{"id":166099,"date":"2024-07-22T18:18:21","date_gmt":"2024-07-22T16:18:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=166099"},"modified":"2024-07-22T21:39:02","modified_gmt":"2024-07-22T19:39:02","slug":"anthologie-29-limpossible-depart","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-29-limpossible-depart\/","title":{"rendered":"#anthologie #29 | l&rsquo;impossible d\u00e9part."},"content":{"rendered":"\n<p><em><strong>\u2026 ils me retenaient, ils ne disaient rien, ils pesaient dans mon corps. Ils me contenaient, me retenaient et toujours se taisaient, \u00e7a \u00e9vitait les questions. Ils riaient, souffraient, se sacrifiaient\u2026 ils m\u2019attrapaient. Ils \u00e9taient l\u00e0 pour moi, je faisais leur joie. \u00c7a me suffisait, me maintenait. Famille, proches, patrie \u2014 j\u2019appartenais.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On voit venir de nouveaux voisins, on les voit s\u2019installer. On les entend. Parfois on ne les voit pas mais ils sont l\u00e0. Six \u00e9tages et le rez-de-chauss\u00e9e. Le sous-sol. Le voisinage comme deuxi\u00e8me famille. Sans certitude de stabilit\u00e9, on les voit quitter, se faire remplacer. On perd contact avec certains, d\u2019autres reviennent prendre un caf\u00e9 et des nouvelles. L\u2019immeuble comme maison aux pi\u00e8ces disparates. On a \u00e9t\u00e9 les pionniers, l\u2019immeuble se construisait encore, il a fallu habiter (contrainte de guerre et d\u2019exil forc\u00e9). On veut garder \u00e7a, le prestige de l\u2019anciennet\u00e9. On se d\u00e9brouille pour accueillir les nouveaux occupants.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u2026 il fallait rendre visite, les voisins \u00e9taient gentils. Nos compagnons de tous les jours. Il fallut accueillir mais \u00e7a ne suffisait pas, il fallait inviter \u2014 caf\u00e9 et g\u00e2teaux, entretenir le lien. S\u2019entraider, parler. J\u2019\u00e9coutais ces assembl\u00e9es d\u2019adultes. Je faisais partie, \u00e7a me retenait.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On se fait l\u2019amie du sixi\u00e8me. L\u2019unique, elle ne veut pas conna\u00eetre les autres \u00e9tages. Une veuve tr\u00e8s coquette au go\u00fbt classique. Elle drague un peu les hommes, sobrement irr\u00e9prochable, elle tient \u00e0 sa r\u00e9putation. On fait semblant de ne pas la voir s\u00e9duire notre mari. On est amies. On ne va pas chez elle, elle se d\u00e9brouille, anticipe les visites, nous rejoint. On aurait envie de conna\u00eetre ses meubles, voir sa cuisine et dans quelles tasses elle sert le caf\u00e9. Son lit, son miroir du matin. On voudrait ouvrir ses placards, v\u00e9rifier la taille de ses v\u00eatements. Regarder dans son frigidaire. Tous d\u00e9tails qui nous ferait comprendre sa vie solitaire dans ce grand cinq pi\u00e8ces. De l\u2019entr\u00e9e de l\u2019immeuble, on aper\u00e7oit par moment sa t\u00eate impeccable (elle va chez le coiffeur les mardis et vendredi matin). On sait qu\u2019elle regarde le quartier de son balcon haut comme de nous \u00e9loigner d\u2019un doigt qui surveille. On a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 son fils unique, il sourit peu. Elle le voit le dimanche, parfois la belle-fille vient aussi. Elle nous raconte leur difficult\u00e9 \u00e0 avoir des enfants. On n\u2019ose pas donner d\u2019avis, on ne sait jamais avec elle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u2026 ils parlaient de ma chance, mes atouts comme monnaie et garantie. Ils me d\u00e9roulaient sans trembler un avenir brillant \u2014 poussi\u00e9reux, us\u00e9 avant la vie. Je me savais ext\u00e9rieure sans parler encore ma langue. Je ne pouvais me s\u00e9parer, ils me retenaient, ils m\u2019aimaient.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On ne d\u00e9fend pas l\u2019amie du sixi\u00e8me quand la voisine du premier \u00e9tage la traite de pr\u00e9tentieuse. Mais on n\u2019en rajoute pas, on ne veut pas \u00eatre la mauvaise langue. On n\u2019admet pas se sentir privil\u00e9gi\u00e9e (sa seule amie). On est d\u2019accord avec la voisine, elle est hautaine mais on l\u2019envie, on voudrait comme elle ignorer les gens de l\u2019immeuble. Avoir ce choix. Nous \u00e9viter les visites quotidiennes du premier. La facilit\u00e9 du premier \u00e0 nous solliciter pour ses besoins de tous les jours. Ce trop familier qui envahit. Tout de cet \u00e9tage-l\u00e0 nous est accessible, les odeurs des plats. Le salon charg\u00e9 de meubles et de bibelots. Les cris des enfants, leur plaisir \u00e0 partager les disputes. Les tapis au sol charg\u00e9s de motifs, couleurs fonc\u00e9es. L\u2019absence de lumi\u00e8re par exc\u00e8s d\u2019objets. Les rideaux, l\u2019\u00e9touffement probable. Tout d\u2019eux, exc\u00e8s et d\u00e9sordre. Chaque parcelle de l\u2019appartement autant que les mots de la m\u00e8re, le d\u00e9bit de sa voix aigu\u00eb. <br><em>Tu n\u2019aurais pas un citron\u00a0? Je cherche un marteau, je ne trouve pas le n\u00f4tre. Tu connaitrais une recette l\u00e9g\u00e8re de maamouls\u00a0? J\u2019ai besoin de ton avis sur un probl\u00e8me intime, je te fais confiance. Tu regardes toi ce feuilleton\u00a0? J\u2019ai rat\u00e9 l\u2019\u00e9pisode d\u2019hier tu peux me le r\u00e9sumer\u00a0? Ma fille ne comprend rien aux maths, tu penses que ton fils peut l\u2019aider dans ses devoirs\u00a0? Tu sais o\u00f9 je peux acheter la viande \u00e0 un prix raisonnable. \u00c7a ne te d\u00e9range pas que je me confie \u00e0 toi\u00a0? C\u2019est intime mais je te le dis comme \u00e0 une grande s\u0153ur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u2026 ils avaient besoin de moi pour \u00eatre heureux. \u00c7a me retenait. Il fallait entretenir les apparences, jouer \u00e0 la fille qu\u2019ils voulaient. Il fallait les rassurer, m\u2019inventer autre. Me cacher. Ou m\u2019\u00e9chapper\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Voisins comme famille. Et les \u00e9nigmes parfois. On ne sait rien du cinqui\u00e8me. Ils refusent de nous rejoindre quand \u00e7a bombarde. L\u2019abri est au sous-sol de l\u2019immeuble, tous les \u00e9tages sauf eux. On ne les conna\u00eetra pas, m\u00eame s\u2019ils font partie des anciens comme on dit. On a vu passer les meubles le jour du d\u00e9m\u00e9nagement. On se souvient n\u2019avoir rien distingu\u00e9, tout ayant \u00e9t\u00e9 soigneusement emball\u00e9. On aper\u00e7oit les sacs de courses tous les samedis. Ils ont \u00e7a, la r\u00e9gularit\u00e9 de l\u2019ennui. On regarde leurs tenues (le sport chic des jeunes bourgeois), on ne voit pas leurs yeux derri\u00e8re les lunettes de soleil par tous temps. Ils sont deux, on ne les entend pas se parler. Un couple sans enfants.<br>On en a quatre, trois gar\u00e7ons et une fille. On les a install\u00e9s au troisi\u00e8me. \u00c0 peine \u00e9loign\u00e9s d\u2019eux, un \u00e9tage c\u2019est facile m\u00eame sans \u00e9lectricit\u00e9. Ils ont des chambres s\u00e9par\u00e9es et un salon pour recevoir leurs amis. Une cuisine avec un frigidaire (il nous sert aussi \u00e0 stocker les r\u00e9serves) et une table d\u2019appoint. L\u2019\u00e9vier et quelques vaisselles de d\u00e9pannage. Leur appartement est comme dortoir, le reste se passe dans le n\u00f4tre. On les appelle pour les repas, on a install\u00e9 un t\u00e9l\u00e9phone int\u00e9rieur (on en abuse par fiert\u00e9, dans le pays les lignes externes fonctionnent difficilement). On r\u00e9cup\u00e8re leur linge, on fait leur m\u00e9nage&nbsp;: ils font des \u00e9tudes. On essaie de leur simplifier la vie, grandir en guerre, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 bien malheureux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u2026 la guerre aussi me retenait. Je n\u2019ai pas quitt\u00e9 \u00e0 cause d\u2019elle, je ne pouvais pas, elle l\u2019emp\u00eachait. Il fallait durer aupr\u00e8s de la famille, s\u2019entretenir solidaires. Fragiles et puissants autour d\u2019un m\u00eame absolu. La r\u00e9sistance au sort en partage. \u00catre \u00e0 la hauteur du destin. La guerre nous soudait. La guerre me tenait dans sa surdit\u00e9. Je me retenais, m\u2019obstinais \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s, m\u00eame combat n\u00e9buleux.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Peut-on parler de chance&nbsp;? Le quatri\u00e8me par exemple, un \u00e9tage maudit. Les locataires changent sans nous laisser le temps de les approcher. Les mouvements se r\u00e9sument \u00e0 des valses de familles et de mobiliers. L\u2019instabilit\u00e9 des locations&nbsp;? On n\u2019a jamais vu le propri\u00e9taire. Seul le concierge le conna\u00eet.<br>Le concierge, sa femme et leurs trois enfants en bas \u00e2ge. Ils occupent le petit logement de fonction, au rez-de-chauss\u00e9e. \u00c0 droite de l\u2019entr\u00e9e de l\u2019immeuble. L\u2019ascenseur (souvent arr\u00eat\u00e9, coupures nationales d\u2019\u00e9lectricit\u00e9) est \u00e0 droite&nbsp;; l\u2019escalier au milieu. Ils ont la charge de l\u2019entretien des parties communes. De la s\u00e9curit\u00e9 (fermer le portail de nuit, l\u2019ouvrir \u00e0 six heures du matin). Les messages parfois. Le couple se partage les t\u00e2ches. Et la permanence. Leur porte entrouverte en journ\u00e9e sur la t\u00e9l\u00e9vision allum\u00e9e, sur un canap\u00e9, quelques chaises et des jouets. Les gosses tra\u00eenent au seuil comme prisonniers devant des fen\u00eatres qui respirent le ciel. On leur donne un bonbon, une caresse. Les plus grands h\u00e2tent leur bonjour de politesse volontaire. Impossible de traverser l\u2019entr\u00e9e de l\u2019immeuble sans certains de leurs yeux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u2026 ils ne me retenaient pas en le disant. Ils ne demandaient pas. Ils n\u2019avaient pas besoin. Il leur suffisait de m\u2019aimer, \u00e7a ne me laissait pas de choix. Ils n\u2019interdisaient pas, ils me regardaient me cajolaient me nourrissaient. Ils ne me disaient rien, ils parlaient de moi et les voisins approuvaient. J\u2019\u00e9tais favoris\u00e9e, la guerre serait provisoire, il y aurait l\u2019apr\u00e8s. Ils m\u2019enfermaient sans intention. C\u2019\u00e9tait plus simple que \u00e7a, plus imm\u00e9diat. Ils m\u2019\u00e9puisaient d\u2019attente muette mais bruyante\u00a0; je leur devais reconnaissance. L\u2019inexorable. Je ne quitterai pas.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Et plus bas, les parties cach\u00e9es. Plus bas, l\u2019appartement improvis\u00e9 abri. Jamais lou\u00e9, souvent envahi par nos bousculades, m\u00eame quand on r\u00e9siste \u00e0 la panique. Ce lieu de preuve&nbsp;: le voisinage est famille (sauf le cinqui\u00e8me). Les efforts collectifs en accentuent l\u2019\u00e9tranget\u00e9&nbsp;: meubles disparates, doublons parfois. Ou manque qu\u2019on se promet de combler. Disproportion, disharmonie, pr\u00e9sence humaine. Notre abri, essentiel.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u2026 ils ne me voulaient pas otage, leur amour me sanglait. Ils m\u2019aimaient, le r\u00e9p\u00e9taient. \u00c7a m\u2019attachait plus fortement encore. La guerre n\u2019aidait pas \u00e0 la s\u00e9paration, elle nous soudait. Tribu \u00e0 vie. Tout mouvement e\u00fbt \u00e9t\u00e9 trahison, abandon. Elle surtout. La voix de ma m\u00e8re, ses gestes. Je n\u2019avais pas besoin de plus. Qu\u2019elle soit elle me suffisait. Je restais, consentais. Je vivais entre deux. Je vivais deux.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mais plus bas encore, les salles techniques. Tableaux \u00e9lectriques, r\u00e9servoirs de fuel et autres machineries. Les cafards. Les toiles et les araign\u00e9es. On se demande si des chauves-souris s\u2019y cachent. Les fourmis s\u00fbrement. On ne rentre pas sans torche. Mais on ne regarde pas les d\u00e9tails, juste de quoi poser son corps. On n\u2019y va pas sans pr\u00e9venir (si je ne suis pas de retour dans un quart d\u2019heure\u2026). On ne referme pas la porte, on bloque le portant contre le coup de vent. On rentre doucement comme pour surprendre les mauvais esprits. On porte des chaussures ferm\u00e9es (on les retirera au seuil de chez nous, ne rien ramener d\u2019en bas). On se force \u00e0 se rendre dans ce plus bas encore, v\u00e9rifier que tout fonctionne, quand \u00e0 l\u2019\u00e9tage \u00e7a dysfonctionne. Et parfois c\u2019est simple, il suffit de remettre en place le disjoncteur. On se force \u00e0 descendre v\u00e9rifier. On se force parce que personne d\u2019autre ne veut s\u2019y risquer. On se demande \u00e0 quoi servent les hommes dans ces moments-l\u00e0. On ne dit rien pour ne pas en rajouter. Que nos enfants respectent les p\u00e8res. Le silence parfois et retenir plus bas en soi, encore plus bas ces mots qui feraient mal. On n\u2019est pas comme \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u2026 je pensais que rien ne me retiendrait. Personne. Il le fallait, quitter. Longtemps je pensais \u00eatre partie, je ne voyais pas le pays me retenir. Mon corps avait voyag\u00e9. Le petit sac \u00e0 dos avec le peu d\u2019affaires. Une fugue en apparence r\u00e9ussie. Ils avaient \u00e9t\u00e9 surpris, effar\u00e9s. Je pensais avoir quitt\u00e9. Passifs, ils m\u2019avaient retenue\u00a0; en apparence s\u00e9par\u00e9e d\u2019eux. Ils m\u2019avaient emp\u00each\u00e9e sans m\u2019arr\u00eater. Comme toujours, je demeurais loin de moi\u00a0; au plus pr\u00e8s d\u2019eux. Ils sont comme \u00e7a, ils le font par amour. Cette esp\u00e8ce de religion incarn\u00e9e.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>reprise de la <strong><em>#23 | encore plus bas ces mots<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u2026 ils me retenaient, ils ne disaient rien, ils pesaient dans mon corps. 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