{"id":207762,"date":"2026-04-01T15:02:16","date_gmt":"2026-04-01T13:02:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=207762"},"modified":"2026-04-02T15:25:19","modified_gmt":"2026-04-02T13:25:19","slug":"construire-10-vies-en-bord-de-mer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/construire-10-vies-en-bord-de-mer\/","title":{"rendered":"#construire #10 | Vies en bord de mer"},"content":{"rendered":"\n<p>Vie de la dame de la c\u00f4te<\/p>\n\n\n\n<p>Qui la croise sur la lande, frissonnante, emmitoufl\u00e9e dans sa veste, son bonnet de laine, ses longues jambes dans un pantalon large, verrait le fant\u00f4me de Garbo. Les \u00e9paules serr\u00e9es pour garder la chaleur, elle se d\u00e9plie sur le sable blanc contre un rocher abrit\u00e9 du vent et ram\u00e8ne vite ses genoux aupr\u00e8s d\u2019elle, en se frottant les mains. Plis et d\u00e9plis d\u2019un transat, estivante \u00e9pur\u00e9e, minimaliste et ray\u00e9e. Elle se d\u00e9place dans les cercles form\u00e9s par ses filles, \u00e9tendus \u00e0 ses gendres et petits enfants et distendus par le chien, un scottish terrier qui ne r\u00e9pond pas, tout occup\u00e9 \u00e0 chasser les lapins dans les plus compactes buissons d\u2019ajonc. Pour franchir sa bulle de verre et briser son silence, la cl\u00e9 se trouve dans les paysages de son enfance. Bizerte, les rives tunisiennes, la lumi\u00e8re crue sur les maisons qui encerclent le lac, l\u2019aveuglement de la chaux blanche, le bleu des portes, le d\u00e9bordement violet des bougainvilliers, des lauriers roses, la masse pourpre des hibiscus piqu\u00e9s de citronniers, les enfants libres jouant jusqu\u2019au soir sur la plage. Les paradis n\u2019existent que si on en a \u00e9t\u00e9 chass\u00e9, par la mort pr\u00e9matur\u00e9e d\u2019une m\u00e8re vite remplac\u00e9e, de celle d\u2019un aviateur tomb\u00e9 du ciel avant de mourir \u00e0 la guerre. Mort pour la France, c\u2019est ce qu\u2019elle intimait \u00e0 ses filles d\u2019inscrire sur la fiche de renseignements \u00e0 la rentr\u00e9e, pour la profession du p\u00e8re. Elle \u00e9l\u00e8ve seule ses deux filles en leur transmettant les vertus cardinales&nbsp;: ind\u00e9pendance, dignit\u00e9, \u00e9l\u00e9gance et un vocabulaire, pas de chaussure, seulement des souliers.<\/p>\n\n\n\n<p>Vie d\u2019une baigneuse<\/p>\n\n\n\n<p>Fille posthume de la dame de la c\u00f4te. Y passe ses \u00e9t\u00e9s mais le reste de l\u2019ann\u00e9e dans la fourmili\u00e8re bouillonnante de Lagos. Nageant avec dext\u00e9rit\u00e9 dans le boucan, la chaleur, les embouteillages, les vendeurs de poissons , elle fraye son chemin, enjambant les fils \u00e9lectriques, les bouches d\u2019\u00e9gouts\u00a0, les canalisations al\u00e9atoires, claque les cafards et cancrelats, renvoie marchands et policiers corrompus aux calendes. Plus palabreuse qu\u2019un griot, elle dirige avec poigne une \u00e9quipe de ferronniers fer changeant la t\u00f4le en objets de design qu\u2019elle revend \u00e0 prix d\u2019or aux boutiques du Cap tandis que son \u00e9poux, dispense dans la pi\u00e8ces voisine des conseils aux entreprises locales. Rencontr\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019a\u00e9ronautique, ils se sont perdus, trouv\u00e9s, retrouv\u00e9s et rejoint dans son pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Talon d\u2019Achille\u00a0: craint de ne plus arriver \u00e0 se baigner sur la c\u00f4te d\u2019Iroise surnomm\u00e9e la goutte froide. Ce serait le d\u00e9but de la vieillesse. Bain de mer\u00a0:Un rite ponctu\u00e9 par les mar\u00e9es. \u00c0 moins d\u2019aller plus loin, apr\u00e8s les rochers, l\u00e0 o\u00f9 la mer ne se retire pas. Elle y vient de plus en plus depuis que les algues vertes ont envahi les plages. Elle descend le sentier avec son grand sac africain accompagn\u00e9e de sa s\u0153ur qui s\u2019est d\u00e9j\u00e0 baign\u00e9e. Le bain. Avoir \u00e9t\u00e9 ou pas. Le premier de la saison ou le dernier. Froid ou chaud aujourd\u2019hui. Un sujet in\u00e9puisable de conversation o\u00f9 on ne risque pas de se disputer. Une fois dans l\u2019eau, quand le corps s\u2019est accoutum\u00e9 \u00e0 l\u2019eau froide, apr\u00e8s avoir sillonn\u00e9 la gr\u00e8ve d\u2019un c\u00f4t\u00e9 l\u2019autre, que les mains ont \u00e9t\u00e9 tremp\u00e9es, elle enfile son bonnet- permet de ne pas avoir froid au cr\u00e2ne- , ses lunettes &#8211; transforment la petite baignade en immersion- et la voil\u00e0 fendant l\u2019onde pour ses cinq cents vingt sept brass\u00e9s. Encore une journ\u00e9e de justifi\u00e9e, elle peut s\u2019offrir un whisky on the rocks.<\/p>\n\n\n\n<p>Vie et mort d\u2019un amiral<\/p>\n\n\n\n<p>Quand il vous croise \u00e0 bord de son Dundee, la panse du g\u00e9nois en jabot gonfl\u00e9, rougeoyant, filant sur Corn Cahraix, il vous toise, vous, sous son vent, qui outragez, d\u00e9rangez et faites faseyer son foc pour troubler sa remont\u00e9e au vent patiemment compos\u00e9e- le bateau au mouillage liss\u00e9 au peigne fin, les bouts lov\u00e9s en spirale, les caillebotis et winches rutilants- Vous avez esquiss\u00e9 un geste de courtoisie et d\u2019admiration, en nageant- Vous. Qui \u00eates vous\u00a0? De quelle famille\u00a0? n\u2019attend pas la r\u00e9ponse. Et file pour virer de bord dans la baie, rassurante et prot\u00e9g\u00e9e. Une baignoire o\u00f9 les voiliers de vacances sont autant de bateaux en papier, l\u00e2ch\u00e9s, multipli\u00e9s pendant cette premi\u00e8re quinzaine d\u2019ao\u00fbt o\u00f9 le village grossit exag\u00e9r\u00e9ment, o\u00f9 les voitures gar\u00e9es remontent jusqu\u2019en haut du bourg, d\u00e9versant des familles, des pelles, des bateaux pneumatiques, des sacs de serviettes et des glaci\u00e8res et un ado avec ses \u00e9couteurs.Du jour ou lendemain, disparu des jumelles, plus de dundee sur l\u2019eau. Il passe d\u2019un pas press\u00e9 dans son pantalon brique et son pull fonc\u00e9, rapide, fuyant, il longe la pointe pour savoir qui est sorti, v\u00e9rifier le vent et s\u2019\u00e9loigne quand on l\u2019approche. Depuis qu\u2019il a coul\u00e9 comme un bleu au large alors qu\u2019il ramenait son bateau pour l\u2019hivernage.<\/p>\n\n\n\n<p>Vie des coureurs<\/p>\n\n\n\n<p>Coureur 1 Iron Man<\/p>\n\n\n\n<p>Si vous croisez Iron man, sachez qu\u2019il n\u2019a pas pu accomplir la totalit\u00e9 de son objectif des douze marathons dans l\u2019ann\u00e9e ainsi que du chelem des huit triathlons. En revenant du trail des sept vall\u00e9es, il a d\u00f9 d\u00e9clarer forfait, souffrant d\u2019une tendinite au genoux gauche malgr\u00e9 l\u2019op\u00e9ration de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente o\u00f9 il avait chang\u00e9 ses rotules pour du titane. Il est confiant cependant dans les gels \u00e9nerg\u00e9tiques de la gamme Atlet dont il est repr\u00e9sentant et qui lui apportent les apports en protides et un index glyc\u00e9mique suffisant pour recouvrer en moins d\u2019une semaine la puissance de ses muscles. Il continue \u00e0 s\u2019entra\u00eener en salle pour ne pas perdre la motiv et rentrer au plus vite en phase de r\u00e9cup. N\u00e9 en 75, d\u2019une famille nombreuse, rien ne le pr\u00e9destinait \u00e0 cette vocation sportive qui n\u2019\u00e9tait pas dans le champs des inqui\u00e9tudes de ses parents, beaucoup plus pr\u00e9occup\u00e9s par l\u2019\u00e9dification de son \u00e2me. C\u2019est en rencontrant celle qui sera sa femme sur les bancs de l\u2019universit\u00e9 de Com qu\u2019il trouvera sa vocation. S\u2019il voulait la s\u00e9duire et la suivre, il devait se mettre \u00e0 courir tant la jeune fille \u00e9tait sportive et encha\u00eenait salle de sport sur footing et naging.<\/p>\n\n\n\n<p>Vie du ma\u00e7on coureur de fond<\/p>\n\n\n\n<p>Un homme trapu, ramass\u00e9, coure, flotte au vent. Les postiers bretons qui paissent dans les champs, l\u00e8vent lentement leurs crini\u00e8res \u00e0 son passage. Il n\u2019a pas l\u2019attirail des sportifs, un short de fortune simple sans rayure sans marque, le premier t-shirt de l\u2019armoire, le m\u00eame qu\u2019hier, des baskets us\u00e9s, il coure le long de la c\u00f4te, n\u2019a plus le temps de b\u00e9cher son jardin, d\u2019aller faire les courses, d\u2019aller chez le docteur, d\u2019aller voter, il coure pour partir de chez lui, pour revenir chez lui, le matin l\u2019apr\u00e8s-midi, il passe par les terres et revient par la mer, cela change selon le sens du vent, depuis qu\u2019il est en retraite, que son corps de ma\u00e7on noueux, aguerri aux frimas, aux vents, \u00e0 la pluie, \u00e0 charrier le granit, \u00e0 grimper au fa\u00eete des toits, \u00e0 soulever les solives, \u00e0 battre la chaux, \u00e0 monter des escaliers, des planchers, des plafonds, r\u00e9parer des chemin\u00e9es, depuis que son corps a \u00e9t\u00e9 vid\u00e9 des maisons qu\u2019il a construites, qu\u2019il a restaur\u00e9es, qu\u2019il s\u2019est us\u00e9 la colonne \u00e0 porter pour donner des logis, des toits, il se sent absent, blanc, s\u2019arr\u00eater comme \u00e7a, oui, il y a un temps pour tout, il a transmis le m\u00e9tier \u00e0 son fils, mais ne sait plus \u00e0 quoi servir et sa force remis\u00e9e comme un vieux tracteur dans un hangar abandonn\u00e9, qui marche encore, souffre oui, des articulations, le dos souvent, le genoux mais ne rien faire, se reposer, dormir, rester en robe de chambre, manger sans avoir fait tourner l\u2019usine d\u2019\u00e9nergie qu\u2019il est, tourner \u00e0 vide, grossir dans un premier temps, \u00e9paissir, s\u2019engluer de ne plus avoir rien \u00e0 faire, avoir de plus en plus mal, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il d\u00e9couvre la course \u00e0 pied, courir, courir, et ne plus s\u2019arr\u00eater de courir, revenir apr\u00e8s avoir \u00e9puis\u00e9 son corps, avoir vid\u00e9 ses pens\u00e9es, calm\u00e9 d\u2019\u00eatre repass\u00e9 voir toutes les maisons du pays qu\u2019il a b\u00e2ti, qu\u2019il a r\u00e9par\u00e9e, recousue, il coure.<\/p>\n\n\n\n<p>Vie des deux fr\u00e8res<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante, une ferme au pied d\u2019un donjon en ruine. Des truies barbotent autour du mar\u00e9cage entour\u00e9es de leur prog\u00e9niture, gardiennes de la tour avec les ronces et les orties. Les deux fr\u00e8res sont occup\u00e9s dans le champs de ma\u00efs, l\u2019un sur son tracteur, parle \u00e0 l\u2019autre dont on aper\u00e7oit que les bottes en caoutchouc noir entre les tiges des sillons. A la porte de la ferme, une femme transporte les bidons, elle vient de traire les trois vaches qui sont dans les cr\u00e8ches coll\u00e9es \u00e0 la long\u00e8re. Un chien, attach\u00e9 \u00e0 une corde fait le va et vient. Des poules rentrent dans la long\u00e8re principale, la fermi\u00e8re les \u00e9carte d\u2019un coup de pied ainsi que les mouches aussi qu\u2019elle balaye de la main. On ne voit pas rien dedans, la seule source de lumi\u00e8re vient d\u2019une petite fen\u00eatre, le soleil \u00e9claire une diagonale, les poussi\u00e8res de lumi\u00e8re, l\u2019\u00e9clat du bidon, la louche racle la cr\u00e8me pour la mettre dans une cruche. La terre battue toujours humide et brillante. Sur le seuil, des grandes dalles de granit, les sandales et les pieds de deux fillettes venues chercher du lait et de la cr\u00e8me. La plus grande s\u2019est mis du vernis, bouquet de rose, un peu \u00e9caill\u00e9. le porte monnaie. y en a de l\u2019argent l\u00e0 dedans.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux fr\u00e8res, Fran\u00e7ois et Job et la femme de Fran\u00e7ois, L\u00e9onie.Pas d\u2019enfant.Deux fr\u00e8res dont l\u2019un tient la ferme, l\u2019autre aide, l\u2019un sobre, l\u2019autre pas, souvent dans les talus, \u00e0 l\u2019abri de L\u00e9onie. Mort des deux \u00e0 une semaine d\u2019\u00e9cart.<\/p>\n\n\n\n<p>Vie de l\u2019homme du pigeonnier<\/p>\n\n\n\n<p>Assis devant la petite porte de la b\u00e2tisse en rotonde. Quand ils sont rentr\u00e9s dans son ermitage, ils ont trouv\u00e9 des amas de coquille de bernique, de chapeau chinois, source premi\u00e8re et exclusive de nourriture. Il vivait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 en ermite .<\/p>\n\n\n\n<p>Vie du dernier de cette g\u00e9n\u00e9ration<\/p>\n\n\n\n<p>Il est tout au bout d\u2019une lign\u00e9e qui n\u2019a pas arr\u00eat\u00e9 d\u2019avoir des \u00e9carts de g\u00e9n\u00e9ration entre les premier et les derniers. Ses parents \u00e9taient eux aussi les derniers de leurs g\u00e9n\u00e9rations avec des fr\u00e8res et s\u0153urs ain\u00e9s qui auraient presque pu \u00eatre leurs parents. Des boutures encore et encore. Entre le d\u00e9but et le bout, l\u2019affinit\u00e9 des extr\u00e9mit\u00e9s dans l\u2019\u00e9cart des g\u00e9n\u00e9rations, des croyance, des modes de vie qui s\u2019opposent. Une jeune vieillesse, l\u2019impression d\u2019avoir d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu, de comprendre et de ne pas avoir v\u00e9cu, comme il veut. On raconte toujours ce qui s\u2019est pass\u00e9 avant sa naissance, on critique le monde dans lequel il vit, il souhaite participer aux f\u00eates d\u2019aujourd\u2019hui. Le rap.Souffre d\u2019une forme d\u2019effacement, oubli\u00e9. Confinement. Enfant\u00a0; il a longtemps dessin\u00e9 des ponts, des ponts a\u00e9riens, des ponts suspendus, des ponts en pierre, des ponts en bois, des ponts en corde, qui reliaient des \u00eeles, des archipels disparates\u00a0. Chaque jour en rentrant de l\u2019\u00e9cole, il reprenait sur un grand rouleau sa fresque qui a recouvert le mur de sa chambre.Se caract\u00e9rise par son calme et son \u00e9coute dans une famille de sourds. Les b\u00eates viennent naturellement \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, appr\u00e9ciant sa capacit\u00e9 \u00e0 rester immobile, \u00e0 juste les caresser, \u00eatre l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>La fille \u00e0 la valise<\/p>\n\n\n\n<p>transporte toujours une valise avec elle, lourde qui ne renferme rien de domestique, elle n\u2019a pas vraiment de logis, de v\u00eatement, mais ses accessoires pour le spectacle qu\u2019elle monte, aujourd\u2019hui un \u00e9chafaudage, demain une lettre d\u2019acier, toujours lourds, mais qui doit pouvoir rentrer dans la valise grand luxe de sa grand m\u00e8re, le reste sur son dos, dans un son sac. Dans les trains, les bateaux, les gares, conna\u00eet les villages les plus recul\u00e9s o\u00f9 elle va donner des ateliers d\u2019initiation pour pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier de r\u00e9sidence, monter son spectacle, trouver des subventions, des th\u00e9\u00e2tres, travaille tout le temps, pas de dimanche, \u00e0 envoyer des dossiers, \u00e0 justifier de l\u2019ancrage dans les enjeux contemporain de son travail, \u00e0 chercher des id\u00e9es, des encha\u00eenements, \u00e0 voir des spectacles pour \u00eatre dans la boucle, tourne obsessionnelle, une rose est une rose, en syphon, sa cr\u00e9ation, sa passion, n\u2019a plus rien \u00e0 perde car toute sa vie tourne autour, tourne autour de sa cr\u00e9ation, dans sa valise, les accessoires indispensables, qu\u2019elle ne doit pas perdre, pas oublier dans les portes bagages des trains, malgr\u00e9 sa fatigue, \u00e0 tra\u00eener sa valise.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vie de la dame de la c\u00f4te Qui la croise sur la lande, frissonnante, emmitoufl\u00e9e dans sa veste, son bonnet de laine, ses longues jambes dans un pantalon large, verrait le fant\u00f4me de Garbo. 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