{"id":193184,"date":"2025-07-27T23:59:27","date_gmt":"2025-07-27T21:59:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=193184"},"modified":"2025-07-28T10:23:21","modified_gmt":"2025-07-28T08:23:21","slug":"recto-09-gertrude-stein-triades","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/recto-09-gertrude-stein-triades\/","title":{"rendered":"#rectoverso #09 | Gertrude Stein, Triades"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Jos\u00e9phine<\/strong><br>La nuit, la chambre \u00e0 coucher est son sanctuaire. L\u2019obscurit\u00e9 dessine des silhouettes famili\u00e8res\u00a0: l\u2019armoire ancienne qui projette son ombre protectrice, la commode h\u00e9rit\u00e9e de sa grand-m\u00e8re dont les contours se fondent dans la p\u00e9nombre. Au-dehors, les derniers bruits de la rue s\u2019estompent peu \u00e0 peu, laissant place \u00e0 cette qui\u00e9tude qu\u2019elle affectionne. Ici, \u00e0 ce moment de la nuit, ses pens\u00e9es peuvent vagabonder en toute libert\u00e9, sans contrainte ni jugement. C\u2019est l\u2019unique lieu o\u00f9 elle se rel\u00e2che.<br>Jos\u00e9phine se tourne avec d\u00e9licatesse vers la table de chevet. Le lit grince l\u00e9g\u00e8rement sous son mouvement. Elle baisse l\u2019intensit\u00e9 de la lampe afin de ne pas r\u00e9veiller Michel. Elle \u00e9coute sa respiration, il est profond\u00e9ment endormi. D\u2019un geste furtif, elle ouvre le tiroir. La faible lueur \u00e9claire \u00e0 peine les moulures du plafond et laisse deviner la fen\u00eatre qui donne sur la cour.<br>Il lui faut d\u00e9sormais affronter \u00c9lias. Comment prot\u00e9ger Alexandre et Nadia de cette r\u00e9v\u00e9lation qui d\u00e9truirait tout\u2009? Le destin a tiss\u00e9 des liens qu\u2019il convient de rompre avant qu\u2019il ne soit trop tard. Jos\u00e9phine n\u2019a d\u2019autre issue que d\u2019agir. Seule la distance pourra les pr\u00e9server.<br>Elle observe la photographie qu\u2019elle tient entre ses doigts tremblants. Un sentiment ambivalent l\u2019envahit. Cet enfant qu\u2019elle avait recherch\u00e9 toute sa vie \u00e9tait tout pr\u00e8s, elle ne le savait pas, ne l\u2019avait pas reconnu. Comment aurait-elle pu\u2009? Elle ne l\u2019avait jamais vu, pas m\u00eame touch\u00e9. Il \u00e9tait si proche\u2026 trop proche. Malgr\u00e9 tout, elle \u00e9prouve une certaine fiert\u00e9 qu\u2019il ait \u00ab\u2009r\u00e9ussi\u2009\u00bb dans l\u2019existence, avant que tout ne se trouve souill\u00e9.<br>Le petit carton jauni qui est toujours sous le clich\u00e9 en noir et blanc n\u2019est pas plus grand qu\u2019une carte de visite. Une aide-soignante, sensible \u00e0 sa peine, le lui avait discr\u00e8tement donn\u00e9. Il indique la date de la naissance, l\u2019heure et le sexe de l\u2019enfant\u00a0: \u00ab\u2009gar\u00e7on\u2009\u00bb. Cette nuit-l\u00e0, personne n\u2019\u00e9tait venu la soutenir. Elle l\u2019avait eu seule et abandonn\u00e9 seule. Elle ne comprend pas pour quelles raisons elle conserve cette ancienne photographie. Il s\u2019est enfui, il l\u2019a laiss\u00e9. Il \u00e9tait aussi jeune qu\u2019elle, plus fragile peut-\u00eatre. Il n\u2019\u00e9tait pas chez lui. Peut-\u00eatre m\u00eame avait-il peur. Elle ne ressent plus rien aujourd\u2019hui pour lui, mais garde une \u00e9ternelle nostalgie des sentiments et \u00e9motions \u00e9prouv\u00e9s \u00e0 cette \u00e9poque. Avec Michel, la situation est diff\u00e9rente, leur relation est plus apais\u00e9e, plus harmonieuse, plus s\u00fbre. Elle l\u2019aime son Michel, mais ce sentiment n\u2019est en aucun point comparable.<br>Sans logique, elle se se souvient du fraisier, g\u00e2teau de l\u2019anniversaire d\u2019Alexandre, au go\u00fbt des fraises m\u00eal\u00e9es \u00e0 la cr\u00e8me p\u00e2tissi\u00e8re, un go\u00fbt de bonheur innocent qu\u2019elle avait savour\u00e9 en regardant son petit g\u00e9nie souffler ses bougies. Un moment de pure f\u00e9licit\u00e9, avant que tout ne bascule dans l\u2019impensable. Cet enfant n\u00e9 de l\u2019impossible, fruit d\u2019une union qui n\u2019aurait jamais d\u00fb \u00eatre. Elle craint pour lui et ne souhaite pas qu\u2019il souffre du poids de cette origine maudite, Nadia ne doit rien savoir. Et pourtant, elle pleure sans bruit, car elle l\u2019abandonne une seconde fois en exigeant son d\u00e9part.<br>Elle ne peut pas vivre avec cette abomination sous les yeux, cette chose contre nature qui hante d\u00e9sormais chaque regard \u00e9chang\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Elias<\/strong><br>Elias contemple son bureau du cabinet, ce grand meuble d\u2019acajou qu\u2019il avait achet\u00e9 aux ench\u00e8res de Drouot. Il aimait ce bureau, symbole de sa r\u00e9ussite, t\u00e9moin silencieux de toutes ses victoires professionnelles. D\u00e9sormais, m\u00eame cet objet familier lui soul\u00e8ve le c\u0153ur, contamin\u00e9 par la naus\u00e9e qu\u2019il ressent en permanence. C\u2019est derri\u00e8re ce bureau qu\u2019il a pris sa d\u00e9cision d\u00e9finitive. Pas parce que Jos\u00e9phine le lui avait demand\u00e9, mais parce qu\u2019il savait que c\u2019\u00e9tait la seule chose \u00e0 faire pour sauver sa famille de l\u2019explosion, du d\u00e9sespoir et du d\u00e9go\u00fbt visc\u00e9ral qui ne le quitte plus.<br>Il aime le bruit familier du parquet quand il arrive le matin, ces murs aux moulures mis en valeur par des luminaires modernes savamment travaill\u00e9s qui impressionnent les nouveaux clients. Il avait bataill\u00e9 pour r\u00e9nover le cabinet. Les associ\u00e9s avaient un peu tra\u00een\u00e9, mais la r\u00e9novation, r\u00e9gl\u00e9e en un mois, les avait ravis. Les clients\u00a0du cabinet n\u2019avaient pas tari d\u2019\u00e9loges, trouvant les lieux plus fonctionnels, plus lumineux. L\u2019espace semblait plus grand, car mieux agenc\u00e9. Son seul caprice avait \u00e9t\u00e9 de garder ce bureau d\u2019acajou datant de la fin du XIXe\u00a0si\u00e8cle.<br>Les murs repeints en deux couleurs \u2014 gris souris un peu taupe, et du blanc pour le plafond, les cadres de fen\u00eatres et de portes \u2014 cr\u00e9ent une harmonie apaisante qu\u2019il ne retrouvera plus jamais.<br>Sa robe d\u2019avocat, \u00e0 laquelle il tenait tant et qu\u2019il emportera, mais qu\u2019il ne portera plus jamais, pend encore \u00e0 son cintre. La simple vue de ce tissu noir lui serre le c\u0153ur. Elle lui rappelle tous ces moments o\u00f9 il s\u2019en rev\u00eatait avec fiert\u00e9. Il emportera aussi une photographie de sa famille \u2014 cette famille souill\u00e9e par l\u2019innommable, cette image qui lui donne maintenant la naus\u00e9e et gonfle son \u00e2me de tristesse. Ce seront ses seuls bagages, les v\u00eatements seront achet\u00e9s sur place. L\u00e0-bas, le climat est plus rude, \u00e0 l\u2019image de ce qui l\u2019attend.<br>D\u00e9sormais, il devra faire autre chose, changer de nom, trouver un nouvel emploi. Recommencer \u00e0 z\u00e9ro, loin de cette v\u00e9rit\u00e9 r\u00e9pugnante qui le ronge.<br>Il se souvient du go\u00fbt du vin qu\u2019il buvait quand ses parents lui ont parl\u00e9. Ce bordeaux mill\u00e9sim\u00e9 qu\u2019il savourait sans y penser avant que tout bascule dans l\u2019ignoble. D\u00e9sormais, ce sera le go\u00fbt de la trahison, de la ranc\u0153ur, le go\u00fbt amer et \u00e9c\u0153urant de la tristesse. Chaque gorg\u00e9e d\u2019alcool lui rappellera ce moment o\u00f9 son monde s\u2019est \u00e9croul\u00e9, o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 immonde s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e. L\u2019alcool lui-m\u00eame a maintenant un arri\u00e8re-go\u00fbt de bile, de d\u00e9go\u00fbt pur.<br>Il devra se m\u00e9fier de lui-m\u00eame. Serait-il capable d\u2019en abuser pour oublier cette r\u00e9pulsion constante qui lui tord les entrailles\u2009? Cette pens\u00e9e l\u2019effraie autant que le reste. Il devra trouver un exutoire pour survivre \u00e0 ses pens\u00e9es, \u00e0 cette culpabilit\u00e9 naus\u00e9abonde qui le d\u00e9vore, \u00e0 cette honte qui lui colle \u00e0 la peau comme une souillure ind\u00e9l\u00e9bile.<br>Il ne sait plus \u00e0 qui il en veut le plus, \u00e0 ses parents pour avoir si b\u00eatement cach\u00e9 son adoption, ou \u00e0 sa m\u00e8re biologique pour l\u2019avoir abandonn\u00e9 sans un mot, sans une trace qui aurait pu \u00e9viter cette catastrophe immonde. Cette double trahison, ce silence coupable des uns et des autres a permis \u00e0 l\u2019indicible de se r\u00e9aliser. L\u2019impensable est devenu r\u00e9alit\u00e9, et maintenant il doit apprendre \u00e0 vivre avec cette souillure, porter le poids de cette union qui a donn\u00e9 naissance \u00e0 un enfant beau et intelligent.<br>Il ferme les yeux et serre les poings, mais m\u00eame cette obscurit\u00e9 volontaire ne peut chasser les images qui le d\u00e9go\u00fbtent. Comment a-t-il pu aimer si aveugl\u00e9ment, si naturellement, sans jamais soup\u00e7onner cette abomination\u2009? Chaque souvenir de tendresse, chaque moment d\u2019intimit\u00e9 partag\u00e9 avec Nadia lui retourne maintenant l\u2019estomac comme autant de preuves de sa propre monstruosit\u00e9. Il se sent sali, contamin\u00e9 jusque dans ses souvenirs les plus pr\u00e9cieux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Henri<\/strong><br>L\u2019habitacle de sa berline allemande s\u2019est mu\u00e9 en sanctuaire de solitude. Le cuir noir patin\u00e9 des si\u00e8ges garde encore l\u2019empreinte de tant de trajets partag\u00e9s, de conversations p\u00e8re-fils dans l\u2019intimit\u00e9 feutr\u00e9e de cette Mercedes. C\u2019est le seul endroit o\u00f9 il parvient \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir quand il doute. Sur le tableau de bord d\u2019\u00e9b\u00e8ne, une fine pellicule de poussi\u00e8re voile les cadrans chrom\u00e9s. Il est sur le p\u00e9riph\u00e9rique, il vient de terminer son premier tour. Il ignore d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment la porte d\u2019Auteuil, il n\u2019a pas envie de rentrer et d\u2019entendre Marguerite lui affirmer qu\u2019ils ont bien fait alors que ses yeux disent le contraire. Ses mains aux veines saillantes sont agripp\u00e9es au volant gain\u00e9 de cuir gren\u00e9 pendant qu\u2019il reste sur la file de droite. Dans ce cocon d\u2019acier, la climatisation murmure un souffle ti\u00e8de. Il roule tranquillement \u00e0 50\u00a0km\/h, ralentit quand un v\u00e9hicule s\u2019ins\u00e8re, laisse passer les hommes press\u00e9s et les donneurs d\u2019organes sur deux roues. Dans le r\u00e9troviseur central, son regard fatigu\u00e9 se perd parmi les phares qui dansent derri\u00e8re lui comme des lucioles urbaines. Il n\u2019a toujours pas envie de rentrer. Il se sent imb\u00e9cile et \u00e9go\u00efste. Pas un instant, il n\u2019a song\u00e9 \u00e0 raconter le r\u00e9cit de ses origines \u00e0 Elias. Il aurait pu commencer d\u2019abord avec une histoire enfantine\u00a0: celle d\u2019une maman poule qui aurait confi\u00e9 son poussin \u00e0 une autre maman poule. Elias aurait int\u00e9gr\u00e9 l\u2019information comme une normalit\u00e9. Non, il s\u2019est laiss\u00e9 diriger par la peur de le perdre. Il s\u2019est conduit comme un irresponsable.<br>Sur le si\u00e8ge passager, Poilu l\u2019accompagne. L\u2019allure de la vieille peluche tranche avec l\u2019\u00e9l\u00e9gance sombre de l\u2019habitacle. Henri a les yeux qui brillent quand il ach\u00e8ve son second tour de p\u00e9riph\u00e9rique. Poilu, cette peluche qu\u2019Elias ch\u00e9rissait enfant, est un chien de berger des Pyr\u00e9n\u00e9es au pelage d\u2019ivoire mouchet\u00e9 d\u2019un peu de noir. De loin, il a l\u2019air d\u2019\u00eatre gris. Henri l\u2019avait conserv\u00e9 comme on garde un talisman, une relique de l\u2019enfance perdue et des moments heureux. Dans l\u2019habitacle feutr\u00e9 o\u00f9 flotte encore une odeur de c\u00e8dre, cette pr\u00e9sence incongrue r\u00e9veille les \u00e9chos de joie ancienne. Dans ses poils us\u00e9s par tant de c\u00e2lins se nichent encore les rires cristallins, les confidences chuchot\u00e9es au creux de l\u2019oreille qui bouloche, tandis que la voiture glisse sur l\u2019asphalte. Henri entend encore cette voix un peu haut perch\u00e9e et tendre comme la musique d\u2019un temps r\u00e9volu quand Elias serrait contre son c\u0153ur battant son pr\u00e9cieux Poilu.<br>La peine d\u00e9ferle comme une mar\u00e9e noire\u00a0: il a la sensation d\u2019avoir perdu son enfant, lui qui a pass\u00e9 son existence enti\u00e8re \u00e0 conjurer ce cauchemar. Poilu, objet t\u00e9moin de cette d\u00e9chirure, n\u2019est plus qu\u2019un lien artificiel entre hier et aujourd\u2019hui. Un go\u00fbt de beurre et de pain d\u2019\u00e9pice lui vient dans la bouche. Le pain d\u2019\u00e9pice au beurre, encas qu\u2019ils partageaient \u00e0 l\u2019heure du go\u00fbter le week-end. Henri a eu une influence certaine sur son fils. Ainsi lors de ses \u00e9tudes sup\u00e9rieures, Elias avait march\u00e9 dans les pas de son p\u00e8re, fait son droit, port\u00e9 la robe, men\u00e9 des combats comparables aux siens dans les m\u00eames pr\u00e9toires. Et maintenant\u2009? Fera-t-il encore quelque chose comme lui, ou bien cette ressemblance filiale s\u2019effritera-t-elle comme un ch\u00e2teau de sable de la mar\u00e9e montante\u2009? Henri ne sait plus, ce soir, toutes ses certitudes vacillent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jos\u00e9phineLa nuit, la chambre \u00e0 coucher est son sanctuaire. L\u2019obscurit\u00e9 dessine des silhouettes famili\u00e8res\u00a0: l\u2019armoire ancienne qui projette son ombre protectrice, la commode h\u00e9rit\u00e9e de sa grand-m\u00e8re dont les contours se fondent dans la p\u00e9nombre. Au-dehors, les derniers bruits de la rue s\u2019estompent peu \u00e0 peu, laissant place \u00e0 cette qui\u00e9tude qu\u2019elle affectionne. 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