{"id":190253,"date":"2025-07-14T00:40:32","date_gmt":"2025-07-13T22:40:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=190253"},"modified":"2025-07-14T20:31:46","modified_gmt":"2025-07-14T18:31:46","slug":"recto-verso-05-on-vit-comme-on-aime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/recto-verso-05-on-vit-comme-on-aime\/","title":{"rendered":"#rectoverso #05 | On vit comme on aime*"},"content":{"rendered":"\n<p>RECTO<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video\"><video height=\"848\" style=\"aspect-ratio: 464 \/ 848;\" width=\"464\" controls src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/video_recto5-1.mp4\"><\/video><\/figure>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait tomb\u00e9 fou amoureux d\u2019elle. Amoureux et fou. Amoureux, il ne voyait plus qu\u2019elle et comme dans ce genre d\u2019histoire bien banale, il se sentait pousser des ailes. Les ailes d\u2019un homme de presque cinquante ans qui allait accepter, pour elle, pour eux deux, de retourner dans le p\u00e9trin Au sens propre ou au figur\u00e9\u00a0? un peu des deux. Elle l\u2019avait attir\u00e9 sur son \u00eele, un jour d\u2019\u00e9t\u00e9, quand tout est lumineux, joyeux, insouciant. Ils \u00e9taient pass\u00e9s \u00e0 v\u00e9lo Rue du Paradis Un nom pareil ne s\u2019invente pas pour une histoire comme celle-l\u00e0 et ils s\u2019\u00e9taient arr\u00eat\u00e9s Quelle id\u00e9e quand il y repense devant une vieillotte p\u00e2tisserie <em>ferm\u00e9 pour cause de retraite<\/em>. Not\u00e9 sur une minuscule affiche avec un num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone et <em>pour les meubles \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, nous appeler de pr\u00e9f\u00e9rence apr\u00e8s cinq heures<\/em>\u00a0. Quelques bains de mer et siestes langoureuses plus tard, le fou d\u2019amour et sa belle devisaient sur cette \u00ab F\u00e9e\u00a0\u00bb C\u2019\u00e9tait le nom qui s\u2019affichait en lettres jaunies sur la fa\u00e7ade \u00e9caill\u00e9e, \u00e0 r\u00e9veiller. Elle, hyperactive, sauf quand il la prenait dans ses bras, eut vite fait de b\u00e2tir le projet. Lui cherchait dans les vieux contacts de sa vie d\u2019avant un bien bon copain pr\u00eat \u00e0 prendre un quinqua en stage de r\u00e9habilitation dans son ancien m\u00e9tier dont il avait tout, ou presque, oubli\u00e9. Les gestes, les quantit\u00e9s, les cuissons, la gestion, les prix, la fiscalit\u00e9, les recettes, le bruit de la caisse enregistreuse, le silence du magasin au petit matin, et le chant du pain quand, croustillant et moelleux, on le sort du four gorg\u00e9 de promesses gustatives. Les deux retrait\u00e9s, trop contents de ne pas voir mourir leur abri de toute une vie, les avaient vite adopt\u00e9s comme des enfants qui prennent la suite des parents. Ils avaient expliqu\u00e9 pourquoi le nom du magasin, rapport \u00e0 la f\u00e9e Viviane, ou Morgane, ils s\u2019embrouillaient dans les souvenirs de la for\u00eat de Broc\u00e9liande o\u00f9 ils s\u2019\u00e9taient mari\u00e9s et La F\u00e9e qui les avait accompagn\u00e9s, sans trop de sc\u00e8nes de m\u00e9nage, jusqu\u2019\u00e0 leurs noces de diamant et une retraite bien m\u00e9rit\u00e9e . Les amoureux r\u00eaveurs On n\u2019est pas \u00e0 un pl\u00e9onasme pr\u00e8s dans cette histoire avaient \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 la tr\u00e8s symbolique derni\u00e8re fourn\u00e9e dans la poussi\u00e9reuse p\u00e2tisserie, et \u00e0 prendre quelques kilos rien qu\u2019en regardant le g\u00e9ant Kouign Amann fait maison sortir du four et cr\u00e2ner devant le futur boulanger dans sa peau de marmiton.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux oiseaux planant au-dessus de la mer et des \u00e9toiles, devenus ins\u00e9parables rencontr\u00e8rent deux obstacles. Surmont\u00e9s. Le banquier du continent ne comprenait pas comment un commerce de boulangerie, bio de surcroit, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 seuls les adeptes de la macrobiotique de Georges Oshawa savaient ce que ces trois lettres signifiaient, allait, sur une ile de moins de 25 km2 peupl\u00e9e de moins de 2000 habitants, pouvoir d\u00e9gager dans la caisse de quoi payer l\u2019emprunt contract\u00e9 pour l\u2019achat du fonds et des murs Tant qu\u2019\u00e0 faire, autant faire grand qu\u2019elle lui avait dit en rappelant que quitte \u00e0 \u00eatre de l\u2019aventure, c\u2019est toujours, comme au casino, la banque qui gagne.<\/p>\n\n\n\n<p>Le boulanger du bourg. F\u00e2ch\u00e9. Plus que cela, il fulminait devant sa farine et devint blanc de blanc en apprenant qu\u2019un concurrent allait s\u2019installer et faire cesser son monopole bien r\u00f4d\u00e9, bien ronronnant au point de ne servir que du pain blafard et de gout d\u00e9pourvu. Les deux tourtereaux tent\u00e8rent la voie de la cordialit\u00e9 On vous explique on va faire du pain diff\u00e9rent, pas des baguettes, et puis aussi des tartes sal\u00e9es et sucr\u00e9es, pas d\u2019\u00e9clair au chocolat, pas de Paris Brest, de meringues, ni mille feuilles ni profiteroles, pas de baba au rhum, de religieuse, aucun macaron, encore moins de for\u00eat noire. L\u2019\u00e9change fut bref, pas convaincu par le couple, le p\u00e2tissier boulanger \u00e9tait p\u00e9tri de peur, la peur de perdre tout d\u2019un coup, clients, argent, notori\u00e9t\u00e9. Pourtant \u00e0 son pain insipide et sans saveur les habitants s\u2019\u00e9taient habitu\u00e9s. Les habitudes ont la dent dure mais quand elles parlent au palais, elles vacillent.<\/p>\n\n\n\n<p>Pass\u00e9 l\u2019hiver \u00e0 tout casser, d\u00e9couper, d\u00e9molir, percer, coller, reb\u00e2tir, peindre, agencer, r\u00e9ceptionner, tester, en plus pour lui les cours de rattrapage chez un ami parisien, le meilleur pain bio de Paris de l\u2019\u00e9poque, en plus pour elle les visites chez les fournisseurs. Puriste avant l\u2019heure elle voulait la meilleure farine provenant du meilleur bl\u00e9 sans pesticide, fongicide, herbicide, moulu \u00e0 la meule de pierre, et puis des filtres \u00e0 osmose inverse pour une eau d\u00e9barrass\u00e9e de tout contaminant, et puis un sel des marais de la c\u00f4te un peu plus bas au gout de la fleur, fragile, qui se cristallise \u00e0 la surface. Elle avait aussi en charge la d\u00e9coration, les papiers administratifs, l\u2019annonce \u00e0 Monsieur le maire, content et comme tout le monde interloqu\u00e9, la distribution des prospectus.<\/p>\n\n\n\n<p>La F\u00e9e s\u2019\u00e9veilla un jour de printemps comme on en voudrait pendant trois mois, un matin frais sous un ciel parfaitement bleu avec un soup\u00e7on de soleil pour la lumi\u00e8re. La premi\u00e8re nuit au fournil avait \u00e9t\u00e9 longue et emplie d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et de fiert\u00e9 amalgam\u00e9es. L\u2019amoureuse \u00e9tait all\u00e9e la veille chercher \u00e0 Paris le premier levain chez l\u2019ami maitre de stage, un levain naturel comme on n\u2019en faisait plus depuis la r\u00e9volution du pain blanc. Emball\u00e9 comme une pierre pr\u00e9cieuse, ce m\u00e9lange d\u2019eau et de farine ferment\u00e9 avait, dans les bras de la belle, pris la route, puis le bateau et allait, sur un caillou marin se multiplier Pour la vie pensait l\u2019amoureux transi de peur de tout rater, les mains dans la farine et les yeux riv\u00e9s sur la temp\u00e9rature du four. La premi\u00e8re fourn\u00e9e fut royale, digne d\u2019un artiste, la vieille clochette de l\u2019ancienne p\u00e2tisserie laiss\u00e9e accroch\u00e9e \u00e0 la porte de la boutique &#8211; une superstition qui collait \u00e0 cette histoire de f\u00e9e &#8211; fit entendre l\u2019arriv\u00e9e du premier client. Une cliente. Une dame, au dos us\u00e9 et courb\u00e9, qui d\u00e9visagea le boulanger et sa femme. C\u2019est comme cela qu\u2019on l\u2019appellerait, elle, d\u00e9sormais. La femme du boulanger. Elle s\u2019approcha du comptoir, remarqua deux jeunes affair\u00e9s dans le fournil grand ouvert sur la boutique, elle les connaissait, ils se sourirent. Il y avait du pain plein \u00e0 craquer sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re en fer forg\u00e9. Achet\u00e9e \u00e0 prix d\u2019or chez un antiquaire qui avait senti la bonne affaire avec cette femme au sourire des gens heureux. L\u2019odeur qui montait jusqu\u2019aux petites narines du visage frip\u00e9 de la vieille dame avait d\u00fb lui rappeler un autre temps, qu\u2019elle avait bien connu avant l\u2019\u00e8re du bl\u00e9 trafiqu\u00e9, de la farine raffin\u00e9e, de la fermentation artificielle, du pain surgel\u00e9, mal cuit, d\u00e9congel\u00e9. Elle montra du doigt une grosse miche, une belle et croustillante miche, brillante, imposante, demanda le prix, sans plus. Ils avaient vite appris que dans ce refuge de marins et de femmes de p\u00e9cheurs, on ne cause pas beaucoup. Le tiroir-caisse retentit mais c\u2019\u00e9tait juste pour la joie de le faire tintinnabuler pour la premi\u00e8re fois Ce pain est pour vous, Madame, vous \u00eates notre premi\u00e8re cliente et il vous est offert. La petite dame sourit une seconde fois, on entendit un timide merci, les regards avec les apprentis boulangers s\u2019\u00e9chang\u00e8rent \u00e0 nouveau C\u2019est bien ils ont trouv\u00e9 du travail, les petits, leurs m\u00e8res doivent \u00eatre soulag\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les jours et les mois suivants, la boutique ne d\u00e9semplissait pas. Ouverte tr\u00e8s t\u00f4t le matin,&nbsp;d\u00e8s la premi\u00e8re fourn\u00e9e qui embaumait les alentours, et pendant midi, et tard le soir. Les habitants d\u00e9couvraient de quoi faire chavirer leurs papilles de f\u00e9licit\u00e9. Du pain fait \u00e0 l\u2019ancienne, p\u00e9tri et fa\u00e7onn\u00e9 \u00e0 la main, pouss\u00e9 naturellement, cuit lentement dans un four \u00e0 vapeur \u2013 le maire avait refus\u00e9 sans raison majeure mais sans appel \u00e0 cet emplacement dans le bourg l\u2019installation d\u2019un four \u00e0 bois &#8211; en boule, petite et qui se garde longtemps, dans un linge, et \u00e0 la coupe au poids, du pain au miel, aux noix, aux figues d\u2019ici et pas d\u2019ailleurs, et l\u2019originalit\u00e9 de cette F\u00e9e oc\u00e9ane, le pain \u00e0 l\u2019eau de mer.<\/p>\n\n\n\n<p>La belle histoire n\u2019est ce pas. Ce n\u2019est pas peu dire. L\u2019argent coulait \u00e0 flot dans le petit coffre-fort nich\u00e9 dans un placard de l\u2019appartement au-dessus de la boulangerie tournant sept jours sur sept \u00e0 plein r\u00e9gime surtout le premier \u00e9t\u00e9 avec tous les vacanciers qui d\u00e9filaient toute la journ\u00e9e. Le boulanger s\u2019\u00e9tait habitu\u00e9 \u00e0 son nouveau rythme,&nbsp;travailler la nuit, beaucoup, dormir le jour, peu. Et la belle&nbsp;? Partie pour quelques semaines aux Am\u00e9riques installer sa fille sur un campus californien. A l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019automne, les estivants repartis \u00e0 la ville, le calme revenant, on ne sait pas ce qu\u2019il lui a pris. La chaleur du fournil, le manque de sommeil, cet argent soudain pour qui en avait, enfant, manqu\u00e9 tant, trop de monde trop vite pour la F\u00e9e, et le bref \u00e9loignement de sa f\u00e9e, \u00e0 lui, les r\u00e9miniscences de son apprentissage, adolescent, \u00e0 la dure, violent, sans \u00e9tat d\u2019\u00e2me possible ni \u00e0 ce moment-l\u00e0 ni plus tard pour faire la paix au pr\u00e9sent de cette nouvelle vie, un amour trop simple, trop bon. On n\u2019a jamais vraiment compris. Cette folie. Quoi les femmes de boulanger ne sont pas toutes des Pomponettes, qu\u2019avait-il pu se mettre dans la t\u00eate&nbsp;? Elle eut beau chercher pourquoi comment elle n\u2019avait pas de baguette magique pour \u00e9teindre le feu de sa soudaine jalousie, les crises de d\u00e9pression r\u00e9pression, les \u00e9clats de voix \u00e0 faire aboyer les chiens errants qui avaient pris l\u2019habitude de dormir pr\u00e8s de la porte de l\u2019arri\u00e8re-boutique \u00e0 l\u2019affut des miettes du premier croissant du matin, les hurlements \u00e0 briser la vitrine pourtant si joliment d\u00e9cor\u00e9e pour l\u2019hiver qu\u2019annon\u00e7aient les grande mar\u00e9es de ce d\u00e9cembre en chute libre. Plus rien n\u2019allait comme tout avait si bien commenc\u00e9. Tr\u00e8s vite, trop vite. Il s\u2019accrocha avec maladresse \u00e0 son fournil, elle ne voulait plus de lui sur l\u2019\u00eele. \u00c9ph\u00e9m\u00e8re et r\u00eaveuse comme les vagues qui se prennent pour la mer, apr\u00e8s quelques batailles, plusieurs touch\u00e9s, en plein c\u0153ur, de part et d\u2019autre, elle a coul\u00e9, cette idylle et son histoire romanesque avec. Le banquier rembours\u00e9, le boulanger au pain blanc ravigot\u00e9, les habitants d\u00e9senchant\u00e9s, la belle \u00e9puis\u00e9e, l\u2019amoureux enfui.<\/p>\n\n\n\n<p>VERSO<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video\"><video height=\"464\" style=\"aspect-ratio: 848 \/ 464;\" width=\"848\" controls src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/video_verso-5-1.mp4\"><\/video><\/figure>\n\n\n\n<p>Une pancarte sur la vitrine de la fa\u00e7ade enlaidie d\u2019une peinture marron tellement repoussante qu\u2019elle en d\u00e9gouterait les amateurs de ch\u00e2taigne et autres fagac\u00e9es grill\u00e9es dans un feu de chemin\u00e9e. C\u2019est l\u2019hiver, il ne sait pas pourquoi il est revenu, et \u00e0 cette \u00e9poque de l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 la tristesse envahit le paysage et tous les visages. M\u00eame le museau des chiens errants. Une vitrine, vide, qui laisse voir l&rsquo;int\u00e9rieur de la boutique, vide, et sur la pancarte deux mots <em>\u00e0 louer&nbsp;<\/em>. Personne dans la rue ni sur la route qui le ram\u00e8ne au port pour demander ce qu\u2019il s\u2019est pass\u00e9 pendant ces longues ann\u00e9es. Quinze, vingt, il n\u2019arrive pas \u00e0 compter, tout se brouille dans sa t\u00eate. Il revoit les r\u00eaves \u00e0 deux, leur ivresse, les beaux jours, les nuits d\u2019amour, les clients joyeux, l\u2019argent Trop d\u2019argent&nbsp;? Sa beaut\u00e9 \u00e0 elle qu\u2019il voulait pour lui pour lui seul Trop belle&nbsp;? La r\u00e9ussite pour lui qui avait tant \u00e9chou\u00e9 gamin sous les coups des anciens Trop de succ\u00e8s&nbsp;? Et les cauchemars et tout le bazar apr\u00e8s. <\/p>\n\n\n\n<p>Les trois sifflements de la sir\u00e8ne du bateau appelaient au d\u00e9part. Il aurait pu prendre le suivant, se faire servir un caf\u00e9 bien serr\u00e9 au bar du port o\u00f9 il aimait venir se poser une fois la nuit blanche accomplie, il aurait pu chercher \u00e0 savoir, il aurait bien fini par rencontrer quelqu\u2019un qui lui aurait parl\u00e9 de la F\u00e9e, et de lui, de son pain, et d\u2019elle O\u00f9 est-elle maintenant il aurait pu noter le num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone inscrit sur l\u2019affiche et partir en r\u00eavant \u00e0 un remake, autrement. Il ne s\u2019est pas retourn\u00e9 lorsque le bateau a quitt\u00e9 le port entre les deux phares, comme deux gongs de pleine conscience. Il sait que c\u2019est impossible. Le bateau gagne le large, le vent emporte les quelques coul\u00e9es de fausse pluie qui ruiss\u00e8lent sur ses joues. Il a compris. Ce jeu de la vie, ses impasses, \u00e0 lui, ses ombres, \u00e0 elle. Il ne reviendra pas. Les contes de f\u00e9e, qui ne le sait pas aujourd\u2019hui, ce n\u2019est pas pour les grands. Ni pour les enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>*extrait <em>Comme on aime<\/em>, Teofilo Chantre<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Te\u00f3filo Chantre ~ Comme on aime\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/p7mu9Z95KA8\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RECTO Il \u00e9tait tomb\u00e9 fou amoureux d\u2019elle. Amoureux et fou. Amoureux, il ne voyait plus qu\u2019elle et comme dans ce genre d\u2019histoire bien banale, il se sentait pousser des ailes. 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