{"id":203072,"date":"2025-12-20T19:19:33","date_gmt":"2025-12-20T18:19:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=203072"},"modified":"2025-12-22T19:27:27","modified_gmt":"2025-12-22T18:27:27","slug":"histoire-12-version-2-hotel-en-abyme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/histoire-12-version-2-hotel-en-abyme\/","title":{"rendered":"#histoire #12 (version 2) | h\u00f4tel en abyme"},"content":{"rendered":"\n<p>Formalit\u00e9s de l\u2019accueil : se pr\u00e9senter. Passage oblig\u00e9 par le bureau-comptoir du hall, entr\u00e9e plus ou moins grande. Peut-\u00eatre des prospectus pour patienter avant l\u2019\u00e9change avec une h\u00f4tesse professionnellement avenante, puis d\u00e9cliner l\u2019identit\u00e9, trace fragile, fausse parfois : ton nom, ta r\u00e9servation. Toi comme tous ceux qui ont pos\u00e9 leurs bagages dans ta vie pour un temps, te traversant pour se rendre dans leur chambre provisoire, dans leur cache, dans leur parcelle anonyme. On te remet l\u2019avatar d\u2019une cl\u00e9, passe magn\u00e9tique que tu ins\u00e9reras dans la porte, d\u00e9clenchant \u00e0 la fois l\u2019ouverture de la porte et celle des lumi\u00e8res embusqu\u00e9es aux endroits strat\u00e9giques \u2014 att\u00e9nu\u00e9es quand elles jouent le r\u00f4le de lampes de chevet pr\u00e8s du lit, crues dans la salle de bain et dans l\u2019entr\u00e9e. Froides. On te donne l\u2019heure du service petit d\u00e9jeuner collectif dans la salle du bas mais si tu pr\u00e9f\u00e8res, on apportera dans ta chambre le carburant du d\u00e9marrage.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois les v\u00e9rifications faites, tu te d\u00e9places dans ton histoire vers ton refuge du dernier \u00e9tage, apr\u00e8s avoir m\u00e9moris\u00e9 ton num\u00e9ro, c\u00f4t\u00e9 impair : tu n\u2019es pas l\u00e0 pour errer mais pour te poser dans une parenth\u00e8se. L\u2019ambiance est plut\u00f4t feutr\u00e9e avec discret rappel des r\u00e8gles. Respect des haltes adjacentes inconnues, courtoisie \u00e9l\u00e9mentaire allant du bonjour au bonsoir, pas de bruit intempestif qui risquerait de briser le transit des images revenantes.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019ailleurs, dans l\u2019attente devant l\u2019ascenseur, se pr\u00e9sente la premi\u00e8re : une jeune fille \u00e0 l\u2019ombre de son grand-oncle et de sa grand-tante qui lui ont offert un voyage \u00e0 Rome pour la r\u00e9compenser d\u2019avoir obtenu le dipl\u00f4me initiatique. L\u2019h\u00f4tel brille de mille feux dans sa m\u00e9moire ; le responsable cravat\u00e9 et volubile est aux petits soins. C\u2019est trop. Que lui a-t-on dit pour qu\u2019il se croie autoris\u00e9 \u00e0 \u00eatre intrusif ? Il veut bien faire mais il ressemble aux lieux : trop parfaits, trop \u00e9tudi\u00e9s. Vivement la chambre. Mais c\u2019est du pareil au m\u00eame, tous les d\u00e9tails sont pens\u00e9s, jusqu\u2019au savon parfum\u00e9 avec la rosa Prima, dont les p\u00e9tales se retrouvent aussi diss\u00e9min\u00e9s sur le dessus de lit. Dessous, l\u2019espace du repos est un pi\u00e8ge moelleux qui va l\u2019engloutir. La jeune fille ne se laissera pas faire : prise de col\u00e8re, elle balance par-dessus bord couette et courtepointe dor\u00e9e, arrache le matelas \u00e0 son sommier luxueux et le pose sur le plancher cir\u00e9 et class\u00e9. Un tsunami dans la chambre, sens dessus dessous. Mais au moins, elle sera un peu comme chez elle, avec juste un matelas \u00e0 m\u00eame le sol. Il faut l\u2019excuser, c\u2019est une originale, dit le grand-oncle chaperon au manager interloqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ascenseur arrive, signal\u00e9 par un bruitage standard qui t\u2019extrait de la sc\u00e8ne flottante. Les portes s\u2019ouvrent mais au moment o\u00f9 tu t\u2019appr\u00eates \u00e0 appuyer sur le sept dans le tableau de commande, l\u2019ascenseur sans doute d\u00e9j\u00e0 appel\u00e9 par quelqu\u2019un d\u2019autre entame sa descente. Moins un. Tu d\u00e9cides de te hasarder, pour voir. Arr\u00eat brutal. Le long d\u2019un couloir vo\u00fbt\u00e9, qui ne ressemble en rien \u00e0 l\u2019espace confortable du rez-de chauss\u00e9e, stationnent des chariots m\u00e9talliques sur lesquels sont entass\u00e9s draps et serviettes froiss\u00e9s. On se croirait dans un h\u00f4pital. Comme une file d\u2019attente pr\u00eate \u00e0 effacer les miasmes des nuits pr\u00e9c\u00e9dentes pour inventer des chambres nettes, des nouvelles. Au bout du couloir \u00e0 peine \u00e9clair\u00e9, dans une bu\u00e9e de lessive, grondent des lave-linges grand tambour. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 s\u2019\u00e9chappent des bruits de vaisselle et les odeurs d\u2019une nourriture trop lourde. Toujours personne. On avance un peu : une porte coupe-feu, un escalier fl\u00e9ch\u00e9 vers le moins deux. Autre dessous, avec d\u2019autres portes qu\u2019on a envie de pousser, tant qu\u2019\u00e0 \u00eatre l\u00e0. Sur la premi\u00e8re, on peut lire : <em>Objets trouv\u00e9s.<\/em> Elle n\u2019est pas verrouill\u00e9e. A l\u2019int\u00e9rieur sont align\u00e9s des dizaines de v\u00eatements \u2013 beaucoup de vestes sur un grand portant mais aussi des robes brillantes\u2014, des sacs \u00e9clectiques, des boites superpos\u00e9es dont on peut penser qu\u2019elles contiennent bijoux ou petits accessoires. Et des armes factices align\u00e9es sur une grande \u00e9tag\u00e8re. Tu sors vite et lis ce qui est \u00e9crit sur l\u2019autre porte : <em>Collections<\/em>. Facile \u00e0 ouvrir, elle aussi. Dans l\u2019ombre, on distingue des vitrines \u2014 leurs reflets, leurs contenus soigneusement dispos\u00e9s \u2013 couverture pli\u00e9e pr\u00e8s de la couverture d\u2019un livre ; feuille chiffr\u00e9e ; bouteille de redrum, sari chatoyant, d\u00e9dale miniature ; albums ; roulette ; chartes graphiques pour \u00e9tablissements h\u00f4teliers ; montre de poche ; valise \u00e0 soufflets. Des pas et des voix se rapprochent. Attendre qu\u2019elles passent et s\u2019\u00e9loignent. Tu files, et retrouves le moins un, l\u2019attente devant la cage puis le nouveau d\u00e9part dans la structure.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ascenseur lentement s\u2019\u00e9l\u00e8ve, franchit le z\u00e9ro et fait halte au premier apr\u00e8s disparition des espaces pr\u00e9c\u00e9dents, absorb\u00e9s par la remont\u00e9e. Une rumeur s\u2019infiltre quand de nouveau les portes s\u2019ouvrent apr\u00e8s l\u2019annonce suave de la voix num\u00e9rique. Tu descends l\u00e0 en te demandant ce qui a lieu : sur les murs du couloir, est peinte une fresque rassemblant les visages du Black Power \u2013 Ella, Miles, Nelson, Angela. Vont-ils surgir des chambres dont toutes les portes sont ferm\u00e9es ? Du jazz en sourdine est diffus\u00e9 par des haut-parleurs invisibles et se r\u00e9pand jusqu\u2019\u00e0 une salle d\u00e9serte o\u00f9 est dress\u00e9 le couvert pour le d\u00eener d\u2019un groupe de cadres invisibles qui prendra t\u00f4t le lendemain le train de sept heures destination Nevers, c\u00f4t\u00e9 incubateur de projets.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s l\u2019\u00e9cart, l\u2019ascenseur rappel\u00e9 poursuit son itin\u00e9rance verticale. Tu penses \u00e0 ton d\u00e9placement r\u00e9cent, quand tu avais voulu voir de pr\u00e8s l\u2019h\u00f4tel choisi pour accueillir les survivants. Une plaque sur un mur \u2014 le minimum\u2014 et \u00e0 part elle, les marqueurs du centre d\u2019accueil aux sept \u00e9tages, alors r\u00e9quisitionn\u00e9 pendant cinq mois ont disparu, engloutis par les mirages du grand luxe. Dans le hall o\u00f9 s\u2019agr\u00e9geaient attentes, corps r\u00e9siduels encore debout, questions br\u00fblantes, v\u00e9rification des identit\u00e9s, stations devant les listes de noms, cris quand on ne retrouve rien ni personne, mar\u00e9e de voix venues aux nouvelles, dans ce m\u00eame hall cinq \u00e9toiles, c\u2019est le palace qui l\u2019emporte d\u00e9sormais : ambiance parfaitement soign\u00e9e, gestion haut de gamme, culture rappel\u00e9e, visages liss\u00e9s. Accord parfait. Pas de lit d\u00e9mantel\u00e9 par un artiste de l\u2019entre-deux guerres ou par une \u00e9tudiante id\u00e9aliste de passage. Tout est \u00e9tudi\u00e9, les clients sont tri\u00e9s sur le volet. Prix de la nuit : plus de mille euros. Dans le hall, pas de portraits : les photos de visages \u00e9maci\u00e9s aux trop grands yeux fixes, seraient de mauvais go\u00fbt dans l\u2019ambiance subtilement exotique des lieux. Et de toute fa\u00e7on, les revenants n\u2019ont pas de visages.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ascenseur du dedans poursuit sa navigation. Casque de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle dans le syst\u00e8me nerveux. Ralentissement, arr\u00eat signal\u00e9 par tintement et voix enregistr\u00e9s. Les portes de s\u00e9curit\u00e9 s\u2019ouvrent et te voici dans le vieil h\u00f4tel polonais remont\u00e9 \u00e0 la surface. On se retrouve l\u00e0, avec les enfants, dans le large p\u00e9rim\u00e8tre de la ville occup\u00e9e, ravag\u00e9e, reconstruite. Il faut reprendre des forces On va chercher les traces de Janusz, pr\u00e8s de l\u2019orphelinat, pr\u00e8s du lambeau de mur, dans le cimeti\u00e8re o\u00f9 il n\u2019est pas \u2014 et pour cause. On parle de tout \u00e7a dans un grand salon \u00e9touffant, assis dans les fauteuils et canap\u00e9s d\u2019un rouge fan\u00e9, autour de la table basse couverte d\u2019un grand napperon blanc sur lequel sont pos\u00e9s des livres, des cartes et ton carnet. On se croirait dans une sc\u00e8ne du Dernier m\u00e9tro. Ils n\u2019a\u00e8rent jamais ici ? lance l\u2019adolescente en cherchant \u00e0 ouvrir une fen\u00eatre condamn\u00e9e avant de monter se coucher dans une chambre trop grande.<\/p>\n\n\n\n<p>Des rires se rapprochent, l\u2019ascenseur ach\u00e8ve sa trajectoire. Un petit groupe attend au dernier \u00e9tage : terminus pour toi, et eux les volubiles redescendent. Etage, comme bloc du dernier paragraphe. Couloirs fl\u00e9ch\u00e9s, capitonn\u00e9s, amortissement. Tu te trompes de c\u00f4t\u00e9 : \u00e0 l\u2019angle, c\u00f4t\u00e9 pair, une embrasure donne sur l\u2019arri\u00e8re du b\u00e2timent double. Tu jettes un coup d\u2019\u0153il \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur : les phares et \u00e9clairages urbains projettent les d\u00e9coupes des ombres port\u00e9es quand la roue tourne. Images fugitives, s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es \u00e0 l\u2019instant, litanie<\/p>\n\n\n\n<p>h\u00f4tel o\u00f9 tu as failli atterrir pour \u00e9chapper aux dangers d\u2019une longue route infernale, avec brume, pluie bruyante, phares aveuglants des camions doubl\u00e9s. Il faudrait sortir, prendre l\u2019embranchement suivant. Mais le motel qui surgit sous les r\u00e9verb\u00e8res est tellement glac\u00e9, d\u00e9sert et triste avec fen\u00eatres comme meurtri\u00e8res noires que tant pis, tu prends le risque de ne pas t\u2019arr\u00eater<\/p>\n\n\n\n<p>h\u00f4tel o\u00f9 est h\u00e9berg\u00e9 provisoirement le jeune migrant qui n\u2019a pas droit de cit\u00e9 : assis sur un coin de lit \u00e0 la limite, il regarde le t\u00e9l\u00e9phone pos\u00e9 pr\u00e8s de lui. Pr\u00eat\u00e9 pour faciliter ses d\u00e9marches. Il a fait son possible, il n\u2019a plus qu\u2019\u00e0 attendre ; le t\u00e9l\u00e9phone ne sonne pas. Il va falloir sortir pour chercher de quoi manger. Pas de service restauration sur place<\/p>\n\n\n\n<p>h\u00f4tels des voyageurs, \u00e0 port\u00e9e de gares. Apr\u00e8s avoir accompagn\u00e9, parl\u00e9, tent\u00e9 de convaincre : retrouver chaque fois un lieu juste pour se taire, prendre une douche r\u00e9confortante, se s\u00e9cher avec la serviette propre pr\u00e9visible, s\u2019allonger, une fois pos\u00e9 sur la table, pr\u00e8s de la bouilloire, le carnet<\/p>\n\n\n\n<p>entr\u00e9e du tout petit h\u00f4tel, \u00e0 peine \u00e9clair\u00e9e comme d\u2019une aur\u00e9ole ce soir-l\u00e0 au coin de la place, un chat post\u00e9 pr\u00e8s de la porte et l\u2019\u00e9glise monumentale en arri\u00e8re-plan. Un couple clandestin, des retrouvailles, histoire d\u2019avant d\u00e9finitivement quitt\u00e9e pour chacun d\u2019entre eux. Petit jour, nouvelle vie<\/p>\n\n\n\n<p>La lanterne magique s\u2019\u00e9teint.<\/p>\n\n\n\n<p>Demi-tour dans le couloir, c\u2019est dans l\u2019autre sens : tu finis par trouver le num\u00e9ro de ta chambre, l\u2019impair. Tour d\u2019horizon rapide : les classiques du lieu y sont. Lit au centre, lumi\u00e8res de chevet, basiques comme vestales froides, murs plut\u00f4t clairs, neutres, carr\u00e9 de la salle de bains en ordre. Une fen\u00eatre, donnant sur le canal et le bassin, \u00e0 port\u00e9e de mots. Tu rep\u00e8res la passerelle m\u00e9tallique tagu\u00e9e que tu as emprunt\u00e9e pour arriver sur le tard \u00e0 bon port, apr\u00e8s l\u2019intervention. Le long du canal, d\u00e9ambulent quelques silhouettes : elles se refl\u00e8tent dans l\u2019eau encore \u00e9clair\u00e9e. L\u2019une d\u2019entre elles est petite, c\u2019est celle d\u2019un homme portant une casquette. Il est en grande conversation avec une femme un peu plus grande que lui, elle semble le prot\u00e9ger. On dirait\u2026 Mais non. Extinction des feux : ni vue ni connue, quelque part dans l\u2019infini des chambres d\u2019h\u00f4tel, tu \u00e9chappes aux poursuites en empruntant les souterrains du sommeil<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Formalit\u00e9s de l\u2019accueil : se pr\u00e9senter. Passage oblig\u00e9 par le bureau-comptoir du hall, entr\u00e9e plus ou moins grande. Peut-\u00eatre des prospectus pour patienter avant l\u2019\u00e9change avec une h\u00f4tesse professionnellement avenante, puis d\u00e9cliner l\u2019identit\u00e9, trace fragile, fausse parfois : ton nom, ta r\u00e9servation. 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