alpestres avec ce Dieu catholique si pr\u00e9gnant dans la R\u00e9publique chr\u00e9tienne fribourgeoise.&nbsp; <\/p>\n\n\n\n<p>26. Ce fait, qui semble de l\u2019ordre du d\u00e9tail, a n\u00e9anmoins permis au p\u00e8re de l\u2019auteur d\u2019obtenir de l\u2019arm\u00e9e suisse, o\u00f9 suite \u00e0 un tir durant lequel on avait n\u00e9glig\u00e9 de lui couvrir les oreilles il occupait le poste de fusiller sans fusil (premier mort en cas de guerre, se pla\u00eet-il toujours \u00e0 pr\u00e9ciser), un jour de cong\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>27. Lors d\u2019une tourn\u00e9e du Ch\u0153ur de mon c\u0153ur au Qu\u00e9bec, l\u2019auteur se rappelle avoir chant\u00e9 le solo du medley Charlebois. Il existe quelque part un enregistrement de cela. Il a \u00e9galement jou\u00e9 le r\u00f4le de narrateur dans un autre medley, celui consacr\u00e9 \u00e0 Jo Dassin. Il peut aujourd\u2019hui encore r\u00e9citer par c\u0153ur ceci&nbsp;: <em>\u00e9coutez bonnes gens la cruelle et douloureuse histoire des fr\u00e8res Dalton qui furent l\u2019incarnation du mal et que ceci serve d\u2019exemple \u00e0 tous ceux que le diable \u00e9carte du droit chemin.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>28. Il se trouve que quelques notes \u00e0 propos de cette tour ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es sur <a href=\"https:\/\/www.lie-tes-ratures.com\/article\/tour-de-montagny-350734\">le blog<\/a> de l\u2019auteur le jour m\u00eame o\u00f9 s\u2019\u00e9laborent ces remarques. Celui-ci \u00e9crivit \u00e9galement avec son fr\u00e8re tromboniste Lucas Francey et le compositeur chasseur-cueilleur Jacques Aeby un spectacle intitul\u00e9 <em>Tour Atours<\/em> qui relate l\u2019histoire mouvement\u00e9e de ce donjon m\u00e9di\u00e9val, seule ruine encore debout d\u2019un ch\u00e2teau qui dominait jadis la r\u00e9gion de la Broye. L\u2019association des amis de la tour de Montagny, o\u00f9 l\u2019auteur occupe depuis bien des ann\u00e9es le poste crucial de v\u00e9rificateur des comptes, organise chaque automne une brisol\u00e9e qui rencontre un succ\u00e8s croissant. Nous ne r\u00e9sistons pas \u00e0 ajouter \u00e0 ce commentaire dont nous assumons le caract\u00e8re publicitaire une photographie que l\u2019auteur h\u00e9sita \u00e0 utiliser pour illustrer son article de blog, photographie sur laquelle on devine derri\u00e8re les arbres le fameux Canal cit\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5728-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16609\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5728-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5728-420x315.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5728-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour ses trente ans, l\u2019auteur re\u00e7ut de sa s\u0153ur un tableau de ladite tour, qu\u2019il mit deux ans \u00e0 accrocher au mur de son appartement. Le voici&nbsp;: <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5818-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16613\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5818-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5818-420x315.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/IMG_5818-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>29. Chef-lieu du canton de Thurgovie, nous pr\u00e9f\u00e9rons \u00e9viter de rappeler trop de mauvais souvenirs \u00e0 l\u2019auteur en allant plus loin dans ce commentaire. Nous mentionnerons toutefois que la nuit, tous les quarts d\u2019heures, la cloche de l\u2019\u00e9glise jouxtant la Kaserne Stadt r\u00e9veillait en sursaut les soldats m\u00e9t\u00e9o d\u2019artillerie.<\/p>\n\n\n\n<p>30. Autre tourn\u00e9e chorale&nbsp;: le CCUF y cr\u00e9a la version avec r\u00e9citant chinois du <em>Roi David <\/em>d\u2019Arthur Honegger. Un ch\u0153ur local de jeunes filles chantait avec ferveur <em>viens \u00e0 nous<\/em>. \u00c0 l\u2019heure de l\u2019ap\u00e9ritif, il ne restait que des cadres du Parti. <\/p>\n\n\n\n<p>31. Tenu par un certain MC, ce caveau fut le th\u00e9\u00e2tre de nombreuses soir\u00e9es arros\u00e9es. L\u2019auteur se souvient des instruments de musique rouill\u00e9s accroch\u00e9s aux murs dans lesquels on s\u2019amusait \u00e0 glisser des gla\u00e7ons qui ensuite d\u00e9goulinaient dans le cou des soiffards. Il se souvient \u00e9galement du sirop de montagne, de la transe g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 l\u2019heure de <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?time_continue=64&amp;v=44XYEeD1A1U\"><em>T.N.T.<\/em><\/a> et du moment fatal o\u00f9 MC sonnait la cloche signifiant la fermeture du bar, autrement dit l\u2019heure du caf\u00e9 noir (on n\u2019employait pas encore le terme <em>after <\/em>en ce temps-l\u00e0). Il se souvient surtout de la fois o\u00f9 croyant avoir \u00e9t\u00e9 discret en sugg\u00e9rant \u00e0 quelques amis de terminer la soir\u00e9e chez lui \u2013 chez ses parents pour \u00eatre plus pr\u00e9cis \u2013 il s\u2019\u00e9tait retrouv\u00e9 avec plus de trente personnes dans son salon \u00e0 quatre heures du matin. <\/p>\n\n\n\n<p>32. Deux semaines apr\u00e8s la b\u00e9nichon, c\u2019est le moment o\u00f9 l\u2019on termine les restes du gueuleton afin d\u2019engranger sous sa peau assez de gras pour tenir tout l\u2019hiver.&nbsp;&nbsp; <\/p>\n\n\n\n<p>33. La culture du tabac est une sp\u00e9cificit\u00e9 de la r\u00e9gion broyarde. Si aujourd\u2019hui les ouvriers sont confortablement assis sur des machines qui leur permettent d\u2019\u00e9viter tout contact entre les genoux et la terre, \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e9voqu\u00e9e ici, la r\u00e9colte se faisait \u00e0 genou durant les longues matin\u00e9es de juillet pour les feuilles basses et d\u2019ao\u00fbt pour les feuilles du milieu ainsi que celles du haut. L\u2019ouvrier d\u00e9posait entre les plantes de tabac des petits paquets qu\u2019\u00e0 partir de onze heures on entassait sur des chars sous les engueulades de l\u2019oncle ma\u00e7on avant de passer l\u2019apr\u00e8s-midi \u00e0 enfiler les feuilles sans trous et \u00e0 les attacher \u00e0 des lattes en bois avant de les pendre dans un hangar afin qu\u2019elles s\u00e8chent. Il y avait trois postes que l\u2019on s\u2019\u00e9changeait&nbsp;: les porteurs de paquets, les enfileurs et les attacheurs. L\u2019auteur fut un enfileur rapide et un pi\u00e8tre porteur de paquets. <\/p>\n\n\n\n<p>34. N\u00e9e Terrapon. Il s\u2019agit de la grand-m\u00e8re paternelle de l\u2019auteur, qui \u00e9tait \u00e9galement sa marraine de bapt\u00eame. Grande travailleuse et d\u2019une extr\u00eame bigoterie, elle cuisinait \u00e0 merveille les beignets aux pommes et les croutes au fromage. Le soir, elle s\u2019endormait devant le film \u00e0 l\u2019eau de rose. Le grand-p\u00e8re en profitait pour regarder la boxe.<\/p>\n\n\n\n<p>35. Il s\u2019agit du grand-p\u00e8re paternel de l\u2019auteur, qui bien que cadet reprit la ferme familiale. Son fr\u00e8re, pour une raison que nous ignorons, devint ma\u00e7on (voire note 8). Atteint \u00e0 de multiples reprises dans sa sant\u00e9 \u2013 on dut notamment lui \u00f4ter un poumon \u2013 et d\u2019un caract\u00e8re tr\u00e8s pessimiste, le grand-p\u00e8re de l\u2019auteur, bien que taiseux en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, poss\u00e9dait un humour pince-sans-rire que son \u00e9pouse ne comprenait pas toujours. Ils prenaient le petit d\u00e9jeuner assis l\u2019un \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019autre sur le banc de la cuisine. L\u2019auteur se souvient qu\u2019il y avait derri\u00e8re eux un tableau d\u2019Albert Anker. Il a aujourd\u2019hui l\u2019impression que ses grand-parents font partie du tableau. Le voici. Il a pour titre <em>Jeune fille nourrissant les poules. <\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"789\" height=\"1023\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jeune-fille-nourrissant-les-poules-1865.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16614\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jeune-fille-nourrissant-les-poules-1865.jpg 789w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jeune-fille-nourrissant-les-poules-1865-324x420.jpg 324w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jeune-fille-nourrissant-les-poules-1865-768x996.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 789px) 100vw, 789px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>36. Allusion au roman de Giono, r\u00e9v\u00e9r\u00e9 par le p\u00e8re de l\u2019auteur, qui lui-m\u00eame a lu <em>Regain <\/em>il y a fort longtemps et ne saurait dire s\u2019il partage le point de vue de son a\u00efeul.<\/p>\n\n\n\n<p>37. En mati\u00e8re politique, les points de vue gauchisants de l\u2019auteur se sont radicalis\u00e9s. Il n\u2019a par exemple pas r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9viter d\u2019\u00eatre emport\u00e9 par la vague verte qui a d\u00e9ferl\u00e9 sur la Suisse lors des \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales de 2019. \u00c0 l\u2019heure qu\u2019il est, il h\u00e9site, pour le deuxi\u00e8me tour du Conseil des Etats, \u00e0 voter pour la candidate lib\u00e9rale Johanna Gapany, une charmante trentenaire, plut\u00f4t que pour le vieux d\u00e9mocrate-chr\u00e9tien Beat Vonlanthen. Il craint n\u00e9anmoins que son attirance pour les charmantes trentenaires ne fausse son jugement. <\/p>\n\n\n\n<p>38. Clarinettiste et compositeur fran\u00e7ais, Hyacinthe Klos\u00e9 est un salaud. Il a tortur\u00e9, avec sa <em>M\u00e9thode compl\u00e8te de clarinette<\/em>, les doigts de milliers de musiciens. L\u2019auteur en sait quelque chose, lui qui en dix ans d\u2019efforts acharn\u00e9s, n\u2019en est qu\u2019\u00e0 la page 68 du premier volume. Il s\u2019esquinte par ailleurs en ce moment sur un morceau du m\u00eame sinistre individu intitul\u00e9 <em>Esp\u00e9rance<\/em>. Il en faut beaucoup pour arriver \u00e0 bout d\u2019un tel casse-t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>39 \u00c0 l\u2019instar d\u2019Arthur Honegger et de Charles-Ferdinand Ramuz \u00e9voqu\u00e9s plus haut, Alberto Giacometti figurait sur les billets de banques suisses jusqu\u2019\u00e0 il y a peu. Leur pr\u00e9sence simultan\u00e9e ici est-elle due au hasard&nbsp;? L\u2019absence de la moindre allusion au Corbusier semble confirmer cette hypoth\u00e8se.  <\/p>\n\n\n\n<p>40. L\u2019un des regrets majeurs de l\u2019auteur est de n\u2019avoir jamais vu Jacques Brel en concert. Ses parents poss\u00e9daient en 33 tours l\u2019album <em>Olympia 64.<\/em> L\u2019adolescent renferm\u00e9 que fut l\u2019auteur \u00e9coutait avec passion et terreur une chanson dont il avait l\u2019impression que c\u2019\u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment de lui qu\u2019elle parlait. Cela s\u2019appelait <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=HeU7xlAKyvQ\">les timides<\/a> et cela se terminait par <em>ils meurent une valise sur le c\u0153ur<\/em>. L\u2019auteur par la suite a tout essay\u00e9 pour s\u2019en d\u00e9lester, de cette valise, au point d\u2019\u00e9crire un roman intitul\u00e9 <em>L\u2019homme \u00e0 la valise<\/em>, actuellement en cours de relecture. L\u2019Olympia au fond du cimeti\u00e8re figure dans le dernier album, celui sur la couverture duquel il y a un ciel bleu avec des nuages. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/119072993.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16615\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/119072993.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/119072993-200x200.jpg 200w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/119072993-420x420.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/119072993-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>41. Sur Facebook, l\u2019oncle Raymond a affirm\u00e9 ne pas se souvenir de cet \u00e9pisode. La tante Georgette, quant \u00e0 elle, est all\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9tendre qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un foulard et que le soutien-gorge pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un phantasme de l\u2019auteur. Celui-ci en \u00e9tait venu \u00e0 douter de sa m\u00e9moire et \u00e0 s\u2019interroger sur le caract\u00e8re malsain ses obsessions quand il fut soulag\u00e9 de lire le commentaire de sa maman, affirmant se souvenir tr\u00e8s bien de l\u2019histoire du soutien-gorge. <\/p>\n\n\n\n<p>42. Aucune trace dans la m\u00e9moire de l\u2019auteur de cet Oussama-l\u00e0. Certes, la sc\u00e8ne se d\u00e9roule quelques semaines apr\u00e8s le 11 septembre mais pourquoi chez le docteur&nbsp;? Peut-\u00eatre s\u2019agit-il de Roulin, un camarade barbu. La section m\u00e9t\u00e9o d\u2019artillerie \u00e9tait alors en dislocation \u00e0 Airolo. De cette \u00e9poque troubl\u00e9e, l\u2019auteur pr\u00e9f\u00e8re ne se souvenir que de ses amis Jo\u00ebl et Georges, ce dernier, pianiste et physicien, s\u2019adonnant en ce temps-l\u00e0 \u00e0 la po\u00e9sie, ce qui permettait \u00e0 l\u2019auteur d\u2019\u00e9chapper un peu \u00e0 l\u2019oppression militaire.<\/p>\n\n\n\n<p>43. Petit fr\u00e8re ador\u00e9 de l\u2019auteur. La difficult\u00e9 qu\u2019il y aurait si l\u2019on se r\u00e9solvait \u00e0 \u00e9crire sur lui, ce serait de ne pas le r\u00e9duire \u00e0 sa trisomie 21 tout en ne niant pas son handicap. Pour l\u2019instant, l\u2019auteur ne se sent pas pr\u00eat \u00e0 en \u00e9crire plus.<\/p>\n\n\n\n<p>44. Voire notes 14 et 15.&nbsp;\u00c0 propos de cette date, l\u2019auteur ne trouve pas d\u2019expression plus juste que celle-ci, lue chez Jeanne Paciencia&nbsp;: <em>ce serait comme la ligne grise du morbier<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Situ\u00e9 \u00e0 la sortie de Fribourg en direction de Bourguillon, l\u2019arr\u00eat Pont-Zaehringen est g\u00e9n\u00e9ralement pris d\u2019assaut \u2013 sauf ce soir-l\u00e0 \u2013 par de nombreux al\u00e9maniques qui rentrent chez eux, ce dont nous leur en sommes gr\u00e9. La g\u00eane que leur dialecte provoque chez l\u2019auteur ainsi que son peu d\u2019enthousiasme pour les voyages en bus l\u2019ont emp\u00each\u00e9 d\u2019enqu\u00eater de mani\u00e8re plus <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/44-notes-de-lauteur-eparpille\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">44 notes de l&rsquo;auteur \u00e9parpill\u00e9<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":97,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1300],"tags":[1011,1405,1399,1400,1401,1398,1390,1403,1397,1402,778,508,1014,124,1392,1016,805,1195,1395,652,1393,1406,1394,1407,1404],"class_list":["post-16593","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2019-11-devenir-son-propre-dictionnaire","tag-afrique","tag-albert-anker","tag-alberto-giacometti","tag-armailli","tag-armee","tag-arthur-honegger","tag-auteur","tag-bar","tag-charles-ferdinand-ramuz","tag-choeur","tag-clarinette","tag-dessin","tag-ecole","tag-enfant","tag-eparpille","tag-famille","tag-fenetre","tag-fribourg","tag-grands-parents","tag-jacques-brel","tag-jeux","tag-politique","tag-soupe-aux-choux","tag-soutien-gorge","tag-tabac"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16593","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/97"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16593"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16593\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16593"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16593"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16593"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}