{"id":207657,"date":"2026-03-29T18:50:17","date_gmt":"2026-03-29T16:50:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=207657"},"modified":"2026-03-31T08:38:08","modified_gmt":"2026-03-31T06:38:08","slug":"construire-10-marguerites-vies-paralleles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/construire-10-marguerites-vies-paralleles\/","title":{"rendered":"#construire #10 | Marguerites, vies parall\u00e8les"},"content":{"rendered":"\n<p>Elles sont si nombreuses \u00e0 \u00eatre nomm\u00e9es Marguerite. Peut-\u00eatre parce que la m\u00e8re se nommait ainsi, ou en reconnaissance \u00e0 sainte Marguerite qui veille sur les accouch\u00e9es et rend la naissance heureuse et sait-on, presque facile, ou du moins sans drame\u00a0: la m\u00e8re survit sans \u00eatre bless\u00e9e et la fille est bien portante. Le plus souvent, parce que la marraine, celle qui donne son nom \u00e0 l\u2019enfant, le lui <em>impose <\/em>comme on le trouve \u00e9crit dans certains registres<em>, <\/em>se nomme Marguerite.<br>Au XVIIe si\u00e8cle, toutes les jeunes filles de la paroisse ne seront pas marraines. Seules celles dont le p\u00e8re occupe une position dominante \u2013 notaire, laboureur, meunier, garde de bois, employ\u00e9 de la gabelle \u2013 le sont. On ne rencontrera donc dans un village que trois ou quatre pr\u00e9noms, Marie, Jeanne, Marguerite et un quatri\u00e8me qui varie selon la paroisse. \u00c0 Franqueville, c\u2019est Charlotte.<br>En cette fin du XVIIe si\u00e8cle, c\u2019est ce nom de bapt\u00eame qui compte, qui s\u2019\u00e9crit avec une majuscule, contrairement au patronyme, qui n\u2019est rien qu\u2019un surnom indiquant une caract\u00e9ristique physique, l\u2019origine g\u00e9ographique ou le m\u00e9tier qui fut celui d\u2019un a\u00efeul.<\/p>\n\n\n\n<p>Marguerite. La perle, la pure, la blanche.<br>Pr\u00e9nom qui se d\u00e9cline en Margot, Marge, Meg, Maggie, Margotton, Gotton, Guitte&#8230; Il faut bien les distinguer, toutes ces Marguerite, demi-s\u0153urs, ni\u00e8ces, tantes et cousines qui portent le m\u00eame patronyme.<br>En voici quelques-unes, rencontr\u00e9es dans le Ponthieu, \u00e0 la fin du XVIIe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puisqu\u2019il faut commencer, voici Marguerite Lancel, fille de Charles, laboureur, et de Jeanne de Boisbergue, qui na\u00eet \u00e0 Franqueville en 1670, deux ans apr\u00e8s la fin de de la guerre de Trente ans qui a d\u00e9vast\u00e9 le Ponthieu. Elle est baptis\u00e9e le 24 mai, et sa marraine se pr\u00e9nomme, \u00e9videmment, Marguerite, Marguerite Dumont, s\u0153ur de Charles et de Claude, que nous rencontrerons par la suite.<br>Son p\u00e8re est laboureur, sa m\u00e8re est probablement de la famille de ce bourgeois de Domart qui a tenu un journal <a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> durant ces ann\u00e9es de guerre. Marguerite, qui a appris \u00e0 lire et \u00e9crire, sait signer son nom. \u00c0 vingt-deux ans, le 14 juillet 1692, elle \u00e9pouse Charles Dumont, laboureur, fr\u00e8re cadet de Claude, cur\u00e9 de la paroisse. Avant son mariage elle a \u00e9t\u00e9 la marraine de plusieurs petites Marguerite.<br>Sa premi\u00e8re n\u00e9e, nomm\u00e9e Marguerite, est baptis\u00e9e le 20 mai 1793, le lendemain de sa naissance. Il ne faut pas attendre, les nourrissons meurent si vite et en si grand nombre que le cur\u00e9 ne mentionne pas leur d\u00e9c\u00e8s dans le registre. Non l\u2019important, l\u2019essentiel est de sauver leur \u00e2me en les amenant dans l\u2019\u00e9glise pour y recevoir l\u2019eau lustrale et la parole du pr\u00eatre qui les sauvera des limbes, o\u00f9, sans le bapt\u00eame iraient g\u00e9mir pour une \u00e9ternit\u00e9 de d\u00e9sespoir ces \u00e2mes entach\u00e9es du p\u00e9ch\u00e9 originel. Qu\u2019on ait attendu une journ\u00e9e pour le bapt\u00eame, administr\u00e9 par son oncle, laisse penser que ce b\u00e9b\u00e9 \u00e9tait suffisamment vigoureux. Sa marraine, vous n\u2019en serez pas surpris, s\u2019appelait Marguerite, et \u00e9tait fille de laboureur.<\/p>\n\n\n\n<p>Printemps et \u00e9t\u00e9 1793 sont froids et pluvieux, les r\u00e9coltes mauvaises, l\u2019hiver catastrophique <a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a> comme ceux qui suivent. Des hivers terrifiants aux froids inou\u00efs, des hivers tueurs, des printemps et des \u00e9t\u00e9s pluvieux, sans soleil, quand les bl\u00e9s ne m\u00fbrissent pas ou moisissent, o\u00f9 la famine, la guerre et les pestes ravagent cette terre d\u00e9vast\u00e9e depuis toujours. L\u2019hiver 1793-1794 tue nourrissons, jeunes enfants, vieillards, jeunes femmes, jeunes hommes, affaiblis par le froid et la faim, fauch\u00e9s par la maladie.<br>Ainsi Jean Duvauchez, mort en novembre 1693, \u00e0 25 ans. Par un hasard d\u00fb \u00e0 la num\u00e9risation du registre, les pages o\u00f9 Claude Dumont, cur\u00e9 de la paroisse, a enregistr\u00e9 la naissance de Marguerite et la mort de Jean Duvauchez se font face et se rejoignent dans la m\u00eame vue, les pages de juin \u00e0 octobre ayant disparu.<br>Il \u00e9tait p\u00e8re de trois petits enfants. Les deux a\u00een\u00e9s ont d\u00fb mourir peu avant lui. Il laisse une jeune veuve, Marguerite, et une fille, Charlotte, n\u00e9e en f\u00e9vrier de la m\u00eame ann\u00e9e 1793.<\/p>\n\n\n\n<p>De cette Marguerite, sa veuve, le patronyme est oubli\u00e9 lorsque sa fille Charlotte Duvauchez se marie en 1714. Il est ensuite ajout\u00e9 en marge de l\u2019acte&nbsp;: <em>Cauroy<\/em>. Personne ne porte ce nom dans la paroisse ni dans les paroisses voisines. Jean Duvauchez, qui s\u2019\u00e9tait engag\u00e9 comme journalier dans une ferme \u00e0 quelques lieues de l\u00e0, l\u2019y a rencontr\u00e9e, lui a fait une enfant, l\u2019a \u00e9pous\u00e9e en 1668 et ramen\u00e9e dans son village. Marguerite Cauroy est n\u00e9e loin de l\u00e0, \u00e0 Soues, un minuscule village situ\u00e9 de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du fleuve, qu\u2019elle a d\u00fb quitter pour trouver du travail comme journali\u00e8re dans cette ferme o\u00f9 travaillaient un couple, peut-\u00eatre des cousins, qui sont t\u00e9moins \u00e0 son mariage. Aucun d\u2019eux ne sait signer.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle n\u2019a ni parents, fr\u00e8res ou oncles dans ce village de Franqueville, elle est de ces horsains que l\u2019on regarde avec m\u00e9fiance. Lorsque Jean meurt, elle se retrouve seule avec une petite fille qui n\u2019a pas encore un an. A-t-elle trouv\u00e9 de l\u2019aide dans la famille de son mari&nbsp;? Elle se sera probablement embauch\u00e9e comme journali\u00e8re dans l\u2019une des fermes avoisinantes, pour un maigre salaire, qui suffit \u00e0 peine \u00e0 se nourrir et encore moins \u00e0 acheter du bois de chauffage.<br>En f\u00e9vrier 1797, alors qu\u2019elle est veuve depuis plus de trois ans, elle met au monde une fille, nomm\u00e9e Marguerite comme sa marraine. Dite \u00ab\u00a0naturelle\u00a0\u00bb, &nbsp;l\u2019enfant n\u2019a pas droit \u00e0 un patronyme.<br>Impossible de dissimuler une grossesse dans un petit village. Marguerite s\u2019est confess\u00e9e et a d\u00fb d\u00e9clarer sa grossesse, ce qui est obligatoire depuis l\u2019\u00e9dit du roi Henri II. Le pr\u00eatre lui a demand\u00e9 qui lui a fait cet enfant. &nbsp;Elle a d\u00e9sign\u00e9 Adrien Gaudhuin, garde de bois de Madame la Comtesse de Martainneville, mari\u00e9, p\u00e8re de six enfants, homme qui compte au village. Il refuse d\u2019endosser la paternit\u00e9. S\u2019ensuit une action en justice dont on trouve la trace dans le registre <a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a> de l\u2019ann\u00e9e 1697&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"752\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1697_Naissance_Marguerite_fille_Marguerite-Cauroy_Adrien-Gaudhuin_0-1024x752.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-207658\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1697_Naissance_Marguerite_fille_Marguerite-Cauroy_Adrien-Gaudhuin_0-1024x752.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1697_Naissance_Marguerite_fille_Marguerite-Cauroy_Adrien-Gaudhuin_0-420x308.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1697_Naissance_Marguerite_fille_Marguerite-Cauroy_Adrien-Gaudhuin_0-768x564.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1697_Naissance_Marguerite_fille_Marguerite-Cauroy_Adrien-Gaudhuin_0-1536x1128.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1697_Naissance_Marguerite_fille_Marguerite-Cauroy_Adrien-Gaudhuin_0.jpg 2020w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Transcription&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>1\/ Acte de naissance de Marguerite&nbsp;:<br><em>Le vingt trois de f\u00e9vrier mil six cent quatre vingt et dix sept est n\u00e9e et<br>a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9e Marguerite fille de Marguerite Cauroy veuve de<br>deffunt Jean duvauchez laquelle m\u2019a fait d\u00e9clarer par Marie<br>Bequin sage femme de franqueville en la presence de pierre poir\u00e9<br>Magister et des parrain et marraine cy apr\u00e8s nomm\u00e9s que le susdit enfant<br>est du fait d\u2019Adrien gaudhuin # demeurant \u00e0 franqueville sans<br>n\u00e9anmoins que ladite declaration icy inser\u00e9e puisse nuire ni<br>prejudicier audit Adrien gaudhuin et sans a??ir ses deffenses<br>au contraire. Son parrain fut Charles de bris et sa marraine Marguerite<br>L\u2019abb\u00e9 d\u00e9clarant ne scavoir ecrire aussi bien que marie bequin susdite<br>sage femme. par moi cur\u00e9 de franqueville # et aiant sign\u00e9 ce present acte les jour<br>et an que dessus&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;garde de bois#<br>Signatures de Cl. Dumont pr\u00eatre, P. Poir\u00e9 et Charles de bris<br>Marques de Marguerite L\u2019abb\u00e9e et de Marie bequin<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>2\/ Note de Claude Dumont, pr\u00eatre et cur\u00e9 de la paroisse&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>Je soussign\u00e9 Dumont cur\u00e9 de franqueville aiant baptis\u00e9e l\u2019enfant<br>mentionn\u00e9 en l\u2019acte imm\u00e9diatement precedent sans y avoir marqu\u00e9 le nom de son<br>p\u00e8re \u00e0 cause de la d\u00e9claration y mentionn\u00e9 et a cause qu\u2019on m\u2019a fait deffense<br>de ne le point baptiser sous le nom d\u2019Adrien gaudhuin garde de bois<br>de franqueville par deux explois exploitees par Simon de brandicourt<br>sergent de la baronnie de Domart d\u2019on l\u2019une est du trois de novembre l\u2019autre<br>du vingt huit decembre 1696. Je m\u2019offre de biffer ou d\u2019ajouter en ce present<br>registre ce qu\u2019il me sera ordonn\u00e9 a ce sujet par justice a laquelle je me sousmes<br>en foy de quoi j ai sign\u00e9 ce vingt trois fevrier 1697<br>Signature&nbsp;: Cl. Dumont pr\u00eatre<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On remarquera que Claude Dumont, cur\u00e9 de la paroisse jusqu\u2019\u00e0 sa mort en 1719 n\u2019a pas biff\u00e9 le nom d\u2019Adrien Gaudhuin. Au contraire. Il se fait un plaisir de r\u00e9p\u00e9ter ses nom de bapt\u00eame, patronyme et qualit\u00e9, tout en feignant de pr\u00e9tendre le contraire. Je ne peux m\u2019emp\u00eacher d\u2019admirer la finesse de sa rh\u00e9torique. Sans doute a-t-il \u00e9t\u00e9 exasp\u00e9r\u00e9 par les exploits d\u2019huissier que lui fait envoyer le p\u00e8re putatif.<br>Peut-\u00eatre a-t-il aussi le souci de la v\u00e9rit\u00e9 et de la justice&nbsp;? toujours est-il que s\u2019il n\u2019avait dans un premier temps pas marqu\u00e9 le nom d\u2019Adrien Gaudhuin dans l\u2019acte de naissance, celui-ci y figure d\u00e9sormais.<br>Ce qui laisse penser que le garde de bois a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 prendre en charge les frais de nourriture et d\u2019\u00e9ducation de la petite Marguerite. Ce que confirme l\u2019acte de mariage de Charlotte Duvauchez, s\u0153ur de la petite Marguerite, dont il est t\u00e9moin et &nbsp;signataire en 1714.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est devenue la petite Marguerite&nbsp;? on ne retrouve aucune trace d\u2019elle dans les registres. Les enfants naturels survivent rarement plus de quelques jours \u00e0 cette \u00e9poque, surtout s\u2019ils naissent au plus dur de l\u2019hiver, en p\u00e9riode de disette et de car\u00eame. Leur m\u00e8re n\u2019a tout simplement pas assez de lait pour les nourrir, et rarement du feu pour les tenir au chaud. Mais si Adrien Gaudhuin a perdu son proc\u00e8s, c\u2019est qu\u2019elle a surv\u00e9cu au moins quelques mois.<br>Marguerite Cauroy, sa m\u00e8re, n\u2019est pas rest\u00e9e au village. En 1704, \u00e0 l\u2019H\u00f4tel-Dieu d\u2019Amiens d\u00e9c\u00e8de une femme des m\u00eames pr\u00e9nom et nom, \u00e2g\u00e9e de 38 ans, n\u00e9e \u00e0 Soues. Ce pourrait \u00eatre la m\u00eame Marguerite.<br>Que faisait-elle \u00e0 Amiens&nbsp;? comment y a-t-elle v\u00e9cu ou surv\u00e9cu&nbsp;?<br>A-t-elle \u00e9t\u00e9 chass\u00e9e du village par la vindicte du clan Gaudhuin&nbsp;et v\u00e9cu mis\u00e9rablement, sans toit, mendiante, prostitu\u00e9e&nbsp;?<br><em>ou bien<\/em><br>Claude Dumont lui a-t-il trouv\u00e9 un emploi et un g\u00eete, par exemple \u00e0 l\u2019H\u00f4tel-Dieu&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Jacques de Boisbergue, <em>Journal d\u2019un bourgeois de Domart \u2013 1634-1655 \u2013 <\/em>publi\u00e9 par Alcius Ledieu en 1885. Disponible sur Gallica.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> J.M. Moriceau, <em>La M\u00e9moire des paysans<\/em>, Taillandier, 2020, chapitres 1693 et 1694.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Sources&nbsp;: Archives d\u00e9partementales de la Somme, registre de Franqueville (1600-1768) &#8211; 5MI_D1252<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elles sont si nombreuses \u00e0 \u00eatre nomm\u00e9es Marguerite. Peut-\u00eatre parce que la m\u00e8re se nommait ainsi, ou en reconnaissance \u00e0 sainte Marguerite qui veille sur les accouch\u00e9es et rend la naissance heureuse et sait-on, presque facile, ou du moins sans drame\u00a0: la m\u00e8re survit sans \u00eatre bless\u00e9e et la fille est bien portante. 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