{"id":168078,"date":"2024-08-01T13:21:24","date_gmt":"2024-08-01T11:21:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=168078"},"modified":"2024-08-01T18:09:54","modified_gmt":"2024-08-01T16:09:54","slug":"anthologie-36-osaka-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-36-osaka-paris\/","title":{"rendered":"#anthologie #36 | Osaka-Paris (suite 35)"},"content":{"rendered":"\n<p>A chaque fois que tu rentrais de voyage et que l\u2019on se retrouvait, sur un quai de gare ou dans un hall d\u2019a\u00e9roport o\u00f9 j\u2019aimais aller te chercher, on sentait tous les deux que le temps allait s\u2019\u00e9tirer comme pour rattraper ces moments o\u00f9, toi si loin d\u2019un pays du monde \u00e0 un autre, moi \u00e0 Paris, d\u00e9bord\u00e9e comme la Seine en plein hiver pluvieux et ennuyeux, \u00e9tions s\u00e9par\u00e9s, jamais malheureux puisque les promesses de retrouvailles nourrissaient nos solitaires nuits.<\/p>\n\n\n\n<p>On partait, vite, toi, \u00e0 peine le temps de prendre quelques v\u00eatements de rechange, moi, une valise toujours pr\u00eate, nous n\u2019avions pas envie de rester en ville, tiraill\u00e9s entre nos deux appartements, nos deux enfants, leurs chats, notre d\u00e9sir contrari\u00e9 mais surmont\u00e9 de faire plus simple.<\/p>\n\n\n\n<p>On roulait, vite, toi au volant, comme tu aimais conduire, jusqu\u2019\u00e0 ce que le d\u00e9calage horaire avec le pays lointain d\u2019o\u00f9 tu revenais te fasse d\u00e9clarer forfait et t\u2019assomme pendant que moi, te souriant en te regardant t\u2019endormir lourdement, je prenais la place du conducteur, bougeait l\u00e9g\u00e8rement les r\u00e9troviseurs, rapprochait le si\u00e8ge des p\u00e9dales, et avalais les kilom\u00e8tres qui restaient pour arriver \u00e0 temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne fallait pas rater le dernier bateau, tu avais, toi, tellement h\u00e2te de te poser et le lendemain matin d\u2019aller courir sur les sentiers c\u00f4tiers et faire et refaire \u00e0 chaque arriv\u00e9e le tour de l\u2019\u00eele, moi, tellement envie de nous retrouver dans cette maison, devenue notre refuge.<\/p>\n\n\n\n<p>Il nous arrivait, l\u2019\u00e9t\u00e9, surtout, de fl\u00e2ner sur les aires d\u2019autoroute, pas belles mais d\u00e9j\u00e0, \u00e0 quelques encablures de la capitale, on retrouvait la saveur de notre complicit\u00e9, un d\u00e9jeuner sur un coin d\u2019herbe, \u00e0 l\u2019abri des regards, qui s\u2019\u00e9ternisait, et toi, allong\u00e9, la t\u00eate sur mes cuisses, et moi, mes mains dans tes cheveux.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors on ratait le bateau, peut-\u00eatre m\u00eame qu\u2019on le faisait parfois expr\u00e8s, sans se le dire, pour le plaisir d\u2019aller se nicher dans une chambre d\u2019h\u00f4tel, non loin de l\u2019embarcad\u00e8re, et de s\u2019y pelotonner, toi, contre moi, moi, contre toi. La tomb\u00e9e du jour s\u2019amor\u00e7ait, paisiblement, comme plus lentement de ce c\u00f4t\u00e9 ouest, on finissait de picorer les restes du piquenique. Toi et moi sur le lit, les miettes de pain, quelques gorg\u00e9es d\u2019un vin de table honorable achet\u00e9 chez le seul petit \u00e9picier ouvert encore \u00e0 cette heure, dans une ville de province, d\u00e9truite pendant la guerre, pas gaiement reconstruite, presque sans \u00e2me vraiment. Puis, la nuit, sensuellement, nous emportait.<\/p>\n\n\n\n<p>On filait vite au petit matin pour attraper le premier bateau, pas grand monde \u00e0 bord dans ce sens, du continent vers la mer, des ouvriers pour un chantier de la journ\u00e9e, des employ\u00e9s en veste bleue pour r\u00e9parer quelques c\u00e2bles distendus apr\u00e8s la derni\u00e8re temp\u00eate, et la travers\u00e9e, de moins d\u2019une heure, toujours au m\u00eame rythme, transformait les \u00e9motions amoureusement languissantes de nos s\u00e9parations en des sensations passionn\u00e9ment f\u00e9briles. Et\u00e9 comme hiver, on \u00e9tait blotti l\u2019un contre l\u2019autre, sur le pont, et on ne parlait pas. Aucun commentaire sur le paysage, on le connaissait depuis quelques ann\u00e9es de travers\u00e9es de vie et de mer qu\u2019on avait d\u00e9cid\u00e9 \u2013 avions-nous vraiment d\u00e9cid\u00e9\u00a0? Cette rencontre l\u00e0-bas, \u00e0 Osaka, qui l\u2019aurait imagin\u00e9e\u00a0? &#8211; de faire \u00e0 deux\u00a0. On savourait ensemble, et en silence, cette distance qui grandissait avec lenteur d\u2019avec la terre du continent, nos yeux noy\u00e9s dans les vagues. Au sortir de la rade, une fois d\u00e9pass\u00e9s les navires de commerce, les ports de plaisance, l\u2019air du grand large s\u2019engouffrait dans nos narines, et toi, souriant, oubliant, peut-\u00eatre, pour un moment, les soucis de tes p\u00e9r\u00e9grinations, et moi, faisant semblant d&rsquo;oublier les tracas de l\u00e0-bas, les obligations, et pas que, pas que.<\/p>\n\n\n\n<p>On d\u00e9barquait et alors on se mettait \u00e0 parler vite et fort, et de tout, sans ambages, avec une infinie d\u00e9licatesse, toi, m\u2019expliquant ta faim, faim tout court, faim de moi, moi, v\u00e9rifiant que je n\u2019avais pas oubli\u00e9 la cl\u00e9 de la maison, de notre monde \u00e0 nous.<\/p>\n\n\n\n<p>On ouvrait grands les volets, un, deux, trois, quatre, cinq, six, quand bien m\u00eame on savait que, pour le temps court qu\u2019on allait passer l\u00e0, toutes les pi\u00e8ces de cette maisonn\u00e9e pour famille nombreuse ne seraient pas utilis\u00e9es. Il fallait que la lumi\u00e8re entre partout et de partout depuis ce caillou entour\u00e9 d\u2019eau. On courait au premier \u00e9tage, dans notre chambre, on s\u2019allongeait, toi, les yeux amoureux, moi, aimant te regarder comme pour rattraper les absences, les manques de ce visage, de ce corps. Entre deux avions, deux trains.<\/p>\n\n\n\n<p>Les journ\u00e9es n\u2019avaient pas d\u2019heure, les nuits \u00e9tant sans fin. Nous n\u2019avions que le rep\u00e8re du coucher de soleil dont les derniers rayons venaient caresser les murs de notre chambre, puis la lumi\u00e8re intermittente du phare qui prenait le relais. On s\u2019amusait \u00e0 compter, un, deux, trois, quatre \u00e9clats toutes les vingt-cinq secondes. On riait, beaucoup. Nous vivions selon les saisons de nos escapades, entre bois \u00e0 couper et feu de chemin\u00e9e, les chaussures tremp\u00e9es qui se r\u00e9chauffaient devant les flammes, et sieste au soleil jusqu\u2019\u00e0 attendre que la mar\u00e9e envahisse la petite crique emplie de sable fin, entour\u00e9e de roches rutilantes de granit, de quartz et de paillettes de grenats fusionn\u00e9s, o\u00f9 nous aimions, nous baigner, nus.<\/p>\n\n\n\n<p>Il nous est arriv\u00e9 de repartir de l\u2019\u00eele, pr\u00e9cipitamment, parce ma fille, ou la tienne, une urgence, une n\u00e9cessit\u00e9. Pas toujours bien comprise, mais accueillie par l\u2019autre, sans reproche. Alors il fallait \u00e0 nouveau faire vite, dans l\u2019autre sens, le bateau, le grand large, la rade, d\u00e9barquer, le plein d\u2019essence, les pneus \u00e0 v\u00e9rifier, un coup de balai mouill\u00e9 sur le pare-brise opacifi\u00e9 par le sable coll\u00e9, la route nationale, l\u2019autoroute, la nuit qui s\u2019avan\u00e7ait, toi, concentr\u00e9, moi, ma main caressant ton cou, ou l\u2019inverse, tous les deux encore un peu corps \u00e0 corps pour quelques heures, et puis les lumi\u00e8res de la ville, la Tour Eiffel, impossible de la rater, et son laser, la s\u00e9paration, \u00e0 demain oui on s\u2019appelle. Moi, sourcils fronc\u00e9s, visage ferm\u00e9, toi, toujours doux et tendre, temp\u00e9r\u00e9, jamais indiff\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s, chacun de son c\u00f4t\u00e9, \u00e0 nouveau, toi, reparti r\u00e9soudre des pannes d\u2019acier dans des usines du monde entier, moi, sillonnant la France avec ma robe noire et mes dossiers de la mis\u00e8re humaine sous le bras , et le t\u00e9l\u00e9phone, et ta voix, au loin, tout pr\u00e8s de mon oreille attentive, et mon \u00e9cho rassurant sur demain, bient\u00f4t, notre \u00eelot. Ne rien programmer, ne pas faire de projets, apr\u00e8s demain \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 trop loin. Pas possible, probablement.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pour cause. Parce que l\u2019inattendu, l\u2019impens\u00e9 ou l\u2019impensable comme la violence d\u2019un \u00e9clair avant le coup de tonnerre. Encore que, moi, l\u2019instinct, l\u00e0-bas, \u00e0 Osaka, au moment de cette fulgurante rencontre, impensable et impens\u00e9e elle aussi, et au creux de mon c\u0153ur soudainement exalt\u00e9, un serrement fort comme un pr\u00e9sentiment, et toi, rien vu, rien vu venir.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9. Toi, je suis arriv\u00e9 ce matin \u00e0 Kuala Lumpur, je ne me sentais pas bien, je suis all\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, on m\u2019a fait des examens, on veut m\u2019op\u00e9rer sur le champ, je descends au bloc dans quelques minutes, moi, mille questions en une, inutiles, et soudain la sensation de devoir n\u2019\u00eatre que l\u00e0, \u00e0 l\u2019\u00e9coute faussement sereine, pr\u00e9sente, de loin, mais tout pr\u00e8s, comme avant, comme l\u2019un contre l\u2019autre, comme l\u2019un pour l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand je t\u2019ai accueilli \u00e0 l\u2019a\u00e9roport quelques jours plus tard, tu avais comme toujours un grand sourire, un somptueux bouquet de fleurs d\u2019orchid\u00e9es couleur fuchsia \u00e9tincelantes dans tes mains, un peu tremblantes, moi, je voulais te serrer fort dans nos bras \u00e0 tous les deux, toi, une douleur au niveau du ventre t\u2019a fait l\u00e9g\u00e8rement reculer.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite, une succession d\u2019attente, de frayeurs, de diagnostics, de pronostics, de pas de place l\u00e0, l\u00e0 oui une chambre d\u2019h\u00f4pital, d\u00e9j\u00e0 froide, des branchements, une autre op\u00e9ration, des montagnes de m\u00e9dicaments, des questions sans r\u00e9ponse, moi, tout \u00e0 toi, toi, continuant de sourire au moindre rayon de soleil comme un miracle sans cesse renouvel\u00e9, dans la faiblesse de ton corps vacillant.<\/p>\n\n\n\n<p>Une nuit de nouvel an, envahie d\u2019une tristesse qui n\u2019en finissait pas, et d\u2019un acharnement seconde apr\u00e8s seconde \u00e0 vouloir en faire autre chose, de cette derni\u00e8re nuit, une pareille \u00e0 celles d\u2019avant, \u00e0 notre premi\u00e8re nuit blanche et japonaise, au Righa H\u00f4tel, neuvi\u00e8me \u00e9tage, vue sur la ville. Quatre ann\u00e9es pass\u00e9es, d\u00e9j\u00e0, d\u00e9pass\u00e9es, et toi, maintenant enseveli par un traitement lourd, et moi, ne cessant d\u2019apporter de la lumi\u00e8re l\u00e0 o\u00f9 l\u2019ombre s\u2019avan\u00e7ait, inexorablement. Une longue nuit, \u00e0 contempler le ciel sans \u00e9toiles, \u00e0 fixer nos regards sur des photos que tu avais fait tirer sur papier glac\u00e9, de toi et moi, de moi et toi, l\u00e0-bas, dans notre refuge, et ailleurs, aussi, avant, avant Kuala Lumpur. Toi, ton corps qui faisait signe d\u2019un d\u00e9part, douloureux, et moi, mon corps qui prenait les coups de mon c\u0153ur, abim\u00e9. Une nuit calme, nous deux enlac\u00e9s, bras et jambes enlac\u00e9s, emmitoufl\u00e9s dans une couverture couleur des orchid\u00e9es de l\u2019a\u00e9roport, silencieux, comme avant sur le bateau, au grand large.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces marguerite Princess Yellow que je t\u2019ai apport\u00e9es dans la chambre de tes derni\u00e8res heures ont illumin\u00e9 ton regard, d\u00e9j\u00e0 assombri, ce regard que tu as soudain dirig\u00e9 droit devant le mur blanc qui te faisait face.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dernier \u00e9change, toi, il faudra un jour le nommer, moi, nommer quoi, toi, nommer cet espace-l\u00e0 , grand, tr\u00e8s grand, qui est devant moi. Le temps de chercher un nom &nbsp;-impossible, inexistant &#8211; &nbsp;pour ce que toi, tu avais vu, et pas moi, tout \u00e9tait fini, pour toi, pour nous.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis partie, tr\u00e8s vite, sans rien emporter, p\u00e9riph\u00e9rique, nationale 118, autoroute, un arr\u00eat pour l\u2019essence, rouler, rouler, plus vite qu\u2019avant, retourner, vite, l\u00e0-bas, tout de suite. P\u00e9age, nationale, radars, arriv\u00e9e nuit tomb\u00e9e, gar\u00e9e sur le parking de la gare maritime, endormie, effondr\u00e9e. On cogne \u00e0 la vitre, il fait jour, un membre de l\u2019\u00e9quipage me dit que le premier bateau est sur le point de partir. Embarquer, rester sur le pont, enlac\u00e9 dans mes bras, \u00e0 scruter l\u2019horizon, on ne sait jamais, un mirage, d\u00e9barquer, courir, courir, s\u2019affaler sur le sable mouill\u00e9 de la crique d\u00e9serte,<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0, pleurer, pleurer les joies, les rires, les gestes tendres, les sourires, les d\u00e9sirs, les plaisirs, la nudit\u00e9 des sensations et des sentiments, le jeu de la vie \u00e0 deux, dangereux, les vrais doutes, les fausses certitudes, les silences, les absences, les d\u00e9saccords, les d\u00e9ploiements des corps, les \u00e9treintes, les baisers, les caresses, les mots gliss\u00e9s sur l\u2019oreiller.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai tout donn\u00e9 \u00e0 la mer, pour que les vagues ne me renvoient que l\u2019absolu myst\u00e8re de la vie et de la mort. Et ta voix, dans la mienne, aux cordes silencieusement entrelac\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A chaque fois que tu rentrais de voyage et que l\u2019on se retrouvait, sur un quai de gare ou dans un hall d\u2019a\u00e9roport o\u00f9 j\u2019aimais aller te chercher, on sentait tous les deux que le temps allait s\u2019\u00e9tirer comme pour rattraper ces moments o\u00f9, toi si loin d\u2019un pays du monde \u00e0 un autre, moi \u00e0 Paris, d\u00e9bord\u00e9e comme la <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-36-osaka-paris\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#anthologie #36 | Osaka-Paris (suite 35)<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":663,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[6896,6056],"tags":[],"class_list":["post-168078","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-36-epstein-ralenti","category-cycle-ete-2024"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/168078","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/663"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=168078"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/168078\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=168078"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=168078"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=168078"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}