{"id":203005,"date":"2025-12-19T17:41:56","date_gmt":"2025-12-19T16:41:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=203005"},"modified":"2025-12-29T12:02:43","modified_gmt":"2025-12-29T11:02:43","slug":"histoire-12-domestication","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/histoire-12-domestication\/","title":{"rendered":"#histoire #12 | Domestication"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"422\" height=\"341\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Lit-de-sable-creux-2-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-203147\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Lit-de-sable-creux-2-1.jpg 422w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Lit-de-sable-creux-2-1-420x339.jpg 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 422px) 100vw, 422px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans les plis<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CODICILLE <\/strong>(en retour de vos retours)<\/p>\n\n\n\n<p>Aucune gen\u00e8se \u00e0 ces blocs \u2013 tableaux, &lsquo;sketches&rsquo;, &lsquo;sc\u00e9nettes&rsquo;\u2026 &#8211;  mais quelques jeunes pousses au fond de l\u2019humus enrichi par ces quelques mois de pratique d&rsquo;\u00e9criture individuelle et collective. Un espace Tiers qui peu \u00e0 peu me d\u00e9tache de craintes amarr\u00e9es, fourmille vers d&rsquo;indicibles mais plus solides appuis, d\u00e9plie mes branchies. Et, la lecture me revient aussi. Somnolence d\u2019une d\u00e9composition silencieuse et active.<\/p>\n\n\n\n<p>Polyphonie et exigence en d\u00e9sir.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>TABLEAU 1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Femme de chambre<\/em>, c\u2019est ainsi que l\u2019on me nommait au <em>Jardin d\u2019Eden<\/em>, l\u2019h\u00f4tel o\u00f9 je travaillais cet \u00e9t\u00e9-l\u00e0, \u00e0 quatre minutes de la plage naturiste du Cap d\u2019Agde.<\/p>\n\n\n\n<p>Joli soutien-gorge \u00e9tal\u00e9 sur la housse de couette. Draps et oreillers frip\u00e9s. Valise ouverte, papier cadeau d\u00e9chir\u00e9. Sur cintres, seulement une ou deux tenues pour chacun. Au pied du lit, sandales de randonn\u00e9es, un mouchoir usag\u00e9. Dans la salle de bains, deux serviettes mouill\u00e9es, dont l\u2019une pos\u00e9e sur la tranche de la baignoire &#8211; un pan traine. Sur l\u2019\u00e9troite \u00e9tag\u00e8re au-dessus du lavabo, parfum <em>L\u2019animal<\/em>, eyeliner waterproof, baume \u00e0 l\u00e8vres hibiscus et tube de dentifrice pour gencives sensibles. Accroch\u00e9 derri\u00e8re la porte, rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Aspirer vite fait &#8211; parcours chronom\u00e9tr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes. Mais. Je prends le temps d\u2019un coup d\u2019\u0153il par la fen\u00eatre grande ouverte. Je les regarde se diriger vers la mer. Lui, sa bite roule-tambour entre ses cuisses alti\u00e8res. Elle, son sac de plage tiss\u00e9-paille sur ses fesses rebelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Je cours au plus vite sur la plage lors de ma courte pause de midi. Rep\u00e9rage tous azimuts.<\/p>\n\n\n\n<p>Appuy\u00e9 sur ses avant-bras, lui, scrute son portable sous sa casquette <em>Evoluties of man<\/em>. Ventre coll\u00e9 au sable, on pourrait presque penser qu\u2019il y a plant\u00e9 son vit. Elle, cal\u00e9e sur son profil droit, seins athl\u00e9tiques, fronce les sourcils derri\u00e8re ses lunettes de soleil <em>Browline,<\/em> et gourmande, tourne les pages de son livre.<\/p>\n\n\n\n<p>En apn\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Chair nue, poudr\u00e9e jusqu\u2019aux cheveux &#8211; ne fait qu\u2019une avec le sable et la mer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>TABLEAU 2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9t\u00e9-l\u00e0, j\u2019\u00e9tais <em>employ\u00e9e d\u2019\u00e9tage<\/em>. C\u2019est ainsi qu\u2019on me nommait \u00e0 l\u2019h\u00f4tel martiniquais <em>French Coco<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne devais pas d\u00e9roger \u00e0 mon planning tir\u00e9 au cordeau. On m\u2019avait pr\u00e9venue&nbsp;: les avis sur <em>Tripadviser <\/em>\u00e9taient suivis \u00e0 la loupe. S\u2019il le fallait, on avait imm\u00e9diatement droit aux commentaires sal\u00e9s des maitres du lieu.<\/p>\n\n\n\n<p>Petit matin dans l\u2019ascenseur vers le hall d&rsquo;accueil. Une \u00e9pouse, un mari, et une jeune adolescente &#8211; pas un mot, pas une m\u00e8che de trop.<\/p>\n\n\n\n<p>Aux mains du p\u00e8re de famille, une fiche d\u2019inscription \u00e0 hauteur de mes yeux tourn\u00e9s vers les lacets de mes baskets <em>Shekers<\/em>. Immersion dans son eau de toilette <em>Savane noir <\/em>d\u00e9j\u00e0 famili\u00e8re, c\u00f4toy\u00e9e dans la salle de bains d\u00e8s leur arriv\u00e9e. Fragrance qui surpasse de loin celle de la chimique lessive de ma blouse de travail.<\/p>\n\n\n\n<p>Le p\u00e8re, la m\u00e8re et leur fille s\u2019appr\u00eatent \u00e0 tenter l\u2019exp\u00e9rience immersive du mus\u00e9e &#8211; <em>La Savane des Esclaves<\/em>. Arriv\u00e9s dans le hall, je leur susurre un&nbsp;timide &#8211; <em>Bonne journ\u00e9e<\/em>. Ils s\u2019\u00e9clipsent sans un regard.<\/p>\n\n\n\n<p>Je remonte au cinqui\u00e8me \u00e9tage avec mon chariot, m\u2019attaque au m\u00e9nage de leur suite sur terrasse v\u00e9g\u00e9talis\u00e9e et piscine privative.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>TABLEAU 3<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Professionnelle du m\u00e9nage<\/em>, c\u2019est ainsi que l\u2019on me nommait \u00e0 <em>l\u2019h\u00f4tel Hunter.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je crois tomber \u00e0 la renverse&nbsp;en arrivant dans cette demeure. Suis-je dans Le <em>ch\u00e2teau de Jane Eyre (ou M\u00e9moire d\u2019une gouvernante<\/em> <em>perdue<\/em>) \u2013 Confusion, m\u00e9lange&nbsp;: en For\u00eat-Noire, un univers victorien, non.<\/p>\n\n\n\n<p>Au rez-de-chauss\u00e9e vaste salle \u00e0 manger, en ch\u00eane du sol au plafond. Murs tapiss\u00e9s de b\u00eates empaill\u00e9es. Plusieurs tables de banquets se languissant de leurs nappes et couverts, \u00e9clair\u00e9es par le haut de plafonniers griffus en bois de cerf, par le bas de tapis us\u00e9s aux couleurs d\u2019un Orient surann\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Ouvrir les lourds battants des volets.<\/p>\n\n\n\n<p>Air hivernal des collines Schwarzwald. Port\u00e9es de parfums et rayons aux s\u00e8ves de conif\u00e8res s\u2019engouffrant par les hautes fen\u00eatres gripp\u00e9es, se faufilant entre les plis de trop lourdes tentures.<\/p>\n\n\n\n<p>Volume du souffle de ce peuple &#8211; aux lisi\u00e8res, fran\u00e7aises, allemandes et suisses, embrassant Mer du Nord et Mer Noire, Rhin et Danube &#8211; attach\u00e9 aux murmures de battements d\u2019ailes de libellules au-dessus des remous de lacs cristallins, autant qu\u2019aux hurlements graves, prolong\u00e9s, puissants, de loups chassant la lune du Parc National.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous un bar du genre &#8211; comme-au-bon-vieux-temps &#8211; des dizaines de reliques cach\u00e9es (certaines bouteilles encore pleines&nbsp;?). Volutes de mousses fig\u00e9es dans ce r\u00e9duit embrum\u00e9. Sur le comptoir, assemblage d\u00e9sordonn\u00e9 de pichets de bi\u00e8re en c\u00e9ramique \u00e9maill\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019immense cuisine en partie restaur\u00e9e, placards d\u00e9bordant de fragiles piles d\u2019assiettes, plats de service en porcelaine Bavi\u00e8re, verres \u00e0 la transparence trouble. Un mat\u00e9riel fonctionnel aussi qui jouxte une machine \u00e0 coudre Gritzner int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 une table avec p\u00e9dale de frein (hors-d \u2019usage manifestement depuis belle lurette &#8211; \u00e0 force de r\u00e9parer en masse et \u00e0 toute vitesse&nbsp;?).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour acc\u00e9der aux \u00e9tages, pr\u00e9f\u00e9rence donn\u00e9e \u00e0 la duveteuse \u00e9paisseur d\u2019une moquette rouquine, plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 la m\u00e9canique poussive d\u2019un ascenseur des ann\u00e9es 30.<\/p>\n\n\n\n<p>Travers\u00e9e de couloirs bois &#8211; for\u00eat depuis quand d\u00e9peupl\u00e9e&nbsp;? Portes et chambres par dizaines, poign\u00e9es de porte \u00e9branl\u00e9es. Couches aux matelas tapissiers trop mous creus\u00e9s par les absents. Faible lumi\u00e8re du jour. Armoires peintes&nbsp;d\u00e9bordant d\u2019\u00e9dredons plumeux et de draps brod\u00e9s aux initiales K. S. &#8211; souvent jaunis, mais encore jolis.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Commencer par relancer cette pendule \u00e0 coucou ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>TABLEAU 4<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cet autre \u00e9t\u00e9, \u00e0 <em>Las casas de la jud\u00e9ria<\/em>, on m\u2019appelait\u00ab&nbsp;La camarera de piso&nbsp;\u00bb<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai pu m\u2019emp\u00eacher&nbsp;:\u00ab&nbsp;Voil\u00e0 de l\u2019anodin qui touche&nbsp;\u00bb. Je d\u00e9guste la phrase. Note de lecture \u00e9crite sur feuille volante A4, oubli\u00e9e sous une housse de couette. Le plus souvent, ces d\u00e9buts de r\u00e9cits atterrissent-ils \u00e0 la poubelle&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je reste un instant \u00e0 quatre pattes accoud\u00e9e \u00e0 son lit puis, me cale discr\u00e8tement contre la rambarde du balcon. Il prend son petit d\u00e9jeuner dans le patio. L\u2019homme a la cinquantaine pass\u00e9e, le cheveu en pagaille, le sourcil fronc\u00e9, plut\u00f4t fi\u00e8re allure &#8211; bobo montagnard je dirais. Adoss\u00e9 contre un coin du mur en chaux, il appuie de son pouce &#8211; qu\u2019il a vigoureux &#8211; sur la pliure centrale d\u2019un cahier, en \u00e9tale compl\u00e9tement la premi\u00e8re double page &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 Pages blanches en \u00e9moi face \u00e0 l\u2019horizon encore assoupi de Grenade.<\/p>\n\n\n\n<p>Au sol, carreaux en terre-cuite mill\u00e9naires et, accroch\u00e9es sur chaque centim\u00e8tre de cette oasis ombr\u00e9e, poteries andalouses d\u00e9goulinantes de g\u00e9raniums. Vacanciers attabl\u00e9s, souvent riv\u00e9s \u00e0 leurs portables. Cliquetis tamis\u00e9s de petites cuill\u00e8res dans tasses roses en porcelaine, clapotis en cascades de la claire fontaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Les doigts de Monsieur se crispent sur un stylo \u00e0 plume, comme si cette tension allait pouvoir expulser l\u2019encre rev\u00eache et lui souffler les mots justes &#8211; je ne voudrais pas surinterpr\u00e9ter et caricaturer cet homme, mais je suis s\u00fbre qu\u2019il souffre. Il n\u2019est pas au top en tout cas. Se sait -il attendu au tournant sur son prochain&nbsp;bouquin ?<\/p>\n\n\n\n<p>Cri per\u00e7ant d\u2019une perruche-moine, l\u2019homme se l\u00e8ve brusquement.<\/p>\n\n\n\n<p>El\u00e9gant portail. Bain de lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Il h\u00e9site.<\/p>\n\n\n\n<p>Franchit la ligne.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"853\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Creux-des-absents-3-2-1024x853.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-203150\" style=\"aspect-ratio:1.2004832453741971;width:278px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Creux-des-absents-3-2-1024x853.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Creux-des-absents-3-2-420x350.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Creux-des-absents-3-2-768x640.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Creux-des-absents-3-2-1536x1280.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Creux-des-absents-3-2.jpg 1578w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>EPILOGUE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Femme de chambre au Cap d\u2019Agde, employ\u00e9e d\u2019\u00e9tage&nbsp;en Martinique, professionnelle du m\u00e9nage en For\u00eat-Noire, la camarera de piso&nbsp;\u00e0 Grenade\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Certes. Bien. Mais.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9t\u00e9, fin de carri\u00e8re et \u2013 fin de domestication.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon personnage, une femme sans \u00e2ge, a collectionn\u00e9 des traces&nbsp;r\u00e9ticul\u00e9es du <em>Jardin d\u2019Eden, <\/em>du<em> French Coco,<\/em> de <em>l\u2019h\u00f4tel Hunter <\/em>et de <em>Las casas de la jud\u00e9ria,<\/em> les a align\u00e9es en petits tas dans son regard, les a port\u00e9s jusque sous ma plume h\u00f4teli\u00e8re. Re\u00e7u cinq sur cinq, les secousses de ses limbes de r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 la lisi\u00e8re du presque-rien domestique, de l\u2019anodin qui touche, du&nbsp;partage humide et gourmand.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai brouill\u00e9 les pistes, les enchainements de ses histoires &#8211; peut-\u00eatre vraies, peut-\u00eatre pas &#8211; me suis perdue dans sa cartographie de for\u00eats denses et de noires savanes en salle de bains. J\u2019ai, avec elle, fr\u00f4l\u00e9 des corps poudr\u00e9s au sable fin, \u00e9cout\u00e9 la porcelaine rose andalouse, ri de lunettes, casquettes et baskets fashion, entendu les cris de loups et de perruches-moine. Ensemble nous avons pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e9pargner la m\u00e9canique d\u2019un vieil ascenseur, celle d\u2019une machine \u00e0 coudre \u00e9puis\u00e9e, et l\u2019air de rien avons gliss\u00e9 dans les frottements de plis de rideaux trop lourds et de jambes trop virils.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre un peu cela \u00e9crire. Attendre, aimer un personnage en transit, et au passage, saisir l\u2019essence d\u2019un vol de libellule, r\u00e9veiller les creux d&rsquo;un oreiller.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans les plis CODICILLE (en retour de vos retours) Aucune gen\u00e8se \u00e0 ces blocs \u2013 tableaux, &lsquo;sketches&rsquo;, &lsquo;sc\u00e9nettes&rsquo;\u2026 &#8211; mais quelques jeunes pousses au fond de l\u2019humus enrichi par ces quelques mois de pratique d&rsquo;\u00e9criture individuelle et collective. Un espace Tiers qui peu \u00e0 peu me d\u00e9tache de craintes amarr\u00e9es, fourmille vers d&rsquo;indicibles mais plus solides appuis, d\u00e9plie mes branchies. <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/histoire-12-domestication\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#histoire #12 | Domestication<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":697,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[7812,7916],"tags":[],"class_list":["post-203005","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire","category-histoire-12-toussaint-hotel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/203005","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/697"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=203005"}],"version-history":[{"count":23,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/203005\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":203317,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/203005\/revisions\/203317"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=203005"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=203005"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=203005"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}