{"id":192402,"date":"2025-07-23T22:30:13","date_gmt":"2025-07-23T20:30:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=192402"},"modified":"2025-07-24T08:27:04","modified_gmt":"2025-07-24T06:27:04","slug":"recto-verso-08-i-des-seins-moi-non-plus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/recto-verso-08-i-des-seins-moi-non-plus\/","title":{"rendered":"#rectoverso #08 | des seins moi non plus"},"content":{"rendered":"\n<p>Elle, je ne me souviens plus quand je l\u2019ai entrevue pour la premi\u00e8re fois. En tous les cas je ne suis pas all\u00e9e vers elle ni, lui parler de moi-m\u00eame. Englu\u00e9e dans mon univers familial ou trop absorb\u00e9e \u00e0 trouver avec quoi jouer, \u00e0 m\u2019occuper dans cette campagne sans int\u00e9r\u00eat (autre que planter des salades dans le potager puis les regarder pousser ou bouffer par les limaces) mais o\u00f9 je venais r\u00e9guli\u00e8rement avec mes parents. Durant mon enfance je n\u2019aimais ni la salade, ni les petits pois, je m\u2019ennuyais.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle, ses parents venaient d\u2019acqu\u00e9rir, dans ce hameau au milieu de champs de bl\u00e9 et de prairies o\u00f9 ruminaient des vaches laiti\u00e8res, la propri\u00e9t\u00e9 en face de celle de ma famille (une jolie long\u00e8re agr\u00e9ment\u00e9e d\u2019un terrain arbor\u00e9, prolong\u00e9e d\u2019une grange am\u00e9nag\u00e9e avec une table de ping-pong\u2026). Sans aucun doute nos parents respectifs s\u2019\u00e9taient crois\u00e9s, salu\u00e9s puis avaient parl\u00e9 et convenu que leurs deux filles uniques, plus ou moins du m\u00eame \u00e2ge (on avait, on a toujours deux ans de diff\u00e9rence) pourraient bien s\u2019entendre. Ils ont du se dire qu\u2019ils seraient plus rassur\u00e9s et tranquilles si on se promenait \u00e0 deux \u00e0 v\u00e9lo sur les routes d\u00e9partementales, si on faisait nos devoirs scolaires \u00e0 deux&#8230; Je ne sais plus de quelle mani\u00e8re ils nous ont vendu l\u2019une \u00e0 l\u2019autre, mais ils y sont parvenus sans aucun probl\u00e8me car leurs d\u00e9sirs de faire de nous des amies a fonctionn\u00e9. Pendant des ann\u00e9es, on a \u00e9t\u00e9 proches, m\u00eame si&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re fois que je la vis vraiment, sa beaut\u00e9 m\u2019impressionna. Un large sourire sur de petites dents de souris, une tr\u00e8s longue chevelure brune et des jambes interminables. Sa m\u00e8re aussi me s\u00e9duit : son \u00e9coute \u00e0 notre endroit, son maquillage soign\u00e9, sa voix m\u00e9lodieuse qui nous racontait des choses int\u00e9ressantes\u2026 Tellement \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de mon milieu. Elle, je lui trouvais beaucoup de chance d\u2019avoir une m\u00e8re aussi jolie et intelligente, qui nous portait tant d\u2019attention. Peut-\u00eatre est-ce de sa m\u00e8re, ou de son image de femme \u00e9panouie, pas d\u2019Elle dont je suis tomb\u00e9e amoureuse \u00e0 huit ans&nbsp;? Elle, comme pour r\u00e9\u00e9quilibrer tous ses atouts physiques et familiaux, poss\u00e9dait deux handicaps majeurs, sa timidit\u00e9 et ses difficult\u00e9s scolaires. Enfin \u00e7a c\u2019\u00e9tait flagrant, sans doute avait-elle, comme moi, bien d\u2019autres points de fragilit\u00e9 (mais ils m\u2019importaient peu, je ne les voyais pas ou les mettais entre parenth\u00e8ses). En revanche, Elle avait la chance inou\u00efe d\u2019\u00eatre soutenue par sa m\u00e8re et d\u2019\u00e9prouver un amour inconditionnel pour les animaux, tous les animaux de la plan\u00e8te, mais particuli\u00e8rement pour des chevaux qu\u2019elle apprenait \u00e0 monter (puis plus tard \u00e0 dresser).<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque week-end (ou presque) on se retrouvait, sans t\u00e9l\u00e9 ni autre compagnie, dans cette campagne boueuse qu\u2019on n\u2019appr\u00e9ciait ni l\u2019une ni l\u2019autre. Alors entre deux devoirs oblig\u00e9s de g\u00e9ographie ou de sciences, on se racontait des histoires dont nous \u00e9tions les protagonistes adul\u00e9es, voire les c\u00e9l\u00e8bres h\u00e9ro\u00efnes. De sa chambre (je n\u2019avais pas de chambre personnelle chez mes parents), d\u2019o\u00f9 on ne sortait pas assez au go\u00fbt de mes parents qui auraient aim\u00e9 nous voir \u00ab&nbsp;prendre&nbsp;\u00bb l\u2019air comme ils disaient, le jour on s\u2019imaginait doter de pouvoirs extraordinaires, juste avec des mots, sans rien faire (dire c\u2019est faire) et la nuit lorsqu\u2019il nous \u00e9tait permis de la passer ensemble (c\u2019\u00e9tait souvent le cas), on continuait de se raconter nos envies, nos soucis et nos secrets. A la lueur des bougies, la complicit\u00e9 et les \u00e9clats de rire nous tenaient \u00e9veill\u00e9es tard le soir. Ensemble on parvenait \u00e0 se sentir insouciantes et l\u00e9g\u00e8res, ce qui n\u2019\u00e9tait pas gagn\u00e9 pour chacune de nous deux individuellement.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis sans rien en dire, en douce presque, l\u2019enfance nous quitta. Chez Elle avant moi. Sa timidit\u00e9 toujours aussi maladive contribua \u00e0 ce qu\u2019elle demeure sur la r\u00e9serve, l\u2019emp\u00eacha (m\u00eame vis-\u00e0-vis de moi) d\u2019exprimer ses nouvelles priorit\u00e9s (l\u2019Amour\u2026), ses r\u00e9cents questionnements intimes (sexuels\u2026) ou ses probl\u00e8mes anciens mais toujours irr\u00e9solus&nbsp;&nbsp;(scolaires, relationnels voire familiaux\u2026). Malgr\u00e9 mes deux ans de moins, je sentais venir en moi les m\u00eames d\u00e9placements de p\u00f4les d\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019elle. Malgr\u00e9 nos diff\u00e9rences corporelles et d\u2019attitudes (Elle avait des seins, mesurait une t\u00eate de plus que moi, moi j\u2019avais des opinions politiques engag\u00e9es et un go\u00fbt flagrant pour l\u2019art) notre proximit\u00e9 affective ne diminua pas tout de suite. Malgr\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Elle, ses ann\u00e9es d\u2019adolescence changeaient peu de choses \u00e0 ses mani\u00e8res d\u2019\u00eatre. Sur ses rails, rien de violent ne me paraissait la bouleverser. Pas \u00e0 pas Elle poursuivait son \u00e9volution pas vraiment d\u00e9finie et pourtant fid\u00e8le \u00e0 elle-m\u00eame, \u00e0 ce qui \u00e9tait attendue d\u2019elle. Sans grande ambition professionnelle, sociale ou personnelle, Elle disait vouloir, d\u00e9sirer une vie tranquille. \u00c0 seize ans Elle restait respectueuse d\u2019une certaine forme d\u2019autorit\u00e9 paternelle. Sa seule d\u00e9viance involontaire, \u00e9tait d\u2019une certaine mani\u00e8re ce corps superbe qui excitait visiblement la gente masculine, notamment les gar\u00e7ons lorsque nous allions \u00e0 la piscine. Cette s\u00e9duction Elle ne savait qu\u2019en faire. Avec et en parall\u00e8le de tout \u00e7a, je la sentais limit\u00e9e par son \u00e9ducation bourgeoise, ses craintes de d\u00e9plaire, de s\u2019\u00e9carter d\u2019un chemin rassurant. Et moi pas. Elle \u00e9tait celle qui disait \u00ab&nbsp;Oui&nbsp;\u00bb et j\u2019\u00e9tais celle qui r\u00e9pondait \u00ab&nbsp;Non \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Elle la premi\u00e8re fois o\u00f9 je l\u2019ai vue elle sortait d\u2019un chemin de terre sur un v\u00e9lo. Malgr\u00e9 les herbes hautes elle avait l\u2019air tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise, comme une cavali\u00e8re exp\u00e9riment\u00e9e sur son cheval, ou presque. Elle m\u2019a lanc\u00e9 un grand sourire, mais ne s\u2019est pas rapproch\u00e9e, elle a continu\u00e9 sa route. Quelques jours plus tard, pr\u00e8s de la ferme au tas de purin, je l\u2019ai vue sortir de l\u2019\u00e9table avec un pot \u00e0 lait \u00e0 la main. Je n\u2019ai pas os\u00e9 aller vers elle. Avec sa grosse frange sur le front et ses grandes bottes en caoutchouc pas tr\u00e8s propres, Elle avait l\u2019air tr\u00e8s jeune. Elle n\u2019\u00e9tait pas bien habill\u00e9e et marchait vite comme si Elle avait peur de quelque chose. Et puis, un peu apr\u00e8s mes parents m\u2019ont dit qu\u2019on allait boire un ap\u00e9ritif chez les voisins. Ils avaient une fille qui pourrait devenir ma copine, parce que je ne connaissais personne dans le hameau, que ce serait bien de ne pas jouer seule tout le temps.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait Elle, Et l\u00e0 Elle m\u2019a tout de suite parl\u00e9 et paru sympathique. Apr\u00e8s ma m\u00e8re a dit qu\u2019elle \u00e9tait gentille, mignonne et tr\u00e8s \u00e9veill\u00e9e pour son \u00e2ge. Moi j\u2019ai trouv\u00e9 \u00e9trange et attirant ses tout petits yeux noirs, tr\u00e8s petits, tr\u00e8s noirs. Elle \u00e9tait toute maigre et parlait tr\u00e8s vite. Elle avait deux ans de moins que moi mais \u00e7a ne me g\u00eanait pas. Comme moi Elle venait ici en week-end et en vacances, habitait la ville. Son p\u00e8re bricolait, passait son temps \u00e0 restaurer la vieille maison dont il avait h\u00e9rit\u00e9 (Elle m\u2019a dit que \u00e7a faisait quatre ou cinq g\u00e9n\u00e9rations que sa famille \u00e9tait propri\u00e9taire de la maison, des granges, des vergers, des jardins \u2026) et sa m\u00e8re (qui travaillait en tant que secr\u00e9taire la semaine) s\u2019occupait des t\u00e2ches domestiques \u00e0 longueur de temps dans la maison en constante r\u00e9fection, dit qu\u2019elle n\u2019en avait jamais fini de la poussi\u00e8re.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Elle, Elle faisait souvent des tours \u00e0 v\u00e9lo, je crois qu\u2019elle s\u2019emb\u00eatait chez elle, alors je lui ai propos\u00e9 qu\u2019on joue aux 1000 bornes, avec des Barbies ou des Leggo. Elle \u00e9tait d\u2019accord alors, on s\u2019est vues de plus en plus, on jouait ensemble, on faisait nos devoirs ensemble et on s\u2019inventait des histoires ensemble. Toute la journ\u00e9e ensemble. On se racontait qu\u2019on \u00e9tait orphelines. Elle adorait \u00e7a, se sentir libre, m\u00eame si j\u2019avais l\u2019impression que ses parents ne s\u2019occupaient pas beaucoup d\u2019elle. On s\u2019imaginait des aventures ailleurs dans des villes, parce que la campagne avec ses agriculteurs et ses chasseurs, \u00e7a ne nous int\u00e9ressait pas du tout, m\u00eame si son p\u00e8re avait deux fusils et allait parfois tuer du gibier. Elle, elle n\u2019avait pas de passion comme moi pour les chevaux par exemple, ou pour autre chose mais elle \u00e9tait excellente \u00e9l\u00e8ve, avec un an d\u2019avance et parfois elle m\u2019aidait pour mes devoirs. Je l\u2019aimais bien et je pense qu\u2019elle aussi. J\u2019aimais beaucoup quand Elle venait dormir avec moi parce qu\u2019on parlait longtemps, on rigolait, et puis j\u2019avais un peu peur la nuit seule au premier \u00e9tage.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis par \u00e0-coups on a grandi et nos jeux, nos corps, nos sujets de conversation ont chang\u00e9. Moi en quelques mois, je suis devenue une femme. C\u2019\u00e9tait bizarre et d\u00e9stabilisant pour moi ce changement d\u2019allure si rapide. Elle \u00e9tait rest\u00e9e avec son air de gamine un peu androgyne. Moi j\u2019avais des soutiens-gorges dans ma garde-robe, des jeunes qui me sifflaient, des vieux dont je sentais le regard me reluquant sous leur casquette de cultivateurs. Elle pas. Avant on aurait pu nous prendre pour des s\u0153urs et \u00e7a nous amusait. Mais malgr\u00e9 notre diff\u00e9rence d\u2019\u00e2ge et d\u2019\u00e9volution physique, c\u2019est Elle qui me parlait s\u00e9rieusement, avec pertinence, de mani\u00e8re sensible et argument\u00e9e de sujets importants, que je n\u2019aurais jamais os\u00e9 aborder la premi\u00e8re, voire pas aborder du tout, surtout pas avec elle. De mecs, de sexe, de politique, de f\u00e9minisme&#8230; Elle \u00e9tait aux prises d\u2019une r\u00e9volte contre le monde \u00e9troit d\u2019o\u00f9 elle provenait qui lui donnait une \u00e9nergie consid\u00e9rable, une soif de rencontres et de savoirs. Elle allait manifester pour soutenir l\u2019avortement et prenait la pilule alors qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas majeure par exemple. Moi pas. Professionnellement Elle avait d\u00e9cid\u00e9 de devenir architecte. De d\u00e9cid\u00e9e qu\u2019elle \u00e9tait, elle pouvait devenir ent\u00eat\u00e9e et autoritaire. Moi pas. Indistinctement je sentais que nos opinions, nos modes d\u2019\u00eatre, puis de vie allaient diverger, divergeaient d\u00e9j\u00e0. Imperceptiblement notre proximit\u00e9 se fissurait et nos souvenirs communs ne nous permettraient pas de continuer \u00e0 d\u00e9velopper notre amiti\u00e9. J\u2019aurais d\u00e9sir\u00e9 continuer \u00e0 la voir mais savais par avance que se rem\u00e9morer notre enfance ne lui suffirait pas, qu\u2019elle avait d\u2019autres exigences dans ses relations, qu\u2019il lui falait avancer, d\u00e9couvrir, \u00e9voluer, bouger, grandir et je n\u2019avais aucune envie de refaire le monde, m\u00eame avec elle. Moi, maintenant je travaillais comme assistante d\u2019un v\u00e9t\u00e9rinaire, \u00e0 d\u00e9faut de soigner moi-m\u00eame les animaux, \u00e7a me convenait. Le milieu dans lequel je vivais m\u2019allait suffisamment, Elle pas. Elle refusait les traditions et les sch\u00e9mas familiaux. Moi j\u2019allais me marier, elle avait accept\u00e9, tout de m\u00eame, d\u2019\u00eatre ma t\u00e9moin. Elle m\u2019avait dit \u00ab oui \u00bb. Par pure amiti\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elle, je ne me souviens plus quand je l\u2019ai entrevue pour la premi\u00e8re fois. En tous les cas je ne suis pas all\u00e9e vers elle ni, lui parler de moi-m\u00eame. 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