{"id":179395,"date":"2025-02-06T00:51:10","date_gmt":"2025-02-05T23:51:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=179395"},"modified":"2025-02-06T08:14:38","modified_gmt":"2025-02-06T07:14:38","slug":"179395-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/179395-2\/","title":{"rendered":"#boost #00 |\u00a0Avenue de France 75013 Paris"},"content":{"rendered":"\n<p>\u2026 P\u00e9r\u00e9griner avenue de France, paysage urbain, reconfiguration immobili\u00e8re constante. Une avenue entre Ancien et Nouveau, pass\u00e9 et \u00e0 venir. Un \u00ab&nbsp;ancien&nbsp;\u00bb qu\u2019on souhaite effacer, qui p\u00e9riclite et un \u00ab&nbsp;nouveau&nbsp;\u00bb \u00e9nigmatique, qui cherche ses marques. Marcher dans cette avenue comme dans un puzzle, v\u00e9rifier comment les diff\u00e9rentes pi\u00e8ces du jeu s\u2019ajustent. Observer ce que signifie \u00ab&nbsp;constructions en cours&nbsp;\u00bb, mais aussi transformations, audaces architecturales, passants , selon les heures de la journ\u00e9e. Un Est parisien mobile, un Ouest parisien immobile et verdoyant, un face \u00e0 face, la ville bouge et respire.<\/p>\n\n\n\n<p>Croisement au boulevard Vincent Auriol , les lieux sont fa\u00e7onn\u00e9s par l\u2019 histoire, pass\u00e9 ouvrier, lieux de stockage et de d\u00e9stockage de marchandises, &nbsp; lieux gris, lieux utilitaires, puis lieux abandonn\u00e9s, friches, squats\u2026 Une classe ouvri\u00e8re, qui c\u00e8de la place au profit d\u2019intermittents, de startuppers, d\u2019\u00e9tudiants \u2026 un monde, ou plut\u00f4t une mosa\u00efque de micro identit\u00e9s. Travailler, consommer , vivre.<\/p>\n\n\n\n<p>.Un carrefour qui garde son statut d\u2019\u00e9changes, de transactions entre l\u2019immeuble d\u2019un grand quotidien, 2 gares \u00e0 proximit\u00e9 et des grandes enseignes de la finance. Partager la mouvance et en m\u00eame temps isoler. Des d\u00e9placements g\u00e9ographiques strat\u00e9giques&nbsp;: vanter les lieux et en m\u00eame temps d\u00e9courager. Pas d\u2019appropriation possible. Tout est pr\u00e9vu pour reconfigurer, au gr\u00e9 des mouvements de capitaux le paysage urbain.<\/p>\n\n\n\n<p>Lieux historiques , l\u2019h\u00f4pital de la Salp\u00eatri\u00e8re , initialement hospice destin\u00e9 \u00e0 recueillir indigents et ali\u00e9n\u00e9s , lieux d\u2019enfermement dits h\u00f4pital de la force , aujourd\u2019hui lieu de soins mais aussi lieu ouvert , mais pas tout \u00e0 fait \u2026. D\u00e9sormais , plus question de traverser ses jardins pour le promeneur curieux. Demeure la chapelle Saint Louis de la Salp\u00eatri\u00e8re, lieu de culte mais aussi artistique et musical. Son d\u00f4me et son clocheton dessinent des courbes dans un paysage de verticales.<\/p>\n\n\n\n<p>La lecture du paysage devient difficile , le regard se heurte constamment \u00e0 ce qui se construit , \u00e0 des espaces qui \u00e9chappent au sens que peut donner la confrontation d\u2019un espace connu et du m\u00eame espace en devenir. Une forme de violence qui saisit le promeneur, qui marche \u00e0 la fois pour retrouver des paysages familiers et pour en d\u00e9couvrir de nouveaux. De nouveaux paysages souvent imagin\u00e9s avec une douce nostalgie et l\u00e0, retrouv\u00e9s, dans une perspective o\u00f9 le brutalisme des architectes se d\u00e9ploie .<\/p>\n\n\n\n<p>Suivre le paysage des grues , les constructions multiples et permanentes,<\/p>\n\n\n\n<p>se chassant les unes les autres, les \u00e9chafaudages, les blocs de b\u00e9tons, les cubes gris, les couches successives des millefeuilles de b\u00e9tons, superpos\u00e9s&nbsp;\u2026 Le b\u00e9ton omnipr\u00e9sent. Un monde en devenir, un devenir \u00e9nigmatique.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u00f4t\u00e9 Seine , en parall\u00e8le,&nbsp; de nombreuses brasseries, des espaces de travail collectifs, un cin\u00e9ma qui focalise beaucoup d\u2019attention et occupe un espace important. Espaces en partie partag\u00e9s avec la BNF initialement Francois Mitterrand et aujourd\u2019hui dite Tolbiac. L\u2019immense parvis recouvert de bois, souple aux pieds du marcheur, est un lieu de passage pris\u00e9 , calme et d\u00e9sert le matin, joyeux et festif le soir. Des artistes, des sportifs, des promeneurs, des curieux, des salari\u00e9s , des entrepreneurs, des \u00e9tudiants polyglottes et des touristes aussi\u2026 des galeries d\u2019art \u2026. Promeneurs solitaires du matin, dans la perc\u00e9e de lumi\u00e8re des d\u00e9buts des journ\u00e9e. Puis soir\u00e9es, flux de personnes, flux qui s\u2019agglutinent aux arr\u00eats de bus, se bousculent sur les quais du tramway, s\u2019engouffrent dans la station de m\u00e9tro , aux m\u00eames heures, r\u00e9p\u00e9titivement. Des paroles s\u2019\u00e9chappent, illustrant la vari\u00e9t\u00e9 de langues ignor\u00e9es mais bien vivantes, vie d\u2019un lieu qui n\u2019existait pas sur les cartes de g\u00e9ographie, scansions au rythme des jours et des activit\u00e9s des uns et des autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis enseignes commerciales r\u00e9serv\u00e9es aux besoins quotidiens&nbsp;: se nourrir, s\u2019habiller, am\u00e9nager son int\u00e9rieur \u2026<\/p>\n\n\n\n<p>C\u00f4t\u00e9 Seine, \u00e0 nouveau, les constructions semblent achev\u00e9es, les lieux semblent \u00eatre appropri\u00e9s. En face, toujours des grues et des constructions en cours. Avec une \u00e9volution&nbsp;: les constructions sont de plus en plus rapproch\u00e9es car la ligne de fret, devenue ligne de transport parisien complique l\u2019urbanisation. Recouvrir cet espace pour pouvoir y construire , ce qui ne va pas de soi. Difficult\u00e9s techniques, longueur des chantiers\u2026 Les grues habiteront sans doute encore longtemps l\u2019espace.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis de plus en plus de brasseries , petites, grandes, pour accueillir au d\u00e9jeuner les&nbsp; \u00ab&nbsp; travailleurs&nbsp;\u00bb, ou bien&nbsp;\u00ab&nbsp;les salari\u00e9s&nbsp;\u00bb (comment nommer ce monde du travail&nbsp;h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne ?). Une immense \u00ab&nbsp;cantine&nbsp;\u00bb en somme, un brouhaha de toutes les pr\u00e9sences. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le bout de cette avenue , se termine au croisement de la ligne de tramway et au pied des tours Jean Nouvel. Passage nomm\u00e9 Porte de France en toute simplicit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais avant le croisement, locaux flambants neufs de l\u2019universit\u00e9 de Chicago qui accueillera de futurs \u00e9tudiants pour un cycle universitaire. Des espaces qui se superposent, des baies vitr\u00e9es qui laissent voir la ville, laissant entrer la lumi\u00e8re par flots.<\/p>\n\n\n\n<p>Traverser la porte de France, traverser la ligne de tramway&nbsp;: passer d\u2019un monde qui ne cesse d\u2019\u00e9voluer, d\u2019un futur de science-fiction vers un monde contemporain quotidien&nbsp;: une enseigne de bricolage bien connue fait face aux tours de Jean Nouvel.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voil\u00e0 le monde comme il va au long de cette avenue: transformer, s\u00e9dimenter, distraire , cultiver ( mais dans des programmes autoris\u00e9s), contribuer \u00e0 l\u2019\u00e9conomie\u2026 Et au bout du compte bricoler un pr\u00e9sent incertain.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u2026 P\u00e9r\u00e9griner avenue de France, paysage urbain, reconfiguration immobili\u00e8re constante. 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