{"id":173205,"date":"2024-10-25T19:11:34","date_gmt":"2024-10-25T17:11:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=173205"},"modified":"2024-10-25T19:11:48","modified_gmt":"2024-10-25T17:11:48","slug":"ecopoetique-5-chez-dada-il-y-a","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ecopoetique-5-chez-dada-il-y-a\/","title":{"rendered":"#\u00e9copo\u00e9tique #05 | Chez Dada il y a&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y avait un sentier. On passait entre les murs du fenil et de la vieille grange abandonn\u00e9e, qui commen\u00e7ait \u00e0 tomber en ruines, et y avait plus qu\u2019\u00e0 suivre dans l\u2019herbe, parfois haute, la petite ligne noire. \u00c7a y menait directement. Souvent, on rencontrait un petit gar\u00e7on ou une petite fille, ou les deux, en train de jouer sur un dr\u00f4le d\u2019engin bricol\u00e9, invent\u00e9. La faneuse ou la faucheuse, pour lui, c\u2019\u00e9tait toujours un vaisseau \u00e0 quatre h\u00e9lices laser se transformant en bouclier, une arme de missiles \u00e0 turbo propulsion. Et parfois des repaires de nids de gu\u00eapes qui gagnaient la bataille.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On passait devant le hangar. Une plateforme de b\u00e9ton, deux piliers de parpaings pour une poutre m\u00e9tallique, un toit d\u2019\u00e9verite ou de t\u00f4le ondul\u00e9e. \u00c7a devait \u00eatre un garage, \u00e7a devenait le terrier peu \u00e0 peu envahi par de hautes herbes, des mousses, et puis referm\u00e9 par des ronciers et des pieds de fr\u00eane, d\u2019un tracteur bancal, \u00e0 trois pattes, piquant du nez.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Devant, il y avait un mur de cages. Des cages de toutes tailles, parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8des de barres en alu et de grillage fin, parfois empil\u00e9s, pour des centaines de tourterelles. \u00c7a roucoulait en continu, en battements d\u2019ailes et plumes volantes. Mais c\u2019\u00e9tait surtout l\u2019odeur de la fiente. Je sais pas comment \u00e7a marchait avec les chats. J\u2019imagine qu\u2019il y en avait pour tourner autour des cages et en agripper. Il y avait pas mal de chats, une dizaine. Devant sa porte, un parterre de ciment avec des pots de fleurs au pied du mur, des g\u00e9raniums, elle laissait des gamelles de pain et de lait pour les chats du village et les chats de passage, qui finissaient par rester. Ils \u00e9taient l\u00e0, dans les environs, ou assis, couch\u00e9s sur un rebord de fen\u00eatre avec un g\u00e9ranium. Mais quand on arrivait, la plupart d\u00e9guerpissaient. Lee petits s\u2019amusaient \u00e0 leur courir apr\u00e8s. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On y allait surtout pour lui apporter son pain, ses tranches de jambon blanc et un morceau de mimolette, du courrier, un bidon de lait, ses magazines <em>T\u00e9l\u00e9 Z<\/em> et <em>Nous Deux<\/em>. On savait quand on y allait, pas quand on allait rentrer.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il devait y avoir une vieille gazini\u00e8re ou une machine \u00e0 laver devant la porte, ou pas loin, en attendant, longtemps, la ferraille. La porte d\u2019entr\u00e9e souvent ouverte. Un trou en bas, comme si on avait rong\u00e9 le bois. Les chats passaient par l\u00e0 quand la porte restait ferm\u00e9e. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Des chats, il y en avait toujours un plus ou moins malade, qui se trainait ou titubait, le dos pel\u00e9e, l\u2019\u0153il boursoufl\u00e9, le museau pris. Une fois, le petit gar\u00e7on en a retrouv\u00e9 un sous le tracteur en train de dormir, la t\u00eate cal\u00e9e contre le pneu \u00e0 plat. Il a voulu le r\u00e9veiller par surprise avec la tige de bois qu\u2019il avait r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e, d\u2019un coup sec sur le pneu, mais il a pas boug\u00e9 d\u2019un poil. C\u2019est un essaim de mouches qui s\u2019est envol\u00e9.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On entre dans un couloir assez large, mais finalement assez \u00e9troit \u00e0 cause des piles de magazines le long des murs, sur des chaises, des tas de briquettes rouges et des parpaings, des plaques de placo, des sacs de ciment, des sacs de nourriture pour chats et des bo\u00eetes de p\u00e2t\u00e9e, des pelles, une pioche, un seau et des truelles, une machine \u00e0 coudre \u00e0 p\u00e9dale au bout, une cuvette de toilettes, des gamelles pour les chats dedans. Dans le mur, une esp\u00e8ce de trou, l\u2019emplacement pr\u00e9vu pour un \u00e9vier, o\u00f9 une chatte pouvait s\u2019installer avec ses petits. Une baladeuse pour la lumi\u00e8re.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Un autre couloir, sombre, deux portes c\u00f4t\u00e9 droit. La premi\u00e8re, c\u2019est celle du vieux Grive. Tu entres pas. Il est pas m\u00e9chant Grive. Mais il est malade. Et puis il est mort. Il venait se faire couper les cheveux chez Lulu parce qu\u2019elle avait une tondeuse manuelle. Enfin, ce qu\u2019il lui restait de cheveux sur le caillou, derri\u00e8re. Il parlait pas beaucoup. Il avait les yeux d\u2019un bleu clair et toujours l\u2019air un peu inquiet. Peut-\u00eatre parce qu\u2019il s\u2019attendait \u00e0 ce qu\u2019on lui parle et alors il faudrait r\u00e9pondre. Avec les petits il \u00e9tait plus souriant, et ils l\u2019aimaient bien. Il \u00e9tait gentil Grive. Mais ils entraient pas chez Grive, ils passaient devant sa chambre et frappaient \u00e0 la seconde porte, au fond du couloir. Et juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, une autre porte, la porte vitr\u00e9e des toilettes \u00e0 venir. En attendant, un pot de chambre.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Une chambre d\u2019environ 15 m<sup>2<\/sup>, une fen\u00eatre, une chemin\u00e9e avec des bibelots. Un lino imitant un sol de tomettes rouges, blanchi par endroits. Les murs, je ne sais pas. O\u00f9 se trouvait le frigo\u00a0? Je vois le lit au fond \u00e0 droite pr\u00e8s de la fen\u00eatre et en face une petite table, une chaise ou un fauteuil. L\u00e0 o\u00f9 elle s\u2019installe pour manger son jambon et sa mimolette, une pomme. L\u00e0 o\u00f9 elle fait ses mots sur ses magazines. C\u2019est surtout pour faire ses mots qu\u2019elle les ach\u00e8te. <em>T\u00e9l\u00e9 Z<\/em>, elle a pas la t\u00e9l\u00e9, mais la radio. <em>Nous Deux<\/em>, alors qu\u2019elle vit seule. Elle devait quand m\u00eame les lire aussi. Avec quoi elle se chauffait sinon\u00a0?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Je me souviens plus tr\u00e8s bien, en fait, m\u00eame avec les photos, mais c\u2019est pas des photos d\u2019\u00e9poque, je les ai prises\u2026 je sais plus quand, mais y a pas si longtemps et\u2026 \u00e7a correspond pas avec ce qui me reste en t\u00eate, je veux dire\u2026 le temps passe, la dalle en ciment c\u2019est un vrai parterre d\u2019herbe maintenant, avec un tas de gravats, la toiture s\u2019est effondr\u00e9e, restent ici ou l\u00e0 au sommet des murs les bordures de l\u2019esp\u00e8ce de rive fa\u00e7on g\u00e9noise qui devait \u00eatre magnifique neuve, avec ses trois rangs de tuiles superpos\u00e9es, avanc\u00e9es dans le vide, et \u00e7a sert maintenant de terrain \u00e0 des plantes sauvages, c\u2019est tout ce qui reste du toit\u2026 c\u2019est tout ce qui reste des deux chambres du logement, les murs encore debout, pour combien de temps, les vitres cass\u00e9es, la porte disparue, des pierres, des tuiles et des morceaux poutres au sol dans l\u2019entr\u00e9e\u2026 le couloir, couvert de mousses, d\u2019herbe, d\u2019autres plantes sauvages, et de jeunes sureaux se sont implant\u00e9s, un figuier, du lierre et des ronciers par-dessus les murs, la nature reprend ses droits\u2026 tant pis pour ce qu\u2019on a laiss\u00e9, d\u2019ailleurs on a presque tout emport\u00e9, on lui a pr\u00e9par\u00e9 le terrain, on a juste laiss\u00e9 ce qu\u2019il fallait pour bien comprendre ce que c\u2019est, en somme, une nature morte, que c\u2019est la nature la plus vive, en fait, la vie la plus naturelle qui reprend sa course dans tous les sens\u2026 \u00e7a sentait presque le sous-bois, mais du genre renferm\u00e9 avec le bois pourri et le salp\u00eatre, mais \u00e7a devait d\u00e9j\u00e0 sentir comme \u00e7a, avec la pisse et la bouffe des chats\u2026 les \u00e9tais rouill\u00e9s pos\u00e9s contre le mur de brique rouge aur\u00e9ol\u00e9e de vert, le p\u00e9dalier sans machine \u00e0 coudre, des forets dans la niche de l\u2019\u00e9vier, avec une brosse et un personnage en porcelaine, une esp\u00e8ce de figurine aux faux air de Bouddha\u2026 tout ce qui reste c\u2019est des \u00e9clats de pierre, des bouts de tuiles, des morceaux du plancher et \u00e7a craque, \u00e7a cliquette et \u00e7a casse sous les pieds, avec de la toile en plastique noir dans la chambre du vieux Grive, et une structure en m\u00e9tal incompr\u00e9hensible, renvers\u00e9e peut-\u00eatre, les pattes en l\u2019air\u2026 le lierre qui descend, des arbustes poussant tout en tiges, et le mur d\u2019un bleu ciel encore clair, sans \u00e9cailles, comme s\u2019il venait d\u2019\u00eatre peint\u2026 la chambre du vieux Grive, toujours close, o\u00f9 les petits \u00e9taient jamais entr\u00e9s, \u00e0 ciel grande ouverte cette fois\u2026 dans la chambre \u00e0 c\u00f4t\u00e9, il est pel\u00e9 le mur, mais la v\u00e9g\u00e9tation est pas entr\u00e9e, le plafond tient encore, juste un trou, quelques gravats au sol, les bibelots toujours sur la chemin\u00e9e\u2026 la table en formica tach\u00e9 et gondol\u00e9 par l\u2019eau, une pile d\u2019assiettes bris\u00e9es, un bougeoir, des coupelles et une seule tasse cass\u00e9e, la cafeti\u00e8re en plastique transparent sans verseuse, elle est pas l\u00e0 o\u00f9 je pensais la table, elle est \u00e0 la place du lit, et devant un canap\u00e9, le canap\u00e9 sur lequel les petits auraient saut\u00e9 au point de casser les ressorts, avec une couverture rose dessus, et une autre par-dessus, pli\u00e9e, qui ressemble \u00e0 une fourrure\u2026 la chaise faite nid d\u2019araign\u00e9e dans l\u2019encoignure du mur, pr\u00e8s de la fen\u00eatre, les rideaux en lambeaux\u2026 un pot en cuivre rendu tout bleu par l\u2019oxydation dans un autre coin, avec un long manche rouill\u00e9, \u00e0 quoi \u00e7a pouvait servir\u2026 le pichet \u00e0 eau en forme de bonhomme avec une moustache, un chapeau plat noir, un paletot et une \u00e9charpe autour du cou qu\u2019il tient des deux mains, il a l\u2019air de siffler, c\u2019est par l\u00e0 que l\u2019eau doit sortir, comme les deux mains roses tenant un pot blanc, vase ou vide-poche, on fabrique de ces bibelots\u2026 un balai de cantonnier contre le jambage de la chemin\u00e9e, et une statuette en pl\u00e2tre sur la plate-bande, une femme blanche, silhouette \u00e9lanc\u00e9e, une longue robe ajust\u00e9e descendant jusqu\u2019aux pieds, une main sur une hanche, l\u2019autre sur la t\u00eate d\u2019un chien, debout, elle semble regarder par la fen\u00eatre et il faisait tr\u00e8s beau, la lumi\u00e8re entrait largement dans la chambre, illuminait la dame blanche et son voile de poussi\u00e8re, les moulures formant un cadre bleu ciel sur fond blanc, les gravures sym\u00e9triques autour, creusant d\u2019ombres les lignes sinueuses montantes pour deux oiseaux, quelques feuilles, et des fleurs.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/20241020_162426-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-173207\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/20241020_162426-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/20241020_162426-420x236.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/20241020_162426-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/20241020_162426-1536x864.jpg 1536w, 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