{"id":196393,"date":"2025-08-15T16:41:21","date_gmt":"2025-08-15T14:41:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=196393"},"modified":"2025-08-15T16:44:54","modified_gmt":"2025-08-15T14:44:54","slug":"rectoverso14auspices","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso14auspices\/","title":{"rendered":"#rectoverso#14|Auspices"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>\u00ab\u00a0Ta vie s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e quand tu es mort. Mais des choses vont continuer \u00e0 m&rsquo;arriver \u00e0 cause de \u00e7a.\u00a0\u00bb  <\/p><cite>Ugo Bienvenu 2014 d&rsquo;apr\u00e8s le roman \u00e9ponyme de David Vann <em>Sukkwan Island <\/em>2008<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Codicille : c'est un joyeux foutoir. J'y verse des pi\u00e8ces disparates issues de diff\u00e9rentes sources parvenues jusqu'\u00e0 moi dont la citation en t\u00eate de cet article. <\/pre>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"648\" height=\"709\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/mandala_20-avril-2015.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-196397\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/mandala_20-avril-2015.jpg 648w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/mandala_20-avril-2015-384x420.jpg 384w\" sizes=\"auto, (max-width: 648px) 100vw, 648px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Collage par moi-m\u00eame 20\/04\/2015<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Si l&rsquo;on en croit la d\u00e9finition du dictionnaire alphab\u00e9tique et analogique de la langue fran\u00e7aise <em>Le nouveau Petit Robert <\/em>dans une nouvelle \u00e9dition mill\u00e9sime 2009, le mot \u00ab\u00a0Auspices\u00a0\u00bb, nom masculin pluriel, attest\u00e9 au XIV\u00e8me si\u00e8cle sous la forme <em>euspices<\/em>, vient du latin <em>auspicium, <\/em>de <em>avis <\/em>\u00ab\u00a0oiseau\u00a0\u00bb et <em>spicere <\/em>\u00ab\u00a0examiner\u00a0\u00bb. Dans l&rsquo;Antiquit\u00e9 romaine, c&rsquo;est l&rsquo;observation des oiseaux, pr\u00e9sage tir\u00e9 du vol, des mouvements, de l&rsquo;app\u00e9tit, du chant des oiseaux, etc. On <em>prend les auspices<\/em> comme on prend la temp\u00e9rature. On croit ou on ne croit pas aux signes d&rsquo;apr\u00e8s lesquels on croit pr\u00e9voir l&rsquo;avenir. Pour ma part je n&rsquo;y crois pas. Cependant l&rsquo;image que vous avez sous les yeux est troublante. Le collage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9, nous dit-on, par \u00ab\u00a0moi-m\u00eame\u00a0\u00bb le 20 avril 2015. Par \u00ab\u00a0moi-m\u00eame\u00a0\u00bb ne nous dit pas qui. Mais au vu de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement marquant qui eut lieu huit jours apr\u00e8s le solstice d&rsquo;\u00e9t\u00e9 de la m\u00eame ann\u00e9e, on ne peut s&#8217;emp\u00eacher de penser que celuicelle qui l&rsquo;a fait en avait le pressentiment. D&rsquo;autant plus que d&rsquo;autres ph\u00e9nom\u00e8nes se sont produits sur la courte p\u00e9riode qui nous int\u00e9resse entre le 20 avril et huit jours apr\u00e8s le solstice d&rsquo;\u00e9t\u00e9 2015 dont un d\u00e9j\u00e0 pressenti dans le collage \u00e0 savoir la vache volante. On a retrouv\u00e9 dans les nombreux carnets ayant appartenu \u00e0 l&rsquo;auteurice mais \u00e9galement sous forme num\u00e9rique, notes et fichiers permettant de faire le lien entre plusieurs faits troublants.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Le 26 juin aux alentours de midi. Dans l\u2019\u00e9table une vache couch\u00e9e sur le flanc tire la langue rend son dernier souffle. Ses veaux jumeaux n\u2019auront plus son lait   c\u2019est qu\u2019une vache c\u2019aurait pu \u00eatre le bonhomme Trouver du lait chez un laitier. Deux biberons. Les veaux goulus t\u00e8tent leurs t\u00e9tines de caoutchouc. Leur m\u00e8re est gisante. La sortir de l\u00e0. L\u2019envelopper d\u2019une b\u00e2che de plastique noire. Appeler l\u2019\u00e9quarrisseur. C\u2019est vendredi apr\u00e8s-midi. Il ne viendra pas avant lundi matin. Vivre un week-end avec cette forme noire b\u00e2ch\u00e9e visible de la fen\u00eatre. Heureusement n\u2019avoir personne \u00e0 la maison  dimanche. Faire monter les veaux dans le Kangoo paill\u00e9. Les mener joyeusement en pension chez un coll\u00e8gue   \u00ab demain c\u2019est ma f\u00eate \u00bb<\/pre>\n\n\n\n<p>Le fragment est dat\u00e9 du 26 juin. <\/p>\n\n\n\n<p>Il existe un autre fragment dat\u00e9 du 23. <\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Le 23 juin en soir\u00e9e chez une amie. Infirmi\u00e8re elle a d\u00e9coup\u00e9 dans une gazette nantaise un article intitul\u00e9 \u00ab Compter les moutons dans le noir, facile ! \u00bb et l\u2019a placard\u00e9 sur le mur de ses toilettes. Il dit : \u00ab Il sera d\u00e9sormais plus simple de les compter pour s\u2019endormir. Un groupe de chercheurs uruguayens a annonc\u00e9 la naissance de moutons phosphorescents. Ces animaux transg\u00e9niques ont re\u00e7u un g\u00e8ne de m\u00e9duse dans leur ADN, les rendant fluorescents sous une lumi\u00e8re ultra violette. \u00bb Appliqu\u00e9 au cancer, ce g\u00e8ne de m\u00e9duse permettrait de rep\u00e9rer dans le corps toute tumeur par phosphorescence ou fluorescence et on pourrait ainsi prendre des nouvelles de son cancer qui s\u2019allumerait la nuit. Facile ! Plusieurs verres de Muscadet S\u00e8vre et Maine sur lie avait aid\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de ce sc\u00e9nario de science-fiction.<\/pre>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"555\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/20240120_164046-555x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-196430\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/20240120_164046-555x1024.jpg 555w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/20240120_164046-228x420.jpg 228w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/20240120_164046-768x1417.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/20240120_164046-833x1536.jpg 833w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/20240120_164046-1110x2048.jpg 1110w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/20240120_164046-scaled.jpg 1388w\" sizes=\"auto, (max-width: 555px) 100vw, 555px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;article en question a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9, je peux l&rsquo;archiver dans mon dossier. <\/p>\n\n\n\n<p>Vous ne voyez pas o\u00f9 je veux en venir ? Moi non plus. <\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai relev\u00e9 dans les nombreux commentaires suite aux publications de l&rsquo;auteurice sur le Word Press, celui-ci, de KB : \u00ab\u00a0On est avec l&rsquo;enfant on le voit se glisser dans un corps d&rsquo;homme encore trop grand pour lui.\u00a0\u00bb C&rsquo;est ce commentaire qui me fait me souvenir du collage et aussi l&rsquo;indication laconique entre parenth\u00e8ses de FR dans sa contribution #14 du 14 ao\u00fbt 2025 de <em>Survivances <\/em>sous une photographie travaill\u00e9e \u00ab\u00a0en attendant&#8230; faute de mieux\u00a0\u00bb. Je dirai \u00e0 FR qu&rsquo;une image dit parfois autant si ce n&rsquo;est plus que les mots. Mais c&rsquo;est tellement clich\u00e9 ! Qu&rsquo;elle me pardonne.<\/p>\n\n\n\n<p>Si j&rsquo;en reviens \u00e0 la chronologie des faits, on arriverait au huiti\u00e8me jour apr\u00e8s le solstice d&rsquo;\u00e9t\u00e9 2015. Les deux fragments suivants attestent d&rsquo;un \u00e9v\u00e8nement marquant.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Vous ne savez pas qu\u2019une volumineuse an\u00e9mone de mer a pouss\u00e9 comme le n\u00e9nuphar dans le poumon de Chlo\u00e9 au niveau de votre foie envahissant petit \u00e0 petit votre veine cave  finissant par l\u2019obstruer compl\u00e8tement. L\u2019ignorant vous perdez connaissance.<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Une cheville tourne puis le genou se vrille les bras peut-\u00eatre se tendent pour retenir le corps qui s\u2019affaisse. Vous tombez dans les pois neige molle sous les pieds qui semble vous engloutir qui s\u2019enfonce sous votre poids. La chute n\u2019est ni lente ni rapide vos lunettes giclent. L\u2019espace autour de vous se r\u00e9tr\u00e9cit oppresse votre poitrine \u00e9treint votre cr\u00e2ne. L\u2019air faiblement entre dans vos poumons r\u00e9calcitrants. Le soleil se fige une boule vous noue le ventre. Votre regard se fixe sur une chose int\u00e9rieure. Le champ s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019au ciel d\u2019acier le c\u0153ur ne suffit plus. Vous vous \u00e9croulez sur le sol. Lourd. Vous ne comprenez pas ce qui vous arrive vous le dites qu\u2019est-ce qui m\u2019arrive. Vous suffoquez. Le paysage alentour devenu trop grand se vide rapetisse votre esprit perdu sous une \u00e9tendue de ciel gigantesque. La terre tourne au bord d\u2019un trou noir elle tangue. Peut-\u00eatre des images d\u00e9filent-elles \u00e9mergeant de cette obscurit\u00e9 soudaine. <\/pre>\n\n\n\n<p>Une version similaire a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur le Word Press.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">le fait qu\u2019il soit mort d\u2019un cancer foudroyant et qu\u2019il n\u2019en sache rien ne sache pas et nous non plus et vous non plus [...] le fait qu\u2019il se plaigne d\u2019une sciatique plut\u00f4t que d\u2019une tumeur canc\u00e9reuse lui poussant dans la veine cave mais qui ne se plaint pas un jour ou l\u2019autre d\u2019une sciatique le fait que moi aussi il m\u2019arrive de souffrir du nerf sciatique ou de cruralgie et pourtant je ne suis pas morte le fait que mort il \u00e9tait trop tard pour le lui dire lui dire que peut-\u00eatre il allait mourir mais je lui ai dit simplement voil\u00e0 tu es mort pour qu\u2019il le sache le fait qu\u2019il soit mort d\u2019un cancer sans le savoir non mais qui peut dire je suis mort d\u2019un cancer sans l\u2019avoir su le fait qu\u2019il en ait un nich\u00e9 en lui et qu\u2019aucune phosphorescence ne l\u2019ait signal\u00e9 le fait que j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 une an\u00e9mone de mer plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 une tumeur comme le n\u00e9nuphar dans le poumon droit de Chlo\u00e9<\/pre>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il faudrait s&rsquo;int\u00e9resser, comme on le voit sur l&rsquo;image du haut de page, \u00e0 l&rsquo;enfant se glissant dans un corps d&rsquo;homme encore trop grand pour lui. On voit \u00e9galement la vache morte voler dans le ciel s&rsquo;il y en avait un comme dans une toile de Chagall et une femme \u00e9plor\u00e9e. Somme toute, une repr\u00e9sentation de la veuve et l&rsquo;orphelin. La vache, il en est question dans une lettre de Valentine \u00e0 Amour :<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">La derni\u00e8re fois que je t\u2019ai vu tu portais ton short et la poubelle. Une vache morte flottait au-dessus du pr\u00e9 comme sur une toile de Chagall. Je l\u2019\u00e9voque parce que cette nuit j\u2019ai r\u00eav\u00e9 \u00e0 un anniversaire. J\u2019avais \u00e0 la main mon bouquet de mari\u00e9e, toujours aussi frais, qui embaumait le jasmin et le seringa. Au matin ta m\u00e8re avait cueilli les fleurs dans le jardin, elle avait coup\u00e9 une rose rouge et un lupin. Le tout attach\u00e9 avec un lien de dentelle anglaise. Dans mon r\u00eave, je portais une robe de mari\u00e9e noire agr\u00e9ment\u00e9e d\u2019un petit col blanc dentel\u00e9 et toi une chemise verte. On ne voyait pas encore la vache voler, cach\u00e9e derri\u00e8re le rideau de la fen\u00eatre. <\/pre>\n\n\n\n<p>Le motif de la vache, on le retrouve dans un texte issu de l&rsquo;atelier Boost #11bis. Je m&rsquo;autorise \u00e0 l&rsquo;ins\u00e9rer ici et je remercie publiquement NH pour sa collaboration (en gras dans le texte) :<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Je n\u2019eus ni voile ni robe blanche. Nous \u00e9vit\u00e2mes son village pour nous marier dans ma ville. Depuis l\u2019appartement familial nous all\u00e2mes \u00e0 pied \u00e0 la mairie d\u2019arrondissement. Nous devant la noce derri\u00e8re. Il ne manqua que le violoniste pour nous ouvrir le chemin et la charrette tir\u00e9e par un cheval pour transporter nos vieux parents peinant \u00e0 la tra\u00eene. Un fr\u00e8re porta son fils sur ses \u00e9paules un pistolet en plastique \u00e0 la main. Un beau-fr\u00e8re poussa une poussette vide. L\u2019enfant s\u2019envola lui aussi sur ses \u00e9paules. Tous les enfants furent sur les \u00e9paules de leur p\u00e8re ce jour-l\u00e0 sauf ceux qui n\u2019\u00e9taient pas encore n\u00e9s. La noce emprunta le m\u00e9tro. Dans la rame sans chauffeur, nous f\u00fbmes sto\u00efques, moi avec mon bouquet de fleurs fra\u00eeches \u00e0 la main, lui avec son petit n\u0153ud papillon grenat et sa chemise \u00e0 carreaux. En fin de journ\u00e9e la noce monta sur la colline admirer le paysage redescendit par des escaliers sinueux et se promena dans les rues de la vieille ville. <strong>Nous cri\u00e2mes avec la cloche.<\/strong> Une vache morte flottait au-dessus du ciel comme sur une toile de Chagall. <strong>Avec le tracteur de la route qui descend. Avec son moteur. Avec le galop du cheval. Avec sa robe tremp\u00e9e de sueur.<\/strong> Et les flonflons. C\u2019\u00e9tait une f\u00eate d\u2019anniversaire. J\u2019avais toujours mon bouquet de mari\u00e9e \u00e0 la main embaumant le jasmin et le seringa. Au matin sa m\u00e8re les cueillit dans le jardin, elle coupa une rose rouge et un lupin. Le tout attach\u00e9 avec un lien de dentelle anglaise. Ma robe de mari\u00e9e \u00e9tait noire agr\u00e9ment\u00e9e d\u2019un petit col blanc dentel\u00e9. Cach\u00e9e par le rideau de la fen\u00eatre on ne vit pas tout de suite la vache voler. Le matin du jour o\u00f9 il mourut il portait un short et la poubelle. Sous la b\u00e2che noire il y avait une vache morte. Le soir il ne vit pas qu\u2019elle n\u2019y \u00e9tait plus il \u00e9tait mort. Alors je rembobinai le film. Avec la poubelle et son short il revint \u00e0 la maison \u00e0 reculons. La vache sortit de dessous la b\u00e2che et rentra tranquillement \u00e0 l\u2019\u00e9table elle aussi \u00e0 reculons nourrir son veau. Je me r\u00e9veillai au contact de ses l\u00e8vres sur les miennes. J\u2019ouvris brusquement les yeux et constatai avec d\u00e9pit qu\u2019il s\u2019\u00e9tait volatilis\u00e9. Je ressentis la douceur de ce baiser comme s\u2019il me l\u2019avait d\u00e9pos\u00e9 en planant. Je tendis la main mais je n\u2019attrapai qu\u2019un vide lourd et poisseux. Et les bl\u00e9s rosirent dans la lumi\u00e8re du soir.<br><br>Un <em>avant<\/em> et un <em>apr\u00e8s<\/em> \u00e0 partir d\u2019un extrait emprunt\u00e9 \u00e0 NH| SOIR Boost #11 <br><\/pre>\n\n\n\n<p>Si je r\u00e9capitule \u00e0 ce stade de mon enqu\u00eate : <\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9riode : premier quart du vingt et uni\u00e8me si\u00e8cle. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9v\u00e8nement marquant : la mort de Pierre. En citant Lucy Ellmann comme on peut le lire dans le fragment qui suit, c&rsquo;est la premi\u00e8re fois que l&rsquo;auteurice nomme son mort Pierre. Dans le livre il s&rsquo;agit d&rsquo;un chien. Ici il s&rsquo;agit d&rsquo;un homme. <\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Pierre, le fait que Pierre est venu avec nous \u00e0 Rome et qu\u2019il est mort l\u00e0-bas, de vieillesse, le fait qu\u2019il avait dix ans, et le v\u00e9to qui \u00e9tait catholique s\u2019est sign\u00e9 avant de le piquer, le fait que Maman n\u2019a jamais oubli\u00e9 \u00e7a,<\/pre>\n\n\n\n<p>Figures majeures de la p\u00e9riode : la plupart sont issues de la litt\u00e9rature du vingti\u00e8me si\u00e8cle et de la litt\u00e9rature contemporaine. <\/p>\n\n\n\n<p>Courants esth\u00e9tiques et id\u00e9ologiques : l&rsquo;art du vingti\u00e8me si\u00e8cle essentiellement englobant les liens qu&rsquo;ils peuvent tisser avec des p\u00e9riodes plus anciennes. Go\u00fbts musicaux h\u00e9t\u00e9roclites. Idem pour le cin\u00e9ma. <\/p>\n\n\n\n<p>\u0152uvres principales : on peut citer <em>Les treize lettres de Valentine<\/em> (ouvrage non publi\u00e9). Je copie colle la quatri\u00e8me de couverture :<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Il \u00e9tait une fois Amour et Valentine. Ils se mari\u00e8rent eurent trois enfants et deux chattes. On peut dire qu'ils v\u00e9curent heureux jusqu'\u00e0 la disparition soudaine d'Amour. Amour \u00e9tait cultivateur. A sa plus grande surprise Valentine h\u00e9rite de la ferme et se retrouve fermi\u00e8re du jour au lendemain. De f\u00e9vrier 2022 \u00e0 juin 2024 elle \u00e9crit treize lettres entrem\u00ealant des souvenirs et ses tribulations d'agricultrice. En 2025 \u00e7a a fait 10 ans. <\/pre>\n\n\n\n<p>Je signale \u00e9galement la publication collective chez tiers livre \u00e9diteur \u00e0 partir d&rsquo;un atelier \u00ab\u00a0vers un \u00e9crire film\u00a0\u00bb propos\u00e9 par Fran\u00e7ois Bon <em>1 heure de ta vie, 66 fois<\/em> janvier 2022. Dans la contribution de l&rsquo;auteurice \u00e0 la page 56, il est question de vaches et de l&rsquo;enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9picentre g\u00e9ographique : il n&rsquo;y a pas plus s\u00e9dentaire que sa condition de femme de la terre. Elle ne se revendique pas paysanne n&rsquo;\u00e9tant pas de ce pays-ci. Elle est fermi\u00e8re dit-elle. Ayant quitt\u00e9 sa ville natale depuis longtemps, elle garde pourtant une pr\u00e9f\u00e9rence pour la vie en ville et se dit citadine jusqu&rsquo;au bout des doigts.<\/p>\n\n\n\n<p>Je finis avec le dernier commentaire publi\u00e9 le 15\/08\/2025 par EM dans lequel elle pointe des lieux, des motifs obs\u00e9dants qui semblent passer par la machine. D&rsquo;autres commentateurices l&rsquo;ont point\u00e9e aussi. Qu&rsquo;ils en soient remerci\u00e9s ici. Peut-\u00eatre faudrait-il aborder le sujet qui nous occupe sous l&rsquo;angle d&rsquo;une moissonneuse-batteuse. <\/p>\n\n\n\n<p>Une moissonneuse-batteuse \u00e0 l&rsquo;aube du vingt et uni\u00e8me si\u00e8cle. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Ta vie s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e quand tu es mort. Mais des choses vont continuer \u00e0 m&rsquo;arriver \u00e0 cause de \u00e7a.\u00a0\u00bb Ugo Bienvenu 2014 d&rsquo;apr\u00e8s le roman \u00e9ponyme de David Vann Sukkwan Island 2008 Codicille : c&rsquo;est un joyeux foutoir. J&rsquo;y verse des pi\u00e8ces disparates issues de diff\u00e9rentes sources parvenues jusqu&rsquo;\u00e0 moi dont la citation en t\u00eate de cet article. Si l&rsquo;on <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso14auspices\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#rectoverso#14|Auspices<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":160,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[7529,7744,1],"tags":[],"class_list":["post-196393","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-recto-verso-le-cycle-ete-2025","category-rectoverso-14-archives-futures-de-nous-memes","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/196393","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/160"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=196393"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/196393\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":196481,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/196393\/revisions\/196481"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=196393"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=196393"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=196393"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}