{"id":188699,"date":"2025-07-06T01:17:57","date_gmt":"2025-07-05T23:17:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=188699"},"modified":"2025-07-06T01:17:57","modified_gmt":"2025-07-05T23:17:57","slug":"rectoverso-02-une-vie-en-un-moment-vole","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso-02-une-vie-en-un-moment-vole\/","title":{"rendered":"#rectoverso #02 | Une vie en un moment vol\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Recto | Des nuances de gris<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1 &#8211; \u00e0 ce stade de la nuit<\/strong>, devant une tasse de caf\u00e9, accoud\u00e9 au bar de la cuisine, je fouille dans mes id\u00e9es. Le caf\u00e9 est trop chaud. J\u2019ai envie de raconter une vie sur grand \u00e9cran. Il y a longtemps que je r\u00eave d\u2019un biopic. Je souffle en visant la surface liquide noir\u00e2tre pour la refroidir. Je n\u2019ai jamais essay\u00e9. Ce serait une premi\u00e8re et j\u2019ai besoin de respirer, sortir de ma routine. Le tic-tac de la pendule \u00e9vite le silence. Je bois une gorg\u00e9e. Je me convainc. C\u2019est le moment. Le choix du personnage c\u00e9l\u00e8bre ne serait pas un probl\u00e8me. Je sais de qui j\u2019ai envie de raconter la vie.<br>M. est pass\u00e9e aujourd\u2019hui. En coup de vent comme d\u2019habitude. Elle s\u2019est servie un caf\u00e9 qu\u2019elle a r\u00e9chauff\u00e9 au micro-ondes. Toujours aussi d\u00e9gueulasse, a-t-elle souri. Elle a laiss\u00e9 le Malinois chez sa m\u00e8re. Elle part dans le Midi. J\u2019ai besoin de m\u2019a\u00e9rer, tu comprends. J\u2019\u00e9touffe. Elle ne supporte pas de rester longtemps au m\u00eame endroit. Toujours en mouvement. Elle est comme \u00e7a. Je lui avais donn\u00e9 mon c\u0153ur mais elle voulait mon \u00e2me. Toute mon \u00e2me. \u00c7a n\u2019a pas march\u00e9. Elle m\u2019a juste fait perdre un peu de mon temps. Pas grave. Je ne lui en veux pas. Nous sommes rest\u00e9s amis.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2 &#8211; \u00e0 ce stade de la nuit<\/strong>, dans la lumi\u00e8re tamis\u00e9e du bureau, je tourne les pages du cahier d\u2019\u00e9colier o\u00f9 je note ce qui me traverse. Des choses vues. Des situations. Je me dis que \u00e7a peut toujours servir. La ville aujourd\u2019hui m\u2019a paru triste. Personne dans les rues. Des rideaux de magasins baiss\u00e9s. On aurait dit un jour sans. Sans vie. Sans \u00e2me.<br>M. a t\u00e9l\u00e9phon\u00e9. Je lui ai parl\u00e9 de mon projet. Elle a dit g\u00e9nial puis elle a raccroch\u00e9. C\u2019\u00e9tait quand m\u00eame gentil de sa part. Je me souviens de notre premi\u00e8re rencontre. Une temp\u00eate de neige se d\u00e9cha\u00eenait. Nous \u00e9tions dans le Nord. Elle avait rev\u00eatu un manteau noir. Ses longs cheveux emport\u00e9s par le vent lui donnaient un air de myst\u00e8re. J\u2019ai su alors qu\u2019on ne comprend que les gens qu\u2019on aime.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3 &#8211; \u00e0 ce stade de la nuit<\/strong>, je suis devant mon ordinateur. Je travaille. Je pr\u00e9senterai bient\u00f4t suffisamment de pages \u00e0 mes producteurs pour les rassurer. Le sc\u00e9nario avance. Je vois les choses se dessiner. Il y a des rues encombr\u00e9es de passants, des vendeurs de hot dogs, des joueurs d\u2019\u00e9checs assis sur des chaises bancales, l\u2019\u00e9chiquier pos\u00e9 sur leurs genoux. Il m\u2019est arriv\u00e9 de disputer des parties avec des types dans ce genre. Mal ras\u00e9s. Les cheveux en bataille. Il fallait glisser un billet de banque sous le plateau. Si tu gagnais, tu n\u2019avais rien perdu. Si tu perdais, le billet filait dans la poche du vainqueur. C\u2019\u00e9tait la r\u00e8gle. Mais un jour, l\u2019un d\u2019eux, un barbu t\u00e9n\u00e9breux sympathique, me dit en tapant sur mon \u00e9paule tu sais gar\u00e7on, quand on n\u2019a rien, on n\u2019a rien \u00e0 perdre.<br>A cette \u00e9poque, M. aimait se perdre dans les rues. Par n\u2019importe quel temps, elle sortait. Je devais la suivre dans ses errances. Nous croisions des politiciens ivres, des joueurs d\u2019orgue de barbarie et des m\u00e8res \u00e9plor\u00e9es. Elle riait devant le spectacle de ce vaste cirque ambulant. Elle prenait du plaisir \u00e0 tirer les cartes et tourner les roues de fortune.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4 &#8211; \u00e0 ce stade de la nuit<\/strong>, il serait plus raisonnable que j\u2019aille dormir. Je n\u2019arrive plus \u00e0 rien. Je bloque. Des bruits \u00e9tranges sifflent \u00e0 mes oreilles dont je ne parviens pas \u00e0 capter l\u2019origine. D\u2019o\u00f9 me parlent ces voix ? Que me veulent-elles ? Je doute de tout. Et surtout de mon projet. Que suis-je en train d\u2019\u00e9crire ? Pourquoi ? C\u2019est mauvais. Je suis \u00e0 deux doigts de tout jeter \u00e0 la corbeille.<br>De ces moments, j\u2019en ai connus et de pires encore. M., sans le savoir, m\u2019a parfois \u00e9t\u00e9 d\u2019un grand secours. Quand quelque chose n\u2019allait pas, elle avait cette facult\u00e9 incroyable de regarder ailleurs. Le meilleur est toujours \u00e0 venir, disait-elle. Et si les chiens sont libres de courir, pourquoi pas nous ? Je n\u2019ai jamais trop su quoi faire avec \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>5 &#8211; \u00e0 ce stade de la nuit<\/strong>, tandis que j\u2019\u00e9tais en train d\u2019\u00e9crire une sc\u00e8ne que, dans mon plan, j\u2019avais coch\u00e9e comme capitale, j\u2019ai laiss\u00e9 d\u00e9filer sous mes yeux les images d\u2019un long voyage que j\u2019avais entrepris, seul, avec l\u2019id\u00e9e d\u2019emmagasiner de la mati\u00e8re vivante susceptible de nourrir mon travail. C\u2019est ainsi que je con\u00e7ois l\u2019\u00e9criture. Noter, d\u2019abord, ce qui du monde me traverse. Puis assister \u00e0 ce spectacle inou\u00ef qui consiste \u00e0 voir appara\u00eetre, monter, prendre forme sous la plume des nuances de gris, comme lorsque je proc\u00e9dais au tirage papier de mes photographies dans le laboratoire argentique du lyc\u00e9e. Quand j\u2019\u00e9cris, je passe ma langue au r\u00e9v\u00e9lateur de l\u2019instant.<br>Lorsque M. et moi avons compris que nous \u00e9tions parvenus au bout de notre chemin, il n\u2019y a pas eu de cris ni de pleurs. Nous avons rompu en silence. N\u2019avions-nous pas essay\u00e9 de nous aimer ? N\u2019avions-nous pas tent\u00e9 de faire attention l\u2019un \u00e0 l\u2019autre ? N\u2019avions-nous pas dormi ensemble ? Certaines personnes sont inoubliables. Je sais qu\u2019M. est de celles-l\u00e0 et qu\u2019elle restera toujours dans mon souvenir, m\u00eame quand les fleurs faneront, que ma conscience aura explos\u00e9 et que je me retirerai dans l\u2019ombre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>6 &#8211; \u00e0 ce stade de la nuit<\/strong>, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9\u00a0de poser le stylo et d\u2019en rester l\u00e0. Si je vais trop loin, pensais-je, je vais g\u00e2ter ce que j\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 dire jusqu\u2019ici. Au d\u00e9but, \u00e7a n\u2019allait pas. Je partais dans tous les sens. Je ne m\u2019\u00e9tais pas fix\u00e9 de limite. Puis je me suis concentr\u00e9 sur les premi\u00e8res ann\u00e9es de la vie de mon personnage. Je ne parle pas de son enfance, non, mais des premi\u00e8res ann\u00e9es de sa vie d\u2019artiste, quand il \u00e9tait occup\u00e9 \u00e0 na\u00eetre. Il fallait s\u2019en tenir l\u00e0, me dis-je, pour esp\u00e9rer s\u2019approcher du vrai. Ce moment o\u00f9 il se peut que tout soit dit.<br>Je repense souvent \u00e0 M. Ses longs cheveux soyeux dans le vent. Ses yeux d\u2019un bleu si profond que je croyais en y plongeant toucher le fond des oc\u00e9ans. Mais ce n\u2019\u00e9taient que des images. Une f\u00e9\u00e9rie d\u2019images certes, mais \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. Je ne savais pas que bient\u00f4t, il ne resterait de cette \u00e9poque de ma vie que des fragments de sensations et des bribes de souvenirs. Quand M. m\u2019a quitt\u00e9, j\u2019ai err\u00e9 comme un vagabond. J\u2019aurais frapp\u00e9 \u00e0 toutes les portes, v\u00eatu des hardes qu\u2019elle avait abandonn\u00e9es chez nous. Tout \u00e9tait cette fois r\u00e9ellement fini et dans le bleu de mes nuits, je ne savais plus si j\u2019aurais la force de gratter une nouvelle allumette pour essayer \u00e0 nouveau.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Verso | Une fiction<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis le temps que j\u2019attendais. J\u2019avais coch\u00e9 sur mon agenda la date de sa sortie officielle, un 21 janvier. D\u00e8s que j\u2019ai vu para\u00eetre l\u2019annonce des s\u00e9ances sur le site internet du cin\u00e9ma, j\u2019ai bondi pour prendre les places aux deux premi\u00e8res, en VF d\u2019abord puis en VOST ensuite. J\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 l\u2019inverse mais je n\u2019ai pas eu le choix. Il fallait que je sois l\u00e0. Parmi les premiers. Je savais, \u00e9videmment, que je ne serais pas le seul rong\u00e9 par l\u2019impatience. La communaut\u00e9 des fans, c\u2019est s\u00fbr, serait au rendez-vous. Et le soir-m\u00eame, nous \u00e9changerions nos impressions.<br>Au fil des ans, tourn\u00e9e apr\u00e8s tourn\u00e9e, nous avions fini par nous reconna\u00eetre. Aujourd\u2019hui, des visages reviennent. Nous nous croisons aux concerts. Syst\u00e9matiquement, nous nous massons contre les grilles qui prot\u00e8gent l\u2019entr\u00e9e des artistes avec le fol espoir de l\u2019apercevoir alors que nous savons pertinemment qu\u2019il empruntera un autre chemin pour rejoindre sa loge. Mais en attendant l\u2019ouverture des portes, nous passons le temps. Nous bavardons. Nous \u00e9voquons des sets \u00e9piques dans des stades de province, assis sur des pelouses br\u00fbl\u00e9es par le soleil, une autre fois sur l\u2019esplanade b\u00e9tonn\u00e9e d\u2019un square qui servait de d\u00e9cor \u00e0 un festival de jazz. Des souvenirs \u00e0 la pelle partag\u00e9s avec Paul, Louise, Fran\u00e7ois, Clothilde, Martine, qui encore ? Bernard, Andr\u00e9 peut-\u00eatre, toutes et tous jamais revenus des ann\u00e9es soixante, surtout Clothilde avec ses tresses de fillette et son chapeau de paille. Elle paraissait d\u00e9barquer de l\u2019\u00eele de Wight en se demandant ce qu\u2019elle faisait l\u00e0. Une belle personne, d\u2019une profonde humanit\u00e9.<br>Le jour J, ce 21 janvier donc, n\u2019y tenant plus, j\u2019ai quitt\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t l\u2019appartement. Fin de matin\u00e9e. La rue \u00e9tait d\u00e9serte. Le froid piquant. Le soleil timide. Ce n\u2019\u00e9tait franchement pas ce qui m\u2019occupait. Il aurait plu des cordes, c\u2019e\u00fbt \u00e9t\u00e9 \u00e9gal. J\u2019ai rejoint l\u2019arr\u00eat de tramway d\u2019un pas d\u00e9cid\u00e9. Ligne 2. Direction centre ville. Le cin\u00e9ma est situ\u00e9 sur la vaste place qui fait la fiert\u00e9 na\u00efve des autochtones. Ils s\u2019y retrouvent pour boire un verre, faire du shopping, manifester contre la politique du gouvernement, aller au cin\u00e9ma ou simplement la traverser pour se rendre ailleurs.<br>J\u2019\u00e9tais tr\u00e8s en avance et plut\u00f4t que tourner en rond comme un animal en cage, je me suis rendu dans le magasin de disques d\u2019occasion d\u2019une rue adjacente, non pour acheter mais pour tuer le temps. Il y a de tout dans cette boutique aphrodisiaque : des 33 tours, des 45 tours, des DVD, des CD, des livres d\u2019occasion, des revues p\u00e9rim\u00e9es, une v\u00e9ritable caverne d\u2019Ali Baba, le paradis des nostalgiques et des qui refusent de renoncer \u00e0 leur passion \u00e0 cause du fric qu\u2019ils n\u2019ont pas. L\u2019heure a tourn\u00e9 au rythme des aiguilles de ma montre et enfin, je me suis avanc\u00e9 vers l\u2019entr\u00e9e du cin\u00e9ma dont les portes venaient de s\u2019ouvrir.<br>Il n\u2019y avait pas foule \u00e0 l\u2019accueil. J\u2019ai pr\u00e9sent\u00e9 mon billet d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9 au contr\u00f4leur en lui pr\u00e9cisant que j\u2019assisterais aussi \u00e0 la s\u00e9ance suivante. Il a donc accept\u00e9 &#8211; tout de m\u00eame un peu surpris &#8211; de valider mon second ticket. Pour rejoindre la salle d\u00e9di\u00e9e, j\u2019ai d\u00fb emprunter un escalier puis me glisser dans un couloir \u00e9troit et sombre. C\u2019\u00e9tait l\u2019une des salles principales du complexe. Ambiance feutr\u00e9e. Tentures et fauteuils rouges. Bien trop grande pour le nombre que nous serions. Une poign\u00e9e. Je me suis install\u00e9 au centre. Ni trop pr\u00e8s pour ne pas \u00eatre \u00e9cras\u00e9 par l\u2019\u00e9cran. Ni trop loin de peur de perdre des d\u00e9tails.<br>Quand j\u2019ai quitt\u00e9 le cin\u00e9ma, la ville s\u2019endormait. Il faisait sombre. J\u2019avais besoin de respirer, de reprendre mes esprits, de mesurer ce que le film venait de d\u00e9placer en moi, comme un bolide qui vous heurte et d\u00e9vie votre trajectoire. Je me voyais dans la peau d\u2019un quidam qui, ayant perdu son nom, sent bien que quelque chose bouge autour de lui mais ignore de quoi il s\u2019agit. Dans ma d\u00e9route, je me suis assis \u00e0 une terrasse, sous une lampe chauffante, et j\u2019ai command\u00e9 un verre de vin histoire de calmer le jeu. J\u2019ai revu la silhouette de M., ses cheveux au vent, ses yeux profonds comme l\u2019oc\u00e9an, son long manteau noir la prot\u00e9geant des frimas. Et je me suis interrog\u00e9 : cette image appartenait-elle r\u00e9ellement au pass\u00e9 ? Ou n\u2019\u00e9tait-elle qu\u2019une vision ? Un r\u00eave ? Une fiction ? Et moi-m\u00eame, avais-je r\u00e9ellement exist\u00e9 ?<\/p>\n\n\n\n<p><em>NB &#8211; Dans ces textes, figurent des mots emprunt\u00e9s aux po\u00e8mes et chansons de Bob Dylan.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Recto | Des nuances de gris 1 &#8211; \u00e0 ce stade de la nuit, devant une tasse de caf\u00e9, accoud\u00e9 au bar de la cuisine, je fouille dans mes id\u00e9es. Le caf\u00e9 est trop chaud. J\u2019ai envie de raconter une vie sur grand \u00e9cran. Il y a longtemps que je r\u00eave d\u2019un biopic. 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