{"id":203583,"date":"2026-01-08T11:30:00","date_gmt":"2026-01-08T10:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=203583"},"modified":"2026-01-08T16:02:17","modified_gmt":"2026-01-08T15:02:17","slug":"construire-01-jaime-pas-ecrire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/construire-01-jaime-pas-ecrire\/","title":{"rendered":"#construire #01 | J\u2019aime pas \u00e9crire"},"content":{"rendered":"\n<p>D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale tout le monde s\u2019accorde pour dire que j\u2019ai bon caract\u00e8re. Je suis toujours souriant, bon vivant. On aime \u00e0 m\u2019inviter. Comme on dit : je suis une <em>bonne p\u00e2te<\/em> en somme.<br>Pourtant n\u2019y-a-t-il jamais eu de caract\u00e8re si \u00e9gal ? Il faut bien l&rsquo;admettre, une franche bonhommie ne va pas sans de profonds travers. Vous n\u2019imagineriez pas l\u2019un sans l\u2019autre ?\u00a0Ainsi, ce sont souvent les plus affables personnes\u00a0qui sombrent le plus facilement dans les plus noires col\u00e8res. Vous en doutez ? Je voudrais vous donner un exemple. Si seulement je pouvais me souvenir&#8230;\u00a0<br>Les temp\u00e9ratures avoisinaient les trente-trois degr\u00e9s\u2026 Je commence l\u00e0 par un d\u00e9tail car il me semble que ce fut un d\u00e9tail qui d\u00e9termina puis\u00a0pr\u00e9cipita ce changement. Une broutille. Vous voyez ? Comme on dit : une <em>mauvaise chute. <\/em>Pas plus. Cette fracture bouleversa mon programme estival. Condamn\u00e9 pour trois mois \u00e0 rester confin\u00e9 dans mon minuscule deux pi\u00e8ces mansard\u00e9 au sixi\u00e8me \u00e9tage sans ascenseur, et alourdit d\u2019un pl\u00e2tre aussi haut que ma cuisse.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Mais laissez moi reprendre\u2026&nbsp;Les temp\u00e9ratures avoisinaient les trente-trois degr\u00e9s.<br>Couch\u00e9 sur le sofa vert, de tout mon long, je ne portais ce jour l\u00e0 que le strict minimum du linge n\u00e9cessaire \u00e0 ma d\u00e9cence. Rapidement, je constatait que ma peau ne formait qu\u2019une mati\u00e8re indistincte d&rsquo;avec le rev\u00eatement de cuir us\u00e9. Je d\u00e9collais mon dos plusieurs fois du dossier, pour occuper mon mortel ennui, mais aussi, et il me faut bien vous l\u2019avouer, car j&rsquo;\u00e9tais tr\u00e8s amus\u00e9 par le bruit de velcro que cette man\u0153uvre provoquait.<br>\u00c0 midi, Un avion \u00e9branla les vitres du salon. Et l\u2019ombre de la carcasse immense de l\u2019appareil recouvrit les toits.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p>Les temp\u00e9ratures avoisinaient les trente-trois degr\u00e9s. Un avion \u00e9branla les vitres. Midi sonnait. Sur le petit \u00e9cran, les images d\u00e9filaient presque aussi vite que les p\u00e2les du ventilateur pos\u00e9 tout \u00e0 c\u00f4t\u00e9, \u00e0 mes pieds, sur la table basse.&nbsp; Beaucoup trop vite pour que mon entendement fortement diminu\u00e9 par la chaleur puisse d\u00e9m\u00ealer l\u2019encha\u00eenement sans fin des programme. <em>L\u2019apr\u00e8s-midi promettait d\u2019\u00eatre caniculaire <\/em>venait d\u2019annoncer la voix f\u00e9minine de la m\u00e9t\u00e9o. <br>J\u2019aime pas la m\u00e9t\u00e9o. Ce matin je somnolais encore lorsqu\u2019elle avait allum\u00e9 le petit poste de t\u00e9l\u00e9vision d\u2019appoint. Ne s\u2019\u00e9tant nullement enqu\u00e9ri de me demander mon avis, elle l\u2019avait pos\u00e9 sur la table devant moi puis branch\u00e9 avant de l\u2019allumer. &nbsp;<br><em>&#8211;<\/em> <em>\u00c7a nous fera une pr\u00e9sence<\/em>\u2026&nbsp;<br>Elle m\u2019avait souri tout en nouant derri\u00e8re son dos les deux attaches de son tablier, puis avait disparu par l\u2019encadrement de la porte de la cuisine.&nbsp;<br>&#8211; <em>J\u2019aime pas la m\u00e9t\u00e9o<\/em>, grognais-je.<br>&#8211; <em>Et J\u2019aime pas la t\u00e9l\u00e9, <\/em>plus fort, mais cependant d\u00e9j\u00e0 trop tard pour qu\u2019elle m&rsquo;entende.&nbsp;<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>La pendule du salon indiquait midi. Pile quand l\u2019avion \u00e9branla les vitres. Sous la pendule,\u00a0le thermom\u00e8tre affichait bient\u00f4t trente-trois degr\u00e9s. Promesses d\u2019une apr\u00e8s-midi <em>caniculaire. La<\/em> voix f\u00e9minine de la m\u00e9t\u00e9o. Qui aime regarder la m\u00e9t\u00e9o ? Moi, j\u2019aime pas la m\u00e9t\u00e9o. Pas plus que j\u2019aime la t\u00e9l\u00e9.<br>Une d\u00e9mangeaison sous mon pl\u00e2tre gagna en intensit\u00e9. L\u2019aiguille \u00e0 tricoter que j\u2019utilisais jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pour me soulager avait gliss\u00e9e tout \u00e0 l\u2019heure sous le canap\u00e9. je n\u2019eut pas le courage de me contorsionner pour la r\u00e9cup\u00e9rer. Je tentais d\u2019introduire mes doigts collants de transpiration le long de ma cuisse pour constater une \u00e9ni\u00e8me fois qu\u2019ils \u00e9taient beaucoup\u00a0trop gros pour se faufiler dans un si fin espace. Je bougonnais un blasph\u00e8me. Destin\u00e9 \u00e0 me soulager, il ne fit qu\u2019attiser ma col\u00e8re\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Temp\u00e9ratures caniculaires. Quasi trente-trois degr\u00e9s. Attisant ma col\u00e8re. Quand l&rsquo;avion \u00e9branla-t-il les vitres ? Ce fichu pl\u00e2tre me d\u00e9mangeait. J&rsquo;ai dit. J\u2019aime pas la t\u00e9l\u00e9. Ni la m\u00e9t\u00e9o. Midi aux aiguilles. <br>Tiens, justement, la m\u00e9t\u00e9o. Remplac\u00e9e aussi vite. Une annonce publicitaire ventait les m\u00e9rites de croquettes pour chien. <em>Au bon go\u00fbt de poisson frais <\/em>chantait\u00a0 un slogan mou mais ent\u00eatant\u00a0qui envahit le salon. Je soupirais d\u2019exasp\u00e9ration. Je jetais un coup d\u2019\u0153il par la fen\u00eatre sous laquelle j\u2019avais heureusement pris soin de tirer le sofa avant qu\u2019elle arrive. Histoire de pouvoir m\u2019offrir un peu d\u2019espace.<br>La persienne entrouverte ne me laissait voir qu\u2019un petit bout du carrefour. Le soleil haut et nu dans le ciel lissait les surfaces, aiguisaient les angles, durcissait les gris et ne laissait aucune respiration a l\u2019ombre rafraichissante quelle confinait au fond des interstices. Entre les murs des fa\u00e7ades.<br>La rue \u00e9tait absolument d\u00e9serte.\u00a0<br> A l\u2019horizon, je distinguais l\u2019a\u00e9roport, comme un mirage. Ses vieux b\u00e2timents noirs et s\u00e9v\u00e8res rendus flous par le bitume surchauff\u00e9 d\u2019o\u00f9 montaient des effluves de vapeur d\u2019eau comme un brouillard transparent. D\u00e9formant.<\/p>\n\n\n\n<p>Presque trente-trois. degr\u00e9s. A midi. La carcasse de l\u2019avion. Les vitres branlantes. Un <em>apr\u00e8s-midi caniculaire.<\/em> Annonc\u00e9. Ma d\u00e9mangeaison. Col\u00e8re attis\u00e9e. D\u00e9form\u00e9e. J\u2019aime pas la t\u00e9l\u00e9. La rue \u00e9tait d\u00e9serte. Silencieuse.<br>Une odeur de poisson frit me tira de ma r\u00eaverie.\u00a0Un reportage sur la p\u00eache en Am\u00e9rique du Sud \u00e9tait diffus\u00e9 \u00e0 pr\u00e9sent sur l\u2019\u00e9cran. M\u00eame bleu \u00e9crasant qu\u2019en bas dans la rue mais il faut reconnaitre qu&rsquo;il se conjuguait beaucoup mieux avec un cama\u00efeu de vert. Le silence en moins. <br>Une casserole tomba dans la cuisine couvrant le bruit continu de friture.<br>Mon regard s\u2019arracha vers le fond de la pi\u00e8ce. La biblioth\u00e8que croulait sous un tr\u00e8s grand nombre de livres dont j&rsquo; apercevais les tranches brunes dans l\u2019ombre fra\u00eeche. tant\u00f4t \u00e0 la verticale, tant\u00f4t \u00e0 l\u2019horizontale. Le tout aurait m\u00e9rit\u00e9 un bon rangement.<br>&#8211; <em>Vous n\u2019avez qu\u2019\u00e0 lire pour vous occuper un moment&#8230;<\/em><br>Je sursautai. Sa voix \u00e9tait fluette. Une voix de femme pourtant. Elle se tenait debout presque invisible dans l\u2019angle de mon champ de vision. La po\u00eale \u00e0 la main et une spatule en plastique dans l\u2019autre, elle regardait aussi en direction du fond du salon.\u00a0Elle se pencha vers la table basse et disposa dans une assiette blanche un filet de poisson.\u00a0<br>&#8211; <em>Cette apr\u00e8s-midi, j\u2019\u00e9poussetterais\u00a0 un peu ce bazar&#8230;<\/em><br>Avec la spatule elle d\u00e9signa ma biblioth\u00e8que. La sueur perlait \u00e0 son visage et de grandes taches sombres aur\u00e9olaient ses aisselles.\u00a0<br>&#8211; <em>J\u2019aime pas lire<\/em><br>Elle me d\u00e9visagea, mi-surprise mi-amus\u00e9e par ma mauvaise humeur affich\u00e9e. Puis sans rebondir:<br>&#8211; <em>Il vous faut manger \u00e0 pr\u00e9sent, si vous voulez reprendre des forces<\/em>&#8230;<br>Je lorgnais le poisson frit. D\u00e9cid\u00e9ment, je\u00a0 n\u2019aimais pas le ton directif qu\u2019elle employait avec moi.\u00a0<br>&#8211; <em>J\u2019aime pas lire<\/em>, r\u00e9p\u00e9tais-je plus fort, comme un d\u00e9fi.<\/p>\n\n\n\n<p>Attiser sa col\u00e8re. Trente-trois degr\u00e9s.\u00a0Soleil vertical de midi. Images d\u00e9form\u00e9es. Bitume surchauff\u00e9. Caniculaire. En bas: La rue d\u00e9serte. L\u00e0 haut: l\u2019ombre branlante. Au-dessous: la d\u00e9mangeaison. Doigts collant de transpiration. Se faufiler dans cet espace. Mince espace. Un interstice.\u00a0Derri\u00e8re les fa\u00e7ades.<br>&#8211; <em>J\u2019aime pas la t\u00e9l\u00e9<\/em>,<br>&#8211; <em>J\u2019aime pas lire<\/em>,<br>Une voix f\u00e9minine, presque trop fluette. <br><em>&#8211; Et bien, \u00e9crivez\u2026<\/em><br>Je me creusais la t\u00eate. Elle n\u2019avait pas pu trouver mes carnets. \u00c0 moins d\u2019avoir fouill\u00e9 mon bureau&#8230;<br>Je me pr\u00e9parais \u00e0 l\u2019interroger mais quand je levais les yeux il n\u2019y avait plus que le petit \u00e9cran d\u00e9gueulant ses images. Milliers d\u2019histoires. Sans fin. Aiguilles \u00e0 ma col\u00e8re.  Condamn\u00e9. Confin\u00e9. S\u2019offrir un peu d\u2019espace. Comme un mirage  La fraicheur d&rsquo;une ombre ? Dans la rue  silencieuse, oser franchir les fa\u00e7ades.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019aime pas \u00e9crire. J\u2019aime pas lire. J\u2019aime pas les histoires. Je ne sait pas raconter d\u2019histoires.\u00a0Tout ceci n\u2019est qu\u2019un d\u00e9tail. Un brouillard transparent. Une respiration d\u2019ombre bleue au fond des interstices. Un \u00e9troit oasis de fra\u00eecheur ou ne pousse que l&rsquo;herbe folle. Elle envahit tout et recouvre peu \u00e0 peu les d\u00e9tails, comblant les vall\u00e9es creus\u00e9es dans l&rsquo;usure des pav\u00e9s gris. Comme un maigre tapis v\u00e9g\u00e9tal. Cama\u00efeu de vert.<\/p>\n\n\n\n<p>Midi. Trente trois degr\u00e9s. A pr\u00e9sent je me&nbsp; souviens&#8230;<br>Une heure&#8230;une impression&#8230;Cette histoire a commenc\u00e9 par un jour de rue d\u00e9serte et de temp\u00e9ratures caniculaires.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Par une broutille, \u00e0 peine une d\u00e9mangeaison.<\/p>\n\n\n\n<p>Par un \u00e9branlement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-left\"><br>\u00a0\u00bb Comme il faisait une chaleur de trente-trois degr\u00e9s, le boulevard Bourdon se trouvait absolument d\u00e9sert.<br>Plus bas le canal Saint-Martin, ferm\u00e9 par les deux \u00e9cluses \u00e9talait en ligne droite son eau couleur d&rsquo;encre. Il y avait au milieu, un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques.<br>Au-del\u00e0 du canal, entre les maisons que s\u00e9parent des chantiers le grand ciel pur se d\u00e9coupait en plaques d&rsquo;outremer, et sous la r\u00e9verb\u00e9ration du soleil, les fa\u00e7ades blanches, les toits d&rsquo;ardoises, les quais de granit \u00e9blouissaient. Une rumeur confuse montait du loin dans l&rsquo;atmosph\u00e8re ti\u00e8de&nbsp;; et tout semblait engourdi par le d\u00e9s\u0153uvrement du dimanche et la tristesse des jours d&rsquo;\u00e9t\u00e9.<br>Deux hommes parurent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>Bouvard et P\u00e9cuchet<br>Gustave Flaubert<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale tout le monde s\u2019accorde pour dire que j\u2019ai bon caract\u00e8re. Je suis toujours souriant, bon vivant. On aime \u00e0 m\u2019inviter. Comme on dit : je suis une bonne p\u00e2te en somme.Pourtant n\u2019y-a-t-il jamais eu de caract\u00e8re si \u00e9gal ? Il faut bien l&rsquo;admettre, une franche bonhommie ne va pas sans de profonds travers. Vous n\u2019imagineriez pas l\u2019un <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/construire-01-jaime-pas-ecrire\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#construire #01 | J\u2019aime pas \u00e9crire<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":392,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[7934,7935,1],"tags":[],"class_list":["post-203583","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-construire-nouveau-cycle-2026","category-construire-01-remonter-jusquau-debut","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/203583","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/392"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=203583"}],"version-history":[{"count":31,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/203583\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":203641,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/203583\/revisions\/203641"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=203583"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=203583"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=203583"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}