{"id":175254,"date":"2024-12-03T23:39:18","date_gmt":"2024-12-03T22:39:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=175254"},"modified":"2024-12-03T23:39:20","modified_gmt":"2024-12-03T22:39:20","slug":"lvme-03-instants-de-cuisines-avec-cafe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/lvme-03-instants-de-cuisines-avec-cafe\/","title":{"rendered":"#LVME #03 |\u00a0instants de cuisines avec caf\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>Au second \u00e9tage c\u00f4t\u00e9 droit, la vue depuis la porte-fen\u00eatre de la cuisine embrasse les nouveaux quartiers et les arbres de la haie du jardin d\u2019en bas ne sont pas encore assez haut pour accrocher les rayons du soleil. Ce douze mai mille-neuf-cent-soixante-sept, la pendule en bois pos\u00e9e sur le buffet indique midi et quart. \u00c0 cette heure, la pi\u00e8ce est \u00e9clair\u00e9e d\u2019une lumi\u00e8re puissante et douce. La cuisini\u00e8re \u00e0 gaz \u00e0 trois feux en \u00e9mail blanc est \u00e9teinte. Elle est d\u2019une simplicit\u00e9 qui n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9e par la technologie de la modernit\u00e9. Elle est reli\u00e9e au robinet d\u2019alimentation en gaz de ville auquel l\u2019immeuble, de construction r\u00e9cente, est rattach\u00e9. L\u2019\u00e9vier est en c\u00e9ramique blanche avec un emplacement pour le cube de savon de Marseille sur lequel est pos\u00e9e une \u00e9ponge m\u00e9tallique. Le pot de caf\u00e9 avec son porte-filtre rempli de marc sombre ti\u00e9dit sur le dessous de plat en osier pos\u00e9 sur la table ronde de bistrot au milieu de la pi\u00e8ce. Un torchon humide est suspendu au crochet pr\u00e8s du bac. Une pile d\u2019autres torchons, propres ceux-l\u00e0, sont empil\u00e9s au-dessus du r\u00e9frig\u00e9rateur qui ronronne. On peut imaginer que la salade qui se trouve \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9vier va bient\u00f4t \u00eatre lav\u00e9e et pr\u00e9par\u00e9e, que les deux tranches de jambon dans le r\u00e9frig\u00e9rateur vont l\u2019accompagner dans les deux assiettes en porcelaine blanche sorties du buffet, avec les couteaux, fourchettes et petites cuill\u00e8res, ainsi que les verres. Il faudra faire cuire une poign\u00e9e de riz aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>Au premier droit, juste en dessous, les volets pliants de la porte-fen\u00eatre pr\u00e9servent la pi\u00e8ce de la canicule ext\u00e9rieure. Ce vingt-trois juillet mille-neuf-cent-quatre-vingt-quinze, l\u2019horloge de la cuisini\u00e8re indique quinze heures quarante. Il fait sombre dans la cuisine vide, un chat dort sur l\u2019assise en paille d\u2019une chaise. Le silence serait install\u00e9 si un couple de serins ne babillaient dans la cage pos\u00e9e sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re. Dans l\u2019\u00e9vier noir en composite de quartz et de r\u00e9sine, trois tasses \u00e0 caf\u00e9 attendent d\u2019\u00eatre rinc\u00e9es. Le lave-vaisselle est entrouvert, la machine \u00e0 dosettes de caf\u00e9 est \u00e9teinte. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur du r\u00e9frig\u00e9rateur, deux bouteilles d\u2019eau min\u00e9rale intactes, une demi-bouteille de ros\u00e9, une brique de lait. Beurre, anchois \u00e0 l\u2019huile, mayonnaise, cornichons, trois tranches de gigot cuites, des haricots verts pas encore tri\u00e9s dans un sac en papier, cinq \u0153ufs, six yaourts nature, trois citrons, un steak hach\u00e9 dans du papier rose, deux poivrons verts. Et dans le compartiment sup\u00e9rieur du r\u00e9frig\u00e9rateur, trois bacs \u00e0 gla\u00e7ons pleins, un carton de six cornets de glace \u00e0 la vanille napp\u00e9s de chocolat noir avec des \u00e9clats d\u2019amandes et un autre ouvert contenant deux rectangles de poissons pan\u00e9s et surgel\u00e9s. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, un comptoir contre le mur et trois chaises hautes avec assises en paille. Et un chat qui dort. G\u00ean\u00e9 par les oiseaux, il va bient\u00f4t se lever en leur jetant un regard mauvais pour aller se r\u00e9fugier dans le salon lui aussi d\u00e9sert.<\/p>\n\n\n\n<p>Au premier face \u00e0 l\u2019escalier, juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, le studio est inoccup\u00e9 depuis plus de deux mois. Pas m\u00eame un chat. Ce quinze novembre mille-neuf-cent-quatre-vingt-quatre, il est dix-sept heures dix, mais rien ne l\u2019indique en cet endroit. La pi\u00e8ce est vide et n\u2019a rien d\u2019accueillant, le coin o\u00f9 est cens\u00e9e se trouver la kitchenette est compos\u00e9 d\u2019un \u00e9vier de petite taille au coin de deux murs carrel\u00e9s sous lequel un tuyau gris disparait sous le sol poussi\u00e9reux. Il n\u2019y a rien d\u2019autre que le fant\u00f4me d\u2019une cuisine. Il n\u2019y a rien d\u2019autre que l\u2019imagination d\u2019un \u00e9crivain pour croire que l\u2019endroit a \u00e9t\u00e9 habit\u00e9 durant deux ann\u00e9es par un \u00e9tudiant en physique appliqu\u00e9e que la bourse d\u2019\u00e9tudes finalement refus\u00e9e la veille de la rentr\u00e9e a oblig\u00e9 de s\u2019en aller. Avec la table, les deux chaises, le canap\u00e9-lit, l\u2019\u00e9tag\u00e8re \u00e0 vaisselles, \u00e0 livres et \u00e0 v\u00eatements et la petite cafeti\u00e8re italienne ramen\u00e9e de Rome lors du seul voyage \u00e0 l\u2019\u00e9tranger qu\u2019il ait jamais fait avec ses parents. Seul vestige de son passage, un verre \u00e0 moutarde \u00e0 l\u2019effigie de Goldorak est pos\u00e9 dans l\u2019\u00e9vier et semble attendre de vivre de nouvelles aventures. Il y a aussi la trace des pieds de la table sur le sol, une petite table carr\u00e9e sur laquelle l\u2019\u00e9tudiant mangeait des c\u00e9r\u00e9ales, lisait une bande dessin\u00e9e, noircissait des pages de calculs improbables, \u00e9crivait \u00e0 ses parents qui lui manquaient, s\u2019endormait parfois quand il se laissait envahir par la fatigue, \u00e9pluchait des carottes. Mais il n\u2019y a plus de vie en cet endroit.<\/p>\n\n\n\n<p>Au second \u00e9tage gauche, ce n\u2019est pas la vie qui manque. Ce vingt-quatre mars deux-mille-vingt, l\u2019\u00e9cran digital du r\u00e9frig\u00e9rateur indique vingt heures trente-cinq. Mais l\u2019heure n\u2019est pas importante en ce temps particulier. Le jour non plus. Cela fait maintenant une semaine que le confinement a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 et les six membres de la famille se r\u00e9pandent dans les moindres recoins de l\u2019appartement trop petit. La cuisine est un no man\u2019s land, une zone de discussion, l\u00e0 o\u00f9 on signe les pactes de non-agression. La machine \u00e0 caf\u00e9 high-tech semi-automatique dot\u00e9 d\u2019un broyeur int\u00e9gr\u00e9 avec huit r\u00e9glages de mouture, deux bacs \u00e0 grains distincts et trois niveaux de temp\u00e9rature d\u2019infusion est branch\u00e9e en permanence, m\u00eame \u00e0 cette heure-ci. Le cong\u00e9lateur-armoire est plein \u00e0 craquer et les repas de la famille sont assur\u00e9s pour les quinze jours \u00e0 venir. L\u2019\u00e9vier en pierre reconstitu\u00e9e est immacul\u00e9, aucun couvert sale n\u2019y tra\u00eene. Le robot cuiseur multifonctions tr\u00f4ne au-dessus du lave-vaisselle, entre la machine \u00e0 presser les agrumes et la bouilloire japonaise. Un rouleau de papier essuie-tout est pos\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019une corbeille de fruits, bananes, mangues et litchis. Un t\u00e9l\u00e9phone portable est en recharge. Un paquet ouvert de sabl\u00e9s est pos\u00e9 sur le bord du plan de travail et quelques miettes tomb\u00e9es au sol trahissent son pillage. Une liste des courses \u00e0 compl\u00e9ter est dispos\u00e9e en \u00e9vidence. La porte-fen\u00eatre entrouverte laisse entrer un filet d\u2019air froid dans l\u2019appartement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au rez-de-chauss\u00e9e, un autre coup de froid a envahi la cuisine. Ce trois avril mille-neuf-cent-soixante-quatorze, la pendule en plastique accroch\u00e9e au-dessus des casseroles indique sept heures vingt. Pos\u00e9 sur le r\u00e9frig\u00e9rateur pr\u00e8s de la porte-fen\u00eatre donnant sur le jardin, un poste de radio \u00e9gr\u00e8ne les nouvelles du jour comme tous les matins. La veille au soir, le pr\u00e9sident Georges Pompidou est mort. La veille au soir, la famille a soup\u00e9 frugalement d\u2019un potage de l\u00e9gumes et d\u2019un morceau d\u2019emmental, un yaourt pour les enfants pendant que Georges Pompidou mourait dans son appartement parisien de l\u2019\u00eele Saint-Louis. Dispos\u00e9e sur un set de table, la cafeti\u00e8re \u00e9lectrique cliquette et d\u00e9verse l\u2019eau chaude sur le caf\u00e9 moulu dans le filtre. En dessous, le liquide noir goutte dans le pot en verre pendant que l\u2019odeur chaude du caf\u00e9 envahit la pi\u00e8ce, accompagn\u00e9e de celle du pain grill\u00e9 dont les tranches surgissent du grille-pain pr\u00e8s de la cuisini\u00e8re. Les torchons propres sont rang\u00e9s dans un tiroir afin qu\u2019ils ne prennent pas la poussi\u00e8re. La table de la cuisine a deux rabats qui permettent de gagner de la place quand il n\u2019y a personne. Pour le petit-d\u00e9jeuner, elle est d\u00e9pli\u00e9e. Une bo\u00eete de chicor\u00e9e est pos\u00e9e sur la table \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019une motte de beurre et d\u2019un pot de confiture d\u2019oranges. Un bol de chocolat au lait fume. La journ\u00e9e va se d\u00e9rouler comme si de rien n\u2019\u00e9tait. Comme si personne n\u2019\u00e9tait mort.<\/p>\n\n\n\n<p>Au second \u00e9tage face \u00e0 l\u2019escalier, personne de connu n\u2019est mort. Ce dix septembre deux-mille-trois, le r\u00e9veil pos\u00e9 sur le comptoir du studio indique dix heures moins le quart. Sur le r\u00e9chaud \u00e0 gaz de camping, une casserole d\u2019eau fr\u00e9mit avec deux \u0153ufs en train de durcir. \u00c0 c\u00f4t\u00e9, un paquet de biscottes ouvert, un pot de miel et une bo\u00eete de caf\u00e9 soluble. Un verre rond aussi, de ceux dont on voit le num\u00e9ro au fond, avec une cuill\u00e8re dedans, et une brique en carton contenant du sucre en morceaux. Un saladier transparent recueillant deux poires et deux pommes est dispos\u00e9 au bout du comptoir. L\u2019affichage lumineux du four \u00e0 micro-ondes clignote. Derri\u00e8re le comptoir, un pot de cornichons, une sali\u00e8re, deux bo\u00eetes de ma\u00efs en conserves, une terrine de p\u00e2t\u00e9, un moulin \u00e0 poivre, un paquet de serviettes en papier, deux sachets de spaghettis, trois bocaux de sauce tomate, une demi-tablette de chocolat, une bouteille d\u2019huile d\u2019olive presque pleine, un sachet de pain de mie, un fond de bouteille de vinaigre de vin, deux canettes de bi\u00e8re, cinq bouillons-cubes, un sachet de noix, un tube d\u2019aspirine, une moiti\u00e9 de croissant, un couteau \u00e0 pain, une t\u00eate d\u2019ail. Une main d\u00e9barrasse le comptoir, une autre passe une \u00e9ponge humide sur la surface avant de se retrouver sous l\u2019eau du robinet. La main presse l\u2019\u00e9ponge dans l\u2019\u00e9vier avant de la poser pr\u00e8s d\u2019une bouteille verte en plastique contenant du liquide vaisselle. Puis elle s\u2019envole et quitte la cuisine.<\/p>\n\n\n\n<p>Au premier gauche, rien ne vole dans l\u2019appartement, pas m\u00eame une mouche. Ce vingt-neuf janvier deux-mille-onze, la montre m\u00e9canique pos\u00e9e sur une serviette en tissu d\u00e9pli\u00e9e sur le meuble blanc de la cuisine indique exactement dix-neuf heures. Une bougie est allum\u00e9e, plongeant la cuisine dans une atmosph\u00e8re \u00e9trange. Sur une longue \u00e9tag\u00e8re, des bocaux en verre contenant des graines sont align\u00e9s. On peut lire sur les \u00e9tiquettes, lin, courge, fenouil, s\u00e9same, chia, cumin noir, badiane, s\u00e9same, tournesol, moutarde, pavot. Sur les couvercles de petites boites en fer blanc, est \u00e9crit f\u00e8ves tonka, noix de muscade, clous de girofle, piment d\u2019Espelette, cardamome, poivre blanc, cannelle, baies roses. Sur de grands pots en terre cuite, est inscrit thym, romarin, estragon, ciboulette, r\u00e9glisse, ail des ours, persil, sarriette, origan, cerfeuil, coriandre, laurier sauce. Et puis, au bout, dans d\u2019autres boites m\u00e9talliques, th\u00e9 earl grey, th\u00e9 vert, th\u00e9 noir, caf\u00e9, verveine, tilleul, camomille. Sur l\u2019\u00e9gouttoir de l\u2019\u00e9vier en pierre de lave, une cafeti\u00e8re \u00e0 piston revers\u00e9e s\u00e8che. Pr\u00e8s de la fen\u00eatre, des graines de haricot mungo, de luzerne et de brocoli germent et un plant de basilic effeuill\u00e9 tente de survivre dans un pot trop petit. Un bol de sel fin semble perdu pr\u00e8s de la gazini\u00e8re. Une bouteille d\u2019huile de p\u00e9pins de raisins c\u00f4toie une bouteille de bi\u00e8re blanche bio et une autre de vin rouge biodynamique. Des galettes \u00e0 la farine de ch\u00e2taigne. Des amandes grill\u00e9es. Du sucre rapadura de couleur beige clair.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/christian-mackie-euBmypOZUZA-unsplash-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-175255\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/christian-mackie-euBmypOZUZA-unsplash-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/christian-mackie-euBmypOZUZA-unsplash-420x280.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/christian-mackie-euBmypOZUZA-unsplash-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/christian-mackie-euBmypOZUZA-unsplash-1536x1024.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Photo de\u00a0<a href=\"https:\/\/unsplash.com\/fr\/@mackiec?utm_content=creditCopyText&amp;utm_medium=referral&amp;utm_source=unsplash\">Christian Mackie<\/a>\u00a0sur\u00a0<a href=\"https:\/\/unsplash.com\/fr\/photos\/vider-levier-euBmypOZUZA?utm_content=creditCopyText&amp;utm_medium=referral&amp;utm_source=unsplash\">Unsplash<\/a><\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au second \u00e9tage c\u00f4t\u00e9 droit, la vue depuis la porte-fen\u00eatre de la cuisine embrasse les nouveaux quartiers et les arbres de la haie du jardin d\u2019en bas ne sont pas encore assez haut pour accrocher les rayons du soleil. 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