{"id":178146,"date":"2025-01-16T13:09:25","date_gmt":"2025-01-16T12:09:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=178146"},"modified":"2025-01-16T15:42:49","modified_gmt":"2025-01-16T14:42:49","slug":"lvme-09-la-double-vie-demilie-elissegaray","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/lvme-09-la-double-vie-demilie-elissegaray\/","title":{"rendered":"#LVME #09 | la double vie d\u2019\u00c9milie Elissegaray"},"content":{"rendered":"\n<p>Le cours de macram\u00e9 d\u2019\u00c9milie Elissegaray d\u00e9butait \u00e0 18&nbsp;heures. Depuis vingt-cinq ans qu\u2019elle donnait ce cours hebdomadaire \u00e0 son domicile du 12 rue \u00c9variste Murray, 2e&nbsp;\u00e9tage gauche, il s\u2019\u00e9tait toujours tenu le mardi soir et d\u00e9butait \u00e0 18&nbsp;heures pr\u00e9cises. Sauf une fois, c\u2019\u00e9tait durant le mois de janvier 1986, le thermom\u00e8tre sur le balcon \u00e9tait descendu \u00e0 -15&nbsp;\u00b0C quand la chaudi\u00e8re au mazout de l\u2019immeuble \u00e9tait tomb\u00e9e en panne, obligeant de fait les occupants de l\u2019immeuble \u00e0 trouver un refuge pour les deux ou trois nuits \u00e0 venir, le temps de la r\u00e9paration. Le gite leur avait \u00e9t\u00e9 offert par le cur\u00e9 de la paroisse voisine dans sa chapelle bien chauff\u00e9e, fait assez rare pour \u00eatre soulign\u00e9. Ce mardi-l\u00e0 demeure la seule fois o\u00f9 le cours de loisirs cr\u00e9atifs d\u2019\u00c9milie Elissegaray a d\u00fb \u00eatre annul\u00e9 (en 1995, \u00c9milie Elissegaray a chang\u00e9 le libell\u00e9 de son cours en \u00ab\u2009artisanat cr\u00e9atif\u2009\u00bb). Mise \u00e0 part cette exception, entre 1983 et 2008, si l\u2019on excepte les mois de juillet et d\u2019ao\u00fbt ainsi que la semaine entre No\u00ebl et le jour de l\u2019an, les cours d\u2019\u00c9milie Elissegaray de loisirs cr\u00e9atifs devenus artisanat cr\u00e9atif, se sont toujours tenus les mardis et ont d\u00e9but\u00e9 sans faillir \u00e0 18&nbsp;heures pr\u00e9cises. Ce mardi soir de f\u00e9vrier 2008, un cours de macram\u00e9 \u00e9tait au programme.<\/p>\n\n\n\n<p>La particularit\u00e9 du cours d\u2019\u00c9milie Elissegaray ne tenait pas dans la richesse des activit\u00e9s que proposait l\u2019ancienne professeure de travaux manuels devenue lors d\u2019une \u00e9ni\u00e8me r\u00e9forme de l\u2019enseignement, professeure de technologie \u00e0 la fin des ann\u00e9es&nbsp;1980. La particularit\u00e9 de son cours ne tenait pas non plus dans la r\u00e9gularit\u00e9 exemplaire de la tenue hebdomadaire de ses cours. Ce qui \u00e9tait surprenant, c\u2019est qu\u2019en vingt-cinq ans, ces cours de loisirs et d\u2019artisanat cr\u00e9atifs ont accueilli les cinq m\u00eames \u00e9l\u00e8ves. Pas un de plus et pas un de moins. Cinq \u00e9l\u00e8ves qui, tous les mardis soirs durant un quart de si\u00e8cle, se sont rendus au 12 rue \u00c9variste Murray pour suivre un cours de poterie, de fabrication de bijoux, d\u2019aquarelle, de vannerie ou autres.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne traverse pas assidument une telle p\u00e9riode sans s\u2019armer de rituels et de petites habitudes. La femme aux foulards, sans abandonner l\u2019\u00e9vanescence de sa silhouette, avait vieilli en m\u00eame temps que sa garde-robe perdait des couleurs. Du mauve, jaune et rouge, le reflet des ses v\u00eatements avait vir\u00e9 au blanc cass\u00e9, noir et vert fonc\u00e9. Elle \u00e9tait toujours la premi\u00e8re \u00e0 arriver, une bonne dizaine de minutes avant 18\u00a0heures. Elle sonnait \u00e0 la porte de l\u2019immeuble dans la rue, \u00c9milie Elissegaray lui ouvrait depuis chez elle, elle poussait la lourde porte et la laissait se refermer apr\u00e8s avoir coinc\u00e9 un petit morceau de bois (un caillou parfois) pour qu\u2019elle ne claque pas et puisse \u00eatre ouverte par les autres \u00e9l\u00e8ves qui devaient suivre. Elle montait les deux \u00e9tages d\u2019un pas alerte et s\u2019essuyait les pieds sur le paillasson en fibre de coco avant de p\u00e9n\u00e9trer dans l\u2019appartement. Deux \u00e0 trois minutes plus tard, elle \u00e9tait rejointe par un homme grand et mince, devenu barbu avec le temps, qui semblait \u00eatre tomb\u00e9 d\u2019une autre plan\u00e8te tant il semblait perdu dans ses r\u00eaves. On aurait pu penser que cet homme n\u2019allait pas avec son corps, comme un adolescent qui aurait trop vite grandi. Pendant qu\u2019il d\u00e9posait son pardessus, ou sa veste en toile selon la saison, sur le porte-manteau de l\u2019entr\u00e9e, les deux s\u0153urs jumelles entraient \u00e0 leur tour. Pendant vingt-cinq ans, ces deux-l\u00e0 n\u2019ont jamais arbor\u00e9 d\u2019autre coiffure que des nattes suspendues en l\u2019air par un fil invisible ou, plus s\u00fbrement, pas quelque artifice sustentateur. Dans la vingtaine, la coiffure faisait sourire\u2009; \u00e0 l\u2019approche de la cinquantaine, elle inqui\u00e9tait quant \u00e0 l\u2019\u00e9tat de leur sant\u00e9 mentale, d\u2019autant plus qu\u2019elles entretenaient toutes deux un aspect ext\u00e9rieur qualifi\u00e9 de gothique. Ce n\u2019est que lorsqu\u2019\u00c9tienne Elissegaray, le mari d\u2019\u00c9milie, poussait la porte de son bureau pour s\u2019isoler de ces visiteurs hebdomadaires devenus familiers avec le temps, que le dernier \u00e9l\u00e8ve franchissait le seuil de l\u2019appartement. C\u2019\u00e9tait un homme de petite taille portant invariablement un sac de sport en bandouli\u00e8re. Il franchissait la porte d\u2019entr\u00e9e avec pr\u00e9cipitation, apeur\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre en retard (il l\u2019\u00e9tait quelques fois) et rejoignait l\u2019ensemble de ses camarades du cours de loisirs cr\u00e9atifs ainsi qu\u2019\u00c9milie Elissegaray, dans la salle \u00e0 manger transform\u00e9e pour l\u2019occasion en salle de classe. Et le cours commen\u00e7ait.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut dire la v\u00e9rit\u00e9, en vingt-cinq ans de cours au domicile d\u2019\u00c9milie Elissegaray, il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 question de loisirs cr\u00e9atifs. Il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 question de macram\u00e9, de poterie, de fabrication de bijoux, d\u2019aquarelle, de vannerie ou autres. \u00c0 part lorsque ces six parlaient de ce pr\u00e9tendu cours \u00e0 leurs proches. \u00c0 part, aussi, quand \u00c9milie Elissegaray disait \u00e0 son mari qu\u2019elle avait trouv\u00e9 le cours de la veille plut\u00f4t r\u00e9ussi, que les roses tiss\u00e9es en cordage \u00e9taient du plus bel effet et qu\u2019elle en montrait une dans le creux de sa main, sortie du sac que le petit homme portait en bandouli\u00e8re pour justifier leur couverture. Quand ce n\u2019\u00e9tait pas un cendrier en terre cuite, un collier, un paysage en aquarelle, un petit panier en osier ou autre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Leur entreprise secr\u00e8te \u00e9tait n\u00e9e d\u2019une discussion que cinq d\u2019entre eux avaient eue \u00e0 la rentr\u00e9e scolaire en 1982 en salle des professeurs du coll\u00e8ge o\u00f9 ils enseignaient les math\u00e9matiques, le fran\u00e7ais, les sciences naturelles ou l\u2019anglais. Ou encore les travaux manuels pour \u00c9milie Elissegaray. Tout \u00e9tait n\u00e9 d\u2019un article de journal qui rapportait les propos \u00e9tranges d\u2019un homme qui s\u2019\u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 au commissariat le soir du 14&nbsp;juillet en affirmant vouloir d\u00e9jouer un attentat. Selon lui, une bombe artisanale avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un transformateur \u00e9lectrique sur la place de l\u2019H\u00f4tel de Ville et devait exploser le soir m\u00eame durant le bal populaire qui devait s\u2019y tenir, promettant de faire selon toute vraisemblance plusieurs dizaines de morts. Les policiers s\u2019\u00e9taient rendus sur place et avaient bien trouv\u00e9 un engin explosif \u00e0 l\u2019endroit indiqu\u00e9. Les sp\u00e9cialistes du d\u00e9minage \u00e9taient intervenus et le bal avait \u00e9t\u00e9 annul\u00e9 pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9. Dans l\u2019enqu\u00eate qui s\u2019en suivit, l\u2019homme avait affirm\u00e9 avoir eu la vision de cet attentat durant un r\u00eave qu\u2019il avait des dons de divination. Faute d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments, l\u2019enqu\u00eate pi\u00e9tinait et le dossier devait bient\u00f4t rejoindre la pile des affaires non r\u00e9solues.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques semaines apr\u00e8s cet \u00e9v\u00e9nement, juste apr\u00e8s la rentr\u00e9e des classes, la discussion entre les enseignants portait sur la cr\u00e9dibilit\u00e9 de l\u2019homme. Si les policiers avaient \u00e9t\u00e9 bien inspir\u00e9s de croire ses propos sur la bombe, fallait-il aussi croire en ses dons de divination\u2009? Selon les esprits rationnels qui occupaient la salle des professeurs ce jour-l\u00e0, l\u2019homme ne disait pas la v\u00e9rit\u00e9. Mais cette affirmation ne leur suffisait pas. C\u2019est ainsi que cinq professeurs de coll\u00e8ge se sont mis \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux sciences occultes. Au d\u00e9but, leurs discussions occupaient les interclasses et les repas \u00e0 la cantine. Ils rapportaient les r\u00e9sultats de leurs recherches dans les journaux sp\u00e9cialis\u00e9s et tentaient de d\u00e9monter les propos de l\u2019homme. Ce sont les jumelles, respectivement profs de fran\u00e7ais et de math\u00e9matiques au coll\u00e8ge, qui eurent l\u2019id\u00e9e de contacter l\u2019homme en question. Contre toute attente, il \u00e9tait un simple employ\u00e9 de bureau et n\u2019avait rien d\u2019un original. Petit de taille, il menait la vie simple et rang\u00e9e d\u2019un c\u00e9libataire sans excentricit\u00e9. Les professeurs l\u2019avaient rencontr\u00e9 dans un caf\u00e9 et, convaincus par sa bonne foi, lui avaient demand\u00e9 de les rejoindre pour tenter d\u2019explorer l\u2019inexplicable. Ce qu\u2019il avait accept\u00e9, sa vie sociale ne jouissant pas d\u2019une grande activit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la salle des professeurs, l\u2019arri\u00e8re-salle d\u2019un bistrot devint le quartier g\u00e9n\u00e9ral de ces enqu\u00eateurs amateurs en sciences occultes. Le groupe s\u2019\u00e9tait r\u00e9parti les domaines d\u2019exploration. La femme aux foulards s\u2019int\u00e9ressait \u00e0 l\u2019astrologie et \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation symbolique des astres. Elle testait avec m\u00e9thode les fondements de cette pseudoscience et d\u00e9nichait parfois d\u2019\u00e9videntes supercheries. L\u2019homme grand et mince s\u2019int\u00e9ressait lui \u00e0 la t\u00e9l\u00e9kin\u00e9sie, cette facult\u00e9 qui permettrait \u00e0 la pens\u00e9e d\u2019agir directement sur la mati\u00e8re. Il riait souvent de ses d\u00e9couvertes. Les jumelles aux couettes \u00e9tudiaient les ph\u00e9nom\u00e8nes inexpliqu\u00e9s de bruits inconnus, d\u2019apparition, de d\u00e9placement, de l\u00e9vitation ou de disparition d\u2019objets, tels les poltergeist ou les esprits frappeurs. Leurs recherches les avaient conduites \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux zombies et elles ne cachaient pas leur plaisir \u00e0 explorer leur monde. Le petit homme \u00e9tudiait son don de divination sous l\u2019\u0153il attentif de ses nouveaux camarades. \u00c9milie Elissegaray, enfin, s\u2019int\u00e9ressait aux sorties et aux exp\u00e9riences de hors-corps, cette sensation de flotter en dehors de son enveloppe corporelle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques mois seulement apr\u00e8s leurs d\u00e9buts dans leur nouvelle entreprise, lorsque les r\u00e9unions d\u00e9sormais r\u00e9guli\u00e8res demand\u00e8rent plus de confidentialit\u00e9 que l\u2019arri\u00e8re-salle d\u2019un caf\u00e9 pouvait leur offrir, \u00c9milie Elissegaray proposa spontan\u00e9ment qu\u2019ils se retrouvent \u00e0 son domicile. Son mari n\u2019y verrait pas d\u2019inconv\u00e9nient, pour peu qu\u2019il ignore la v\u00e9ritable raison de leurs r\u00e9unions. Sous couvert de loisirs cr\u00e9atifs (\u00c9milie Elissegaray avait longtemps r\u00eav\u00e9 de donner de tels cours pour renouer avec sa passion originale qu\u2019une r\u00e9forme de l\u2019enseignement avait \u00e9touff\u00e9e), ils auraient plus de libert\u00e9 pour exp\u00e9rimenter leurs avanc\u00e9es dans les domaines vari\u00e9s de l\u2019occultisme. Pour parfaire leur mensonge, le petit homme proposa de fournir des productions artisanales pour donner le change, sans qu\u2019aucun des membres de cette organisation d\u00e9sormais secr\u00e8te n\u2019en sache plus.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ainsi que pendant un quart de si\u00e8cle, ce petit groupe d\u2019individus d\u00e9velopp\u00e8rent leurs connaissances pour acqu\u00e9rir une r\u00e9elle expertise en mati\u00e8re d\u2019inexplicable. Les esprits rationnels perdirent peu \u00e0 peu de leur rigidit\u00e9 et, contre toute attente, tous d\u00e9velopp\u00e8rent de r\u00e9elles qualit\u00e9s dans leurs domaines respectifs. L\u2019une lisait les th\u00e8mes astraux pour expliquer l\u2019actualit\u00e9, un autre se mit \u00e0 tordre les petites cuill\u00e8res rest\u00e9es dans le tiroir, les jumelles disaient pouvoir se mettre en l\u00e9vitation (sans n\u00e9anmoins y parvenir durant les cours de loisirs cr\u00e9atifs) et le petit homme d\u00e9veloppa une belle trousse d\u2019arts divinatoires telles la tarologie, la chiromancie et la g\u00e9omancie. Quant \u00e0 \u00c9milie Elissegaray, elle parvint \u00e0 visiter des lieux \u00e9tranges en regardant simplement une photo ou, m\u00eame, un tableau.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Ce mardi soir de f\u00e9vrier 2008, le cours de macram\u00e9 s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 comme \u00e0 son habitude. Sans encombre.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"662\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/elena-mozhvilo-Ob2GvLP5v9o-unsplash-1024x662.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-178147\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/elena-mozhvilo-Ob2GvLP5v9o-unsplash-1024x662.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/elena-mozhvilo-Ob2GvLP5v9o-unsplash-420x272.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/elena-mozhvilo-Ob2GvLP5v9o-unsplash-768x497.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/elena-mozhvilo-Ob2GvLP5v9o-unsplash-1536x994.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/elena-mozhvilo-Ob2GvLP5v9o-unsplash-2048x1325.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><br>Photo de&nbsp;<a href=\"https:\/\/unsplash.com\/fr\/@miracleday?utm_content=creditCopyText&amp;utm_medium=referral&amp;utm_source=unsplash\">Elena Mozhvilo<\/a>&nbsp;sur&nbsp;<a href=\"https:\/\/unsplash.com\/fr\/photos\/un-fond-colore-avec-de-lart-Ob2GvLP5v9o?utm_content=creditCopyText&amp;utm_medium=referral&amp;utm_source=unsplash\">Unsplash<\/a><\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cours de macram\u00e9 d\u2019\u00c9milie Elissegaray d\u00e9butait \u00e0 18&nbsp;heures. 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