{"id":196901,"date":"2025-08-17T21:51:30","date_gmt":"2025-08-17T19:51:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=196901"},"modified":"2025-08-17T22:02:02","modified_gmt":"2025-08-17T20:02:02","slug":"rectoverso-25-je-ne-pleure-pas-jecris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso-25-je-ne-pleure-pas-jecris\/","title":{"rendered":"#rectoverso #15 | Je ne pleure pas, j&rsquo;\u00e9cris"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>15 Parler de lui sans jamais le nommer<\/p>\n\n\n\n<p>16 De quoi veut parler mon roman&nbsp;? Je le sais, mais n\u2019ose pas.<\/p>\n\n\n\n<p>17 Bon, prenons la question sous un autre angle, d\u00e9pla\u00e7ons le tabouret dirait Pierre Michon. \u00c0 quoi sert mon personnage&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>18 \u00c0 transmettre des \u00e9motions, \u00e0 revivre \u00e0 travers lui mes \u00e9motions. Je les revis si bien qu\u2019il m\u2019arrive d\u2019\u00eatre remu\u00e9e en les d\u00e9crivant. Je les observe, je les sens, je les go\u00fbte.<\/p>\n\n\n\n<p>19 Une \u00e9motion a-t-elle des sens&nbsp;? Le personnage en a, mais l\u2019\u00e9motion&nbsp;? Si c\u2019est une vraie \u00e9motion, pas un petit fr\u00e9missement de rien du tout, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une \u00e9motion totale, elle affecte tous nos sens, elle s\u2019abandonne \u00e0 tous nos sens, elle les devient.<\/p>\n\n\n\n<p>20 Mon personnage est une \u00e9motion, il ne cherche pas \u00e0 dire mes valeurs ou mes contre-valeurs, il se contente de vivre sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>21 Il y a un film de Jean-Luc Godard qui a ce titre \u00ab&nbsp;Vivre sa vie&nbsp;\u00bb. C\u2019est dans ce film que Ferrat a chant\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00ab&nbsp;Ma m\u00f4me&nbsp;\u00bb. <em>Et j\u2019crois bien qu\u2019la sainte vierge des \u00e9glises\/ n\u2019a pas plus d\u2019amour dans les yeux&nbsp;\/ et ne sourit pas mieux quoi qu\u2019on dise.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>22 On aime ces chansons qui parle de bars, de filles, d\u2019amour toujours ou d\u2019amour perdu, servies par des voix chaudes qui savent articuler les paroles. Pas comme celles de nombre de chanteurs actuels dont on ne comprend pas le galimatias. \u00ab&nbsp;La bo\u00eete \u00e0 matelots&nbsp;\u00bb, vous connaissez&nbsp;? <em>La servante est sans mani\u00e8res\/ la patronne est sans fa\u00e7ons&nbsp;\/ leur vertu n\u2019est pas aust\u00e8re \/ y a d\u2019l\u2019amour et des chansons. <\/em>\u00ab&nbsp;Leur vertu n\u2019est pas aust\u00e8re&nbsp;\u00bb, admirable, il y a des trouvailles langagi\u00e8res dans ces chansons-l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>23 Langage, ramage, plumage. Il y aurait 1240 mots qui se terminent par age. De quoi faire des rimes. J\u2019aime la langue populaire tout autant que la langue litt\u00e9raire&nbsp;: ramage pour d\u00e9signer le chant des oiseaux, \u00e7a vous a un petit air d\u00e9suet et pr\u00e9cieux, \u00e7a vous \u00e9voque des voli\u00e8res, des volatiles empaill\u00e9s, des cabinets de curiosit\u00e9s. Dans un caboulot, on dirait plut\u00f4t tapage ou bavardage. Il faut utiliser le mot juste, celui qui s\u2019accorde \u00e0 la circonstance et \u00e0 la phrase. Question d\u2019ambiance, d\u2019assonance, d\u2019allit\u00e9ration, de rythme.<\/p>\n\n\n\n<p>24 Il y a aussi courage, agir avec le c\u0153ur. Il en a fallu \u00e0 Rosalie.<\/p>\n\n\n\n<p>25 J\u2019aime travailler mes phrases. J\u2019\u00e9cris un paragraphe d\u2019un premier jet, puis j\u2019y reviens sans cesse pour l\u2019am\u00e9liorer jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il sonne comme je veux l\u2019entendre. Je peux passer deux ou trois heures sur un seul paragraphe. Pas pour le plaisir du lecteur, pour le mien. Je pars du principe que si j\u2019aime ce que j\u2019ai \u00e9crit, d\u2019autres l\u2019aimeront aussi. Pas tous, selon l\u2019adage \u00ab&nbsp;on ne peut pas plaire \u00e0 tout le monde&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>28 Mais d\u2019o\u00f9 me vient ce penchant pour les choses populaires qui faisait dire \u00e0 ma m\u00e8re que j\u2019avais mauvais go\u00fbt. Ah, ce caf\u00e9, je le revois\u2009! Quand j\u2019\u00e9tais petite, je m\u2019arr\u00eatais devant tous les jours, en rentrant de l\u2019\u00e9cole, pour \u00e9couter, fascin\u00e9e un accord\u00e9oniste aveugle<em>. <\/em>Le temps a pass\u00e9, l\u2019accord\u00e9on me touche toujours autant, il me vrille les tripes. Depuis quand aimer l\u2019accord\u00e9on serait avoir mauvais go\u00fbt&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>45 \u00ab&nbsp;\u00c0 l\u2019heure ou blanchit la campagne&nbsp;\u00bb, je la connais cette heure-l\u00e0. C\u2019est celle o\u00f9 je me l\u00e8ve dans une maison endormie. Je sors dans le jardin. La chouette effraie, locataire du pigeonnier, chuinte une derni\u00e8re fois dans la nuit qui s\u2019enfuit. Je suis la seule \u00e0 regarder la lune p\u00e2lir \u00e0 la gauche du grand c\u00e8dre, la seule \u00e0 sourire au li\u00e8vre qui d\u00e9tale, la seule \u00e0 entrevoir le trafic matinal des merles et des corneilles. Les palombes roucoulent d\u00e9j\u00e0. Le pic-vert s\u2019\u00e9gosille aux alentours&nbsp;; l\u2019espace lui appartient. Ah, le loriot&nbsp;! Celui-l\u00e0, on ne l\u2019entend pas souvent.<\/p>\n\n\n\n<p>46 Je voudrais \u00eatre une huppe, une femme oiseau \u00e0 la belle coiffe, au long bec recourb\u00e9. Il y en a une qui sautille sur le gravier, l\u00e0 devant moi&nbsp;: \u00ab&nbsp;un, deux, trois soleil&nbsp;\u00bb, elle s\u2019arr\u00eate, ne bouge plus. M\u00eame son \u0153il est immobile, elle retient l\u2019instant. Elle repart, \u00ab&nbsp;un, deux, trois soleil&nbsp;\u00bb, dans l\u2019odeur du tilleul, d\u00e9licate \u00e0 cette heure, mais qui, on le sait, deviendra pr\u00e9gnante \u00e0 midi.<\/p>\n\n\n\n<p>47 Je n\u2019ai pas pu \u00e9crire \u00e0 l\u2019aube, selon mon rituel journalier. Des pr\u00e9occupations domestiques ont, d\u00e8s mon lever, perturb\u00e9 l\u2019\u00e9coulement de mon temps. J\u2019en reste affect\u00e9e. Il est 19 heures, je dois \u00e9crire, je le dois, je le dois \u00e0 mon journal \u2014 comment y laisser un blanc \u00e0 la date du 15 ao\u00fbt \u2014, je le dois \u00e0 moi-m\u00eame, je le dois. Je m\u2019assieds \u00e0 ma table de travail dans l\u2019obscurit\u00e9 qui vient. Mais comment trouver le l\u00e2cher prise n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019apparition de la moindre id\u00e9e devant une injonction pareille.<\/p>\n\n\n\n<p>48 Comme Flaubert j\u2019ai le souci de la beaut\u00e9. Une v\u00e9ritable obsession. Quel orgueil de se comparer \u00e0 ce grand \u00e9crivain&nbsp;! Je ferme les yeux, tente un exercice de respiration pour me rassembler, me relier, rejoindre ma source. Petit \u00e0 petit, le calme revient et mon souffle se fait silencieux. Je suis aux aguets. Aux aguets du mot qui pourrait venir, qui vient.<\/p>\n\n\n\n<p>49 Pour \u00e9crire, il faut \u00eatre \u00e0 la fois tr\u00e8s humble et tr\u00e8s orgueilleux. Se lancer, voil\u00e0 le plus difficile. Choisir un mot, un deuxi\u00e8me, un troisi\u00e8me. Encore un, puis un autre. La phrase se fait. Pas terrible. Ne pas se juger, c\u2019est le moment de se faire confiance et de continuer humblement, laborieusement.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>98 Il faut que la phrase me caresse, me console. Je ne pleure pas, j\u2019\u00e9cris \/ Je fais des ronds dans l\u2019eau&nbsp;\/ Je fais danser le monde\/ Des milliers de larmes de ma besace, \/ Les vieilles, les neuves,&nbsp;les ancestrales \/ Je fais des averses, des cascades\/ Des torrents pour faire la lessive&nbsp;\/Pour rafra\u00eechir mes tempes, \/ Pour faire revenir le soleil, \/ Je mets du rouge, du zinzolin, de l\u2019or \/ Je ne pleure pas, j\u2019\u00e9cris.<\/p>\n\n\n\n<p>99 \u00c0 travers les fen\u00eatres, le jardin et, au-del\u00e0 du jardin, l\u00e0-haut, au sommet du coteau, le ciel se met \u00e0 flamboyer, embrasant les pierres du vieux moulin. C\u2019est un triomphe, une apoth\u00e9ose, le bouquet d\u2019un feu d\u2019artifice. Les nuages baign\u00e9s de lumi\u00e8re dessinent des tableaux vivants et chim\u00e9riques. Les <em>Fireworks<\/em> de Haendel qui seraient silencieux&nbsp;! Car toute \u00e0 la contemplation de la beaut\u00e9, je n\u2019entends aucun des bruits de la maison. Le ciel se pare de couleurs chaudes et vibrantes. L\u2019or, l\u2019orange, le rouge se m\u00ealent aux roses et aux violines et descendent la c\u00f4te pour \u00e9clairer le jardin, dans lequel les ombres s\u2019allongent. Les oiseaux filent dans l\u2019incendie pour rejoindre leurs abris nocturnes. Une lumi\u00e8re dor\u00e9e ruiss\u00e8le dans la maison, elle p\u00e9n\u00e8tre jusques aux tr\u00e9fonds de mon \u00eatre. Instant de jubilation, d\u2019extase, d\u2019arrachement au temps et \u00e0 la mort pour c\u00e9l\u00e9brer la vie. Le spectacle \u00e9ph\u00e9m\u00e8re prend fin. Je ne distingue plus le moulin. Une douce tranquillit\u00e9 s\u2019installe.<\/p>\n\n\n\n<p>100 Je ne vois plus le moulin, mais lui me voit. Il est mon surmoi. Un surmoi plut\u00f4t sympathique, pas tyrannique du tout. Beaucoup moins que ma m\u00e8re. J\u2019ai gagn\u00e9 au change.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>150, Mon \u00e9criture n\u2019est pas silencieuse. \u00c0 tout moment, lorsque j\u2019\u00e9cris, j\u2019entends ma voix, le grain de ma voix. Mon \u00e9criture serait-elle plus vocale que celles d\u2019autres&nbsp;? Je suis chanteuse, j\u2019ai toujours beaucoup chant\u00e9, je suis liseuse aussi. Aujourd\u2019hui encore, je lirai des po\u00e8mes \u00e0 un petit groupe d\u2019amateurs. Il se dit que j\u2019ai du talent pour cela. Lire \u00e0 haute voix est un art. Pour moi, le lecteur doit s\u2019en tenir au texte et rien qu\u2019\u00e0 lui. Il faut se contr\u00f4ler sans cesse, rester sur le qui-vive. Ne jamais en faire trop, ne jamais en faire m\u00eame. Le lecteur \u00e0 haute voix n\u2019est pas un com\u00e9dien.<\/p>\n\n\n\n<p>151 J\u2019ai oubli\u00e9 ce que disait mon num\u00e9ro 1. Le jeu est de continuer, alors continuons<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>210 Ton histoire, reviens \u00e0 ton histoire<\/p>\n\n\n\n<p>211 Ce sera l\u2019histoire d\u2019un moulin et d\u2019une famille qui vit dans son ombre.<\/p>\n\n\n\n<p>212 Le moulin sera le personnage essentiel. Cette id\u00e9e-l\u00e0, je la tiens, j\u2019ai aussi mon personnage, \u00c9tienne. J\u2019en sais beaucoup sur lui, son c\u00f4t\u00e9 peuple et son c\u00f4t\u00e9 fils de famille. Son naturel qui le met \u00e0 l\u2019aise partout et en toutes circonstances. Tout ce que j\u2019aime chez un homme. Mais cela ne suffit pas. Il me faut toujours deux id\u00e9es qui s\u2019entrechoquent pour faire une histoire originale.<\/p>\n\n\n\n<p>213 J\u2019ai le lieu, un lieu magnifique, un paradis dont je connais l\u2019histoire dans ses grandes lignes. Je peux me documenter sur ce qui viendrait \u00e0 me manquer. La campagne, la vie \u00e0 la campagne, celle d\u2019autrefois, celle de maintenant. Je maitrise assez bien. Mais cela ne suffit pas.<\/p>\n\n\n\n<p>214 Il y a aussi la passion de l\u2019\u00e9levage des bonsa\u00efs d\u2019\u00c9tienne. Son int\u00e9r\u00eat pour la culture asiatique. Les ponts entre l\u2019Orient et l\u2019Occident. Je pense au livre de Fran\u00e7ois Cheng <em>Le dit de Tianyi, <\/em>\u00e0 celui de Yukio Mishima <em>Le tumulte des flots<\/em>. Celui-l\u00e0, c\u2019est \u00e0 cause de la notion d\u2019innocence. J\u2019ai aussi mon histoire avec l\u2019Indochine coloniale qui n\u2019est pas \u00e9trang\u00e8re \u00e0 mon int\u00e9r\u00eat pour l\u2019univers de Marguerite Duras. J\u2019y ai d\u00e9j\u00e0 consacr\u00e9 trois livres. Il serait temps de passer \u00e0 autre chose. N\u2019emp\u00eache que c\u2019est l\u00e0, que je ne peux m\u2019y soustraire au risque de m\u2019absenter de moi-m\u00eame. Tout cela ne suffit pas \u00e0 faire un nouveau livre.<\/p>\n\n\n\n<p>215 D\u2019ailleurs faut-il en faire un&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>300 Ce serait l\u2019histoire d\u2019un moulin. Tout commence derri\u00e8re le moulin, \u00e0 cause de la brise qui y agite l\u2019herbe fra\u00eeche et dense. \u00c9videmment, il y a l\u2019affaire de la grossesse de Rosalie. Vais-je oser parler de ce qu\u2019il lui est arriv\u00e9. Et des ravages d\u2019une \u00e9ducation religieuse aux principes strictes. \u00c7a pourrait \u00eatre utile \u00e0 beaucoup de jeunes filles. Que disent les programmes de l\u2019\u00c9ducation Nationale \u00e0 ce propos&nbsp;? Rien \u00e0 ce que je sais. Je l\u2019ai v\u00e9rifi\u00e9 en interrogeant mes petites-filles. J\u2019en ai quatre. &nbsp;J\u2019en ai profit\u00e9 pour les informer.<\/p>\n\n\n\n<p>301Tout ce qui concerne les affaires du corps, du corps intime, m\u2019int\u00e9resse.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>320 Reste la forme, tant que je n\u2019aurais pas trouv\u00e9 la forme, le livre restera une compilation de fragments disparate. En organisant cet assemblage de textes, ne pourrait-on pas faire un livre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>350 Ce serait l\u2019histoire d\u2019un moulin et d\u2019un homme passionn\u00e9ment attach\u00e9 \u00e0 ce moulin pour des raisons que l\u2019auteur et bient\u00f4t le lecteur voudraient bien conna\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>999 Reste qu\u2019\u00e9crire, c\u2019est vivre avec soi et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de soi. C\u2019est s\u2019enfoncer dans l\u2019inconnu, celui de soi et celui des autres. Et aimer cette particularit\u00e9, cette pathologie qui n\u2019est pas gu\u00e9rissable.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>1000 Alors, chiche, allons-y, \u00e9crivons, puisqu\u2019il n\u2019y a pas moyen de faire autre chose.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>15 Parler de lui sans jamais le nommer 16 De quoi veut parler mon roman&nbsp;? Je le sais, mais n\u2019ose pas. 17 Bon, prenons la question sous un autre angle, d\u00e9pla\u00e7ons le tabouret dirait Pierre Michon. \u00c0 quoi sert mon personnage&nbsp;? 18 \u00c0 transmettre des \u00e9motions, \u00e0 revivre \u00e0 travers lui mes \u00e9motions. Je les revis si bien qu\u2019il m\u2019arrive <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/rectoverso-25-je-ne-pleure-pas-jecris\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#rectoverso #15 | Je ne pleure pas, j&rsquo;\u00e9cris<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":670,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[7529,7754,1],"tags":[],"class_list":["post-196901","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-recto-verso-le-cycle-ete-2025","category-rectoverso-15-rosenthal-de-15-a-1000","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/196901","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/670"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=196901"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/196901\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":196905,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/196901\/revisions\/196905"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=196901"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=196901"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=196901"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}