{"id":194762,"date":"2025-08-05T09:56:19","date_gmt":"2025-08-05T07:56:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=194762"},"modified":"2025-08-11T08:00:31","modified_gmt":"2025-08-11T06:00:31","slug":"adresses-en-trois-mots","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/adresses-en-trois-mots\/","title":{"rendered":"#rectoverso #09 | \/\/\/ Adresses. Trois. Mots"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"471\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Louboutin_LookBook201001_peterlippmann.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-194771\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Louboutin_LookBook201001_peterlippmann.jpg 800w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Louboutin_LookBook201001_peterlippmann-420x247.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Louboutin_LookBook201001_peterlippmann-768x452.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>voir aussi le site d&rsquo;adressage = &gt; <a href=\"https:\/\/what3words.com\/gardon.hangar.enserrer\">https:\/\/what3words.com<\/a><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Triade 1 \/\/\/ Polaire. Avoine. Bureau<\/h3>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Polaire<\/h4>\n\n\n\n<p>Objet sans gloire. Rose \u2014 ce qui, pour un v\u00eatement technique, rel\u00e8ve d\u00e9j\u00e0 du manifeste involontaire. Achet\u00e9e en solde, chez D\u00e9cathlon, temple du v\u00eatement sans prestige. Vingt ans qu\u2019elle me suit. \u00c0 ce stade, on ne parle plus de v\u00eatement. Elle a tout vu. Les Andes, les pistes de ski et les trains de nuit. Tout coup\u00e9 : vents, froids, \u00e9lans de distinction. Le tissu ? Du PET, autrement dit, de la bouteille d\u2019eau recycl\u00e9e, souffl\u00e9e, peign\u00e9e. Une pilosit\u00e9 al\u00e9atoire, \u00e9lectrostatique, \u00e0 laquelle s\u2019accrochent les miettes.<br>Un peu \u00e9lim\u00e9e aux poignets, certes, un peu d\u00e9form\u00e9e dans ses coutures, elle r\u00e9siste. Elle s\u2019obstine. Elle s\u2019est anoblie par l\u2019usage. La polaire est le manifeste des choses qui durent sans faire d\u2019histoire.<br><\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Avoine<\/h4>\n\n\n\n<p>Mati\u00e8re grise du petit matin. Les flocons \u2014 petits, farineux, anonymes \u2014 se noient dans le yaourt \u00e0 la vanille industrielle. Le tout ne r\u00e9siste pas, ne croque pas. C\u2019est une texture de compromis. Pendant dix ans, en Chine, cette p\u00e2t\u00e9e a constitu\u00e9 ma ration matinale d\u2019exil. J\u2019achetais l\u2019avoine au kilo, le yaourt, au litre. A, mon associ\u00e9e, aimait toutes les nourritures molles : pur\u00e9es, p\u00e2tes \u00e0 l\u2019eau, g\u00e9noises d\u00e9tremp\u00e9es. Et moi, docile, j\u2019ai suivi. Car l\u2019harmonie passe par la fadeur partag\u00e9e. On fait avec. On mange sans penser. On s\u2019associe au neutre confortable. La fadeur nous gagne \u00e0 l\u2019usure.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Bureau<\/h4>\n\n\n\n<p>En Chine, assise \u00e0 mon bureau, je travaillais le dos tourn\u00e9. Je tournais le dos \u00e0 tout ce qui arrivait derri\u00e8re moi : employ\u00e9s, coursiers, et je ne voyais rien arriver. J\u2019avais devant moi, un jardinet. Quelques arbres autour d\u2019une cour marbr\u00e9e. Nous \u00e9tions au rez-de-chauss\u00e9e. &nbsp;De chaque c\u00f4t\u00e9 de la table \u2014un puzzle de bureaux pouss\u00e9s les uns contre les autres, se d\u00e9ployait l\u2019\u00e9quipe. \u00c0 ma gauche, l\u2019imprimante. Ma seule domination. J\u2019\u00e9tais la seule \u00e0 imprimer. Ce qui faisait de moi la secr\u00e9taire involontaire de tout le bureau. Chaque fois qu\u2019un document jaillissait, je devais me soulever et me pencher au-dessus du bureau pour tendre le bras comme un agent des postes. Ma position \u00e9tait \u00e0 mi-distance de la chambre, de la salle de bain, et de la porte d\u2019entr\u00e9e. Une sorte de panoptique bureaucratique. Sans mur derri\u00e8re moi, donc sans protection, cette exposition m\u2019a d\u00e9rang\u00e9e. Je pensais aux cowboys dans les saloons \u2014 qui \u00e9vitent soigneusement de s\u2019asseoir le dos \u00e0 la porte, pour ne pas se faire descendre \u00e0 la d\u00e9loyale. Je me suis aper\u00e7u que je n\u2019avais jamais dispos\u00e9 &nbsp;d\u2019un mur pour me couvrir. Je suis l\u2019inverse d\u2019un cowboy. Je pr\u00e9sente mon dos \u00e0 l\u2019incident. Le vide dans le dos. A regarder le jardinet.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Triade 2 \/\/\/ Velours. Saint-Jacques. Cuisine<\/h3>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Velours<\/h4>\n\n\n\n<p>Milleraies : mille raies au m\u00e8tre. Mon p\u00e8re en portait un, bleu.<br>Mais quel bleu\u202f? Pas marine. Pas p\u00e9trole. Pas nuit. Pas lavande. Disons : le bleu de mon p\u00e8re, un bleu ind\u00e9cis avec une pointe de violet, un outremer blanchi. Il le portait chez lui, ce pantalon. Il le portait beaucoup. Avec une chemise en coton.<br>Un confort soign\u00e9. Le velours, c\u2019\u00e9tait lui. <br><\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Saint-Jacques<\/h4>\n\n\n\n<p>Il faut imaginer mon p\u00e8re face \u00e0 la cuisini\u00e8re. Il m\u2019attendait. J\u2019arrivais tard. Il po\u00ealait des Saint-Jacques. Un plat simple, un peu d\u2019huile, du persil, un petit jus, et cette mani\u00e8re de remuer la po\u00eale souplement. C\u2019\u00e9tait un rituel. Il disait entre deux Saint-Jacques :\u00a0\u00bbTu sais, on m\u2019a dit qu\u2019il n\u2019y en aura bient\u00f4t plus\u2026\u00a0\u00bb Un avertissement \u00e9cologique, ou une menace m\u00e9taphysique ? Je ne sais plus. Je riais. Il souriait. Apr\u00e8s le plat, on pouvait parler. De sa femme (ma m\u00e8re). De son quotidien. De l\u2019actualit\u00e9. Les Saint-Jacques, c\u2019\u00e9tait notre entr\u00e9e en mati\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Cuisine<\/h4>\n\n\n\n<p>La cuisine de mes parents \u00e9tait \u00e9troite. Un rectangle o\u00f9 on se contorsionnait pour se glisser autour d\u2019une table en marbre \u2014 une table trop grande pour l\u2019espace qu\u2019elle occupait. Les chaises de bistrot crissaient quand on les tirait. Les placards venaient d\u2019IKEA<strong> <\/strong>avec poign\u00e9es rouges et angles d\u00e9coll\u00e9s. La poubelle \u00e9tait une farce: coinc\u00e9e dans une cage m\u00e9tallique, elle \u00e9ventrait immanquablement chaque sac en plastique.<br>Et pourtant\u2026C\u2019est l\u00e0 qu\u2019on mangeait. Parfois tr\u00e8s bien. Et pourtant\u2026C\u2019est l\u00e0 qu\u2019on discutait. Parfois tr\u00e8s librement. Dans la cuisine exigu\u00eb de ma famille mal fichue.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Triade 3 \/\/\/ Pyjama. \u0152uf. Tente<\/h2>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Pyjama<\/h4>\n\n\n\n<p>Quand j\u2019\u00e9tais petite, je dormais en pyjama, un pyjama tout doux en pilou-pilou ou en jersey d\u00e9cor\u00e9s de dinos roses, de baleines r\u00eaveuses ou de t\u00eates de renard rouge.\u00a0 En vacances le matin je tra\u00eenais en pyjama et prenais le petit-d\u00e9jeuner dehors. Il y a une photo quelque part : c\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9 je suis assise \u00e0 une grande table en bois en lattes fix\u00e9e au sol comme les bancs des aires d\u2019autoroute. Mes coudes sur la table parce qu\u2019elle est trop haute, mes cheveux en bataille, mon pyjama tout blanc avec des trucs roses. Mon visage est bronz\u00e9 et on lit la joie d\u2019\u00eatre dehors et de croquer du pain. Aujourd\u2019hui je n\u2019ai plus de pyjama (je dors dans un vieux t-shirt \u00e9lim\u00e9) mais je garde l\u2019habitude de prendre le petit-d\u00e9jeuner comme l&rsquo;enfant que j\u2019\u00e9tais.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\u0152uf<\/h4>\n\n\n\n<p>C\u2019est rond, c\u2019est chaud, c\u2019est plein, c\u2019est un oiseau endormi. C\u2019est du jaune c\u2019est du blanc c\u2019est de l\u2019or qui coule sur les mouillettes beurr\u00e9es. C\u2019est fragile comme une paupi\u00e8re, comme la peau brune et cassante du monde, c\u2019est doux comme du papier cigarette&nbsp;; \u00e7a se roule, \u00e7a se casse et \u00e7a s\u2019engloutit. L\u2019\u0153uf.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Tente<\/h4>\n\n\n\n<p>Une tente orange tr\u00e8s orange achet\u00e9e <em>Au vieux campeur<\/em>\u00a0: une \u00e9tiquette avec un bonhomme dessus le P\u00e8re No\u00ebl en short avec une pipe dans la bouche. On plantait la tente \u00e0 coups de sardines dans la terre. Le maillet faisait toc, le sol r\u00e9sistait. L\u2019odeur c\u2019\u00e9tait un m\u00e9lange de pin, de sable et un fond d\u2019humidit\u00e9. Dedans il faisait chaud orange, silencieux et immobile. Le sol piquait un peu : des racines des cailloux des r\u00e9veils de nature qu\u2019on n\u2019avait pas d\u00e9frich\u00e9s. Malgr\u00e9 les rejets, on dormait comme des souches.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Triade 4 \/\/\/ Horloge. Confiture. Cellier<\/h2>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Horloge<\/h4>\n\n\n\n<p>Elle tr\u00f4nait sur la tablette de la chemin\u00e9e. Une horloge lourde en marbre et m\u00e9tal avec un socle si dense qu\u2019on imaginait sans peine les d\u00e9g\u00e2ts si elle venait \u00e0 tomber. Deux petites statuettes fig\u00e9es l\u2019encadraient, mi-musiciennes, mi-d\u00e9esses, les bras lev\u00e9s vers le cadran jauni. Elle n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 sa place dans cette maison simple et rustique. Elle parlait d\u2019un go\u00fbt bourgeois un peu ostentatoire et kitsch qui ne ressemblait pas \u00e0 mes grands-parents si frugaux.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Confiture<\/h4>\n\n\n\n<p>J\u2019allais la chercher dans l\u2019armoire encastr\u00e9e du cellier. Les pots \u00e9taient rang\u00e9s par taille, par saison, par couleur. C\u2019\u00e9tait ma tante Marie qui les pr\u00e9parait, avec science et patience. Elle en faisait surtout deux sortes : framboise-cassis, d\u2019un rouge noir profond et myst\u00e9rieux, et groseille, clair et rubis. Elle passait les fruits au tamis &nbsp;&#8211; un morceau de tulle blanc &#8211; avec des gestes lents, ne supportant aucun p\u00e9pin, aucun trouble. Tout devait \u00eatre limpide et soyeux sous la langue. Les pots \u00e9taient coiff\u00e9s d\u2019un rond de papier sulfuris\u00e9, maintenu par un \u00e9lastique. Quand on le soulevait, on d\u00e9couvrait une fine couche de sucre qui cristallisait doucement sur la surface brillante de la confiture comme une dentelle de givre d\u00e9licate. Il y avait ce petit \u201ccloc\u201d charmant du sucre qu\u2019on perce. Et apr\u00e8s\u2026 Une explosion fra\u00eeche, acide, sucr\u00e9e&nbsp;: un mois de juillet bourdonnant et ensoleill\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Cellier<\/h4>\n\n\n\n<p>Dans la maison de Saint-Pierre, il y avait une pi\u00e8ce que l\u2019on n\u2019ouvrait jamais vraiment. Une pi\u00e8ce retenue dans la p\u00e9nombre, aux volets toujours clos, fra\u00eeche comme une grotte m\u00eame en plein mois d\u2019ao\u00fbt. On y entrait \u00e0 pas feutr\u00e9s. Ce cellier n&rsquo;\u00e9tait pas qu\u2019un garde-manger, c&rsquo;\u00e9tait un monde suspendu. Sur les \u00e9tag\u00e8res dormaient les confitures de l\u2019ann\u00e9e. \u00c0 c\u00f4t\u00e9, le linge brod\u00e9, blanc de lessive, sentait la lavande ancienne et le bois sec. Les liqueurs somnolaient dans leurs flacons, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des verres \u00e0 pied, grav\u00e9s et de la vaisselle pr\u00e9cieuse qu\u2019on ne sortait qu\u2019aux grandes occasions, Il y avait des objets sans usage, exil\u00e9s du quotidien : un fauteuil de cuir large et pesant; des anges de pl\u00e2tre au sourire fig\u00e9, des bibelots divers, cadeaux rapport\u00e9s \u00a0d\u2019un voyage, ou d\u2019une noce \u2014 une bo\u00eete de bonbons au couvercle dor\u00e9, une figurine en cristal, un plumier recouvert de moleskine. Je me souviens d\u2019une photo, un portrait d\u2019arri\u00e8re-grands-parents, aux visages aust\u00e8res, \u00e0 moiti\u00e9 effac\u00e9s. Leurs regards fuyants, leurs habits noirs, disaient le silence de la terre, des vies frugales et effac\u00e9es. Quand on nous envoyait, nous les enfants, chercher quelque chose l\u00e0-dedans \u2014 un pot, une nappe, une bouteille \u2014 nous devenions soudain s\u00e9rieux. C\u2019\u00e9tait une incursion dans un monde fig\u00e9. Ce qui me troublait n\u2019\u00e9tait pas la trace qu\u2019on y lisait des vies anciennes \u2014 mais bien leur oubli, leur effacement inexorable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>voir aussi le site d&rsquo;adressage = &gt; https:\/\/what3words.com Triade 1 \/\/\/ Polaire. Avoine. Bureau Polaire Objet sans gloire. Rose \u2014 ce qui, pour un v\u00eatement technique, rel\u00e8ve d\u00e9j\u00e0 du manifeste involontaire. Achet\u00e9e en solde, chez D\u00e9cathlon, temple du v\u00eatement sans prestige. Vingt ans qu\u2019elle me suit. \u00c0 ce stade, on ne parle plus de v\u00eatement. Elle a tout vu. 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