{"id":181190,"date":"2025-02-26T17:13:32","date_gmt":"2025-02-26T16:13:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=181190"},"modified":"2025-02-26T17:13:33","modified_gmt":"2025-02-26T16:13:33","slug":"la-femme-oiseau-conte-japonais-de-sumiko-yagawa-pour-laurent-francois-le-groupe-du-mardi-et-toutes-celles-et-ceux-qui-veulent-version-que-jai-readapte-et-que-je-raconte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/la-femme-oiseau-conte-japonais-de-sumiko-yagawa-pour-laurent-francois-le-groupe-du-mardi-et-toutes-celles-et-ceux-qui-veulent-version-que-jai-readapte-et-que-je-raconte\/","title":{"rendered":"La Femme Oiseau\/Conte japonais de Sumiko Yagawa pour Laurent, Fran\u00e7ois, le groupe du mardi et toutes celles et ceux qui veulent. (version que j&rsquo;ai r\u00e9adapt\u00e9 et que je raconte)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.shopping.rakuten.com\/photo\/4787361130.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui \u00e9tait si pauvre qu&rsquo;il manquait de tout. Il n&rsquo;avait pas d&rsquo;argent, il n&rsquo;avait pas de confort, il n&rsquo;avait pas d&rsquo;amour. Il avait une petite maison, il avait sa promenade dans la for\u00eat, il avait sa solitude. Un jour, en revenant du march\u00e9, il a vu, devant sa maison, un grand oiseau blanc, ensanglant\u00e9, \u00e0 terre. L&rsquo;homme, maladroitement, l&rsquo;a pris dans ses bras, l&rsquo;a emmen\u00e9 chez lui, l&rsquo;a d\u00e9pos\u00e9 devant le feu de la chemin\u00e9e, est all\u00e9 chercher du vieux pain tremp\u00e9 dans du lait et l&rsquo;a soign\u00e9. Quelques jours plus tard, l&rsquo;oiseau \u00e9tait gu\u00e9ri. L&rsquo;homme a ouvert la porte et l&rsquo;a regard\u00e9 au loin, s&rsquo;envoler dans le ciel. Le lendemain, on a frapp\u00e9 \u00e0 sa porte et sur le seuil, se tenait une jeune femme. Grande, \u00e9lanc\u00e9e, yeux gris et de longs cheveux noirs qui volaient au vent. Elle lui a dit :  Puis-je entrer chez vous pour devenir votre \u00e9pouse ? L&rsquo;homme, surpris, a ri, l&rsquo;a fait entrer, a referm\u00e9 la porte et le vent est rest\u00e9 dehors.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensemble, ils se sont r\u00e9chauff\u00e9s,  ensemble, ils ont bu du th\u00e9, ensemble, ils se sont aim\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Seulement l&rsquo;homme \u00e9tait pauvre et l&rsquo;argent est venu \u00e0 manquer. Un matin, sa femme s&rsquo;est approch\u00e9e de lui et lui a dit : Nous autres femmes avons un secret, nous savons tisser. Je vais tisser derri\u00e8re ce paravent, une \u00e9toffe que tu iras vendre au march\u00e9 mais il y a une condition, je te demanderai de ne jamais venir me voir travailler. L&rsquo;homme a accept\u00e9 et la femme est partie derri\u00e8re le paravent et il a entendu le m\u00e9tier \u00e0 tisser.<\/p>\n\n\n\n<p>Tac, tac, tac, elle tisse et tac, tac, tac, elle tisse. Sans s&rsquo;arr\u00eater, elle a tiss\u00e9, de la journ\u00e9e, n&rsquo;a pas cess\u00e9. Au matin du troisi\u00e8me jour, l&rsquo;homme \u00e9tait \u00e9puis\u00e9. La femme est sortie de derri\u00e8re le paravent. Elle avait le teint p\u00e2le, l&rsquo;air amaigrie mais elle tenait dans ses mains, une \u00e9toffe dont semblait irradier des milliers de perles grises argent\u00e9es. L&rsquo;homme, maladroitement, l&rsquo;a prise dans ses bras et s&rsquo;en est all\u00e9 au march\u00e9 pour la vendre puis il est rentr\u00e9 chez lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensemble, ils se sont r\u00e9chauff\u00e9s, ensemble, ils ont bu du th\u00e9, ensemble, ils se sont aim\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l&rsquo;argent de l&rsquo;\u00e9toffe a bien vite disparu aussi la femme est retourn\u00e9e voir son mari et lui a dit : Je vais tisser encore une fois mais saches que ce sera la derni\u00e8re fois et je te demanderai de ne pas venir me voir travailler. L&rsquo;homme aussit\u00f4t a accept\u00e9 et la femme est partie derri\u00e8re le paravent.<\/p>\n\n\n\n<p>Tac, tac, tac, elle tisse et tac, tac, tac, elle tisse. Sans s&rsquo;arr\u00eater, elle a tiss\u00e9, de la journ\u00e9e, n&rsquo;a pas cess\u00e9. Au matin du quatri\u00e8me jour, l&rsquo;homme \u00e9tait \u00e9puis\u00e9. La femme est sortie de derri\u00e8re le paravent. Elle \u00e9tait encore plus p\u00e2le que la fois pr\u00e9c\u00e9dente, mais elle tenait dans ses mains, une \u00e9toffe dont semblait \u00e9maner une faible lumi\u00e8re.. L&rsquo;homme, maladroitement, l&rsquo;a prise dans ses bras et s&rsquo;en est all\u00e9 au march\u00e9 pour la vendre puis il est rentr\u00e9 chez lui. <\/p>\n\n\n\n<p>Sur le chemin du retour, l&rsquo;homme s&rsquo;est mis a penser : Si nous avions plus d&rsquo;argent, nous pourrions aller \u00e0 la ville ? Si nous avions plus d&rsquo;argent, je pourrai ouvrir un commerce, si nous avions&#8230;A chacun de ses pas, surgissait une pens\u00e9e jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 il s&rsquo;est retrouv\u00e9 devant sa porte et s&rsquo;est souvenu des paroles de sa femme. Mais il s&rsquo;est rassur\u00e9 en se disant que tr\u00e8s certainement elle serait d&rsquo;accord. Il est entr\u00e9, a parl\u00e9, elle a refus\u00e9, il n&rsquo;a rien dit mais il a chang\u00e9. Au fur et \u00e0 mesure des jours, il est devenu maussade, taciturne, se mettait en col\u00e8re si bien que sa femme lui a dit : Alors je vais tisser. Ravi, l&rsquo;homme l&rsquo;a accompagn\u00e9 jusqu&rsquo;au paravent et il a entendu.<\/p>\n\n\n\n<p>Tac, tac, tac, elle tisse et tac, tac, tac, elle tisse. Sans s&rsquo;arr\u00eater, elle a tiss\u00e9, de la journ\u00e9e, n&rsquo;a pas cess\u00e9. 1 jour, 2, 3 au matin du 4 \u00e8me jour, elle ne sortait pas, l&rsquo;homme se demandait ce qu&rsquo;elle faisait, pourquoi c&rsquo;\u00e9tait si long, 5, 6 jours. Au matin du 7\u00e8me jour, l&rsquo;homme n&rsquo;en pouvait plus, il se demandait : Mais comment fait-elle sans boire ni manger ? 7, 8, 9 au matin du 10\u00e8me jour, l&rsquo;homme n&rsquo;y tenant plus s&rsquo;est approch\u00e9 du paravent, l&rsquo;a fait tomber. Un grand cri s&rsquo;est fait entendre l&rsquo;homme s&rsquo;est fig\u00e9 sur place. <\/p>\n\n\n\n<p>Devant lui, se tenait, non pas sa femme, mais un grand oiseau blanc ensanglant\u00e9 qui arrachait les plumes de son corps pour les introduire dans le m\u00e9tier \u00e0 tisser. La femme oiseau s&rsquo;est lev\u00e9e, a souri et d\u00e9j\u00e0 elle \u00e9tait partie. Le vent est entr\u00e9 dans la maison et l&rsquo;homme comme un fou, s&rsquo;est pr\u00e9cipit\u00e9 au dehors pour voir l&rsquo;oiseau s&rsquo;envoler dans le ciel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui \u00e9tait si pauvre qu&rsquo;il manquait de tout. Il n&rsquo;avait pas d&rsquo;argent, il n&rsquo;avait pas de confort, il n&rsquo;avait pas d&rsquo;amour. Il avait une petite maison, il avait sa promenade dans la for\u00eat, il avait sa solitude. Un jour, en revenant du march\u00e9, il a vu, devant sa maison, un grand oiseau blanc, ensanglant\u00e9, \u00e0 terre. <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/la-femme-oiseau-conte-japonais-de-sumiko-yagawa-pour-laurent-francois-le-groupe-du-mardi-et-toutes-celles-et-ceux-qui-veulent-version-que-jai-readapte-et-que-je-raconte\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">La Femme Oiseau\/Conte japonais de Sumiko Yagawa pour Laurent, Fran\u00e7ois, le groupe du mardi et toutes celles et ceux qui veulent. 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