{"id":173108,"date":"2024-10-23T11:17:56","date_gmt":"2024-10-23T09:17:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=173108"},"modified":"2024-10-23T11:27:23","modified_gmt":"2024-10-23T09:27:23","slug":"ecopoetique-08quitter-paris-par-les-berges","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ecopoetique-08quitter-paris-par-les-berges\/","title":{"rendered":"#\u00e9copo\u00e9tique #08| quitter Paris par les berges"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><em>Pour cette 8\u00e8me proposition du cycle, je reprends des notes prises lors d&rsquo;un itin\u00e9raire \u00e0 v\u00e9lo que je m&rsquo;\u00e9tais donn\u00e9 de r\u00e9aliser comme un d\u00e9fi personnel et qui consistait \u00e0 quitter Paris \u00e0 v\u00e9lo depuis mon domicile en suivant les berges. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, je ne partais pas de Paris mais de sa proche banlieue est. D&rsquo;o\u00f9 un itin\u00e9raire passant par le canal de l&rsquo;Ourcq puis le canal Saint-Denis pour rejoindre le bord de Seine au port de Genevilliers et le suivre jusqu&rsquo;\u00e0 Maison Lafitte. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un texte assez long pour lequel vous \u00eates libre de bifurquer ou non.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>(quelques photos seront ajout\u00e9es)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>LA CARTE ET SON REEL<\/p>\n\n\n\n<p>Le m\u00e9andre de Saint-Denis \u00e0 Boulogne Billancourt sort de la carte apr\u00e8s la ronde des boulevards de ceinture et l\u2019anneau du p\u00e9riph\u00e9rique. Il faut d\u00e9j\u00e0 changer de rythme d\u2019observation pour le distinguer, nous sommes dans la for\u00eat des d\u00e9tails d\u2019une carte de la m\u00e9tropole. Entre les noms serr\u00e9s de Boulogne Billancourt, Saint-Denis et Argenteuil, \u00e0 proximit\u00e9 des altitudes de 130 m\u00e8tres et 128 m\u00e8tres des buttes Montmartre et Belleville, du 68 m\u00e8tres de la montagne Sainte-Genevi\u00e8ve. Les lettres en caract\u00e8re script de Pantin Colombes Nanterre Marly Le Roi Le Pecq cisel\u00e9es sur une toile d\u2019araign\u00e9e fournie. L\u00e0 (en bordure de carte, pr\u00eat \u00e0 en sortir\u00a0: Andr\u00e9sy) se niche l\u2019\u00e9l\u00e9ment naturel qui a organis\u00e9 par un puissant pouvoir sur la ville le fourmillement des am\u00e9nagements qui semblent le recouvrir\u00a0: le m\u00e9andre s\u2019\u00e9coule dans son lit resserr\u00e9, apr\u00e8s deux annonces de destination sur fond blanc A86 A 13 inscrites au-dessus de la direction Versailles.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9sum\u00e9es en aplat gris\u00e9 clair&nbsp;: les zones construites, en vert&nbsp;: les zones bois\u00e9es. Une grande tache vert sapin occupe le m\u00e9andre entre le Pecq et Andr\u00e9sy, une autre aux alentours du bois de Boulogne.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici la ville se raconte dans son temps perp\u00e9tuel aiguill\u00e9 par les icones de la l\u00e9gende\u00a0: croix cercl\u00e9e des transformateurs, triangle blanc des buttes, rectangle des monuments patrimoniaux&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Par les berges, la sortie de l\u2019agglom\u00e9ration parisienne est fluide. Les bouchons \u00e9cart\u00e9s, le bruit all\u00e9g\u00e9. Nous sommes le 23 ao\u00fbt, la ville est creuse. Les cong\u00e9s estivaux ont an\u00e9mi\u00e9e la m\u00e9tropole de sa folie ordinaire. Est-ce le dernier endroit pour vivre en ao\u00fbt\u00a0? La chaleur renferme les habitants qui<em> restent<\/em> \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Il fait 30\u00b0. C\u2019est chaud mais supportable \u00e0 v\u00e9lo. Plus au sud, 26 r\u00e9gions sont en alerte canicule.<\/p>\n\n\n\n<p>En bordure du canal Saint Denis, des hommes sont regroup\u00e9s en petits groupes. Ils sont install\u00e9s sur les marches d\u2019escalier et le muret qui s\u00e9pare la berge de la rue et l\u2019alignement d\u2019immeubles. Quelques-uns sont install\u00e9s pour vivre, avec tentes et caddy, dans l\u2019ombre du pont. Quelques-uns font la sieste au soleil dans un endroit \u00e0 eux. Un homme court au soleil. Un cycliste me double.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s les bords du canal de l\u2019Ourcq am\u00e9nag\u00e9s pour la promenade, les berges occupent ce qui reste apr\u00e8s la ville, une urbanisation h\u00e9t\u00e9roclite, m\u00eal\u00e9e d\u2019entrep\u00f4ts, de chantiers de construction, de d\u00e9p\u00f4ts de mat\u00e9riaux, de construction, de chantier. Le passage de l\u2019eau n\u2019est qu\u2019un obstacle \u00e0 la circulation, requ\u00e9rant un allongement pesant des d\u00e9placements les plus directs. Si on pouvait optimiser, la zone serait artificialis\u00e9e. Une rang\u00e9e d\u2019immeubles en arri\u00e8re de la berge, ponctu\u00e9e de quelques maisons individuelles, profite n\u00e9anmoins du d\u00e9gagement et du calme apport\u00e9 par le passage de l\u2019eau.<\/p>\n\n\n\n<p>Le confort de la circulation autoris\u00e9 par la promenade le long du canal de l\u2019Ourcq \u2013 rev\u00eatement lisse et bordure arbor\u00e9e par endroits \u2013 dispara\u00eet. On entre dans les marges, une zone de lisi\u00e8res qui semble plus aventureuse, o\u00f9 mon genre me renvoie, peut-\u00eatre inconsciemment, peut-\u00eatre par projection, \u00e0 sa vuln\u00e9rabilit\u00e9, je me vois une femme seule circulant \u00e0 v\u00e9lo. Le long de la promenade je ne me voyais pas, je regardais pleinement \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Le milieu ext\u00e9rieur occupe maintenant, par un effet miroir, mes pens\u00e9es int\u00e9rieures. Je me <em>vois<\/em>, je me prot\u00e8ge comme un animal attentif, vigilant. Ne serait-ce parce que le rev\u00eatement est mauvais, truff\u00e9 de r\u00e9sidus des activit\u00e9s de chantier autour, je fais attention \u00e0 \u00e9viter la crevaison.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019entre dans l\u2019\u00e9cotope o\u00f9 se rencontre la scansion aquatique des m\u00e9andres de la Seine et l\u2019urbanisation, o\u00f9 miroitent mes ressentis au fil de l\u2019effort et des milieux travers\u00e9s, tant\u00f4t appel d\u2019air sur chemin au bord de l\u2019eau, tant\u00f4t lutte pour tenir contre les abords mal adapt\u00e9s \u00e0 ma pr\u00e9sence humaine, tant\u00f4t enfin, \u00e0 ce stade de la route, une lutte contre moi-m\u00eame pour fournir un effort soutenu par cette journ\u00e9e chaude d\u2019ao\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<p>Les berges, me dis-je, m\u2019offrent un riff de jazz dans la dentition de bitume et b\u00e9ton que l\u2019agglom\u00e9ration cimente autour de moi. Apr\u00e8s Saint-Denis, elles s\u2019\u00e9tirent en un long jardin \u00e0 Epinay-sur-Seine, dans le parc de Chanteraine. C\u2019est la premi\u00e8re prise de vue o\u00f9 la v\u00e9g\u00e9tation occupe pleinement l\u2019image \u2013 la nature natur\u00e9e, presque en exc\u00e8s d\u2019elle-m\u00eame mais qu\u2019on prend comme telle, pleinement bucolique. En face, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la rive, un homme debout sur un promontoire observe le paysage.<\/p>\n\n\n\n<p>A la sortie du parc, l\u2019ambiance p\u00e9ri-urbaine du port de Gennevilliers. Je me jette dans le d\u00e9bit sonore bouillonnant des v\u00e9hicules qui surgissent sous le pont de l\u2019autoroute. J\u2019accepte le flottement, la confusion, des boucles de dessertes routi\u00e8res, des voies en travaux, le maillage d\u2019axes routiers de diff\u00e9rents calibres. La sortie de chantier des camions charg\u00e9s de mat\u00e9riaux diss\u00e9mine des nuages de poussi\u00e8res \u00e0 chaque passage de v\u00e9hicule provoquant un bruit assourdissant de moteurs. A v\u00e9lo, on circule \u00e0 la taille d\u2019un moustique au regard des bennes de chargement, du bruit qui explose. Le corps animal se fige, s\u2019enfuit aussi vite qu\u2019il le peut du territoire par une petite voie de circulation \u00e0 taille humaine (un am\u00e9nagement conc\u00e9d\u00e9 par la zone industrielle \u00e0 l\u2019hospitalit\u00e9 routi\u00e8re, en faveur des cyclistes qui redoutent les \u00e9changeurs routiers).<\/p>\n\n\n\n<p>Retrouver enfin la berge plus sauvage au parc Lagrav\u00e8re, avant que la Seine ne se borde de ses villas priv\u00e9es \u00e0 la vue imprenable. Ici se c\u00f4toient principalement des familles profitant de l\u2019espace vert en pente sur le fleuve. La vue est d\u00e9gag\u00e9e, ce qui constitue presque un privil\u00e8ge accessible \u00e0 tous. Quelques jeunes femmes sont install\u00e9es au soleil sur les transats en bois, la rive est hospitali\u00e8re, am\u00e9nag\u00e9e pour profiter par endroits de pelouses et de la v\u00e9g\u00e9tation de bord de rive, circuler \u00e0 pied ou en trottinette, en fauteuil roulant, \u00e0 v\u00e9lo. Cette pr\u00e9sence du parc paysager semble <em>autoriser<\/em> la mixit\u00e9 de genre et la mixit\u00e9 sociale. En regardant la carte, cette fois-ci via Google maps, je m\u2019aper\u00e7ois que l\u2019autoroute A86 coinc\u00e9e entre la Seine et la ville de Colombes longe le parc. Je l\u2019avais pourtant \u00e9loign\u00e9e de moi.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le pont de Bezons, la piste cyclable poursuit le parc du chemin de l\u2019\u00eele, la station de m\u00e9tro Nanterre dessert l\u2019universit\u00e9, quelques stations de RER me s\u00e9parent du lieu de d\u00e9part et pourtant une vingtaine de kilom\u00e8tres de berges m\u2019a d\u00e9plac\u00e9e ailleurs. Ce n\u2019est pas le d\u00e9paysement que je cherche, l\u2019exception du cadre naturel. C\u2019est me d\u00e9-placer, me placer autre part que dans ma posture pi\u00e9tonne, mon habitat journalier. Je traverse plusieurs paysages, plusieurs villes sans les voir, plusieurs d\u00e9partements sans m\u2019en rendre compte, tous reli\u00e9s par la berge. Je les associe, les relie par ma travers\u00e9e au c\u0153ur d\u2019un sch\u00e9ma non visible. Je passe par une veine praticable du corps de l\u2019agglom\u00e9ration, un sillon que tous les imp\u00e9ratifs de la ville ont laiss\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame en raison de son \u00e9tat liquide. Si le fleuve n\u2019avait pas exist\u00e9, la ville aurait \u00e9tendu son tapis artificiel sans laisser d\u2019interstice. Pourtant \u00e0 l\u2019origine, au 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, le fleuve d\u00e9terminait l\u2019implantation de la ville, \u00e9tait son atout. Je dois y revenir.<\/p>\n\n\n\n<p>La parenth\u00e8se v\u00e9g\u00e9tale se prolonge pendant une quinzaine de kilom\u00e8tres. Il est difficile de s\u2019orienter car aucune ville en vue ne pose de rep\u00e8re, seul un face \u00e0 face entre un c\u00f4t\u00e9 de la berge et l\u2019autre, s\u00e9par\u00e9s par l\u2019eau, un gigantesque tunnel naturel \u00e0 ciel ouvert tandis que la ville autour m&rsquo;\u00e9chappe. Les panneaux indicateurs renseignent des destinations accessibles par voie cyclable : Londres, Le Havre. Ces noms s\u2019enrobent aussit\u00f4t de l\u2019aura d\u2019une destination lointaine. Les rejoindre est un r\u00eave, et m\u00eame La D\u00e9fense ou Bezons deviennent des destinations inattendues puisque plusieurs heures de p\u00e9dalage les s\u00e9parent de mon domicile. Je suis pass\u00e9e au ralenti dans le film de la ville. Apr\u00e8s quelques heures de route (sans assistance \u00e9lectrique), moi et la ville roulons \u00e0 nu.<\/p>\n\n\n\n<p>La station de RER Rueil Malmaison est proche du parc des impressionnistes de Chatou. L\u00e0, il faudrait marcher \u00e0 pied. A v\u00e9lo les vues s\u2019associent mal aux tableaux impressionnistes, l\u2019environnement est plut\u00f4t celui d\u2019une banlieue contemporaine empreinte du b\u00e2ti des ann\u00e9es 60 massif, ciment\u00e9, bien qu\u2019am\u00e9nag\u00e9e en parc. En traversant \u00e0 v\u00e9lo je manque les sites qui se visitent pour eux-m\u00eames. Je ne rencontre qu\u2019un ensemble, un fil.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s Chatou la pr\u00e9sence v\u00e9g\u00e9tale sur les rives est plus dense. Elle \u00e9paissit le paysage, permet une immersion plus forte. Quelques oiseaux de rivi\u00e8re quittent furtivement les feuillages pour chasser des insectes d\u2019eau. L\u2019habitat lui, change d\u2019\u00e9poque, d\u2019immenses b\u00e2tisses bourgeoises de la seconde partie du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle semblent ceindre la richesse dans leurs murs. Parfaitement r\u00e9nov\u00e9es pour la plupart, elles immiscent jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui l\u2019ancienne vie aristocratique. Certaines villas sont sans int\u00e9r\u00eat architectural, massives et surcharg\u00e9s de signes de distinction et de d\u00e9monstration de puissance. Les loisirs semblent attach\u00e9s \u00e0 la cat\u00e9gorisation sociale des demeures\u00a0: golf, tennis. Une vill\u00e9giature de r\u00e9sidence secondaire se devine. Le fleuve est au centre de l\u2019espace comme un \u00e9crin, la Seine s\u2019inscrit doucement dans cet art de vivre \u00e9lectif o\u00f9 sa pr\u00e9sence renvoie chacun, chacune, \u00e0 l\u2019exception auquel il ou elle aspire.<\/p>\n\n\n\n<p>Vers le Pecq une vill\u00e9giature d\u2019immeubles collectifs au style architectural n\u00e9oclassique. On quitte les villas aristocratiques. Le fleuve est employ\u00e9 \u00e0 sa vocation de loisirs&nbsp;: un centre nautique permet de pratiquer l\u2019aviron et la navigation l\u00e9g\u00e8re. C\u2019est la fin de mon parcours. Maintenant, appesantie par la fatigue du trajet, six heures de route, j\u2019ai besoin de m\u2019\u00e9loigner des berges, d\u2019en sortir. La travers\u00e9e de Maison Lafitte, en travaux, m\u2019oblige \u00e0 un \u00e9cart de parcours p\u00e9nible, un petit rien qui devient un obstacle important.<\/p>\n\n\n\n<p>Je rejoins la gare du RER A \u00e9cras\u00e9e de fatigue. J\u2019engouffre mon v\u00e9lo dans le wagon. Le parcours flotte dans ma t\u00eate. Au d\u00e9part je glissais dans les kilom\u00e8tres, puis les distances ont pris du poids au kilom\u00e8tre. Quand elles \u00e9crasent de fatigue, que le trajet s\u2019ach\u00e8ve, je reviens d\u2019une aventure, l\u2019\u00e9paisseur de la ville enfin d\u00e9fi\u00e9e. Un regard r\u00e9trospectif sur la carte m\u2019offre mon parcours comme un S qui sinue, deux m\u00e9andres de Seine avant le m\u00e9andre terminal qui p\u00e9n\u00e8tre dans Paris par Boulogne Billancourt. Le r\u00eave peut reprendre son cours, cr\u00e9piter dans la t\u00eate\u00a0: il se nomme \u00ab\u00a0Avenue Verte London-Paris\u00a0\u00bb. La mention d\u2019un simple itin\u00e9raire \u00e0 v\u00e9lo lib\u00e8re l\u2019envie de rouler.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour cette 8\u00e8me proposition du cycle, je reprends des notes prises lors d&rsquo;un itin\u00e9raire \u00e0 v\u00e9lo que je m&rsquo;\u00e9tais donn\u00e9 de r\u00e9aliser comme un d\u00e9fi personnel et qui consistait \u00e0 quitter Paris \u00e0 v\u00e9lo depuis mon domicile en suivant les berges. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, je ne partais pas de Paris mais de sa proche banlieue est. 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