{"id":195586,"date":"2025-08-10T14:34:45","date_gmt":"2025-08-10T12:34:45","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=195586"},"modified":"2025-08-10T14:34:45","modified_gmt":"2025-08-10T12:34:45","slug":"rectoverso-12-pretty-in-pink","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso-12-pretty-in-pink\/","title":{"rendered":"#rectoverso #12 | Pretty in pink"},"content":{"rendered":"\n<p>Le lit a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9 hier. Un futon deux places, qui occupe presque tout l\u2019espace de la chambre. Je commence \u00e0 m\u2019habituer \u00e0 dormir seul.<br>J\u2019ai fini de d\u00e9baller les livres, d\u00e9plier et ranger les v\u00eatements. J\u2019ai branch\u00e9 dans le salon la chaine hifi que je trimbale au gr\u00e9 des d\u00e9m\u00e9nagements depuis plus de 20&nbsp;ans. Claire n\u2019en voulait pas, de toute fa\u00e7on. Elle a gard\u00e9 presque tous nos disques, et la mini-cha\u00eene de la chambre. Notre chambre. La sienne, d\u00e9sormais.<br>Il y a encore un carton \u00e0 vider. Celui-l\u00e0, je crois bien que je me le coltine depuis presque aussi longtemps que la chaine hifi. Dedans, principalement de la paperasse. Quelques livres. Des revues&nbsp;: les premiers <em>Starfix<\/em>, une demi-douzaine de num\u00e9ros de <em>HK Orient Extreme Cinema<\/em>, de vieux fanzines, des cassettes audio que je croyais perdues&nbsp;: <em>The Jesus &amp; Mary Chain<\/em>, <em>Big Audio Dynamite<\/em>, <em>Love and Rockets<\/em>. Une autre, sans boitier et rien d\u2019inscrit dessus.<br>Une enveloppe \u00e9paisse contient une planche-contact de format&nbsp;20&#215;25\u202fcm&nbsp;: quatre bandes de six miniatures \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du n\u00e9gatif. Des rayures, des grains de poussi\u00e8re qui font de petites \u00e9toiles blanches sur le tirage trahissent un d\u00e9veloppement artisanal. Au-dessus de chaque vignette, l\u2019inscription \u00ab\u2009kodak safety film 5063\u2009\u00bb en blanc sur fond noir. Dans la marge, au feutre blanc, d\u2019une \u00e9criture appliqu\u00e9e&nbsp;: \u00ab\u2009Juin 87, P\u00e8re-Lachaise\u2009\u00bb. Certaines photos sont barr\u00e9es d\u2019un trait, d\u2019autres sont cercl\u00e9es de blanc, une seule est entour\u00e9e de rouge. On y voit une jeune femme qui se tient devant une s\u00e9pulture. La jeune femme accroupie devant la tombe, je la reconnais aussit\u00f4t&nbsp;: c\u2019est Claire. Claire, quelques ann\u00e9es avant que je fasse sa rencontre chez Serge. C\u2019est elle sur presque toutes les miniatures de la planche-contact, \u00e0 l\u2019exception d\u2019un gros plan sur le buste de Jim Morrison, et de la silhouette floue d\u2019une fille que je ne connais pas devant l\u2019entr\u00e9e d\u2019un cin\u00e9ma.<br>Je me rends compte que \u00e7a fait presque une demi-heure que je scrute les miniatures quand le t\u00e9l\u00e9phone sonne et que je regarde ma montre. C\u2019est Claire, qui veut savoir quand je passe prendre la petite le weekend prochain. Je raccroche sans mentionner ma d\u00e9couverte. \u00c7a ne me regarde plus, de toute fa\u00e7on. Je lui rendrais la planche-contact en allant chercher Zo\u00e9. C\u2019est en voulant la remettre dans l\u2019enveloppe que je vois qu\u2019elle contient \u00e9galement une place de cin\u00e9ma d\u00e9chir\u00e9e avec le logo du Reflet M\u00e9dicis (s\u00e9ance de 18&nbsp;h, samedi&nbsp;27&nbsp;juin 1987, pour le film <em>Easy Rider<\/em> en VO. 30&nbsp;FF), et une bandelette de quatre photomatons. Quatre portraits de Claire avec l\u2019autre fille qui l\u2019enlace. Qui \u00e9tait-elle, bon sang\u2009? Je venais de passer les 20&nbsp;derni\u00e8res ann\u00e9es avec Claire, et pas une seule fois elle n\u2019avait mentionn\u00e9 cette amie. Si elles avaient \u00e9t\u00e9 si proches, comme semblaient l\u2019attester les photos, c\u2019\u00e9tait tout de m\u00eame \u00e9trange qu\u2019elle ne m\u2019en ait jamais parl\u00e9.<br>Tout \u00e0 coup, je n\u2019ai plus envie de lui restituer les photos. Je veux savoir quel secret elles renferment. Je sais qu\u2019il n\u2019y a sans doute rien, mais \u00e7a m\u2019occupe l\u2019esprit. Et puis\u2026 Claire \u00e9tait glaciale, tout \u00e0 l\u2019heure, au t\u00e9l\u00e9phone. Sur ces photos, elle est souriante. Je la regarde, et c\u2019est comme si j\u2019\u00e9tais l\u00e0, moi aussi, dans les all\u00e9es du P\u00e8re-Lachaise, que j\u2019allais la rencontrer pour la premi\u00e8re fois, et je saurais cette fois ne pas reproduire les erreurs du pass\u00e9, je saurai l\u2019aimer comme elle voulait qu\u2019on l\u2019aime, et peut-\u00eatre m\u2019aimerait-elle alors aussi comme je br\u00fblais de l\u2019\u00eatre\u2009?<br>Je ne dois pas me complaire dans ces id\u00e9es-l\u00e0. La page est tourn\u00e9e, non\u2009?<br>Il y a d\u2019autres tr\u00e9sors, dans ce carton. De vrais tr\u00e9sors, cette fois. D\u00e8s les premi\u00e8res notes de <em>Just Like Honey<\/em>, quand je mets la cassette de l\u2019album <em>Pyschocandy<\/em> dans le lecteur de la chaine hifi, je me prends mes vingt ans dans la gueule. Et c\u2019est bon. Bordel, que c\u2019est bon\u2009! Et \u00e7a, \u00e7a n\u2019appartient qu\u2019\u00e0 moi. Ces souvenirs-l\u00e0, Claire n\u2019en fait pas partie.<br>Apr\u00e8s, j\u2019h\u00e9site. <em>Megatop Phoenix<\/em>\u2009? Non, la curiosit\u00e9 l\u2019emporte, et je mets la K7 qui n\u2019a pas de titre. Une TDK&nbsp;SA90.<br>L\u2019enregistrement commence par une version live de <em>Big Mouth Strikes Again<\/em>, suivi de <em>10:15 Saturday Night<\/em>, et je sais avant m\u00eame d\u2019entendre la voix f\u00e9minine qui s\u2019adresse \u00e0 Claire que la K7 lui appartient. \u00ab\u2009C\u2019est France, ma ch\u00e9rie\u2026 cette mixtape est pour toi\u2026 Souviens-toi comme tu es belle en rose\u2026\u2009\u00bb murmure, espi\u00e8gle, la jeune femme sur l\u2019intro de <em>Pretty In Pink<\/em>, et j\u2019ai maintenant un nom \u00e0 poser sur le visage flou aper\u00e7u sur la planche-contact, une voix \u00e0 associer \u00e0 la fille de profil qui embrassait Claire sur la s\u00e9rie de quatre photos prises dans une cabine Photomaton.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai profit\u00e9 d\u2019un d\u00e9placement professionnel \u00e0 Paris pour reprendre contact avec Serge. Il a accept\u00e9 de me rencontrer dans un caf\u00e9 pr\u00e8s des Halles. Il porte toujours beau, et je vois au sourire contrit qu\u2019il m\u2019adresse que j\u2019ai pris cher de mon c\u00f4t\u00e9. Il semble sinc\u00e8rement content de me revoir. \u00ab\u2009\u00c7a fait quoi\u2009? Une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, non\u2009?\u2009\u00bb. Il bosse dans une agence de pub, gagne bien sa vie. Toujours c\u00e9libataire. Il sait, pour Claire et moi. \u00ab\u2009Vous avez une m\u00f4me, non\u2009? \u00c7a va\u2009? Je veux dire, toi, \u00e7a va\u2009?\u2009\u00bb Il a compris. Quand je lui parle de la planche-contact et des photomatons, il soupire. Je vois qu\u2019il est \u00e9mu. \u00ab\u2009Tu l\u2019as pas connue, toi, France, hein\u2009? Elles \u00e9taient ensemble au lyc\u00e9e, je crois. Les photos doivent dater de cette \u00e9poque\u2026 Juin 1987\u2009? Ouais, c\u2019est \u00e7a\u2009! Claire \u00e9tait en \u00e9cole d\u2019art avec moi en 89. Elles \u00e9taient ins\u00e9parables, toutes les deux\u2026\u2009\u00bb. France, il l\u2019a c\u00f4toy\u00e9e un peu. Il me raconte que les deux filles vivaient en coloc. Il se souvient des soir\u00e9es m\u00e9morables o\u00f9 il les avait crois\u00e9es. Longtemps, il a cru qu\u2019elles couchaient ensemble. Puis il me raconte l\u2019accident, France tu\u00e9e par un chauffard en plein Paris. Claire a mis du temps \u00e0 s\u2019en remettre\u2026 Il ne remarque pas que j\u2019encaisse le coup. Claire ne m\u2019a jamais parl\u00e9 de France. Il ne le sait pas.<br>Serge est sorti avec Claire quelques mois plus tard. \u00c7a faisait un moment qu\u2019ils flirtaient plus ou moins tous les deux, depuis la fac, mais il y avait toujours France entre eux. C\u2019est ce qu\u2019il s\u2019\u00e9tait dit apr\u00e8s coup.<br>L\u2019histoire, ensuite, je la connais. La fille avec qui je sortais \u00e0 l\u2019\u00e9poque connaissait Claire, et Claire nous avait invit\u00e9s \u00e0 une soir\u00e9e chez Serge. C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai fait sa connaissance.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p>Ce dernier samedi de juin, \u00e0 Paris, le temps est sec et doux, la journ\u00e9e ensoleill\u00e9e. Le thermom\u00e8tre affiche 30&nbsp;\u00b0C au plus fort de l\u2019apr\u00e8s-midi. Les conditions id\u00e9ales pour sortir enfin, apr\u00e8s toutes ces semaines de mauvais temps. C\u2019est certainement ce que s\u2019est dit France, lorsqu\u2019elle a propos\u00e9 \u00e0 Claire de passer la journ\u00e9e avec elle. Claire a mis sa robe rose, celle que sa m\u00e8re lui a offerte le mois dernier et qu\u2019elle porte aujourd\u2019hui pour la premi\u00e8re fois. \u00ab\u2009N\u2019es-tu pas jolie en rose !\u2009\u00bb, lui dit France, et \u00e7a les fait rire. Elles ont toutes les deux ador\u00e9 le film <em>Pretty in Pink<\/em> et connaissent par c\u0153ur la chanson des <em>Psychedelic Furs<\/em>.<br>Elles tournent un moment dans le cimeti\u00e8re avant de trouver la tombe du chanteur. Jim Morrison aimait-il le rose\u2009? Claire aime bien les Doors, mais elle leur pr\u00e9f\u00e8re des groupes plus actuels. Sans doute qu\u2019elle \u00e9coute Ou\u00ef FM, maintenant que La voix du L\u00e9zard a cess\u00e9 d\u2019\u00e9mettre. Elle a apport\u00e9 son carnet de croquis. France h\u00e9site avec son appareil, semble se perdre dans les r\u00e9glages. Claire voit bien qu\u2019elle n\u2019est pas \u00e0 l\u2019aise, et elle trouve \u00e7a touchant. Elle essaie de rendre \u00e7a sur le papier. Elle est plut\u00f4t contente d\u2019elle. France lui demande si elle peut voir le dessin. Claire la trouve chouette, cette fille. Et elle voit bien comment elle la regarde. Elle aussi, certainement qu\u2019elle trouve France jolie. Elles sont \u00e0 l\u2019\u00e2ge o\u00f9 se m\u00e9langent amiti\u00e9 et d\u00e9sir sans que rien ne pr\u00eate encore \u00e0 cons\u00e9quence.<\/p>\n\n\n\n<p>La fr\u00e9quentation des morts, \u00e7a ouvre l\u2019app\u00e9tit, ou c\u2019est plus s\u00fbrement les allers-retours dans les trav\u00e9es depuis le matin, et le petit-d\u00e9jeuner d\u00e9j\u00e0 loin&nbsp;: les voil\u00e0, les deux amies, attabl\u00e9es au MacDo, croquant \u00e0 pleines dents leur double cheese, s\u2019\u00e9changeant des frites, sirotant leur Coca pil\u00e9 aux gla\u00e7ons. \u00c0 Bastille ensuite, elles s\u2019arr\u00eatent pour un caf\u00e9, et c\u2019est Claire, cette fois, qui a l\u2019id\u00e9e des photomatons. Alors, on descend quatre \u00e0 quatre les escaliers qui conduisent au m\u00e9tro avant d\u2019apercevoir dans le recoin d\u2019un couloir la cabine en Formica. 5&nbsp;FF les quatre poses. France fait tourner \u00e0 toute vitesse le tabouret r\u00e9glable et Claire l\u2019imite aussit\u00f4t, dans l\u2019autre sens. Enfin, elles s\u2019assoient, tirent le rideau \u00e9pais orange, finalement non, le bleu, et puis non, on replie en accord\u00e9on les deux rideaux en synth\u00e9tique, le fond blanc fera l\u2019affaire. Les deux filles se serrent l\u2019une contre l\u2019autre pour faire entrer leurs visages dans le cadre du miroir sans tain au-dessus de l\u2019appareil. On s\u2019essaie \u00e0 quelques grimaces, France glisse les pi\u00e8ces dans la fente et personne ne bouge\u2009! Le flash, une fois, deux fois, trois fois. Claire fait mine de se relever. France l\u2019embrasse sur le coin de la bouche. Le flash se d\u00e9clenche une derni\u00e8re fois. Claire sursaute et France \u00e9clate de rire.<br>Les filles tr\u00e9pignent ensuite plusieurs minutes devant la cabine, scrutant la fente qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 lib\u00e9rer les photos, et il faut attendre encore quand tombe d\u2019un coup sec la bandelette dans le r\u00e9ceptacle pour ne pas laisser de marque de doigts sur l\u2019\u00e9mulsion humide. Enfin, n\u2019y tenant plus, France se saisit d\u00e9licatement du tirage, le secoue pour qu\u2019il s\u00e8che plus vite. Claire se penche pour mieux voir, son amie passe son bras autour de sa taille et elles s\u2019\u00e9loignent en riant pour rejoindre la sortie. Ce qu\u2019elles font apr\u00e8s, on ne le sait pas. Il faut 20&nbsp;minutes environ pour rejoindre \u00e0 pied La Sorbonne, 5 ou 10 de plus jusqu\u2019\u00e0 la rue Champollion.<br>C\u2019est France, n\u2019en doutons pas, qui propose d\u2019aller voir la reprise <em>Easy Rider<\/em> au M\u00e9dicis. C\u2019est elle, apr\u00e8s tout, qui a eu l\u2019id\u00e9e d\u2019aller sur la tombe de Morrison.<br>Que pensent-elles du film, ensuite\u2009? Claire ne le mentionnera jamais devant moi, comme elle ne me parlera jamais de France. Peut-\u00eatre a-t-elle vu r\u00e9trospectivement dans la fin tragique du film un pr\u00e9sage de ce qui allait arriver \u00e0 France.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"PSYCHEDELIC FURS : Pretty in pink (HD)\" width=\"800\" height=\"600\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/nu0sYQRECkY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le lit a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9 hier. Un futon deux places, qui occupe presque tout l\u2019espace de la chambre. 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