{"id":166499,"date":"2024-07-24T18:24:30","date_gmt":"2024-07-24T16:24:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=166499"},"modified":"2024-07-25T08:53:04","modified_gmt":"2024-07-25T06:53:04","slug":"anthologie12-13-3-fois-une-ville","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie12-13-3-fois-une-ville\/","title":{"rendered":"#anthologie #12 #13 | 3 fois une ville"},"content":{"rendered":"\n<p>Budapest, un peu<\/p>\n\n\n\n<p>Capitale voisine et pourtant lointaine, reli\u00e9e \u00e0 Vienne par le Danube et l\u2019Histoire. Cette Histoire-l\u00e0, c\u2019est bien du pass\u00e9, les Hongrois n\u2019en parlent plus, la renient. Elle marque pourtant encore le paysage. Mais la Hongrie a chang\u00e9 de vie. J\u2019ai connu Budapest bien apr\u00e8s les \u00e9v\u00e8nements de 1956, mais bien avant la chute du mur. Il fallait passer par le no man\u2019s land \u00e0 la fronti\u00e8re, une \u00e9tendue d\u00e9serte retranch\u00e9e par des miradors et des barbel\u00e9s. L\u2019Europe s\u2019arr\u00eatait l\u00e0. La Hongrie appartenait au Bloc de l\u2019Est. Vue de Vienne, notre visite semblait hasardeuse. Mise en garde.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Budapest nous accueille simplement. Le Danube majestueux qui partage la ville, les palais qui longent le fleuve, les ponts qui relient les quartiers, le ch\u00e2teau sur la colline, les rues pav\u00e9s, les jardins cach\u00e9s, les cours m\u00e9di\u00e9vales. Levers de soleil, couchers de soleil, le panorama est sublime. En bas de la colline, les boulevards pleins de monde. Encore peu de voitures. M\u00eame en ville, des charrettes tir\u00e9es par des chevaux fringants \u00e0 la silhouette \u00e9l\u00e9gante. En longeant les rues, je remarque les traces de balles dans les fa\u00e7ades des maisons, j\u2019imagine la frayeur des habitants alors, et la ru\u00e9e par-del\u00e0 la fronti\u00e8re lors du soul\u00e8vement il y a vingt ans tout juste.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon compagnon, visiteur touristique atypique, toujours press\u00e9 de voir plus loin, me pousse vers un restaurant, \u00ab\u00a0\u00e9tterem\u00a0\u00bb dans le dictionnaire. Apr\u00e8s un essai d\u00e9cevant dans ce restaurant classique, au menu europ\u00e9en, nous cherchons plus authentique. C\u2019est midi, un flot d\u2019employ\u00e9s et d\u2019ouvriers s\u2019engouffre dans la rue, nous suivons \u00e0 tout hasard et nous terminons dans une cantine tout \u00e0 fait authentique, hongroise. Aucun probl\u00e8me pour \u00eatre accept\u00e9, on y parle m\u00eame un peu le fran\u00e7ais. Repas succulent, simple, aux accents culinaires qui rappellent un peu Vienne, surtout quand je d\u00e9guste les p\u00e2tisseries maison. Les boutiques n&rsquo;ont pas l\u2019opulence des pays de l\u2019ouest, mais les vitrines d\u00e9cor\u00e9es de chemisiers blanches en dentelles et de petites robes brod\u00e9es de fleurs color\u00e9es incitent \u00e0 acheter ce qu\u2019on appelle des souvenirs. Des bouteilles de vin \u00e9galement, une bouteille de Tokaj, que je ramenai \u00e0 mon p\u00e8re et qui fut sublime. Des \u00e9pices, piments, paprika pour relever le goulyas et d\u2019autres rago\u00fbts. Je n\u2019ai pas visit\u00e9 les thermes, je n\u2019ai pas visit\u00e9 les monuments, je n\u2019ai pas fait un tour en bateau, je n\u2019ai pas promen\u00e9 sur les quais. J\u2019ai gout\u00e9 l\u2019atmosph\u00e8re, la gentillesse des gens \u2013 le dentiste qui a soign\u00e9 d\u2019urgence mon mari, nous a parl\u00e9 de Paris, des larmes dans les yeux, nous a montr\u00e9 un programme de visite avec une rose s\u00e9ch\u00e9e entre les pages, une rose du jardin de Marie Curie, son idole, nous a parl\u00e9 de sa visite de la Tour Eiffel, jusqu\u2019au premier \u00e9tage seulement, pas assez d\u2019argent pour monter jusqu\u2019\u00e0 la cime, et des adieux entre presque amis \u2013 et on a couru ailleurs. Pourquoi ai-je choisi de vous raconter Budapest, alors que mes souvenirs me confirment que je n\u2019ai pas vu ce que j\u2019aurais aim\u00e9 voir\u00a0? Pourquoi me triturer les m\u00e9ninges pour vous raconter \u00ab\u00a0Budapest et moi\u00a0\u00bb\u00a0? Mais parce que j\u2019ai aim\u00e9 cette ville, et que je viens de me rendre compte que rien n\u2019est perdu\u00a0!<\/p>\n\n\n\n<p>K\u00f6ss\u00f6n\u00f6m, Budapest, merci pour le souvenir, il me reste \u00e0 revenir, seule, \u00e0 mon rythme, pour te red\u00e9couvrir avec toutes tes merveilles\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Chinghetti pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019avion plane, survole l\u2019a\u00e9roport, \u00e0 l\u2019heure pour se poser. Midi. Atar. Chaleur, poussi\u00e8re, bruit, foule, bagages, papiers\/paperasse, fatigue. Faire la queue, patienter, r\u00e9cup\u00e9rer les bagages, ne pas perdre le groupe, surtout le guide, grand, tranquille, imposant, il calme les \u00e9nerv\u00e9s, rassure les timides, ranime les fatigu\u00e9s. A la sortie, les voitures nous attendent, des 4&#215;4 pour r\u00e9sister aux routes du d\u00e9sert. Direction Chinghetti. A travers une cha\u00eene de montagnes basses, noires ou rouges qui s\u2019\u00e9tirent \u00e0 l\u2019infini. Soir\u00e9e dans un village de tentes \u00e0 Chinghetti. Matelas par terre. La nuit tombe, doucement, la lune s\u2019est lev\u00e9e, ronde, pleine, g\u00e9ante dans le ciel clair. Silence dans le d\u00e9sert\u2026T\u00f4t le matin, d\u00e9part \u00e0 pied avec sac \u00e0 dos, pour visiter Chinghetti , la mosqu\u00e9e \u00e0 minaret carr\u00e9, les rues pleines de sables, les murs en pierres qui s\u2019\u00e9croulent \u00e7a et l\u00e0, les magasins de la rue principale aux titres accrocheurs, \u00a0\u00bb\u00a0coca plus froid que froid\u00a0\u00ab\u00a0, \u00a0\u00bb\u00a0moins chers que gratuits\u00a0\u00ab\u00a0\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>La biblioth\u00e8que de Chinghetti nous attend. C\u00e9l\u00e8bre dans le monde entier, maintes fois vue \u00e0 a t\u00e9l\u00e9, la r\u00e9alit\u00e9 est plus \u00e9mouvante. Passer par une porte vo\u00fbt\u00e9e \u00e9troite. Descendre quelques marches tr\u00e8s hautes pour arriver dans une petite cour int\u00e9rieure entour\u00e9e de quatre murs en terre ocr\u00e9e. Un tr\u00e8s vieux monsieur en djellaba nous attend et nous raconte dans un fran\u00e7ais soign\u00e9 l\u2019histoire de ces richesses. Deux petites pi\u00e8ces remplies de livres et de dossiers. Dans une troisi\u00e8me, la plus pr\u00e9cieuse, des manuscrits vieux de plusieurs si\u00e8cles. Interdiction de toucher et d\u2019utiliser un flash. Des \u00e9critures fines, \u00e9l\u00e9gantes, calligraphies faites avec des encres de quatre couleurs naturelles, indigo, oxyde de fer, oxyde de mangan\u00e8se\u2026des dessins travaill\u00e9s sur les initiales. Le guide traduit en chantant un po\u00e8me en arabe, un conte d\u2019une berg\u00e8re \u00e9pousant un roi et d\u00e9sesp\u00e9rant dans sa cage dor\u00e9e\u2026Je sors, \u00e9tourdie par le soleil et par l\u2019\u00e9motion, un moment magique\u2026Dehors le petit march\u00e9 s\u2019est install\u00e9 dans les sables, des tables de joueurs d\u2019\u00e9checs, des \u00e9tals de vendeurs de ch\u00e8ches, de foulards, de dattes, de bijoux, de petits objets de musique qu\u2019ils appellent ukul\u00e9l\u00e9\u2026Le vent se l\u00e8ve, le sable m\u2019\u00e9touffe \u00e0 la crois\u00e9e des ruelles\u2026la ville est gagn\u00e9e par les avanc\u00e9es de sables, enserr\u00e9e, emmitoufl\u00e9e, mise en danger par le vent et le sable, par les dunes qui marchent, par les temp\u00eates de sable, d\u00e9plac\u00e9e d\u00e9j\u00e0 et reb\u00e2tie en partie, fuyant devant les forces de la nature, menac\u00e9e d\u2019ensevelissement pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Paris toujours<\/p>\n\n\n\n<p>Paris, Paris, Paris. Paris 3x. Trois fois Paris et bien plus par la suite. Paris r\u00eav\u00e9e, pour son renom, pour sa culture, pour la langue fran\u00e7aise \u00e0 pratiquer d\u2019urgence. Paris centre du monde. Paris ville des lumi\u00e8res. Paris lointaine et d\u00e9sir\u00e9e. Paris enfin \u00e0 port\u00e9e de rail. L\u2019agitation de la gare de l\u2019Est, la travers\u00e9e des longs couloirs de m\u00e9tro, \u00e0 Ch\u00e2telet surtout, crois\u00e9e des chemins et n\u0153ud des itin\u00e9raires, quand le tapis roulant n\u2019existait pas encore, quand les valises \u00e0 tra\u00eener n\u2019avaient pas encore des roulettes. La recherche de l\u2019Alliance fran\u00e7aise Boulevard Raspail pour m\u2019inscrire, une adresse Porte d\u2019Orl\u00e9ans pour trouver du travail, Une auberge de Jeunesse \u00e0 Boulogne-Billancourt, loin dans l\u2019ouest de Paris. Terminus d\u2019un m\u00e9tro traversant la ville. Au gr\u00e9 des contacts et des informations \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, trois \u00e9t\u00e9s de d\u00e9couvertes et d\u2019\u00e9merveillements. Trois \u00e9t\u00e9s de vaches maigres aussi. Le clich\u00e9 de la baguette et de la bo\u00eete de camembert qui remplit pourtant bien le ventre. Une menthe \u00e0 l\u2019eau parfois, sur une terrasse ensoleill\u00e9e. Paris au mois d\u2019ao\u00fbt. Les Parisiens en vacances.\u00a0 Les touristes partout. Des visites. Des noms c\u00e9l\u00e8bres. Le Louvre, Notre Dame, le Sacr\u00e9-C\u0153ur et Montmartre, la place du Tertre et un portrait vite fait par un peintre accrocheur. Les champs \u00c9lys\u00e9es, la Seine, les bouquinistes pour fouiller dans des livres \u00e0 ma guise, les berges de la Seine et sur les bancs les amoureux de Brassens et de Peynet. La parfaite touriste, en admiration d\u2019une ville tant attendue. Libert\u00e9. Respiration. Des connaissances. Des amis. Puis un sourire. Une approche. Des go\u00fbts en commun. Des sorties \u00e0 deux. J\u2019ai un guide. Paris est \u00e0 nous. Paris et la nuit. Les balades au milieu de la rue, main dans la main, sans regret, sans souci. Les tentations culinaires, nouveaux go\u00fbts pas toujours appr\u00e9ci\u00e9s, les hu\u00eetres chez un \u00e9cailler c\u00e9l\u00e8bre, les escargots apr\u00e8s la soupe \u00e0 l\u2019oignon aux Halles d\u2019autrefois, les spaghettis au bistrot italien aux sons de \u00a0\u00ab\u00a0la mamma\u00a0\u00bb d\u2019Aznavour, l\u2019initiation au flipper avec \u00a0\u00ab\u00a0l\u2019amourette\u00a0\u00bb de Leny Escudero, que de belles chansons d\u2019amour, tristes et m\u00e9lodieuses, Edith Piaf, Alain Barri\u00e8re et tant d\u2019autres que j\u2019ai connus cette ann\u00e9e-l\u00e0, ann\u00e9e charni\u00e8re pour une nouvelle vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Paris n\u2019est pas finie pour moi. Encore quelques \u00e9changes gare de l\u2019Est, plus tard d\u2019autres gares, gare d\u2019Austerlitz, gare de Lyon, gare de Bercy. Des attentes, des \u00e9motions, des joies. D\u2019autres travers\u00e9es. D\u2019autres d\u00e9couvertes. D\u2019autres quartiers. Montparnasse, des r\u00e9unions dans la tour infernale, et les cin\u00e9mas autour, une d\u00e9bauche de cin\u00e9mas pour qui vient de la campagne. Les bistrots pleins de charme dans le Marais et une p\u00e2tisserie hongroise rue Saint Paul o\u00f9 on pouvait acheter du pavot pour les g\u00e2teaux. Place de la Nation avec un \u00e9cart pour la visite du P\u00e8re Lachaise et ses c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s. Le quartier Latin et ses grandes librairies, le Panth\u00e9on, la Sorbonne, des noms qui marquent l\u2019Histoire. Les parcs civilis\u00e9s \u00e0 la fran\u00e7aise, les mus\u00e9es, les expositions gratuites \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de ville. Les \u0153noth\u00e8ques avec des connaisseurs. Beaubourg, moderne, riche en expositions m\u00e9morables, lieu de passage \u00e0 chaque voyage.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai jamais habit\u00e9 \u00e0 Paris, nous sommes partis tr\u00e8s vite dans le Sud. J\u2019ai regrett\u00e9 la ville, je ne la retrouvais pas souvent. A certains moments, j\u2019avais des points de chute, des nids pour quelques jours, quelques nuits, dans des quartiers \u00e0 d\u00e9couvrir. Ma fille qui me logeait \u00e0 Pelleport. Mon fils qui m\u2019invitait du c\u00f4t\u00e9 Nation. Une amie qui me pr\u00eatait son appartement en face de Jussieu, tout pr\u00e8s des quais de la Seine et de l\u2019Institut du monde arabe organisant alors une exposition sur la peinture de Delacroix. Je suis de loin les \u00e9v\u00e8nements, les manifestations, j\u2019ai mes pr\u00e9f\u00e9rences, je traverse la ville en pens\u00e9es, je la red\u00e9couvre avec mes souvenirs et avec les souvenirs des autres, je ne l\u2019ai jamais vraiment quitt\u00e9e. Elle s\u2019est agrandie, modernis\u00e9e, gigantis\u00e9e, d\u00e9shumanis\u00e9e, il reste le c\u0153ur et l\u2019esprit, les palais et les rues, il me reste une \u00e9vocation de parent\u00e9 avec ma ville natale, ces deux villes ch\u00e8res \u00e0 mon c\u0153ur\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Budapest, un peu Capitale voisine et pourtant lointaine, reli\u00e9e \u00e0 Vienne par le Danube et l\u2019Histoire. Cette Histoire-l\u00e0, c\u2019est bien du pass\u00e9, les Hongrois n\u2019en parlent plus, la renient. Elle marque pourtant encore le paysage. Mais la Hongrie a chang\u00e9 de vie. J\u2019ai connu Budapest bien apr\u00e8s les \u00e9v\u00e8nements de 1956, mais bien avant la chute du mur. 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