{"id":190766,"date":"2025-08-28T16:08:16","date_gmt":"2025-08-28T14:08:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=190766"},"modified":"2025-08-29T07:34:46","modified_gmt":"2025-08-29T05:34:46","slug":"05-bidonvilles-villes-bidons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/05-bidonvilles-villes-bidons\/","title":{"rendered":"#rectoverso #05 | Bidonvilles Villes bidons"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"575\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/bidonville-3-1024x575.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-191118\" style=\"width:390px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/bidonville-3-1024x575.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/bidonville-3-420x236.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/bidonville-3-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/bidonville-3.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab Si je me pr\u00e9sente en public en tant que Rom de Vienne,<br>c\u2019est pour moi alors un grand pari, un risque,<br>car c\u2019est clair que dans la population,<br>les Roms et Sinti sont r\u00e9prim\u00e9\u00b7es depuis des si\u00e8cles.<br>Mais nous devons sortir au-dehors,<br>nous devons nous ouvrir,<br>sinon un jour, il peut arriver que tous les Roms disparaissent<br>dans un trou. \u00bb<br>Ceija Stojka<br>Paroles d\u2019artiste, Lyon : \u00c9ditions Fage, 20<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Un trou dans les bois<br>dans les bois, un terrain boueux, de la boue, de la boue, des ordures, un monceau d&rsquo;ordures, d&rsquo;objets cass\u00e9s ou us\u00e9s, meubles, \u00e9lectrom\u00e9nagers hors d\u2019usage, v\u00eatements ab\u00eem\u00e9s d\u00e9chir\u00e9s, mat\u00e9riaux de construction, portes, encadrements de fen\u00eatres, b\u00e2ches r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es pour renforcer les abris, protection illusoire, piles, batteries, produits chimiques, pas d&rsquo;eau, pas de sanitaires, pas d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. <em>L\u2019hostile, le gris, l&rsquo;anonyme, le laid<\/em>, description ordinaire d&rsquo;un campement ordinaire de Roms. Les d\u00e9jections sont \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart, des trous creus\u00e9s dans le sol recouverts de boue, le long de sentiers improvis\u00e9s et des routes qui m\u00e8nent vers un centre et nulle part, avec le nombre c&rsquo;est encore moins facile. Le bois reste une protection fragile, pr\u00e9caire. Qui du dehors traverse ? Une association ou deux tout au plus. Le campement devient ville. Une ville bidon. En sortir.<br>C&rsquo;est la cinqui\u00e8me fois que je rencontre cette famille, des liens fragiles se sont cr\u00e9\u00e9s. Je suis toujours accompagn\u00e9 d&rsquo;Andr\u00e9, un b\u00e9n\u00e9vole du Secours Catholique. Il aide la famille de Flora dont l&rsquo;objectif est de s&rsquo;\u00e9chapper de leur pauvret\u00e9 structurelle. Flora et son mari refusent que leurs enfants aillent au village, c&rsquo;est-\u00e0-dire voler, devenir d\u00e9linquants pour ramener de l&rsquo;argent. Il est accueilli par des cris de joie, il apporte des sacs remplis de nourriture. J&rsquo;en am\u00e8ne aussi avec les derni\u00e8res photos, leurs portraits en noir et blanc. Ils rient, s&rsquo;interpellent en rom, Andr\u00e9 traduit, ils se trouvent beaux, dignes, les photos circulent. Leurs yeux ne renvoient pas leur mis\u00e8re. Ils sont fiers, satisfaits, me remercient par des signes de t\u00eate approbateurs, de grands sourires, de la gaiet\u00e9, des chansons enjou\u00e9es. Flora nous fait entrer dans sa baraque, planches plus lino plus tapis au sol, un po\u00eale \u00e0 bois en pierre fabriqu\u00e9 par le p\u00e8re, il fume beaucoup l&rsquo;hiver et impr\u00e8gne tout de son odeur \u00e2cre quand il y a du bois ou des mat\u00e9riaux de r\u00e9cup pour l\u2019allumer : plastique, b\u00e2ches, t\u00f4les, couvertures. Un \u00e9vier, ils vont chercher l&rsquo;eau le soir, la tirent des bouches d&rsquo;incendie, une bassine, un petit r\u00e9chaud \u00e0 gaz, des fleurs de plastique fix\u00e9es aux rideaux, des images pieuses sur une \u00e9tag\u00e8re, des photos de famille, trois plats creux, des cuill\u00e8res, des rideaux s\u00e9parent la cuisine de la salle \u00e0 vivre, deux chaises bancales, des couvertures us\u00e9es fix\u00e9es sur les b\u00e2ches pour prot\u00e9ger \u00e0 minima du froid, des matelas roul\u00e9s en guise de canap\u00e9, Flora les d\u00e9plie, le salon se transforme en chambre, une table recouverte d&rsquo;une toile cir\u00e9e verte propre, au sol des sacs plastiques, des sacs \u00e0 dos, des v\u00eatements accroch\u00e9s au toit de t\u00f4le ondul\u00e9e, le m\u00eame mat\u00e9riau pour tous les abris de fortune, d&rsquo;autres v\u00eatements, ceux des enfants bien rang\u00e9s dans un cube de plastique blanc ferm\u00e9 herm\u00e9tiquement. Des bottes de caoutchouc. Pour passer d\u2019une baraque \u00e0 l&rsquo;autre, des planches de bois pos\u00e9es sur la boue et d&rsquo;autres en sens inverse qui rejoignent la civilisation \u00e0 un kilom\u00e8tre. Dans les autres baraques, m\u00eames dispositions mais r\u00e9serv\u00e9es au couchage, tous les enfants dorment ensemble. Ici, pas de caravane. Flora me parle de leur installation.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <em>Nous venir ici, deux familles. Nous faire cache. Nous mettre b\u00e2ches, cartons, plastique. Nous faire cache pour pas probl\u00e8me. Pour pas police. Pour pas gens crier. 4 baraques pour vivre. Pas possible. Apr\u00e8s, venir autres familles. Trois, quatre. cinq. Nous faire camps. Pas maison. Pas eau. Pas toilette. pas lumi\u00e8re, Mais nous rester. Froid, pluie, vent. Enfant pleurer. Mais nous rester. Gens dire : \u00ab\u202fRoms voler. Roms sales. Roms faire bruit.\u202f\u00bb Moi porter enfant sur dos Le bus\u2026 il vient.. Si enfant sale, gens rigoler. Gens dire \u00ab\u202fRoms puent. Roms mis\u00e9rables.\u202f\u00bb Moi pas vouloir \u00e7a. Enfants propres, pas de boue. Moi vouloir respect. Moi vouloir paix. Pas demander argent. Nous demander vie normale travail. Si porte ferm\u00e9e, nous taper. Nous Roms Nous Hommes. Nous l\u00e0. pas maison, \u00e7a. Toi vivre l\u00e0\u202f? Dans merde\u202f? <\/em>Toi vivre l\u00e0 ? <em>\u00cen rahat <\/em>? Pas humain, <em>nu e om<\/em> p<em>as pour gens pas pour enfants. Nous manger dormir dans le froid avec les rats pas normal, pas vie. C\u2019est pas maison. Honte. <\/em>Elle dit <\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <em>Andr\u00e9 aide beaucoup pour laver linge, machine \u00e0 laver dans maison Secours Catholique, il donne v\u00eatements, lait, eau, chaussures, jouets pour les petits, couvertures il aide pour papiers, pour soigner. France soigne, Romania non.<\/em> <em>Nous  pauvres, pauvres en Romania.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Flora est m\u00e8re de quatre enfants les deux a\u00een\u00e9s Isabella et Ronaldo sont scolaris\u00e9s, la cantine revient \u00e0 quatorze euros par enfant, plein tarif, les Roms ne paient pas d&rsquo;imp\u00f4t ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme des personnes ext\u00e9rieures \u00e0 la ville. Le p\u00e8re avec une pathologie lourde garde les deux plus jeunes. Il dit<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <em>Pas aller \u00e9cole petit, travailler terre Romania huit ans. Moi pas lire. Moi pas \u00e9crire. Juste parler. Juste compter un peu. Enfants\u2026 eux aller. Lire Ecrire. Pour parler avec papier \u00ab\u00a0Te \u010dhiv, te gilab. Te rakhel le papirisar.\u00a0\u00bb. Pour pas gens mentent nous. Pour pas gens volent eux. Moi dis\u00ab\u202fVa \u00e9cole. M\u00eame si dur. M\u00eame si gens regardent mal.\u202f\u00bb Moi dis : \u00ab\u202fMets choses dans t\u00eate<\/em> \u00ab\u00a0Me phen, rakh buti ando \u0161ero.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Zurika, ni\u00e8ce de Flora, et son mari Madar ont deux enfants en bas \u00e2ge trop petits pour \u00eatre scolaris\u00e9s, ils jouent. Pas de t\u00e9l\u00e9vision, pas de livre, peu de jouets. L&rsquo;oncle les gardera toute la journ\u00e9e. Il leur chante des chansons roms, il fait le clown. C&rsquo;\u00e9tait son m\u00e9tier avec son bandon\u00e9on, sa perruque rouge et son v\u00eatement criard. Il se grimait et partait dans des quartiers de Paris, en banlieues, il ramenait de l&rsquo;argent, les enfants aiment les clowns, parfois il se faisait chasser, repartait, il me sourit. Zurika et Madar prennent le RER chaque jour pour aller \u00e0 Paris. Elle mendie \u00e0 la station Luxembourg, pas un endroit pour elle, un rien, un non, un dehors, un oubli des autres par tous les temps. Elle dit<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <em>Le jour venir de baraque l\u00e0-bas. Moi, na ker. Baraqe, moi vivre. \u00ab\u00a0Pas maison, baraque pour vivre pas argent pour manger pour enfants eux faim moi mendier gens regardent pas. ils disent \u00ab\u00a0Va-t\u2019en. Pars d\u2019ici. Va travailler.\u00a0\u00bb travail, moi trouve pas. Personne donne.\u00a0\u00bbKeci si la\u010dhe.\u00a0\u00bb <\/em>les gentils<em> parlent, donnent pain, caf\u00e9, argent  pas tous. <br>\u00ab\u00a0La bute\u2026 keren jalgos. Phranen la\u010dhi lav.\u00a0\u00bb<\/em> <em>Beaucoup, ils crient, mauvais.<\/em> <em>Si pas travail pas maison<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur maison est l&rsquo;errance.<br>Pas de toit. Madar, analphab\u00e8te, apprend le fran\u00e7ais avec une jeune Roumaine, \u00e9tudiante \u00e0 Paris. Elle les rencontre un jour dans la rue, comprend leur d\u00e9tresse, d\u00e9cide de lui donner gratuitement des cours de fran\u00e7ais. En confiance, il fait de rapides progr\u00e8s. Avec ses quatre mots, il peut s&rsquo;exprimer a minima, se faire comprendre, trouver de l&#8217;embauche pour d\u00e9charger des palettes aux Halles de Rungis, il r\u00e9cup\u00e8re l\u00e9gumes et fruits jet\u00e9s \u00e0 peine avari\u00e9s. C\u00b4est loin de Meaux, soixante kilom\u00e8tres, trois heures de trajet aller-retour, vingt euros, oblig\u00e9e de dormir sur place, les Halles c\u00b4est t\u00f4t le matin, de quatre heures \u00e0 dix heures, tr\u00e8s peu pay\u00e9. Il d\u00e9cide de faire les march\u00e9s \u00e0 Meaux, ses alentours et \u00e0 Paris. Il r\u00e9cup\u00e8re ce qu&rsquo;il peut, parfois certains commer\u00e7ants lui arrachent des mains les l\u00e9gumes avari\u00e9s qu&rsquo;il vient de ramasser par terre dans un cageot. Il fait aussi les chantiers, il n&rsquo;a pas de fiche de salaire, il est pay\u00e9 en esp\u00e8ces, des fois bien, des fois mal. Lui aussi veut un toit au-dessus de sa t\u00eate. Sortir de l&rsquo;insalubrit\u00e9, de ce morceau de plastique, de ce lieu inhabitable. Il veut que Zurika ne mendie plus.<br>Retour au campement, la famille est rassembl\u00e9e. Flora dit<\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Nous, trop souffert, on veut vit normale, maison propre. Enfants \u00e9coles. Nous peuple enferm\u00e9 baraques, frapp\u00e9, tu\u00e9, br\u00fbl\u00e9, fours cr\u00e9matoires la guerre, les nazis, le communisme, Ceausescu nous vivre en paix pas dans baraque. Pas chasse aux Roms pas normal, nous culture, langue, nous chr\u00e9tiens.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le monde n&rsquo;arr\u00eate pas de tourner dans sa fixit\u00e9 chaotique qui renvoie aux brisures, aux ruptures des Roms, Europ\u00e9ens \u00e0 l&rsquo;habitat plus que pr\u00e9caire. Je reviens un an apr\u00e8s, Andrea est toujours l\u00e0, il m&rsquo;explique qu&rsquo;il a fait sortir du camp Flora et sa famille quelques mois avant son d\u00e9mant\u00e8lement \u00e0 coups de bulldozers, encercl\u00e9 par les CRS, le service social, les organisations humanitaires. Le p\u00e8re, de plus en plus atteint par sa pathologie, n\u00e9cessite rapidement un environnement sain en attente de son op\u00e9ration. La plupart des Roms vivent en moyenne dix ans de moins que nous. Andr\u00e9 rencontre Mme la Maire, d&rsquo;accord pour reloger deux, trois familles, pas plus. Les autres ?. Flora montre beaucoup d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, elle veut rester au camp, elle ne sait pas ce qui les attend, les enfants, encore une fois, sont d\u00e9scolaris\u00e9s. La peur. Quoi faire ? survivre dans la boue ? reconstruire la baraque pour la troisi\u00e8me fois dans un autre bois pour la voir d\u00e9truite ? Un cycle infernal. Ils prennent la d\u00e9cision de partir, les dix personnes montent dans les camionnettes du Samu social, direction un h\u00f4tel \u00e0 40 kms de Meaux, en p\u00e9riph\u00e9rie, dans une zone industrielle sans \u00e9cole et peu d&rsquo;infrastructures. Leur h\u00e9bergement pr\u00e9vu pour trois jours se transforme en six mois d&rsquo;attente, \u00e0 l\u00b4h\u00f4tel il est interdit de cuisiner. Au bout de six mois, le service social leur propose un logement temporaire pendant trois ans dans un village pilote compos\u00e9 de modulaires am\u00e9nag\u00e9s, pas vraiment s\u00e9cure, un abri, des Algeco br\u00fblants en \u00e9t\u00e9, glac\u00e9s en hiver. Un non-habitat pour quelques mois. <em>L&rsquo;\u00e9triqu\u00e9, l&rsquo;irrespirable, le petit, le calcul\u00e9 au plus juste<\/em>. Un refuge. Les enfants seront scolaris\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p> Ils ont dit Oui.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le campement a \u00e9t\u00e9 totalement d\u00e9truit.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"379\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2000x740_2-1-1024x379.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-191106\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2000x740_2-1-1024x379.png 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2000x740_2-1-420x155.png 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2000x740_2-1-768x284.png 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2000x740_2-1-1536x568.png 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2000x740_2-1.png 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Si je me pr\u00e9sente en public en tant que Rom de Vienne,c\u2019est pour moi alors un grand pari, un risque,car c\u2019est clair que dans la population,les Roms et Sinti sont r\u00e9prim\u00e9\u00b7es depuis des si\u00e8cles.Mais nous devons sortir au-dehors,nous devons nous ouvrir,sinon un jour, il peut arriver que tous les Roms disparaissentdans un trou. \u00bbCeija StojkaParoles d\u2019artiste, Lyon : \u00c9ditions <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/05-bidonvilles-villes-bidons\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#rectoverso #05 | Bidonvilles Villes bidons<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":700,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[7529,7583],"tags":[],"class_list":["post-190766","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-recto-verso-le-cycle-ete-2025","category-rectoverso-05-joy-sorman-avant-apres"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190766","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/700"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=190766"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190766\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":197812,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190766\/revisions\/197812"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=190766"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=190766"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=190766"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}