{"id":16638,"date":"2019-10-27T15:22:41","date_gmt":"2019-10-27T14:22:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=16638"},"modified":"2019-11-10T15:56:19","modified_gmt":"2019-11-10T14:56:19","slug":"conditions-particulieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/conditions-particulieres\/","title":{"rendered":"Conditions particuli\u00e8res"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/DSC01036-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16665\" width=\"111\" height=\"147\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/DSC01036-768x1024.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/DSC01036-315x420.jpg 315w\" sizes=\"auto, (max-width: 111px) 100vw, 111px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p style=\"text-align:left\">Certaines histoires sont pr\u00e9sent\u00e9es comme des miracles. Celle-ci en fait partie. Il tirait la langue sur le trottoir, en ma direction, alors que ma m\u00e8re, derri\u00e8re le rideau, me tenant dans ses bras, guettait son retour. Une r\u00e9surrection devenue mythique. <\/p>\n\n\n\n<p>Loulou, \u00e9tait bien un loulou blanc (ou spitz) . T\u00e9moin mais pas compagnon de jeu. <br>La pharmacie, quant \u00e0 elle, \u00e9tait sur la place de Mervilles.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas un tambour fleur de fanfare dont il est question, qui fait se gonfler les poitrines \u00e0 son passage et gonfle aussi de fiert\u00e9 celui qui le fait r\u00e9sonner dans les rues les jours de d\u00e9fil\u00e9 ou de carnaval. Ce n&rsquo;est pas un tambour de f\u00eate ou d&rsquo;apparatLe hublot reste une fen\u00eatre. Me revient en t\u00eate le passage d&rsquo;un monde \u00e0 l&rsquo;autre constitu\u00e9 par un hublot de machine \u00e0 laver ouvert dans le Tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael. Une loufoquerie qui, elle, ravive les couleurs!  <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une ville vivante, art\u00e8res et poumons en surface, entrailles en sous-sol, profondes, abritant un autre monde, aveugle et \u00e9clair\u00e9. Aveugle car sans lumi\u00e8re naturelle. \u00c9clair\u00e9 comme seuls les no-mans lands le sont parfois, par le c\u00f4t\u00e9 sombre que leur donne la nuit perp\u00e9tuelle, par les zones d&rsquo;ombre et les angles morts qui abritent l&rsquo;\u00e9trange et la m\u00e9lancolie..  <\/p>\n\n\n\n<p>Sable, prot\u00e9iforme. Pierre angulaire de l\u2019infini. <\/p>\n\n\n\n<p>Une bonne blague \u00e0 la grisaille ces murs offerts \u00e0 la couleur et aux exub\u00e9rances. On parle de Roubaix comme petite reine du street-art et mus\u00e9e \u00e0 ciel ouvert. <\/p>\n\n\n\n<p>Curieuse sensation que la conscience de la non peur, l\u00e0 o\u00f9 elle devrait \u00eatre, d\u2019apr\u00e8s des sch\u00e9mas que l\u2019on \u00e9labore, l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;on trouve anormal qu&rsquo;elle ne soit pas. Bizarre, le temps que l\u2019on n\u2019a pas, car tout va tr\u00e8s vite, et qu\u2019on prend, malgr\u00e9 tout, pour penser \u00e0 \u00e7a, \u00e0 l&rsquo;\u00e9trange absence de peur, en quelques secondes, fractionn\u00e9es par un tourbillon. <\/p>\n\n\n\n<p>Macharaviaya est un village blanc de l&rsquo;arri\u00e8re pays de l&rsquo;Axarquia. Il est connu pour avoir abrit\u00e9 la fabrique de cartes royale d&rsquo;Espagne. Cartes \u00e0 jouer qui ont rendu l&rsquo;endroit si prosp\u00e8re qu&rsquo;on l&rsquo;a surnomm\u00e9 le Petit Madrid. Petit, tout petit&#8230; L&rsquo;endroit est surtout bien doux, paisible, m\u00eame si son nom est apparu, pendant un temps, aussi impronon\u00e7able que celui de son voisin, Benajalafe, \u00e0 l&rsquo;hispanophone \u00e9ternellement d\u00e9butante que je suis.  <br>\u00c0 Macharaviaya, village scintillant et charmeur, on l&rsquo;ignorait, se sont \u00e9gren\u00e9es, quelques magistrales derni\u00e8res fois.  <\/p>\n\n\n\n<p>Quelques serviettes en papier ont d\u00e9barqu\u00e9, ici. Piqu\u00e9es, tir\u00e9es du distributeur m\u00e9tallique pos\u00e9 sur la table de la terrasse del hostal La Esperanza. Comme une intuition, l\u2019assurance de garder une trace.<br>Cafeteria-Restaurante La Esperanza. Un num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone, une adresse mail. De fins rectangles de papier blanc, pas tr\u00e8s absorbants, vite chiffonn\u00e9s et abandonn\u00e9es sur les tables.<br>Des traces, c\u2019est peut-\u00eatre ce qui tra\u00eene le plus dans ces carnets d\u2019\u00e9t\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Le blanc, c&rsquo;est balbutier. C&rsquo;est d\u00e9passer la sid\u00e9ration et rassembler, dans l&rsquo;urgence, l&rsquo;essentiel de ce qu&rsquo;il y a \u00e0 dire et \u00e0 montrer. On se touche, on se parle, on se perd, on \u00e9coute L\u00e9onard Cohen, Simon et Garfunkel, on se perd, on se regarde, on rit un peu, on mange du chocolat Lindt au caramel et \u00e0 la fleur de sel.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019hypoth\u00e8se 3 est vraiment la seule qui tienne la route. \u00c9crire r\u00e9pond \u00e0 ma seule envie, besoin peut-\u00eatre. Moi, mon errance et mes ins\u00e9parables. Le JE, difficile \u00e0 dissocier, car c\u2019est lui qui, de plein fouet, s\u2019expose. Ce Je, ce Moi. <br>Ne pas s\u2019encombrer, ne pas se charger, veiller au d\u00e9tachement, notion que je n&rsquo;ai jamais vraiment appr\u00e9hend\u00e9e autrement que de fa\u00e7on parfaitement abstraite.<br>L\u2019oiseau se pose dans une main aim\u00e9e qui ne cherche pas \u00e0 se refermer sur lui pour le retenir ou l&rsquo;obliger. Il s\u2019envole et revient quand il veut, s\u2019il veut, parfaitement libre. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Certaines histoires sont pr\u00e9sent\u00e9es comme des miracles. Celle-ci en fait partie. Il tirait la langue sur le trottoir, en ma direction, alors que ma m\u00e8re, derri\u00e8re le rideau, me tenant dans ses bras, guettait son retour. Une r\u00e9surrection devenue mythique. Loulou, \u00e9tait bien un loulou blanc (ou spitz) . T\u00e9moin mais pas compagnon de jeu. 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