{"id":188380,"date":"2025-07-04T10:11:17","date_gmt":"2025-07-04T08:11:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=188380"},"modified":"2025-07-07T11:56:10","modified_gmt":"2025-07-07T09:56:10","slug":"rectoverso-02-a-ce-stade-de-la-nuit-maylis-de-kerangal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso-02-a-ce-stade-de-la-nuit-maylis-de-kerangal\/","title":{"rendered":"#rectoverso #02 | \u00e0 ce stade de la nuit, Maylis de Kerangal"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"#rectoverso #02 | a\u0300 ce stade de la nuit, Maylis de Kerangal\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Tc7oKu_AF3A\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>_ <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2025-recto-verso\/_-le-sommaire\/\">sommaire g\u00e9n\u00e9ral<\/a>, et <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2025-recto-verso\/_-lindex-des-auteurs\/\">index des auteurs<\/a>;<br>_ lire <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/category\/recto-verso-le-cycle-ete-2025\/rectoverso-02-maylis-de-kerangal-nuit\/\">l&rsquo;ensemble des contributions \u00e0 cette 2\u00e8me proposition<\/a>;<br>_<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/spip\/spip.php?article5368\"> inscription \u00e0 l&rsquo;atelier<\/a> (inclut acc\u00e8s \u00e0 publication sur cette plateforme, docs d&rsquo;appui, lettre de coordination etc.)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#02&nbsp;| \u00e0 ce stade de la nuit, Maylis de Kerangal<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9crit en 2015, dans la foul\u00e9e de deux livres marquants (<em>Naissance d&rsquo;un pont<\/em>, 2010 et <em>R\u00e9parer les vivants<\/em>, 2012), retour de Maylis de Kerangal \u00e0 une forme exp\u00e9rimentale, avec donc cet bref mais si complexe et prenant <em>\u00e0 ce stade de la nuit<\/em> (sans majuscule) apr\u00e8s un autre livre remarquable, bref et exp\u00e9rimental : <em>Pierres, feuilles, ciseaux<\/em>, suite de portraits. <\/p>\n\n\n\n<p>Tout part du mot \u00abLampedusa\u00bb, associ\u00e9 aux informations, journaux, radio, cette \u00eele au sud de l&rsquo;Italie aux avant-postes de l&rsquo;accueil ou du d\u00e9sastre des migrants et leurs sauvetages ou naufrages en M\u00e9diterran\u00e9e, engageant responsabilit\u00e9 collective. <\/p>\n\n\n\n<p>Un mot qui d\u00e9clenche une pluralit\u00e9 de strates superpos\u00e9es : les conditions m\u00eames de comment parvient ce mot, la nuit, la cuisine, la lampe, s&rsquo;\u00e9tirer, la fen\u00eatre, mais aussi le souvenir de plusieurs voyages en Sicile, les trains de nuit, le Stromboli, et \u2014 m\u00eame si cela ne tient qu&rsquo;au nom de l&rsquo;auteur du roman adapt\u00e9 par Visconti, son film <em>Le Gu\u00e9pard<\/em>. Et comment le nom m\u00eame de l&rsquo;acteur, <em>Burt Lancaster<\/em>, vient battre dans le m\u00eame espace de r\u00e9miniscence flottante. <\/p>\n\n\n\n<p>Ces strates travaillent en permanence dans chaque \u00abreprise\u00bb de ce texte fonctionnant comme une fugue, m\u00eame si chaque strate est tour \u00e0 tour dominante dans la s\u00e9quence concern\u00e9e (je n&rsquo;utilise pas ce mot \u00abreprise\u00bb dans la vid\u00e9o enregistr\u00e9e hier soir, mais c&rsquo;est lui qui me vient ce matin). <\/p>\n\n\n\n<p>Et un m\u00eame incipit pour chacune de ces s\u00e9quences et reprises, le syntagme qui donne son titre au livre: \u00ab\u00e0 ce stade de la nuit\u00bb (sans majuscule). Et suivi d&rsquo;une dramaturgie, ou sc\u00e9nographie, port\u00e9e au pr\u00e9sent par un \u00abje\u00bb&#8230; <\/p>\n\n\n\n<p>Mais si ce \u00abje\u00bb nous le reprenions, que nous reprenions aussi cette formule incantatoire, et d\u00e9cidions arbitrairement, d\u00e8s maintenant, qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un \u00abje\u00bb de fiction ? En se contraignant justement et \u00e0 la formule d&rsquo;incipit, et au pr\u00e9sent, et \u00e0 un \u00abje\u00bb de fiction, hors de nous qui l&rsquo;\u00e9crivons ?<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;id\u00e9e alors de reprendre dans le doc \u00e0 t\u00e9l\u00e9charger (transmis par mail \u00e0 tous les inscrits, sinon dites-le) l&rsquo;ensemble de ces ouvertures de s\u00e9quences&#8230; Le livre me semblait un d\u00e9dale immense et puis non : ces reprises sont 9, uniquement 9, lisez&#8230; <\/p>\n\n\n\n<p>Alors une bifurcation, et c&rsquo;est l\u00e0 aussi que l&rsquo;exercice prendra pour vous sa difficult\u00e9 et sa pertinence : est-ce un seul&nbsp;\u00abje\u00bb et dans une seule nuit ? est-ce un seul \u00abje\u00bb mais dans 9 nuits distinctes (\u00e0 vous m\u00eame de les convoquer dans tous les \u00e2ges d&rsquo;une vie&#8230;) ? ou bien, choix inverse : est-ce une seule nuit mais 9 \u00abje\u00bb diff\u00e9rents, inconnus les uns aux autres, traversant cette nuit, dans la m\u00eame ville ou dans autant de villes qu&rsquo;ils sont de \u00abje\u00bb ?<\/p>\n\n\n\n<p>En tout cas, ambition et ampliation : blocs paragraphes, et si on d\u00e9cide d&rsquo;en faire 9, comme le fait Maylis de Kerangal, ne pas craindre la longueur (vous savez que, si vous compl\u00e9tez et augmentez un texte mis en ligne, vous pouvez, au moment du \u00abpublier\u00bb, actualiser sa date de mise en ligne). <\/p>\n\n\n\n<p>\u00c7a donc pour notre \u00abrecto\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Et pour le \u00abverso\u00bb : c&rsquo;est la 3\u00e8me s\u00e9quence (ou reprise) du livre de Maylis de Kerangal \u2014&nbsp;dans cette r\u00e9miniscence du <em>Gu\u00e9pard<\/em> de Visconti, le souvenir de quitter son appartement, descendre l&rsquo;escalier et prendre le bus (on a m\u00eame l&rsquo;itin\u00e9raire, les ambiances, les lumi\u00e8res), rejoindre la petite salle de cin\u00e9-club dans le Ve arrondissement (quelle place on choisit, combien de gens, les odeurs), la projection elle-m\u00eame, et puis la ville retrouv\u00e9e \u00e0 la nuit. <\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0, le \u00abje\u00bb peut \u00eatre vous-m\u00eame. Parce qu&rsquo;on ne choisit pas ce th\u00e8me, et surtout le film, au hasard: c&rsquo;est un \u00abje\u00bb et son film, le trajet, le lieu, la projection.<\/p>\n\n\n\n<p>Lien commun : la nuit. Lien commun: le pr\u00e9sent. Lien commun : le \u00abje\u00bb, fiction dans le \u00abrecto\u00bb, et devant ou face \u00e0 la fiction dans la projection du \u00abverso\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Et la d\u00e9couverte de comment, en moins de 75 pages, on peut faire tenir un monde, et de ce qu&rsquo;on exige de ce monde. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>_ sommaire g\u00e9n\u00e9ral, et index des auteurs;_ lire l&rsquo;ensemble des contributions \u00e0 cette 2\u00e8me proposition;_ inscription \u00e0 l&rsquo;atelier (inclut acc\u00e8s \u00e0 publication sur cette plateforme, docs d&rsquo;appui, lettre de coordination etc.) #02&nbsp;| \u00e0 ce stade de la nuit, Maylis de Kerangal \u00c9crit en 2015, dans la foul\u00e9e de deux livres marquants (Naissance d&rsquo;un pont, 2010 et R\u00e9parer les vivants, 2012), <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso-02-a-ce-stade-de-la-nuit-maylis-de-kerangal\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#rectoverso #02 | \u00e0 ce stade de la nuit, Maylis de Kerangal<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":188384,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[7529,7531,7548],"tags":[],"class_list":["post-188380","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-recto-verso-le-cycle-ete-2025","category-rectoverso-00-lensemble-des-propositions","category-rectoverso-02-maylis-de-kerangal-nuit"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188380","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=188380"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188380\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188385,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188380\/revisions\/188385"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/188384"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=188380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=188380"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=188380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}