{"id":189087,"date":"2025-07-07T12:07:15","date_gmt":"2025-07-07T10:07:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=189087"},"modified":"2025-07-14T20:33:46","modified_gmt":"2025-07-14T18:33:46","slug":"recto-verso-02-la-vie-est-une-situation-delicate","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/recto-verso-02-la-vie-est-une-situation-delicate\/","title":{"rendered":"#rectoverso #02 | La vie est une situation d\u00e9licate *"},"content":{"rendered":"\n<p>A ce stade de la nuit, le voisin du quatri\u00e8me n\u2019est plus dans son transat \u00e0 bronzer sur sa terrasse avec vue panoramique. Il me dit souvent qu\u2019il a peur des cambrioleurs, que c\u2019est bien d\u2019avoir install\u00e9 des cam\u00e9ras, et \u00e0 cette heure il doit paisiblement ronfler sous la clim ultra sophistiqu\u00e9e de sa chambre, qui change automatiquement la temp\u00e9rature de la pi\u00e8ce selon la temp\u00e9rature de son corps. Je sais qu\u2019il ronfle, il me l\u2019a dit, comme une confidence \u00e0 son docteur, au moment du confinement quand il n\u2019avait plus personne \u00e0 qui parler et qu\u2019on se croisait entre l\u2019ascenseur et l\u2019ext\u00e9rieur aux horaires r\u00e9glement\u00e9s. Au m\u00eame moment de cette nuit caniculaire, je suis dans mon lit, totalement \u00e9veill\u00e9, les yeux au plafond \u00e0 admirer l\u2019aisance des moustiques pour la haute voltige et l\u2019attaque en piqu\u00e9. Je compare leur hyperactivit\u00e9 \u00e0 ma nonchalance assum\u00e9e. Je suis bien. On m\u2019avait diagnostiqu\u00e9, il y a longtemps, lorsque je fr\u00e9quentais les cabinets m\u00e9dicaux pour vouloir dormir comme tout le monde, insomniaque. Je ne dors pas, je ne suis pas malade, je suis vivant, m\u00eame la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce stade de la nuit la petite famille monoparentale qui a emm\u00e9nag\u00e9 ce matin au troisi\u00e8me peut respirer, souffler, dormir enfin sans crainte. On a appris par je ne sais quel biais indiscret de conciergerie, qu\u2019elle avait fui violence et mauvaise compagnie. L\u2019homme de la maison, l\u00e0-bas, ne savait pas se tenir, se retenir, dans sa carcasse de d\u00e9m\u00e9nageur halt\u00e9rophil\u00e9. Une premi\u00e8re nuit \u00e0 l\u2019abri pour une m\u00e8re et ses petits. Des coups et des cris. J\u2019imagine les autres. Les pas encore \u00e9vad\u00e9s, les pas encore sauv\u00e9s, les tortur\u00e9s, les abus\u00e9s, les r\u00e9sign\u00e9s, les morts de \u00e7a, de tout \u00e7a qu\u2019on lit dans les journaux, qu\u2019on voit \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, quand c\u2019est arriv\u00e9, quand c\u2019est trop tard, quand il n&rsquo;y a plus rien \u00e0 faire. La nuit j\u2019exp\u00e9rimente que la pens\u00e9e est \u00e9nergie et j\u2019envoie de l\u2019amour, comme \u00e7a, juste en pensant \u00e0 des gens que je ne connais pas. Je ne dors pas, je ne suis pas malade, je suis vivant, j\u2019ai de l\u2019\u00e9nergie \u00e0 revendre, gratuitement, m\u00eame la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce stade de la nuit les petits ne savent pas encore qu\u2019ils pourront jouer sur le palier. Exit le voisin chirurgien-dentiste \u00e0 la retraite. Tomb\u00e9 un soir, comme une pierre dans le ravin, sur le carrelage de sa cuisine en pleine pr\u00e9paration de sa soupe quotidienne. Heureusement que les murs et surtout les plafonds ont des oreilles, c\u2019est l\u2019expert-comptable du deuxi\u00e8me, psycho rigide comme les cases de ses tableaux Excel, ses costumes trois pi\u00e8ces hiver comme \u00e9t\u00e9, son cartable d\u2019\u00e9colier du premier rang, qui a entendu un bruit, un choc. Depuis plus d\u2019un an on cherche des h\u00e9ritiers, car cet homme, discret, ne recevait jamais personne. Il avait peut-\u00eatre trop vu de bouches ouvertes, b\u00e9antes, de dents pr\u00eates \u00e0 mordre ou \u00e0 tomber, pour ne plus vouloir ouvrir sa porte \u00e0 qui que ce soit. Cette nuit je pense \u00e0 lui, \u00e0 son d\u00e9part fulgurant, je pense \u00e0 la fen\u00eatre de sa cuisine, fractur\u00e9e par les pompiers, rest\u00e9e en l\u2019\u00e9tat dans cet appartement vid\u00e9 de vie. Je ne dors pas, je ne suis pas malade, je suis vivant, je pense aux morts, m\u00eame la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce stade de la nuit, l\u2019\u00e9tudiante du deuxi\u00e8me et son amoureux sont peut-\u00eatre encore dans leurs \u00e9bats, ou alanguis, effondr\u00e9s dans le sommeil, l\u2019un contre l\u2019autre, l\u2019un dans l\u2019autre. Quand je les ai crois\u00e9s ce soir dans le hall, leurs regards aimant\u00e9s et leurs mains fortement entrelac\u00e9es en disaient long sur le d\u00e9sir, le plaisir \u00e0 venir, la fugacit\u00e9 de l\u2019instant charnel \u00e0 savourer. Je ne dors pas, je ne suis pas malade, je suis vivant, je repense \u00e0 mes jeunes joies pures de peau \u00e0 peau, de l\u00e8vres \u00e0 langues, \u00e0 mes d\u00e9sespoirs, mes souffrances d\u2019hier de ne pas \u00eatre aim\u00e9, d\u2019aimer trop ou pas assez puis \u00e0 cette derni\u00e8re rupture, et ce choc qui a suivi, comme un gong de pleine conscience. Je ne dors pas, je ne suis pas malade, je suis vivant, je n\u2019ai plus besoin d\u2019aimer ni d\u2019\u00eatre aim\u00e9, m\u00eame la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce stade de la nuit, leur voisine, une femme d\u2019\u00e2ge bien m\u00fbr comme une vieille pomme rid\u00e9e, divorc\u00e9e d\u2019un riche rentier, ne sera pas d\u00e9rang\u00e9e par leurs possibles bruits extatiques. Elle vit entre ici, un pied \u00e0 terre de la taille du garage de sa r\u00e9sidence helv\u00e9tique, et les abords du lac L\u00e9man. Il lui arrive de partir pr\u00e9cipitamment, en pleine nuit, comme \u00e0 cette heure-ci et tout le monde est alors averti. Elle fait rouler jusque dans l\u2019entr\u00e9e par son jeune employ\u00e9 ou son <em>boy friend<\/em>, on ne veut pas savoir, des grosses valises luxueusement identifiables, et lourdes, et parle fort \u00e0 son chauffeur pour qu\u2019il se presse de venir la cueillir. A cette heure de la nuit, je pense aux richesses de ce monde accapar\u00e9es par une poign\u00e9e d\u2019individus, je pense \u00e0 ma vie d\u2019avant, entre abondance et insouciance. Je ne dors pas, je ne suis pas malade, je suis vivant, je n\u2019ai plus besoin de grand-chose pour \u00eatre bien, m\u00eame la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce stade de la nuit, mes voisins du dessus dorment du sommeil du juste. Juste avant de mourir, c\u2019est Miriam que ses enfants ont d\u00e9pos\u00e9e l\u00e0 plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 l\u2019Ephad du quartier. Dans une studette o\u00f9 elle n\u2019a rien d\u2019autre \u00e0 faire qu\u2019\u00e0 attendre. Attendre la venue des infirmi\u00e8res, la pr\u00e9sence des aides-soignantes, les soins du kin\u00e9sith\u00e9rapeute, les sourires de la femme de m\u00e9nage, et le passage, \u00e9clair, de ses enfants et petits-enfants. Attendre que le jour se l\u00e8ve quand les m\u00e9dicaments pour la nuit n\u2019ont pas fait d\u2019effet, attendre que la nuit l\u2019emporte quand la journ\u00e9e, sans les voir, ses petits, a \u00e9t\u00e9 longue et triste malgr\u00e9 la chaleur qui lui rappelle le pays o\u00f9 elle est n\u00e9e, un pays en guerre depuis qu\u2019elle est n\u00e9e, un pays qui souffre et fait souffrir depuis qu\u2019elle est n\u00e9e. Attendre la mort, la d\u00e9livrance. Juste avant de prendre son service d\u2019employ\u00e9 de maison, c\u2019est Shannen qui rentre depuis cette canicule de plus en plus tard s\u2019assoupir quelques heures dans son canap\u00e9 lit face aux plantes grasses qu\u2019il cultive avec passion sur son balcon. Elles sont le lien fid\u00e8le avec son \u00eele lointaine perdue au milieu de l\u2019oc\u00e9an indien. L\u00e0-bas les nuits sont toujours chaudes, il sourit de voir ici l\u2019affolement m\u00e9diatique sur les hausses de temp\u00e9rature. Il me demande souvent si la musique qu\u2019il \u00e9coute la nuit avant de s\u2019endormir ou quand il r\u00eave \u00e9veill\u00e9 \u00e0 sa famille rest\u00e9e l\u00e0-bas, ne me d\u00e9range pas. Je lui r\u00e9ponds que je n\u2019entends rien. En fait j\u2019aime ce fond sonore \u00e0 une heure o\u00f9 faire silence est la norme, o\u00f9 il est parait-il bon pour la sant\u00e9 de sombrer dans la petite mort pendant en moyenne sept \u00e0 huit heures. Je ne dors pas, je ne suis pas malade, je suis vivant, je n\u2019ai plus besoin de beaucoup de repos, m\u00eame la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce stade de nuit, je ne dors pas. Je me suis assoupi une ou deux heures, je ferai peut-\u00eatre de m\u00eame plus tard. On a voulu faire de moi et de mes insomnies un cas pathologique, \u00e0 \u00e9tiqueter, r\u00e9pertorier, analyser, \u00e9valuer, soigner \u00e0 grands renforts de pilules bleues ou rouge, de m\u00e9thodes Cou\u00e9, de pratiques de relaxation, d\u2019hypnose, de s\u00e9ances de psychanalyse, jusqu\u2019\u00e0 cette nuit \u00e9trange o\u00f9 l\u2019absence de sommeil s\u2019est soudainement transform\u00e9e en connexion avec le vivant en moi, le plus que vivant visible, le plus que vivant palpable. Cette nuit-l\u00e0, qui remonte \u00e0 une date que j\u2019ai volontairement oubli\u00e9e, devenu peu soucieux du temps qui passe et du lieu o\u00f9 je me trouve, je me suis senti comme dans <em>La belle verte**<\/em>, j&rsquo;ai vu le monde avec les yeux d\u2019un \u00eatre d\u2019une autre plan\u00e8te. Parfois c\u2019est inconfortable. Pour les autres. Ancien cadre dirigeant dans une entit\u00e9 sans \u00e2me riv\u00e9e au Cac 40, je suis devenu errant solitaire le jour et \u00e9veill\u00e9 m\u00e9ditant la nuit. Je n\u2019ai pas eu besoin d\u2019aller en Inde ou au Bhoutan, je n\u2019ai pas fr\u00e9quent\u00e9 les \u00e9coles de yoga ou les stages de m\u00e9ditation transcendantale, c\u2019est apparu en moi, au plus profond de moi comme un choc avec moi-m\u00eame. Je ne dors pas ou si peu, je ne suis pas malade, je suis vivant et bien vivant, je n\u2019ai besoin de presque rien et de personne, m\u00eame la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce stade de cette nuit, chaude, humide, d\u2019un \u00e9t\u00e9 brulant de guerres explosives, cette distrayante ronde de veilleur de nuit chez mes voisins m\u2019a donn\u00e9 envie de revisiter les images de ce film que j\u2019avais achet\u00e9 en dvd dans ma vie d\u2019avant bard\u00e9e de conformisme h\u00e9r\u00e9ditaire et de normalit\u00e9 impos\u00e9e pour le revoir dans les moments de d\u00e9prime. Avant le gong, avant le choc. Parce que maintenant, comme dans le film, je me vois bien vivre en terre de qui\u00e9tude et d\u2019harmonie, \u00e0 partager les r\u00e9coltes et les <em>entrainements de t\u00e9l\u00e9pathie<\/em>. Parce que maintenant, comme dans le film, je sais aujourd\u2019hui me nourrir d&rsquo;amour et d&rsquo;\u00e9nergie \u00e0 la source, qui est partout tout le temps, dans le rire d\u2019un enfant, le chant des oiseaux, un sourire d\u00e9croch\u00e9 dans le m\u00e9tro, les calligraphies au mur pr\u00e8s de mon lit, le vibrant brouhaha d\u2019une cour de r\u00e9cr\u00e9ation, une phrase d\u2019un livre entr\u2019ouvert, une douche froide en hiver, des bains de pied au bord de mer. Parce que maintenant, comme dans le film, je danse, je chante et j\u2019organise seul ou avec quelques fous de cette nouvelle esp\u00e8ce <em>des concerts de silence<\/em>. Parce que maintenant, comme dans le film, chaque fois que je passe devant une boucherie je vois <em>une exposition de cadavres<\/em>. Parce que maintenant, comme dans le film, j\u2019enlace les arbres de mon quartier et de partout o\u00f9 je vais. J\u2019ai bazard\u00e9 ma t\u00e9l\u00e9 \u00e0 la d\u00e9ch\u00e8terie avec sa t\u00e9l\u00e9commande multiprogramm\u00e9e. Je sais maintenant que j\u2019existe en dehors de mes papiers d\u2019identit\u00e9, de ma carte vitale, de ma carte bancaire que j\u2019ai derni\u00e8rement r\u00e9duite en confettis, de mes factures sur\u00e9valu\u00e9es, de mon m\u00e9tier, de mes obligations soci\u00e9tales que j\u2019\u00e9limine, petit \u00e0 petit, les unes apr\u00e8s les autres. J\u2019ai maintenant de fortes intuitions, d\u2019impressionnantes pr\u00e9monitions, des sensations \u00e9tranges qui d\u00e9rangent ma raison, je ne suis pas encore t\u00e9l\u00e9pathe mais j\u2019y travaille, avec assiduit\u00e9. Je me sens <em>plus intelligent quand j\u2019ai march\u00e9 deux heures dans la montagne\u00a0<\/em>. J\u2019admire la beaut\u00e9 d\u2019une feuille de salade avant de la d\u00e9guster. Je n\u2019ai pas encore le don <em>de redonner la bont\u00e9 \u00e0 ceux qui l\u2019avaient perdue<\/em>, je ne sais pas encore comment je pourrai contribuer \u00e0 adoucir ce qui est devant nous comme un <em>chaos pr\u00e9 renaissance<\/em>. C\u2019est pour cela que je ne dors plus la nuit, j\u2019ai beaucoup \u00e0 faire ici. Parce qu\u2019\u00e0 ce stade de cette nuit qui s\u2019\u00e9vapore et \u00e0 l\u2019heure de celle qui lui succ\u00e8dera, se diffuse et rayonnera au c\u0153ur de la plus minuscule cellule de mon corps une injonction primordiale comme une image en boucle sur le film de ce monde en folie\u00a0: la vie est \u00e0 honorer, la vie est \u00e0 prot\u00e9ger, la vie est \u00e0 respecter, la vie est \u00e0 aimer, inconditionnellement. De jour comme de nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>*R\u00e9plique dans <em>Cuisine et d\u00e9pendances<\/em> (1993)<\/p>\n\n\n\n<p>** <a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/fr\/videos\/123323-000-A\/la-belle-verte\/\">https:\/\/www.arte.tv\/fr\/videos\/123323-000-A\/la-belle-verte\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A ce stade de la nuit, le voisin du quatri\u00e8me n\u2019est plus dans son transat \u00e0 bronzer sur sa terrasse avec vue panoramique. Il me dit souvent qu\u2019il a peur des cambrioleurs, que c\u2019est bien d\u2019avoir install\u00e9 des cam\u00e9ras, et \u00e0 cette heure il doit paisiblement ronfler sous la clim ultra sophistiqu\u00e9e de sa chambre, qui change automatiquement la temp\u00e9rature <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/recto-verso-02-la-vie-est-une-situation-delicate\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#rectoverso #02 | La vie est une situation d\u00e9licate *<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":663,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[7529,7548],"tags":[],"class_list":["post-189087","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-recto-verso-le-cycle-ete-2025","category-rectoverso-02-maylis-de-kerangal-nuit"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/189087","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/663"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=189087"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/189087\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189097,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/189087\/revisions\/189097"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=189087"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=189087"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=189087"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}