{"id":192562,"date":"2025-07-24T14:07:24","date_gmt":"2025-07-24T12:07:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=192562"},"modified":"2025-07-24T22:33:54","modified_gmt":"2025-07-24T20:33:54","slug":"recto-verso-08-vu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/recto-verso-08-vu\/","title":{"rendered":"#rectoverso #08 | Vu !"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>RECTO<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une frange, une coupe au bol, et petite pour son \u00e2ge. On avait quelque 25 ou 26 ans \u00e0 tous les deux. ELLE, c\u2019\u00e9tait la fille du bistrot au 135 avenue Michelet, \u00e0 quelques m\u00e8tres de chez moi. <em>Le Carillon<\/em>, c&rsquo;\u00e9tait la seconde maison des vieux habitu\u00e9s du quartier. Il ouvrait ses portes t\u00f4t le matin. On y venait de temps en temps avec mon p\u00e8re, un samedi par mois il me semble, c\u2019est \u00e0 dire le jour o\u00f9 ma m\u00e8re nous demandait de d\u00e9barrasser le plancher pour laver chez nous \u00e0 grande eau, un peu avant midi, \u00e7a je m\u2019en souviens. ELLE, habitait au-dessus du caf\u00e9 je crois.<\/p>\n\n\n\n<p>ELLE, \u00e9tait toujours dans un coin, assise \u00e0 une petite table en bois, pr\u00e8s de la porte. Une table en bois poreux, stri\u00e9, la crasse depuis longtemps accumul\u00e9e entre les fentes, ind\u00e9crottable. ELLE, le samedi matin devait finir ses devoirs, puis aider au service. Ses parents faisaient les beaux devant les clients. Leur fille, ils la voyaient \u00e0 peine, et \u00e7a se voyait dans son regard \u00e0 ELLE, cette absence.<\/p>\n\n\n\n<p>MOI, ce samedi matin un peu avant midi, je la regardais. Sans lever la t\u00eate, ELLE, tra\u00e7ait des traits avec un stylo \u00e0 bille noir, sur une feuille arrach\u00e9e dans son cahier. Et puis, ELLE, sortait de sa trousse des petites \u00e9pingles. Et, ELLE, transper\u00e7ait son dessin avec les \u00e9pingles. Oui elle le transper\u00e7ait, avec beaucoup d\u2019attention m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon p\u00e8re avait command\u00e9 deux omelettes \u00e0 la patronne, la patronne c\u2019\u00e9tait sa m\u00e8re \u00e0 ELLE. L\u2019omelette c\u2019\u00e9tait sa sp\u00e9cialit\u00e9 \u00e0 la m\u00e8re, mais c\u2019est sa fille qui est venu nous la porter \u00e0 table&nbsp;: fragrances de son odeur \u00e0 ELLE avec celle de l\u2019omelette. Peu \u00e0 peu, le bistrot s\u2019\u00e9tait rempli, le carillon sonnait. \u00c7a entrait, \u00e7a sortait.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avions fini de d\u00e9jeuner. J\u2019attendais debout \u00e0 la porte du bistrot que mon p\u00e8re r\u00e8gle l\u2019addition. Il taillait la bavette avec tout le monde au comptoir, surtout avec la patronne. ELLE, me tournait le dos, servait les autres clients. J\u2019en avais profit\u00e9 pour m\u2019emparer discr\u00e8tement du dessin \u00e9pingl\u00e9 sur la table, et plonger dans la galaxie des minuscules traces de trous \u00e9parpill\u00e9s sur le bois. J\u2019en avais d\u00e9duit que ce n\u2019\u00e9tait pas du tout le premier de ses dessins. J\u2019avais pli\u00e9 celui-l\u00e0 en quatre, en le cachant derri\u00e8re mon dos, puis l\u2019avais gliss\u00e9 \u00e0 plat contre ma poche de pantalon. J\u2019avais gard\u00e9 ma main dans la poche, le c\u0153ur battant, un peu coupable, mais surtout heureux. Je n\u2019avais qu\u2019aper\u00e7u le visage monstrueux qu\u2019elle avait dessin\u00e9, et ce quelque chose, comme des filaments, qui coulait des yeux de ce dr\u00f4le de portrait.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avais d\u00fb rappeler \u00e0 mon p\u00e8re que maman nous attendait pour le caf\u00e9, noir pour elle et lui, au lait pour moi, qu\u2019elle avait s\u00fbrement sorti du placard, le paquet de petit-beurre LU. Maman se cognait r\u00e9guli\u00e8rement la t\u00eate \u00e0 la porte de ce placard au-dessus de l\u2019\u00e9vier, le placard du pr\u00e9cieux paquet bleu et argent\u00e9 des g\u00e2teaux LU, et r\u00e2lait contre mon p\u00e8re qui oubliait r\u00e9guli\u00e8rement d\u2019en fermer la porte. Assis \u00e0 la table de la cuisine jav\u00e9lis\u00e9e, je regardais fondre dans ma tasse les deux ou trois LU distribu\u00e9s \u00e0 chacun \u2013 pas plus &#8211;  et je d\u00e9gustais cette douceur p\u00e2teuse, mi- liquide, mi- solide, insaisissable.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant ce temps, ELLE, s\u2019\u00e9tait rendue au parc d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9. ELLE, jouait seule, \u00e0 \u00ab\u00a0un deux trois soleil\u00a0\u00bb en plaquant son visage contre le tronc d\u2019un arbre, un marronnier je crois. ELLE, se retournait plusieurs fois, surprenait les ombres de d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi. ELLE, les trouvait g\u00e9antes. C\u2019\u00e9tait comme si avec ELLES, ELLE s\u2019exer\u00e7ait \u00e0 grandir. Puis, ELLE, s\u2019\u00e9tait assise sur le banc en bois, toujours le m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Le samedi suivant, apr\u00e8s le repas, j\u2019avais eu l\u2019autorisation d\u2019aller au parc. Cach\u00e9 derri\u00e8re l\u2019arbre &#8211; un marronnier je crois &#8211; je l\u2019avais longuement regard\u00e9e. ELLE, jouait avec mon ombre derri\u00e8re le marronnier.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant qu\u2019ELLE, ne vienne s\u2019assoir sur le banc, j\u2019y avais \u00e9pingl\u00e9 le dessin. ELLE, l\u2019avait d\u00e9couvert, sans surprise. A l\u2019arri\u00e8re de la feuille, en grand, j\u2019avais \u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Toujours, je serai dans NOTRE ombre<\/em> \u00bb. ELLE, avait caress\u00e9 le dr\u00f4le de visage dessin\u00e9 sur la feuille, lentement, ELLE, avait regard\u00e9 autour d\u2019ELLE, vaguement, ELLE, avait pli\u00e9 la feuille et l\u2019avait mise bien \u00e0 plat dans sa poche, puis ELLE, \u00e9tait repartie jouer contre l\u2019arbre. \u00ab&nbsp;Un deux trois soleil&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>ELLE, s\u2019\u00e9tait retourn\u00e9e tout \u00e0 coup, et ELLE, avait ri et cri\u00e9 :&nbsp; Vu&nbsp;! Si heureuse de l\u2019avoir attrap\u00e9e, NOTRE ombre.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"676\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-visage-noir-et-blanc-1-676x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-192580\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-visage-noir-et-blanc-1-676x1024.jpg 676w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-visage-noir-et-blanc-1-277x420.jpg 277w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-visage-noir-et-blanc-1-768x1164.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-visage-noir-et-blanc-1-1014x1536.jpg 1014w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-visage-noir-et-blanc-1-1352x2048.jpg 1352w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-visage-noir-et-blanc-1-scaled.jpg 1690w\" sizes=\"auto, (max-width: 676px) 100vw, 676px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>VERSO<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tous les samedis matin, je restais l\u00e0, camoufl\u00e9e derri\u00e8re une des tables du bistrot des parents, juste \u00e0 droite de la porte d\u2019entr\u00e9e. Je devais faire mes devoirs. J\u2019\u00e9tais r\u00e9guli\u00e8rement houspill\u00e9e par la maitresse. Mon p\u00e8re et ma m\u00e8re ne savaient pas bien quoi faire avec moi, alors ils me gardaient pr\u00e8s d\u2019eux au caf\u00e9 pour faire mes devoirs, et vers midi, je faisais un peu le service. En guise de surveillance aux devoirs, j\u2019avais les coups d\u2019\u0153il des clients qui me trouvaient de plus en plus charmante, et les sourires entendus de mes parents qui acquies\u00e7aient, pas peu fiers.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avais beau essay\u00e9 d\u2019attraper les contours des mots sur les pages de mes cahiers, de m\u2019y exercer de toutes mes forces, rien \u00e0 faire, les mots, ils butaient les uns contre les autres, et d\u00e9rapaient. Leur inconsistance me donnait le tournis. A les lire et les relire, je devenais une poulpe rampante dans des sables mouvants. En plus, \u00e0 chaque coup de carillon de la porte d\u2019entr\u00e9e du bistrot, je m\u2019enterrais davantage, et pour cause, j\u2019avais droit aux bises des clients les plus avin\u00e9s, et au suintement ti\u00e8de de leur bave au coin de mes l\u00e8vres.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour oublier, et garder la t\u00eate haute, j\u2019arrachais une feuille de mon cahier, laissais mon stylo \u00e0 bille fl\u00e2ner dessus. Oh diable les exercices \u00e0 trous comme les appelait la maitresse. Moi, des trous, j\u2019en avais plein le c\u0153ur et derri\u00e8re mes yeux, et dedans l\u2019immensit\u00e9 du vide flottait. Alors, je m\u2019accrochais, et de toutes mes forces je tra\u00e7ais des traits, je tra\u00e7ais des traits rageusement, je dessinais des visages, et les trous, c\u2019est moi qui les cr\u00e9ais&nbsp;! J\u2019\u00e9pinglais mes portraits, \u00e0 m\u00eame la table du bistrot, je me cramponnais \u00e0 leurs pleins et d\u00e9li\u00e9s. C\u2019est ainsi que je ne m\u2019enfon\u00e7ais pas davantage. Je dessinais, j\u2019\u00e9pinglais, je dessinais, j\u2019\u00e9pinglais\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>LUI, \u00e0 peine si je l\u2019apercevais dans la cour de l\u2019\u00e9cole. Et quand c\u2019\u00e9tait le cas, IL \u00e9tait toujours seul. Ses lunettes lui tombaient sur le nez. Du revers de la main, d\u2019un geste bref et pr\u00e9cis, IL les rechaussait \u00e0 ses yeux. IL, venait manger quelques fois <em>Au Carillon,<\/em> le samedi midi je crois, avec son p\u00e8re. Tous deux se parlaient un peu, tr\u00e8s peu, LUI, \u00e0 voix basse, son p\u00e8re d\u2019une voix tonitruante comme tous les habitu\u00e9s du bistrot. Le p\u00e8re commandait chaque fois deux omelettes &#8211; baveuses, il pr\u00e9cisait. C\u2019est celles-l\u00e0 aussi que mon p\u00e8re pr\u00e9f\u00e9rait. Ce n\u2019est que lorsque je m\u2019approchais pour les leur servir, que j\u2019entendais sa voix \u00e0 LUI, une dr\u00f4le de voix qui \u00e9chappait \u00e0 tout contr\u00f4le des graves et des aigus. Et puis, ses trop longues jambes l\u2019obligeaient \u00e0 d\u00e9porter son bassin sur le c\u00f4t\u00e9 de la chaise, hors de la table. <em>Tu g\u00eanes le passage de la demoiselle fiston, tu vois bien<\/em>, disait le p\u00e8re. IL, arrachait alors de ses tripes un maigre pardon, qu\u2019il m\u2019adressait t\u00eate basse. IL, d\u00e9gustait l\u2019omelette sans se presser, \u00e0 petites bouch\u00e9es, apr\u00e8s avoir trac\u00e9 des traits sur sa surface jaune, gluante et informe, peut-\u00eatre pour en compter les portions, peut-\u00eatre pour en modeler la forme \u00e0 sa fa\u00e7on. Certains petits morceaux traversaient les mailles de sa fourchette. Parfois m\u00eame, l\u2019un d\u2019eux glissait au coin de ses l\u00e8vres, et s\u2019agrippait aux quelques poils qui poussaient l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois lib\u00e9r\u00e9e de ce service du samedi qui me sauvait de mes devoirs, j\u2019avais l\u2019autorisation d\u2019aller jouer au parc. J\u2019avais alors rendez-vous avec le soleil. Mon ombre et moi, nous jouions \u00e0 grandir. Je la perdais souvent, mais je la retrouvais toujours. Sa pr\u00e9sence furtive se d\u00e9doublait, malicieuse et silencieuse. Parfois m\u00eame, elle m\u2019\u00e9crivait, enfin plus pr\u00e9cis\u00e9ment elle me coloriait.<\/p>\n\n\n\n<p>ELLE et MOI, NOUS ne NOUS lassions pas d\u2019attraper les silences et les oublis des sourds \u00e9chos de NOS solitudes.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"725\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-portrait-couleur-725x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-192564\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-portrait-couleur-725x1024.jpg 725w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-portrait-couleur-297x420.jpg 297w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-portrait-couleur-768x1085.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-portrait-couleur-1087x1536.jpg 1087w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-portrait-couleur-1450x2048.jpg 1450w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG20230425152048-portrait-couleur-scaled.jpg 1812w\" sizes=\"auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Dessin, lors d&rsquo;un atelier \u00e9criture avec G &#8211; Perce-Neige Ogeu-les-Bains<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RECTO Une frange, une coupe au bol, et petite pour son \u00e2ge. 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