{"id":193267,"date":"2025-07-30T16:50:03","date_gmt":"2025-07-30T14:50:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=193267"},"modified":"2025-08-14T19:12:39","modified_gmt":"2025-08-14T17:12:39","slug":"peler-les-morts","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/peler-les-morts\/","title":{"rendered":"#rectoverso #06\u00a0|\u00a0Peler les morts"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\">RECTO<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Non. Je ne pars pas en voyage. Pourquoi faire\u00a0? On me paierait le voyage, je ne voudrais pas. Aller o\u00f9 de toute fa\u00e7on\u00a0? Dans un endroit o\u00f9 je ne connais personne, o\u00f9 je doive demander mon chemin ou fixer mon portable pour retrouver l\u2019h\u00f4tel, et m\u2019affaler sur le lit apr\u00e8s une journ\u00e9e \u00e0 observer des choses que je ne reverrai jamais. \u00c9puis\u00e9 pour rien. Non merci. absurde. <br>\u00ab\u00a0Le monde est fou\u00a0\u00bb m\u2019a dit le ramoneur, hier, pendant qu\u2019il aspirait la suie dans mon conduit de chemin\u00e9e. \u00ab\u00a0Un homme est mort sous un drapeau \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du pont, on ne sait pas pourquoi. Il est tomb\u00e9 \u00e0 l\u2019eau.\u00a0\u00bb \u00abUn homme est mort\u00a0? \u00a0\u00ab\u00a0Qui c\u2019est\u00a0?\u00a0\u00bb je demande. \u00ab\u00a0Un homme, on ne sait pas plus.\u00a0\u00bb Mais \u00e7a ne me suffit pas moi, quelqu\u2019un en sait plus, il avait bien un nom ce bonhomme-l\u00e0, un pr\u00e9nom c\u2019est certain, il avait une m\u00e8re, dans notre petite ville tout le monde conna\u00eet tout le monde, on se tient les uns aux autres par un fil, je n\u2019ignore personne par ce fin brin, ce presque rien, m\u00eame ceux qui me sont inconnus me sont reli\u00e9s. Le ramoneur ramone, moi je t\u00e9l\u00e9phone. All\u00f4 maman, il y a un homme qui est mort, elle ne r\u00e9pond pas, c\u2019est mercredi apr\u00e8s-midi, elle est parti \u00e0 son club de Scrabble. Combien de points rapporte le mot Ramoneur\u00a0? Pas assez\u00a0! Je suis contrari\u00e9, et le branleur de conduit est muet \u00e0 pr\u00e9sent, il me regarde en coin, je le regarde de travers, je n\u2019aime pas qu\u2019on ne soutienne pas les conversations, m\u00eame quand il s\u2019agit de petits riens, les incons\u00e9quents qui parlent de la pluie et du beau temps pour tourner court apr\u00e8s un bulletin sommaire, incapable de correspondances avec les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes ou la d\u00e9rive des continents ou des faits historiques comme Napol\u00e9on et la retraite de Russie, \u00e7a m\u2019exasp\u00e8re. Je ne suis pas d\u2019un naturel d\u00e9sagr\u00e9able, je n\u2019appr\u00e9cie pas les prudents peureux, les bravaches \u00e0 l\u2019imagination st\u00e9riles, les costauds petits bras, et mon ramoneur a une grande gueule de fa\u00e7ade. Neuf points pour huit lettres utilis\u00e9es, un g\u00e2chis strat\u00e9gique mon doudou dirait maman. <br>La semaine derni\u00e8re, salle d\u2019attente du dentiste, je discute avec un homme qui se plaint des incendies de for\u00eat, \u00e0 la Teste de Buch, il a travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019ONF, c\u2019est un probl\u00e8me majeur me dit-il, l\u2019aveuglement des politiques sur les enjeux de la for\u00eat. Les bureaucrates, ing\u00e9nieurs des Ponts et Chauss\u00e9es, ne mettent plus jamais les pieds en for\u00eat. Quel sens\u00a0cela-a-t-il\u00a0? Il ne reste plus que huit milles agents forestiers et trente huit se sont suicid\u00e9s depuis 2005. Il me raconte l\u2019\u00e9volution de la for\u00eat depuis l\u2019instauration du code forestier en 1827 et la suppression progressive de l\u2019agriculture foresti\u00e8re r\u00e9glement\u00e9e par l\u2019ordonnance de 1669. Je savoure ce mouvement dans l\u2019espace-temps conduit par les paroles de ce passionn\u00e9 mais perturb\u00e9 par le balancier r\u00e9gulier de trente huit corps en costumes de l\u2019office national verts feuillus pendus aux arbres d\u2019une for\u00eat ancienne&#8230; <br>\u00ab\u00a0Quel est le sens de tout cela\u00a0? Pardon\u00a0?\u00a0\u00bb<br>\u00ab\u00a0Quel est le sens ?\u00a0\u00bb R\u00e9p\u00e8te-t-il, me tirant de ma r\u00eaverie morbide. Voil\u00e0 un malin qui ne croit pas avoir tout compris. Il me regarde. Il attend une r\u00e9ponse. Mon cher amoureux sylvestre, je ne sais pas si c\u2019est vraiment le moment de parler m\u00e9taphysique, entre une pose de couronne et un d\u00e9tartrage. \u00ab\u00a0Suivant\u00a0\u00bb s\u2019\u00e9crie l\u2019assistante dentaire me d\u00e9signant de son sourire f\u00e9roce. Je ne r\u00e9ponds jamais au c\u0153ur du danger, de m\u00eame que je n\u2019\u00e9cris pas comme papy qui tenait son journal entre deux mitrailles et la mort de ses compagnons d\u2019armes, il me faut du calme et de la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. <br>Assourdissants, les \u00e9tourneaux me surprennent, avenue Fran\u00e7ois Villon, \u00e0 la sortie du cabinet dentaire, la bouche molle et anesth\u00e9si\u00e9e. Il est 18h30, tout change au-dessus de l\u2019avenue, l\u2019air sature, les arbres bruissent, d\u2019une porte coch\u00e8re sort un homme exasp\u00e9r\u00e9, il allume un \u00e9norme p\u00e9tard. Sc\u00e8ne de guerre, la nu\u00e9e criarde s\u2019envolent et dessine dans l\u2019air un visage sans chair, un cr\u00e2ne qui ricane au-dessus de nos t\u00eates. <br>A l\u2019agence de voyage o\u00f9 je travaille, on annule tout les vols en partance pour la Cisjordanie, le seul voyage que je supportais de vendre sans grimace. Les oreilles bourdonnent, un vertige me prend, quand un couple de sexag\u00e9naire me demandent deux billets pour le plus gros bateau de croisi\u00e8re du monde, je perds pieds, deviens p\u00e2le comme la tombe d\u2019alb\u00e2tre d\u2019Alexandre le Grand (comme \u00e7a que je l\u2019imagine). Pris d\u2019un b\u00e9gaiement intempestif, oubli\u00e9 depuis la fin de l\u2019enfance, je leur propose en tr\u00e9buchant sur les syllabes, un voyage \u00e0 Montargis, la Venise du G\u00e2tinais o\u00f9 l\u2019on peut admirer des lavoirs centenaires, en glissant sur des barques en bois de sorbier de l\u2019oiseleur. C\u2019est \u00e0 leur tour de grimacer, et l\u2019homme au cheveu trop blanc pour \u00eatre honn\u00eate, commence \u00e0 me sermonner de toute la morgue de sa certitude d\u2019ancien brigadier chef, au service de l\u2019ordre et de la propret\u00e9 du monde. Il en appelle \u00e0 mon sens du voyage et mon respect de la libert\u00e9 d\u2019autrui. Je garde mon sang-froid\u00a0: \u00ab\u00a0non je ne pars jamais en voyage. Pourquoi faire\u00a0?\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0 ceci explique votre manque d\u2019ouverture d\u2019esprit.\u00a0\u00bb me r\u00e9torque-t-il tous les deux, satisfait de leur r\u00e9partie. Je sens des coul\u00e9es de lave se d\u00e9verser dans mon foie. \u00ab\u00a0Je vais vous vendre ses deux billets. Et je souhaite que vous mourriez au cours de cette croisi\u00e8re, dans un naufrage pire que celui du Titanic et que vos enfants, probablement d\u00e9biles, meurent eux aussi \u00e9craser par un Caterpillar de chantier. D\u2019ailleurs pour \u00eatre s\u00fbr que cette proph\u00e9tie se r\u00e9alise, je m\u2019en vais prendre moi aussi une place dans cet affreux Jupiter des mers \u2013 nom du bateau- et le dynamiter au large des cara\u00efbes. Afin de pouvoir jouir de votre noyade\u00a0\u00bb. Les deux guignols hurlent au scandale, demande \u00e0 voir mon responsable. Je ferme les yeux et crie moi aussi que je veux \u00eatre extrait de cet enfer, que l\u2019on me ram\u00e8ne vers l\u2019arri\u00e8re, au calme, dans un h\u00f4pital de campagne, au milieu d\u2019une for\u00eat de feuillu, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un vallon o\u00f9 serpente une rivi\u00e8re. Noir. <br>Comment dire\u00a0? Voil\u00e0, cela serait mon d\u00e9sir secret, devenir fou pour \u00e9chapper \u00e0 ce travail et \u00e0 ce monde. <br><br><br>VERSO<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">J\u2019ai pris cette habitude d\u2019un autre temps&nbsp;: lire la chronique n\u00e9crologique dans le journal local. C\u2019est pour moi un exercice d\u2019imagination vivifiant. D\u00e8s que le week-end arrive, je cherche avec application, la petite page o\u00f9 les familles annoncent le d\u00e9part de leur proche. Je r\u00eave sur les noms inconnus, j\u2019imagine les familles \u00e9plor\u00e9es, affair\u00e9es \u00e0 pr\u00e9parer les obs\u00e8ques, en discussion avec le pr\u00eatre ou les pompes fun\u00e8bres, se d\u00e9chirant autour de l\u2019h\u00e9ritage, et les pleurs, les rivi\u00e8res de larmes sur le visage des femmes et les petits larmes que les hommes contiennent \u00e0 grand peine, ou bien je vois cet homme qui hurle au milieu de l\u2019\u00e9glise, qui appelle son fils, lui demande pourquoi il est parti si vite, si brutalement, il s\u2019agenouille face \u00e0 la grande porte de l\u2019\u00e9glise ouverte sur la rue, la lumi\u00e8re va avaler le cercueil, c\u2019est la fin, le corps va bient\u00f4t migrer vers les obscurit\u00e9s terrestres et il crie&nbsp;: \u00ab&nbsp;Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb effort pour retenir encore un instant ce fils ch\u00e9ri, il regrette les petites affections qu\u2019il ne lui a pas donn\u00e9, tous les mots doux qui sont rest\u00e9s dans sa gorge, il pleure, les mots sont partis, on vient le saisir doucement par l\u2019\u00e9paule, le relever, la biens\u00e9ance reprend ses droits, il s\u2019assied et son squelette s\u2019effondre en lui, il semble avoir perdu toute substance, sa peau est un habit vide. Bouzanquet Emilie. Tiens ce nom-l\u00e0 je le connais. c\u2019est la femme de l\u2019ancien p\u00e2tissier de la place Mistral. Une femme au teint de lait, qui savait vous offrir des mots p\u00e9tillants en vous tendant les macarons, les baba au rhum, les fraisiers, les fondants au chocolat. Que s\u2019est-il pass\u00e9&nbsp;? J\u2019ai envie d\u2019appeler mon cousin Damien, il conna\u00eet son mari, ils \u00e9taient ensemble \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Est-ce que lui n\u2019\u00e9tait pas un peu tyrannique&nbsp;? La pauvre, elle a d\u00fb souffrir avec ce psychopathe. Comment une femme aussi vivante a-t-elle pu mourir&nbsp;? La p\u00e9tillance n\u2019a jamais emp\u00each\u00e9 le tr\u00e9pas&nbsp;? C\u2019est ma faiblesse. J\u2019imagine que si la vie est bien cultiv\u00e9e, on peut repousser la mort jusqu\u2019\u00e0 100 ans. Le p\u00e2tissier a d\u00fb la martyriser \u00e0 coup de rouleau apr\u00e8s une dispute violente. Une femme merveilleuse vraiment, comment peut-on&nbsp;? Son mari et ses enfants ont le regret de vous annoncer\u2026 J\u2019esp\u00e8re qu\u2019il regrette son geste mais il est trop tard. Je m\u2019emporte. Je divague. A la mairie, o\u00f9 j\u2019ai commenc\u00e9 ma carri\u00e8re, on me l\u2019a beaucoup reproch\u00e9. J\u2019\u00e9tais au service de l\u2019enregistrement des naissances et des d\u00e9c\u00e8s, je m\u2019occupais aussi l\u2019apr\u00e8s-midi de l\u2019accueil administratif des citoyens. \u00ab&nbsp;Tu reviens quand&nbsp;?&nbsp;\u00bb me demandait ma cheffe de service. \u00ab&nbsp;\u00c7a nous arrangerait que tu restes l\u00e0 quand tu es en service.&nbsp;\u00bb ou bien \u00ab&nbsp;Lazare, nous ferais-tu l\u2019honneur de revenir parmi nous, pauvres mortel.&nbsp;\u00bb Je l\u2019aimais bien, mais elle est parti avec un marin d\u2019eau douce en direction des \u00eeles grecques, comme dans les livres \u00e0 l\u2019eau de rose. On ne l\u2019a jamais revu. Aspir\u00e9e par l\u2019horizon et les eaux. Apr\u00e8s \u00e7a, je n\u2019avais plus le coeur \u00e0 l\u2019ouvrage, j\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 saper mon travail. Le travail est un calvaire pour l\u2019homme libre, il faut le maintenir \u00e0 distance. La vraie vie est ailleurs. Mais l\u2019argent est ici.<br>les dimanches apr\u00e8s-midi, les morts, ils viennent, tous seuls&nbsp;; ils ont plus d\u2019espace, ils attendent que les gens se retirent chez eux. C\u2019est le moment o\u00f9 je sors. Je traverse la place Lazare Carnot \u00e0 grandes enjamb\u00e9es les aspirant dans mon sillage, ils tourbillonnent derri\u00e8re moi. Je m\u2019assied sur le banc au pied du vieux tilleul, ils s\u2019approchent doucement, ils tremblent comme ce trouble de l\u2019air que provoque une surface chauff\u00e9 par le soleil. \u00c7a me fait rire. Parfois je traverse et rien ne se passe, je continue et j\u2019entre dans le cin\u00e9ma. Il pleut. <br>La premi\u00e8re fois, c\u2019\u00e9tait \u00e0 la biblioth\u00e8que municipale pendant les ann\u00e9es de lyc\u00e9e. On montait sur des \u00e9chelles pour attraper la divine com\u00e9die, le plancher craquait sous nos pas, \u00e7a sentait la cire\u2026 elle s\u2019\u00e9tait install\u00e9e jambes pendantes sur le luminaire au-dessus de la table d\u2019\u00e9tudes ou j\u2019apprenais Appolinaire. Sous le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours faut-il qu\u2019il m\u2019en souvienne. Elle \u00e9tait bien en chair pour une petite morte, et elle balan\u00e7ait les jambes du haut de sa balan\u00e7oire de circonstances. \u00c9vapor\u00e9e l\u2019instant d\u2019apr\u00e8s, chass\u00e9e par la biblioth\u00e9caire qui roulait son petit chariot bleu. Il \u00e9tait rest\u00e9 dans l\u2019air une trace, l\u2019odeur de la Naphtaline que Maman mettait dans les armoires du grenier. <br>Souvent, je suis assis \u00e0 la table de la cuisine, et dans la cour, ils arrivent par la bouche d\u2019\u00e9vacuation des eaux, et apr\u00e8s ils sont l\u00e0 minuscules s\u2019ils veulent se faire discret, ils s\u2019installent dans les coins comme des petites poussi\u00e8res, alors je peux lire doucement le recueil de po\u00e8me d\u2019un ami mais si je suis plong\u00e9 dans des mots crois\u00e9s, ils viennent me souffler les r\u00e9ponses, dans une langue \u00e9trang\u00e8re la plupart du temps et je dois abandonner la partie. Il arrive aussi qu\u2019un seul arrive par la fen\u00eatre ouverte et occupe la moiti\u00e9 de la pi\u00e8ce. Je me mets alors \u00e0 siffloter, un air inconnu, complexe, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un compositeur et les voisins me disent \u00ab&nbsp;tiens tu es de bonne humeur&nbsp;\u00bb. \u00c9videmment, j\u2019ai de la visite. <br>Mon grand-p\u00e8re \u00e9tait rebouteux, il marmonnait souvent des formules quand il soignait dans son petit salon de campagne, il continuait quand les gens \u00e9taient partis, pr\u00e9textant qu\u2019il fallait \u00e9loigner les Autres qu\u2019ils avaient amener avec eux. En d\u00e9finitive me disait-il, tout l\u2019art du sorcier est de retenir ces Autres qui collent \u00e0 l\u2019ombre des malheureux (comme \u00e7a qu\u2019il appelait les malades), et de les perdre ensuite dans des conversations qui n\u2019ont ni queue ni t\u00eate jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils retournent dans l\u2019obscur v\u00e9hicul\u00e9 par un arbre. Un pr\u00e9cepte qu\u2019il semblait appliquer aussi rigoureusement avec tous les opportuns bien vivant qu\u2019ils croisaient dans la vie.<br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RECTO Non. Je ne pars pas en voyage. Pourquoi faire\u00a0? On me paierait le voyage, je ne voudrais pas. Aller o\u00f9 de toute fa\u00e7on\u00a0? 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