{"id":17152,"date":"2019-11-02T22:38:32","date_gmt":"2019-11-02T21:38:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=17152"},"modified":"2019-11-12T09:48:56","modified_gmt":"2019-11-12T08:48:56","slug":"quarante-huit-notes-depuis-la-cave","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/quarante-huit-notes-depuis-la-cave\/","title":{"rendered":"Quarante-huit notes depuis la cave"},"content":{"rendered":"\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Claudius, je l&rsquo;ai revu il y a quelques ann\u00e9es, crois\u00e9 par hasard dans la rue devant la cit\u00e9 d&rsquo;Estienne d&rsquo;Orves. Il mesurait plus de deux m\u00e8tres, il \u00e9tait tr\u00e8s beau, et m&rsquo;a ass\u00e9n\u00e9 quelques phrases solennelles par rapport aux gamins sortis du droit chemin. Je me serais cru dans un film de Spike Lee.<\/li><li>S&rsquo;agit-il l\u00e0 d&rsquo;une d\u00e9viance propre \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole priv\u00e9e, ou d&rsquo;un marqueur d&rsquo;une \u00e9poque si lointaine qu&rsquo;elle nous semble \u00e9trang\u00e8re\u00a0? Je tiens \u00e0 dire en tout cas que je n&rsquo;ai pas connu le temps des encriers.<\/li><li>Les chiens ont cette simplicit\u00e9 que nous avons perdue.<\/li><li>Un moment g\u00eanant, certes, mais finalement l&rsquo;un de mes premiers contacts avec la force de l&rsquo;art, r\u00e9elle ou suppos\u00e9e. Avec cette peinture, L. nous offrait une double exp\u00e9rience\u00a0: celle de la fi\u00e8vre cr\u00e9atrice (il avait peint toute la nuit) et celle du pouvoir de l&rsquo;\u0153uvre sur autrui. Autrui, h\u00e9las, n&rsquo;en a pas voulu.<br>L. voulait entrer aux Beaux-Arts apr\u00e8s le bac, mais son p\u00e8re l&rsquo;obligea \u00e0 faire m\u00e9decine. \u00c7a n&rsquo;a pas march\u00e9 non plus, il finit par se suicider en 1993.<\/li><li>Au 2, rue L\u00e9opold Th\u00e9zard \u00e0 Poitiers. Premier \u00e9tage, vue sur la caserne des CRS dans laquelle il nous arrivait de jeter des \u0153ufs, gamins que nous \u00e9tions. J&rsquo;aimais ce nom, L\u00e9opold Th\u00e9zard. J&rsquo;aimais les grands arbres de Blossac juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9. C&rsquo;est pourquoi je suis rest\u00e9 cinq ans dans ces six m\u00e8tres carr\u00e9s, au grand \u00e9tonnement de mes visiteurs. Et visiteuses.<\/li><li>Dont un extraordinaire panier \u00e0 trois points dans l\u2019angle, avec la main d\u2019un adversaire sur le visage. Il y a ainsi des paniers que l\u2019on n\u2019oublie jamais. Zarko Paspalj (prononcer Passe-Palier) fut notamment champion du monde en 1990 avec la Yougoslavie.<\/li><li>Pendant les cours, Denis passait son temps \u00e0 \u00e9crire pour moi les paroles de Led Zeppelin. La philosophie n\u2019\u00e9tait pas vraiment son truc. Aujourd\u2019hui, il fait de la musique.<\/li><li>Il faut comprendre l\u2019angoisse des Limousins. Au bout d\u2019un moment, tant de vaches, c\u2019est d\u00e9primant.<\/li><li>Une sorte de 2 CV, le charme en moins. Carr\u00e9e et poussive. Mais je l\u2019aimais.<\/li><li>Comment l\u2019art peut sublimer la douleur, etc. Mais sur le moment c\u2019\u00e9tait surtout une douleur sans direction.<\/li><li>Apr\u00e8s la mort de G., j\u2019ai longtemps gard\u00e9 une tendance \u00e0 la m\u00e9lancolie. Je me reconnaissais dans cette petite citation d\u2019Emile Br\u00e9hier, en couverture de son <em>Histoire de la philosophie<\/em> \u2013 volume 1 (Quadrige \/ PUF, 1981)\u00a0: \u00ab\u00a0La mort de Socrate dut \u00eatre une raison d\u00e9finitive du pessimisme politique qui se fait jour dans le <em>Gorgias\u00a0<\/em>\u00bb. Je ne sais pourquoi, j\u2019avais tout le temps cette phrase en t\u00eate.<\/li><li>Nous n\u2019avions ni femme, ni enfant. Nous jouions presque tous les jours. Nous ne partions que lorsque toute force nous avait quitt\u00e9s, \u00e9puis\u00e9s et heureux dans notre oasis de lumi\u00e8re au milieu des autres courts \u00e9teints.<\/li><li>L\u2019emploi de deux adverbes \u00e0 la suite est particuli\u00e8rement in\u00e9l\u00e9gant, mais il faut supposer que c\u2019est ainsi que d\u00e9borde l\u2019\u00e9motion.<\/li><li>Depuis tout jeune, j\u2019adore enregistrer les voix des gens, parfois \u00e0 leur insu. Un jour je scotchai un mini dictaphone \u00e0 cassette sous la table de la salle \u00e0 manger, et j\u2019enregistrai tout un repas de famille. Une autre fois, j\u2019enregistrai une jeune coll\u00e8gue stagiaire en train de r\u00e9citer des num\u00e9ros d\u2019inventaire. Elle d\u00e9couvrit le fichier audio et le prit tr\u00e8s mal. Aujourd\u2019hui encore, la moindre voix humaine r\u00e9p\u00e9t\u00e9e m\u00e9caniquement me fascine. J\u2019aurais pu faire de la radio, mais j\u2019ai un physique de t\u00e9l\u00e9vision.<\/li><li>Certes, on a moins de temps pour soi, mais de toute fa\u00e7on je n\u2019ai jamais su utiliser mon temps libre \u00e0 bon escient .<\/li><li>Commenc\u00e9 la natation pour r\u00e9soudre mes probl\u00e8mes de dos, mais c\u2019est devenu une hygi\u00e8ne mentale.<\/li><li>Il est vrai que je regarde trop souvent par la fen\u00eatre au lieu de travailler, par contre.<\/li><li>C\u2019est \u00e9galement un plat en pyrex qui m\u2019a r\u00e9cemment tranch\u00e9 la main. J\u2019ai pu apprendre \u00e0 cette occasion que le pyrex \u00e9tait tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 des urgentistes, car il fait de belles plaies, bien nettes et non  d\u00e9chiquet\u00e9es.<\/li><li>Plus ou moins confus\u00e9ment, j\u2019ai longtemps associ\u00e9 le beurre sal\u00e9 \u00e0 la virilit\u00e9, \u00e0 la force de caract\u00e8re de mon p\u00e8re\u00a0; et le beurre doux \u00e0 la douceur plus passive de ma m\u00e8re. J\u2019ai compris plus tard que le sel, bien souvent, ne sert qu\u2019\u00e0 masquer l\u2019absence de go\u00fbt du beurre, et que la vraie saveur se trouve dans le beurre doux. En outre, la pr\u00e9tentieuse fiert\u00e9 des Bretons m\u2019agace.<\/li><li>Opposer les chats aux chiens, c\u2019est comme opposer les Stones aux Beatles\u00a0: cela ne sert \u00e0 rien et pousse \u00e0 se priver d\u2019une grande source de joie. Ceci dit, je serais plut\u00f4t chiens et Stones.<\/li><li>Depuis tout petit, je suis mal \u00e0 l\u2019aise avec la vanit\u00e9 des gar\u00e7ons, leur nature belliqueuse, leurs jappements de chiens ravis d\u00e8s qu\u2019ils trouvent un b\u00e2ton. A part quelques notables exceptions d\u2019hommes chers \u00e0 mon c\u0153ur, je ne me sens bien qu\u2019avec des femmes. Ce pourquoi j\u2019ai noy\u00e9 tous mes enfants m\u00e2les \u00e0 la naissance.<\/li><li>Nous \u00e9tions la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration de gar\u00e7ons \u00e0 l\u2019institution Sainte Jeanne d\u2019Arc. L\u2019\u00e9quipe enseignante, presque exclusivement compos\u00e9e de femmes, et, pour une bonne partie, de religieuses, n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019une bande de pr\u00e9-adolescents surexcit\u00e9s. Ce fut un beau bordel.<\/li><li>\u00c9tant enfant, je r\u00eavais d\u2019aller au Salon de l\u2019Auto. Papa m\u2019y a emmen\u00e9 quand j\u2019ai eu une douzaine d\u2019ann\u00e9es. C\u2019\u00e9tait le paradis. Je suis revenu avec toutes les brochures possibles sur tous les mod\u00e8les de voitures. J\u2019apprenais par c\u0153ur les caract\u00e9ristiques techniques. Aujourd\u2019hui encore, alors que je d\u00e9teste la bagnole, je suis capable de reconna\u00eetre en un instant n\u2019importe quel mod\u00e8le de voiture. Parmi les nombreux projets jamais r\u00e9alis\u00e9s, j\u2019ai celui de lister une \u00e0 une toutes les voitures stationn\u00e9es dans la rue, avec le portrait associ\u00e9 de leurs propri\u00e9taires. Je peux citer le mod\u00e8le exact d\u2019automobile de chacun de nos voisins. Je ne sais pas pourquoi.<\/li><li>\u00c9trange omission, dans cette liste, de la Panda 750 DL.<\/li><li>Dont une M\u00e9gane 1.6 16V avec laquelle je me suis rendu \u00e0 Lyon. C\u2019\u00e9tait l\u2019hiver, je me souviens tr\u00e8s bien du soir tombant sur les monts du Forez, et comme je jouissais de la souplesse de ce moteur.<\/li><li>\u00c9mouvante r\u00e9incarnation du vieux grand-p\u00e8re, mort \u00e0 quatre-vingt-dix-neuf ans, et qui r\u00e9appara\u00eet sous la forme inattendue d&rsquo;un  break familial gr\u00e2ce au petit bout d\u2019h\u00e9ritage qui m\u2019a \u00e9chu.<\/li><li>Authentique. Cependant, pour \u00eatre honn\u00eate, d\u2019autres Noirs sont arriv\u00e9s les jours suivants.<\/li><li>Supposition indue et inutile. On dirait une chanson de Souchon.<\/li><li>Avec le temps, j\u2019ai appris \u00e0 appr\u00e9cier beaucoup cette intimit\u00e9 forc\u00e9e et ce jeu de regards. C\u2019est marrant d\u2019\u00eatre tellement g\u00ean\u00e9.<\/li><li>Le ton est sarcastique, mais mes connaissances en architecture sont proches de z\u00e9ro. Cependant, l\u2019ensemble est objectivement laid, pour reprendre la d\u00e9finition de Kant\u00a0: \u00ab\u00a0ce qui d\u00e9pla\u00eet universellement et sans concept\u00a0\u00bb.<\/li><li>La d\u00e9mocratie ne signifie pas le m\u00e9lange des genres, et il ne faudrait pas que le pr\u00e9sident rencontre fortuitement un subalterne.<\/li><li>Cons\u00e9quence de la tristement c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9forme des r\u00e9gions.<\/li><li>Ce nom, magnifique, est authentique. J\u2019ai retrouv\u00e9 une carte de correspondance grav\u00e9e au nom de Raoul Lafosse, qui f\u00e9licitait mes parents pour ma naissance. J\u2019ignore qui c\u2019\u00e9tait.<\/li><li>Il para\u00eet que la placardisation existe r\u00e9ellement. Je l\u2019ai toujours fantasm\u00e9e, mais il semble que ce ne soit pas une r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s agr\u00e9able \u00e0 vivre.<\/li><li>Ce genre de note de service est symptomatique de l\u2019\u00e9volution des administrations, et de la prise de pouvoir des agents au d\u00e9triment des \u00e9lus, qui \u00e9taient autrefois sacr\u00e9s. Encore un beau sujet de livre qui n\u2019int\u00e9resserait pas grand-monde.<\/li><li>Ce document pr\u00eate le flanc \u00e0 la moquerie, et je ne m\u2019en prive pas, mais en le lisant avec un peu de fra\u00eecheur na\u00efve, on peut aussi y d\u00e9celer un vrai respect pour la noblesse de la d\u00e9mocratie.<\/li><li>Voil\u00e0 o\u00f9 m\u00e8ne une telle fascination pour l\u2019Empire romain\u00a0: son style ampoul\u00e9 et pr\u00e9tentieux impose aux fonctionnaires territoriaux, \u00e0 leur insu, une attitude hautaine et m\u00e9prisante, qui d\u00e9courage le contribuable.<\/li><li>On retrouve facilement sa trace et ses contributions pour des organes fort estimables comme l\u2019hebdomadaire <em>Pr\u00e9sent<\/em>, le site fdesouche.com, ou encore Radio Courtoisie, dont il fut bri\u00e8vement pr\u00e9sident.<\/li><li>J\u2019aime les plantes, je suis capable de passer des heures \u00e0 les regarder pousser. Mais l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9 de mon vocabulaire botanique se fait cruellement sentir face \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et l\u2019app\u00e9tit de la glycine.<\/li><li>Je porte en moi la nostalgie du temps o\u00f9 il fallait se lever et aller chercher un livre pour trouver une information. Internet est une merveilleuse invention, mais bien souvent c\u2019est le terrain de jeu du n\u2019importe quoi. Cependant, j\u2019\u00e9prouve une grande tendresse pour le genre humain en parcourant les commentaires de blogs.<\/li><li>Combien faut-il aimer les enfants pour se livrer \u00e0 une occupation aussi p\u00e9nible que peindre un plafond.<\/li><li>\u00ab\u00a0Une ville devient un univers lorsqu\u2019on aime un seul de ses habitants\u00a0\u00bb (Lawrence Durrell). Je me rem\u00e9morais souvent cette phrase pour me consoler de vivre dans des villes moyennes et m\u00e9diocres.<\/li><li>Non.<\/li><li>En v\u00e9rit\u00e9, on n\u2019a jamais fini d\u2019errer. Mais ses enfants, c\u2019est quelque chose \u00e0 quoi se rattacher. Bien avant d\u2019avoir moi-m\u00eame des enfants, je tombai un jour sur cette phrase de Modiano, au milieu d\u2019un de ses livres confus et nostalgiques\u00a0: \u00ab\u00a0Une enfant qui dort et quelqu\u2019un qui veille sur elle, c\u2019est quand m\u00eame quelque chose, au milieu du vide\u00a0\u00bb. Je sus alors que je voulais devenir p\u00e8re.<\/li><li>Je sais tr\u00e8s bien pourquoi j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire\u00a0: pour combler un \u00e9cart g\u00e9ographique avec des amis dont j\u2019\u00e9tais \u00e9loign\u00e9 g\u00e9ographiquement. Plus tard, j\u2019ai compris que c\u2019\u00e9tait mon mode de contact pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 avec autrui.<\/li><li>Cela est tr\u00e8s exag\u00e9r\u00e9, je n\u2019ai rien d\u2019un casse-cou, sauf \u00e0 consid\u00e9rer que monter sur un v\u00e9lo c\u2019est d\u00e9j\u00e0 prendre un risque. Mais deux belles chutes \u00e0 mon actif tout de m\u00eame. L\u2019une en 1980, Rue Jean-Jaur\u00e8s \u00e0 Bois-colombes, sur mon Motob\u00e9cane demi-course rouge, achet\u00e9 chez P\u00e9lissier\u00a0: j\u2019ai travers\u00e9 la rue sans faire expr\u00e8s et plong\u00e9 t\u00eate la premi\u00e8re dans une tranch\u00e9e, j\u2019ai fr\u00f4l\u00e9 un \u00e9norme madrier, j\u2019ai eu de la chance, comme l\u2019a soulign\u00e9 aupr\u00e8s de ma m\u00e8re l\u2019ouvrier qui m\u2019a ramen\u00e9 \u00e0 la maison. Puis en 2016, quelques jours avant l\u2019arriv\u00e9e du Tour de France \u00e0 Limoges, je me suis \u00e9cras\u00e9 la face contre la chauss\u00e9e \u00e0 quelques m\u00e8tres de la ligne trac\u00e9e pour l\u2019occasion. J\u2019ai pu enfin exp\u00e9rimenter ce que \u00e7a fait d\u2019\u00eatre dans le camion de pompiers qui traverse la ville en hurlant.<\/li><li>Deux suicides en cascade, l\u2019un inspir\u00e9 par l\u2019autre, avec moi-m\u00eame en train d\u2019union\u00a0: c\u2019est une histoire pas banale. Heureusement, le sort a cess\u00e9 de s\u2019acharner, mais j\u2019en ai gard\u00e9 une certaine familiarit\u00e9 avec la mort et les cimeti\u00e8res. J\u2019ai d\u2019ailleurs un autre projet en cours, consistant \u00e0 lister toutes les obs\u00e8ques auxquelles j\u2019ai eu la chance d\u2019assister ou, parfois, de participer.<\/li><li>Terrass\u00e9 par une lombalgie qui m\u2019avait pli\u00e9 en deux, j\u2019avais l\u2019air tellement abattu qu\u2019un jour, on m\u2019a donn\u00e9 de l\u2019argent dans la rue. Un vieux type (pas reluisant lui-m\u00eame) me voyant marcher dans la rue avec ma fille, me donna deux euros en disant \u00ab\u00a0mais si, prenez-les, c\u2019est pour votre petite\u00a0\u00bb. J\u2019ai alors r\u00e9alis\u00e9 que je devais faire quelque chose de ma vie. J\u2019ai accept\u00e9 les deux euros.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Claudius, je l&rsquo;ai revu il y a quelques ann\u00e9es, crois\u00e9 par hasard dans la rue devant la cit\u00e9 d&rsquo;Estienne d&rsquo;Orves. Il mesurait plus de deux m\u00e8tres, il \u00e9tait tr\u00e8s beau, et m&rsquo;a ass\u00e9n\u00e9 quelques phrases solennelles par rapport aux gamins sortis du droit chemin. Je me serais cru dans un film de Spike Lee. S&rsquo;agit-il l\u00e0 d&rsquo;une d\u00e9viance propre \u00e0 <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/quarante-huit-notes-depuis-la-cave\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">Quarante-huit notes depuis la cave<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":112,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1300],"tags":[],"class_list":["post-17152","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2019-11-devenir-son-propre-dictionnaire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17152","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/112"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17152"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17152\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17152"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17152"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17152"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}