{"id":192388,"date":"2025-07-23T20:46:00","date_gmt":"2025-07-23T18:46:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=192388"},"modified":"2025-07-23T23:54:16","modified_gmt":"2025-07-23T21:54:16","slug":"rectoverso-07-quatre-photographies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso-07-quatre-photographies\/","title":{"rendered":"#rectoverso #07 | Quatre photographies"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"706\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/quatre-photographies-1024x706.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-192389\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/quatre-photographies-1024x706.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/quatre-photographies-420x289.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/quatre-photographies-768x529.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/quatre-photographies-1536x1058.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/quatre-photographies-2048x1411.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">recto | Miroir de r\u00e9el<\/h2>\n\n\n\n<p>Le fait que la maison soit si grande l\u2019oblige \u00e0 condamner les pi\u00e8ces dont elle n\u2019a pas l\u2019usage. Elle vit seule. C\u2019est bien trop vaste pour une personne. Mais le fait qu\u2019elle ait perdu son travail en ville, qu\u2019elle n\u2019ait plus les moyens d\u2019y vivre, loyer trop cher, tout trop cher, l\u2019a d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 rentrer au village. Au moins ici, elle a un toit. Et m\u00eame si le fait de revenir remue des souvenirs qu\u2019elle aurait voulu maintenir \u00e0 distance, elle n\u2019a pas le choix.<br>Du fait d\u2019avoir trouv\u00e9 ici des petits boulots, elle r\u00e9partit dans le temps les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res. Une \u00e0 deux pi\u00e8ces par jour, pas plus. Car elle entretient aussi les condamn\u00e9es. Le fait qu\u2019elles restent tout le temps ferm\u00e9es pourrait, \u00e0 la longue, les d\u00e9grader.<br>Aujourd\u2019hui, elle s\u2019occupera de la salle \u00e0 manger puis du salon biblioth\u00e8que. Le fait que des bibelots sont diss\u00e9min\u00e9s un peu partout, au milieu de la table, sur la desserte, le dessus de chemin\u00e9e, exige de l\u2019attention. Des gestes s\u00fbrs. Pour se distraire, elle \u00e9coute la radio. C\u2019est sa mani\u00e8re d\u2019ouvrir une fen\u00eatre sur le monde. Le fait qu\u2019elle se trouve maintenant \u00e9loign\u00e9e de tout la contraint \u00e0 produire cet effort : ne pas se replier sur soi, m\u00eame si les nouvelles venues d\u2019ailleurs ne sont pas gaies.<br>Le fait que des incendies d\u00e9cha\u00een\u00e9s d\u00e9vorent des for\u00eats sur des milliers d\u2019hectares,<br>le fait que des inondations monstrueuses ravagent des r\u00e9gions enti\u00e8res,<br>le fait que le d\u00e9r\u00e8glement climatique ach\u00e8ve d\u2019ab\u00eemer le vivant sur toute la plan\u00e8te sans distinction de fronti\u00e8res,<br>le fait que la guerre, on ne parle plus que d\u2019elle dans les journaux, \u00e0 la radio, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, partout, et cela gagne maintenant les conversations \u00e0 l\u2019\u00e9picerie, chez le boucher, au salon de coiffure,<br>le fait que des villes soient d\u00e9truites sous nos yeux,<br>le fait que sous nos yeux des civils soient massacr\u00e9s,<br>le fait que des gens soient jet\u00e9s sur des routes sans futur,<br>le fait que les noyades de d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s se comptent chaque ann\u00e9e par centaines dans des mers hostiles,<br>les famines, les maladies, les naufrages, la mort,<br>le fait que toutes ces trag\u00e9dies s\u2019accumulent jusqu\u2019\u00e0 la naus\u00e9e la pousserait \u00e0 ne plus rien \u00e9couter, ni regarder, ni lire, \u00e0 s\u2019enfermer dans le noir et ne plus bouger mais elle r\u00e9siste, elle continue \u00e0 recevoir le journal local chaque matin dans sa bo\u00eete aux lettres, cela lui co\u00fbte un peu d\u2019argent mais \u00e7a n\u2019a pas d\u2019importance, elle a besoin de savoir, c\u2019est une vieille habitude depuis qu\u2019elle est enfant.<br>Le fait que, de surcro\u00eet, quantit\u00e9s de livres soient rang\u00e9s dans la biblioth\u00e8que du salon l\u2019encourage. Elle les d\u00e9poussi\u00e8re r\u00e9guli\u00e8rement. Les sort comme pour leur faire prendre l\u2019air. Les range \u00e0 nouveau. Le fait qu\u2019ils soient class\u00e9s par ordre alphab\u00e9tique de noms d\u2019auteurs faciliterait son choix mais elle pr\u00e9f\u00e8re se confier au hasard. Elle ferme les yeux, laisse sa main caresser les reliures, en saisit une, ouvre \u00e0 n\u2019importe quelle page et commence \u00e0 lire :<br>\u00ab&nbsp;Il se trouve dans certaines villes de province des maisons dont la vue inspire une m\u00e9lancolie \u00e9gale \u00e0 celle que provoquent les clo\u00eetres les plus sombres, les landes les plus ternes ou les ruines les plus tristes. Etc\u2026&nbsp;\u00bb Ce d\u00e9but d\u2019<em>Eug\u00e9nie Grandet<\/em>, combien de fois l\u2019a-t-elle lu et relu ? Le fait qu\u2019y soit d\u00e9crite une villa triste dans un monde en ruine, c\u2019est comme si Balzac se penchait vers elle et murmurait \u00e0 son oreille.<br>Ce jour-l\u00e0, cependant, ce n\u2019est pas sur la reliure d\u2019un livre que sa main s\u2019arr\u00eate mais sur la poign\u00e9e d\u2019un tiroir. Le fait qu\u2019elle n\u2019a jusqu\u2019ici jamais d\u00e9cel\u00e9 sa pr\u00e9sence l\u2019intrigue. Elle en tire, dissimul\u00e9 sous un amas de vieux papiers, comme si on avait voulu le soustraire \u00e0 des regards indiscrets, un cadre en verre rassemblant quatre photographies d\u2019un m\u00eame homme pris dans des postures diff\u00e9rentes. Un homme dont, \u00e0 premi\u00e8re vue, elle ne sait rien. Un parfait inconnu.<br>Le fait qu\u2019elle ignore tout de la personne repr\u00e9sent\u00e9e sur les images, le fait que ces photographies en noir et blanc, aux bords dentel\u00e9s et jaunis, n\u2019ont probablement pas \u00e9t\u00e9 rang\u00e9es l\u00e0 sans raison, le fait que quelqu\u2019un a pris soin de les conserver, le fait que l\u2019homme sur les photos puisse \u00eatre un membre de sa famille &#8211; mais qui ? -, le fait qu\u2019aucune inscription ne permette de lever le voile sur son identit\u00e9, tout ce myst\u00e8re la trouble jusqu\u2019\u00e0 changer le cours de sa journ\u00e9e. Elle d\u00e9cide de d\u00e9poussi\u00e9rer le cadre et sans plus attendre de le poser en bonne place sur le buffet de la cuisine. Le fait d\u2019avoir pr\u00e8s d\u2019elle ces photographies lui permettra d\u2019en interroger les moindres d\u00e9tails, tenter ainsi de d\u00e9couvrir un indice, engager &#8211; pourquoi pas ? &#8211; une conversation silencieuse avec l\u2019inconnu, trouver une piste ou, fermant les yeux, laisser venir \u00e0 elle un souvenir. Le fait d\u2019en disposer ainsi chaque jour \u00e0 sa guise lui rend cet homme familier. Le regardant, les yeux dans les yeux, elle en vient presque \u00e0 penser qu\u2019ils se connaissent depuis toujours. Qu\u2019elle l\u2019a peut-\u00eatre aim\u00e9 dans une autre vie. Mais ce n\u2019est sans doute qu\u2019une illusion comme en provoquent ces images que l\u2019on croit \u00eatre le r\u00e9el alors qu\u2019elles n\u2019en sont que la lointaine repr\u00e9sentation. Un effet de r\u00e9el plus que le r\u00e9el m\u00eame. Un halo. Un miroir peut-\u00eatre. Allez savoir.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">verso | Comme un soupir<\/h2>\n\n\n\n<p>Il y a quatre photographies dans le cadre. La premi\u00e8re le repr\u00e9sente v\u00eatu d\u2019un costume militaire, veste boutonn\u00e9e jusqu\u2019au col, le bras droit le long du corps, un insigne d\u2019officier subalterne sur la manche, la main gauche pos\u00e9e sur un gu\u00e9ridon, une paire de gants blancs dans la main droite. La pose d\u2019un soldat en costume d\u2019apparat. Il ne sourit pas. Il n\u2019est pas triste non plus. Simplement : s\u00e9rieux.<br>La deuxi\u00e8me est une photo d\u2019identit\u00e9. Le fait que quelques rides marquent son visage montre qu\u2019il a vieilli. Il est mont\u00e9 en grade. Cela se remarque \u00e0 ses \u00e9paulettes, absentes de la photo pr\u00e9c\u00e9dente. Veste toujours boutonn\u00e9e mais laissant cette fois appara\u00eetre le col d\u2019une chemise blanche. Cravate noire impeccablement nou\u00e9e. Et toujours cet air s\u00e9rieux. Impassible.<br>La troisi\u00e8me doit avoir \u00e9t\u00e9 prise dans la m\u00eame p\u00e9riode. Le fait qu\u2019il soit cette fois photographi\u00e9 en pied permet de le voir droit dans son costume. Pas au garde-\u00e0-vous. Les mains derri\u00e8re le dos. Le haut du corps l\u00e9g\u00e8rement inclin\u00e9 sur la droite. Veste boutonn\u00e9e. Col blanc et cravate noire. Toujours aussi impassible. Ce qui tranche, cependant, sur cette image, est son arri\u00e8re plan. Pour la premi\u00e8re fois, il est possible de le situer dans un espace sans qu\u2019il soit cependant possible de situer l\u2019espace lui-m\u00eame. Il se trouve sur une all\u00e9e recouverte de gravier. Derri\u00e8re lui, trois arbres, plut\u00f4t maigres, bordant une \u00e9tendue de verdure. Et dans le flou du lointain, un b\u00e2timent. L\u2019image ne donne \u00e0 voir rien de pr\u00e9cis. Elle devra s\u2019en contenter. Elle n\u2019en saura pas plus.<br>La quatri\u00e8me, par contre, agit comme un r\u00e9v\u00e9lateur. Le fait, d\u00e9j\u00e0, qu\u2019on le reconnaisse sans difficult\u00e9, entour\u00e9 de six autres personnes. Cinq sont des militaires en costume coiff\u00e9s de leurs k\u00e9pis attestant qu\u2019ils appartiennent au corps de l\u2019arm\u00e9e de l\u2019air. L&rsquo;un d&rsquo;eux tient un papier froiss\u00e9 dans ses mains. Un sixi\u00e8me, plus \u00e9nigmatique, v\u00eatu en civil, chemise blanche \u00e0 manches courtes, bretelles, cravate noire.  Et lui ?<br>Le fait qu\u2019au premier plan, on ne voit que lui dans sa combinaison blanche, lui conf\u00e8re un statut particulier. Mains aux poches. Adoss\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle qui permet d\u2019acc\u00e9der au cockpit de l\u2019avion au second plan (on y revient tout de suite). Allure d\u00e9contract\u00e9e. Visage rayonnant. Et, pour une fois, souriant. Visiblement heureux d\u2019\u00eatre photographi\u00e9 au milieu des siens. Son \u00e9quipage, supposera-t-elle, lorsqu\u2019elle apprendra bien plus tard qu\u2019il commandait une escadrille de bombardiers. Quant \u00e0 l\u2019avion ?<br>Le fait qu\u2019on ne voit que lui, au second plan, en fait l\u2019autre vedette de la photographie. Un mastodonte de fer, nez point\u00e9 vers le ciel, deux num\u00e9ros &#8211; 6 et 29 &#8211; comme pi\u00e8ce d\u2019identit\u00e9. Le fait qu\u2019il bombe le torse, camp\u00e9 sur les roues de son train d\u2019atterrissage, exhibant ses deux moteurs \u00e0 h\u00e9lices, le fait qu\u2019il a l\u2019air de ne craindre personne, le fait qu\u2019il d\u00e9fie le ciel : pas de doute, c\u2019est un g\u00e9ant.<br>Elle est curieuse. Elle veut savoir. En cherchant sur internet, elle finit par tomber sur l\u2019image d\u2019un avion en tous points identique \u00e0 celui qu\u2019elle a sous les yeux. C\u2019est un Bloch 210 dont elle apprend qu\u2019il a connu un destin chaotique, bien loin de l\u2019image qu\u2019il veut donner de lui-m\u00eame. Plusieurs fois interdit de vol durant sa br\u00e8ve carri\u00e8re. Motorisation inadapt\u00e9e. Maniabilit\u00e9 discutable en cas d\u2019attaques de chasseurs (mais n\u2019\u00e9tait-ce pas le lot de tous ces appareils lest\u00e9s des filets de bombes qu\u2019ils devaient d\u00e9verser sur leurs cibles, parfois \u00e0 l\u2019aveugle, hors de port\u00e9e des tirs de d\u00e9fense ?). Le fait qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 surnomm\u00e9 le \u00ab\u00a0cercueil volant\u00a0\u00bb laisse pr\u00e9sager le pire. Cela, note-t-elle, n\u2019a pas l\u2019air d\u2019inqui\u00e9ter les hommes \u00e0 ses pieds. Confiants. S\u00fbrs d\u2019eux. Ils en ont vu d\u2019autres. Ils ne sont plus \u00e0 \u00e7a pr\u00e8s.<br>Quant \u00e0 savoir pourquoi ce pilote de bombardier pendant les premiers mois de la Seconde guerre mondiale, disons jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9b\u00e2cle de juin 1940 qui rebattra toutes les cartes, se trouve l\u00e0, dans la maison familiale, dissimul\u00e9 au fond d\u2019un tiroir de la biblioth\u00e8que, le myst\u00e8re reste entier. Pire, il s\u2019\u00e9paissit. Le fait qu\u2019elle ne situe pas. Le fait qu\u2019elle ne voit pas. Le fait qu\u2019elle ne comprend pas. Le fait qu\u2019elle ne se souvient pas. Le fait qu\u2019elle ne trouve pas. Elle s\u2019\u00e9nerve. Elle enrage. Elle d\u00e9sesp\u00e8re. Elle pleure. Quand soudain, quelque chose, une ombre dans le jour finissant, oui, dans ce moment cr\u00e9pusculaire o\u00f9 tout, le ciel, la terre, la cime des arbres, les nuages, semble basculer dans les limbes, une main furtive se pose sur son \u00e9paule, un souffle l\u2019effleure. Un lointain <em>je suis l\u00e0<\/em>, diffus, pour ainsi dire imperceptible. Mais qui parle ? Elle ne sait pas, ne per\u00e7oit qu\u2019un murmure comme un soupir dans les bras de la nuit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>recto | Miroir de r\u00e9el Le fait que la maison soit si grande l\u2019oblige \u00e0 condamner les pi\u00e8ces dont elle n\u2019a pas l\u2019usage. Elle vit seule. C\u2019est bien trop vaste pour une personne. 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