{"id":188912,"date":"2025-07-06T19:31:56","date_gmt":"2025-07-06T17:31:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=188912"},"modified":"2025-07-06T19:31:57","modified_gmt":"2025-07-06T17:31:57","slug":"rectoverso-2-nos-nuits","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso-2-nos-nuits\/","title":{"rendered":"#rectoverso #2 | nos nuits"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e0 ce stade de la nuit je sais d\u00e9j\u00e0 que je ne vais pas dormir, que je ne pourrai pas, j\u2019ai beau me tourner me retourner, \u00e9tendre mes bras, suivre le flux et le reflux de ma respiration, j\u2019ai beau guider mes yeux ferm\u00e9s vers un jardin indistinct o\u00f9 mon corps s\u2019abandonne parfois, je n\u2019arriverai pas \u00e0 m\u2019endormir, je suis trop <em>\u00e9veill\u00e9<\/em>, l\u2019\u00e9nergie pulse dans mon c\u0153ur, dans mes veines, dans mes fibres musculaires, je suis \u00e9lectris\u00e9, trop d\u2019id\u00e9es fusent, se r\u00e9pondent, s\u2019entrecroisent, trop de mots, trop d\u2019images et la crainte de les avoir oubli\u00e9es demain<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e0 ce stade de la nuit je me l\u00e8ve, inutile d\u2019insister, autant suivre le courant qui m\u2019entra\u00eene, l\u2019appartement est calme, aucun bruit l\u00e0-haut, Sia et Vasco dorment depuis longtemps d\u00e9j\u00e0, les bruits de la ville se sont estomp\u00e9s et me voil\u00e0 debout au milieu de ma chambre, je remonte le store \u00e9lectrique de la fen\u00eatre, je regarde la masse sombre des arbres et la silhouette \u00e9teinte de l\u2019immeuble voisin, j\u2019enfile un short et un t-shirt, j\u2019ai trop d\u2019envies \u00e0 la fois, ouvrir le carton \u00e0 dessins et poursuivre l\u2019esquisse commenc\u00e9e cet apr\u00e8s-midi, ouvrir l\u2019ordi et programmer une d\u00e9rivation du jeu, prendre des notes. J\u2019ouvre finalement mon carnet&nbsp;: \u00e9crire \u00e0 la main m\u2019aide \u00e0 rester concentr\u00e9, \u00e0 ne pas me disperser<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e0 ce stade de la nuit j\u2019aper\u00e7ois le ciel depuis ma fen\u00eatre, je vois que la nuit se d\u00e9colore, ma peau est s\u00e8che, je me sens comme trahi, je feuillette toutes ces pages griffonn\u00e9es \u00e0 la h\u00e2te en essayant de suivre le torrent d\u2019id\u00e9es qui m\u2019a travers\u00e9, il y a des mots que j\u2019arrive \u00e0 peine \u00e0 relire, des phrases qui ne me font plus vibrer, des signes cabalistiques, du code, quelques id\u00e9es qui survivront peut-\u00eatre, mon corps se referme, j\u2019ai envie de boire un th\u00e9 tr\u00e8s fort mais j\u2019ai peur de r\u00e9veiller Sia avec le sifflement de la bouilloire, je sors de ma chambre, je me sers un verre d\u2019eau fra\u00eeche, je sors sur le balcon, la nuit s\u2019efface, le concierge traverse le jardin de la r\u00e9sidence en tirant les poubelles jusqu\u2019\u00e0 la rue<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">*<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e0 ce stade de la nuit mes yeux br\u00fblent, je cherche mon collyre dans la poche du sac, je ne le trouve pas, mes yeux br\u00fblent, j\u2019ai pass\u00e9 trop de temps devant l\u2019\u00e9cran, \u00e0 revoir s\u00e9quence apr\u00e8s s\u00e9quence les rushes des derniers jours, les mains frip\u00e9es du Professeur entourant sa tasse fumante tout en parlant de son enfance, de la nuit de la r\u00e9volte, de la terreur, son t\u00e9moignage m\u2019a boulevers\u00e9, je n\u2019ai pas film\u00e9 son visage, seulement ses mains avec sa voix encore jeune et qui s\u2019est bris\u00e9e \u00e0 un moment, on entend les bruits du march\u00e9 alentour dans le silence qui a suivi avant qu\u2019il ne reprenne son r\u00e9cit, un r\u00e9cit qu\u2019il met au conditionnel puisqu\u2019il avait cinq ans \u00e0 peine au moments des faits<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e0 ce stade de la nuit je regarde dans le miroir mes yeux trop clairs d\u00e9bordant des larmes du collyre, je regarde mes yeux rougis par les heures pass\u00e9es devant l\u2019\u00e9cran et peut-\u00eatre aussi par la r\u00e9verb\u00e9ration violente du soleil sur la mer, je regarde mon visage de demain cinquante ans comme s\u2019il devait clore mon pass\u00e9 et me r\u00e9v\u00e9ler quelque chose sur ma vie \u00e0 venir,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e0 ce stade de la nuit je pense \u00e0 Jozua, j\u2019ai coll\u00e9 mon front sur la vitre \u00e9bloui par les lumi\u00e8res de Victoria Harbour et je pense \u00e0 lui, je n\u2019arrive plus \u00e0 penser \u00e0 rien d\u2019autre, l\u2019id\u00e9e qu\u2019il n\u2019a pas <em>voulu<\/em> me rejoindre s\u2019est immisc\u00e9e, elle a grandi, elle s\u2019est impos\u00e9e ces derni\u00e8res heures, malgr\u00e9 la tendresse de notre week-end \u00e0 Rotterdam avant mon d\u00e9part, malgr\u00e9 notre complicit\u00e9, j\u2019ai regard\u00e9 les photos que nous avons prises au Park Rozenburg, j\u2019ai senti dans son regard une m\u00e9lancolie que je ne lui avais jamais connue, j\u2019ai cru lire <em>Fin<\/em> dans ses yeux, j\u2019ai eu peur, j\u2019ai tourn\u00e9 en rond dans cette chambre trop luxueuse pour moi, j\u2019ai ouvert une bi\u00e8re et me suis attel\u00e9 de nouveau au visionnage des derniers rushes, pendant un moment j\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 me concentrer sur mon documentaire avant que Jozua ne revienne envahir mes pens\u00e9es, pourquoi n\u2019a-t-il pas r\u00e9pondu \u00e0 mes derniers messages&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">*<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e0 ce stade de la nuit pas de r\u00e9pit &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; je ne sais plus quoi faire &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; arpenter la chambre de la porte \u00e0 la fen\u00eatre &nbsp;&nbsp;&nbsp; et dire que je me retrouve ici &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; sans savoir o\u00f9 tu es &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; quelque chose s\u2019est pass\u00e9 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; quelque chose de grave sans doute &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019entends des pas au-dessus de ma t\u00eate &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; peut-\u00eatre mon oncle &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; il \u00e9tait \u00e0 la fois content et contrari\u00e9 de me revoir &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; toujours cet air un peu m\u00e9fiant quand il me demande de tes nouvelles &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; des pas lents &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00e7a s\u2019arr\u00eate &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; sous le store \u00e0 moiti\u00e9 ferm\u00e9 la clart\u00e9 de la lune baigne le sol &nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019ai pr\u00e9text\u00e9 une grande fatigue pour rester dormir ici &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Surtout ne rentre pas je t\u2019expliquerai &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/em>faire bonne figure apr\u00e8s ton message \u00e0 la fin du d\u00eener &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ma tante ravie que je reste cette nuit &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019ai d\u00e9pli\u00e9 la chemise de nuit qu\u2019elle m\u2019a pr\u00eat\u00e9e et je l\u2019ai \u00e9tal\u00e9e d\u2019un c\u00f4t\u00e9 du lit &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; je me suis allong\u00e9e de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019ai essay\u00e9 de penser calmement &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019ai imagin\u00e9 notre appartement vide &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; mes livres par terre \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de notre lit &nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019\u00e9tais si heureuse de <em>rentrer chez nous<\/em> &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e0 ce stade de la nuit mon c\u0153ur bat \u00e0 tout rompre &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019ai du mal \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; je relis sans le comprendre ton deuxi\u00e8me message &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ces indices que tu me donnes pour te rejoindre sans encombre &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00e0 ce stade de la nuit j\u2019essaie de respirer lentement &nbsp;&nbsp;&nbsp; tu me dis que \u00e7a peut attendre demain &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; que si je pr\u00e9f\u00e8re, autant dormir chez mon oncle et ma tante &nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019entends la mer qui bat contre les rochers &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; si tu as quitt\u00e9 notre appart aussi vite c\u2019est que tu t\u2019es senti menac\u00e9 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ce que tu m\u2019as racont\u00e9 en filigrane de ton pass\u00e9 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le vent siffle dans les interstices de la fen\u00eatre &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; si ce que tu m\u2019as racont\u00e9 de ton pass\u00e9 a ressurgi &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; quelles menaces peuvent perser sur toi&nbsp;? &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le dernier message que je t\u2019ai envoy\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; peut-\u00eatre que tu t\u2019es d\u00e9barrass\u00e9 de ton t\u00e9l\u00e9phone &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e0 ce stade de la nuit&nbsp; &nbsp;&nbsp; sortir subrepticement de la villa &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; je rejoins le Uber qui m\u2019attend un peu plus loin dans la rue &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; une voiture sombre qui d\u00e9marre sans bruit &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; je regarde les vagues qui \u00e9claboussent Repulse Bay &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019ai fini par comprendre le code de ton message &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; j\u2019ai h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 partir si tard &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ma tante s\u2019inqui\u00e8tera &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; malgr\u00e9 mon petit mot &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; je ne suis jamais all\u00e9e dans le quartier o\u00f9 tu m\u2019attends &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Vous \u00eates s\u00fbre<\/em>&nbsp;? a dit le chauffeur quand je lui ai donn\u00e9 l\u2019adresse &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; du moins le nom de la rue &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; car je n\u2019ai pas d\u00e9chiffr\u00e9 d\u2019adresse exacte &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; mais j\u2019imagine que tu guetteras mon arriv\u00e9e &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; une musique jazzy un peu doucereuse se d\u00e9verse dans l\u2019habitacle de la voiture &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;de temps en temps le chauffeur me jette un coup d\u2019\u0153il dans son r\u00e9troviseur &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">VERSO<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les fauteuils rouges, en bon \u00e9tat, et de grosses fleurs m\u00e9talliques en guise d\u2019appliques sur les murs \u00e9galement rouges\u2026 c\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre \u00e0 la Filmoth\u00e8que de la rue Champollion que j\u2019ai revu 2046 il y a quelques mois. Je n\u2019en suis pas sure, je ne me rappelle pas les circonstances exactes de la projection, j\u2019\u00e9tais sans doute trop happ\u00e9e par le film, par sa nostalgie contagieuse. C&rsquo;est une histoire d&rsquo;amour passionn\u00e9e, d\u00e9j\u00e0 termin\u00e9e. Comment on vit apr\u00e8s qu&rsquo;on a si passionn\u00e9ment aim\u00e9&#8230; C&rsquo;est un film comme un po\u00e8me, comme une musique.  J&rsquo;aime tellement l\u2019ambiance, la m\u00e9lancolie des films de Wong Kar-Wai, leurs images satur\u00e9es, et ici le c\u0153ur perdu de Tony Leung, la brillantine de ses cheveux liss\u00e9s en arri\u00e8re, le s\u00e9rieux de ses cigarettes, son dos courb\u00e9 quand il \u00e9crit, la beaut\u00e9 inou\u00efe de ses amantes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00e0 ce stade de la nuit je sais d\u00e9j\u00e0 que je ne vais pas dormir, que je ne pourrai pas, j\u2019ai beau me tourner me retourner, \u00e9tendre mes bras, suivre le flux et le reflux de ma respiration, j\u2019ai beau guider mes yeux ferm\u00e9s vers un jardin indistinct o\u00f9 mon corps s\u2019abandonne parfois, je n\u2019arriverai pas \u00e0 m\u2019endormir, je suis <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso-2-nos-nuits\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#rectoverso #2 | nos nuits<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":48,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[7529,7548],"tags":[1113,3881,159,47],"class_list":["post-188912","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-recto-verso-le-cycle-ete-2025","category-rectoverso-02-maylis-de-kerangal-nuit","tag-amour","tag-k","tag-nuit","tag-ville"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188912","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/48"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=188912"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188912\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188926,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188912\/revisions\/188926"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=188912"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=188912"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=188912"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}