{"id":210672,"date":"2026-05-28T15:46:00","date_gmt":"2026-05-28T13:46:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=210672"},"modified":"2026-05-28T15:46:01","modified_gmt":"2026-05-28T13:46:01","slug":"llcf-03-si-par-un-jour-dautomne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/llcf-03-si-par-un-jour-dautomne\/","title":{"rendered":"#LLCF #03 | Si par un jour d\u2019automne\u2026"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"868\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Bosch-garden-delights-left-book-reading-1024x868.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-210675\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Bosch-garden-delights-left-book-reading-1024x868.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Bosch-garden-delights-left-book-reading-420x356.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Bosch-garden-delights-left-book-reading-768x651.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Bosch-garden-delights-left-book-reading-1536x1302.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Bosch-garden-delights-left-book-reading-2048x1736.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">H. Bosch, <em>Jardin des D\u00e9lices<\/em>, d\u00e9tail<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le touriste fl\u00e2ne&nbsp;; il se tord les pieds sur les pav\u00e9s in\u00e9gaux d\u2019une rue \u00e9troite et sans trottoir, creus\u00e9e en son milieu par le souvenir du ruisseau qui y courait encore il y a quelques dizaines d\u2019ann\u00e9es&nbsp;; il a suivi les escaliers qui d\u00e9valent de la cath\u00e9drale vers le fleuve, franchi une placette r\u00e9guli\u00e8rement pav\u00e9e plant\u00e9e de jeunes arbres&nbsp;; il a vu la rambarde m\u00e9tallique \u00e0 sa droite, au-dessus du canal, sans comprendre que l\u2019eau s\u2019\u00e9coule sous ses pieds pour r\u00e9appara\u00eetre derri\u00e8re les maisons qui bordent la placette&nbsp;; il s\u2019est engag\u00e9 dans cette rue sans savoir qu\u2019il parcourt en sa longueur un \u00eelot \u00e9troit entre deux canaux, un \u00eelot qui s\u2019est \u00e9lev\u00e9 au cours des si\u00e8cles, lentement, au fur et \u00e0 mesure que l\u2019on abattait les maisons pour en reconstruire de nouvelles, jusqu\u2019\u00e0 surplomber le niveau de l\u2019eau de quelques m\u00e8tres.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le promeneur ne voit que les fa\u00e7ades de maisons bard\u00e9es \u00e0 clin, peintes de couleurs vives, devenues boutiques ou bistrots, proposant babioles, dentelles, poteries et autres objets artisanaux, p\u00e2tisseries et sandwiches. Les enseignes changent tr\u00e8s souvent. Seules deux boutiques, situ\u00e9es chacune \u00e0 une extr\u00e9mit\u00e9 de la rue,&nbsp; peuvent pr\u00e9tendre \u00eatre l\u00e0 depuis le si\u00e8cle dernier&nbsp;: le marchand d\u2019antiquit\u00e9s et la librairie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa fa\u00e7ade autrefois bleue, d\u2019un bleu azur, m\u00e9diterran\u00e9en qui a p\u00e2li au fil des ans, a \u00e9t\u00e9 repeinte en rose&nbsp;; mais la couche \u00e9tait trop mince, ou la peinture de qualit\u00e9 m\u00e9diocre, et elle a rapidement d\u00e9teint en un mauve m\u00e9lancolique. Une r\u00e9cente couche de rouge lui a redonn\u00e9 bonne mine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si vous passez par hasard, et que vous n\u2019avez nulle envie de feuilleter des livres, et encore moins d\u2019en acheter un, vous trouverez tr\u00e8s probablement la porte ouverte. Dans la pi\u00e8ce, bien \u00e9clair\u00e9e par une grande baie vitr\u00e9e \u00e0 croisillons, qui n\u2019est pas une vitrine, constell\u00e9e d\u2019autocollants et d\u2019affichettes pour des spectacles, le plus souvent datant de plus d\u2019un an, sont pr\u00e9sent\u00e9s sur deux grandes tables ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler les \u00ab\u00a0beaux livres\u00a0\u00bb, ces grands formats abondamment illustr\u00e9s de photographies en couleurs sur papier glac\u00e9 des monuments et paysages locaux, histoires du th\u00e9\u00e2tre de marionnettes, guides touristiques, dictionnaires et \u00e9tudes sur le parler picard,&nbsp; romans et r\u00e9cits r\u00e9gionaux illustr\u00e9s, ouvrages historiques. Au pied des tables et sous la baie vitr\u00e9e, des cageots de plastique jaune ou orange emplis de livres d\u2019occasion que le libraire sort par beau temps, bien cal\u00e9s contre le soubassement de briques de la fa\u00e7ade.&nbsp; \u00c0 gauche de l\u2019entr\u00e9e, sur les \u00e9tag\u00e8res qui tapissent les murs, des livres pour enfants et des albums de bandes dessin\u00e9es \u2013 pas toutes pour enfants \u2013 et, bien s\u00fbr, un tourniquet de cartes postales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pass\u00e9 ce vestibule \u2013 les touristes ne s\u2019aventurent en g\u00e9n\u00e9ral pas beaucoup plus loin, sauf s\u2019ils souhaitent acheter quelque chose, il vous faudra franchir une petite marche et vous avancer dans un \u00e9troit couloir, bord\u00e9 \u00e0 droite d\u2019\u00e9tag\u00e8res couvertes d\u2019ouvrages de po\u00e9sie ou de volumes anciens, \u00e0 gauche d\u2019une sorte de vitrine abritant des volumes de la Pl\u00e9iade, et au sol de cartons emplis de livres d\u2019occasion, avant de parvenir au comptoir, encombr\u00e9 de papiers, de cahiers, de carnets, de livres, de &nbsp;paquets de cigarettes vides. Si vous devez y croiser un \u2013 ou pire \u2013 deux clients sortant les bras charg\u00e9s de livres (ici on ne fournit pas de sacs, encore moins de sacs plastiques), vous devrez vous livrer \u00e0 une sorte de tango, vous faites un pas en arri\u00e8re, l\u2019autre avance d\u2019un pas, vous pivotez pour vous effacer, il ou elle pivote et s\u2019efface de m\u00eame, ce qui vous am\u00e8ne \u00e0 vous retrouver tr\u00e8s proches, les yeux dans les yeux, s\u00e9par\u00e9s \u00e0 peine de l\u2019\u00e9paisseur d\u2019un ou deux livres\u2026 il est plus sage de battre en arri\u00e8re et de laisser le passage, mais veillez \u00e0 ne pas manquer la marche, celle que vous venez de monter \u00e0 l\u2019instant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourtant, il existe une autre entr\u00e9e, \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la boutique, que l\u2019on atteint depuis une autre rue \u00e9troite et pav\u00e9e, par un pont \u00e9troit qui franchit l\u2019un des nombreux cours d\u2019eau de ce quartier. Mais cette deuxi\u00e8me entr\u00e9e a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e r\u00e9cemment, le libraire ayant install\u00e9 une table charg\u00e9e de livres, des romans policiers, devant cette deuxi\u00e8me entr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous avez d\u00e9couvert cette librairie il y a quelques semaines en \u00e9t\u00e9, alors que vous \u00e9tiez venu avec des amis dans ce quartier touristique. Vous ne vous y \u00e9tiez gu\u00e8re attard\u00e9, il faisait beau et vous vouliez aller d\u00eener.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous revenez. Le temps a chang\u00e9, ce n\u2019est plus la saison touristique et il fait gris. Les pav\u00e9s, toujours aussi incommodes, luisent sous la pluie fine et froide. Lorsque vous arrivez devant la boutique, vous \u00eates tr\u00e8s d\u00e9\u00e7u&nbsp;: elle est ferm\u00e9e. Les volets ext\u00e9rieurs obturent la baie vitr\u00e9e et la porte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourtant, vous ne vous \u00eates pas tromp\u00e9&nbsp;: nous sommes un mardi, il est 15 h et la librairie, qui devrait \u00eatre ouverte si l\u2019on en croit internet, est ferm\u00e9e. Aucun affichage ne pr\u00e9cise les heures et jours d\u2019ouverture. Rien n\u2019indique non plus une fermeture temporaire pour cong\u00e9s, travaux ou fermeture d\u00e9finitive. La rue est d\u00e9serte et les autres boutiques ferm\u00e9es, elles aussi. Vous avancez jusqu\u2019\u00e0 la petite place entour\u00e9e de caf\u00e9s et petits restaurant. Quand il fait beau, elle est encombr\u00e9e de tables en terrasse. Mais il pluviote, et seule la brasserie d\u2019angle est ouverte. Vous demandez au gar\u00e7on qui vous sert un expresso s\u2019il sait \u00e0 quelle heure ouvre la librairie, mais il ne vous r\u00e9pond que par un grognement et un haussement d\u2019\u00e9paules avant de retourner derri\u00e8re le comptoir scroller sur son smartphone.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous repartez et allez explorer en centre ville les rayonnages d\u2019un distributeur de livres et disques, autrefois connu comme agitateur culturel, aujourd\u2019hui reconverti dans l\u2019\u00e9lectro-m\u00e9nager. Vous oubliez la librairie de ce quartier touristique, o\u00f9 vous ne venez que pour le cin\u00e9ma Art et Essai, et plusieurs mois passeront avant que vous ne repassiez dans cette rue parce que vous avez une grande heure \u00e0 perdre entre deux s\u00e9ances de cin\u00e9, qu\u2019il fait froid et que vous \u00eates \u00e0 la recherche d\u2019un lieu o\u00f9 vous r\u00e9chauffer devant un expresso.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette fois, la boutique est ouverte. Vous entrez. Vous ne vous attardez gu\u00e8re dans la pi\u00e8ce d\u2019entr\u00e9e, beaucoup moins \u00e9clair\u00e9e que lors de votre premi\u00e8re visite. Vous franchissez le couloir \u00e9troit, encore plus sombre que dans votre souvenir. Vous entendez chuchoter&nbsp;: dans la pi\u00e8ce du fond, deux femmes discutent des m\u00e9rites des polars. Il vous semble qu\u2019il est question des derniers Vargas et des Lema\u00eetre. Vous aimez surprendre ce genre de conversation, vous vous rapprochez et faites semblant de vous int\u00e9resser aux romans propos\u00e9s dans les rayonnages. Il s\u2019y trouve aussi bien ceux de Marivaux en collection jaune Garnier que <em>La Peau de chagrin<\/em> et les romans de Colette en poche. Ils voisinent dans un grand d\u00e9sordre avec des r\u00e9cits de voyages et des biographies. Dans un renfoncement, derri\u00e8re des rayonnages en \u00e9pi, des ouvrages de sociologie et de philosophie. Un Koj\u00e8ve voisine avec un <em>Essai sur le don<\/em> et les <em>Mythologies<\/em>. Vous comprenez que c\u2019est exactement le genre de boutique o\u00f9 on est certain de faire une trouvaille, \u00e0 condition de ne rien chercher en particulier. Vous repartez d\u2019ailleurs avec une \u00e9dition \u2013 d\u2019occasion, mais en blanche Gallimard \u2013 de <em>l\u2019\u00c9criture ou la vie<\/em> et une \u00e9dition de 1917 des <em>Fleurs du Mal<\/em>, publi\u00e9e par Ferroud, avec de nombreuses illustrations de Georges Rochegrosse grav\u00e9es sur bois par Barbant, Deloche et Gasp\u00e9rini, ainsi que l\u2019annonce la page de titre, page qui ne tient presque plus au reste du livre. La page de couverture, illustr\u00e9e en couleurs, ne tient plus du tout. Les cahiers en sont d\u00e9cousus et le tout a \u00e9t\u00e9 recouvert d\u2019une sorte de papier huil\u00e9 marron. Vous n\u2019en aviez bien absolument pas besoin, \u00e9videmment, puisque ces titres sont d\u00e9j\u00e0 dans votre biblioth\u00e8que ou dans votre liseuse, mais\u2026 ce sont des occasions, des trouvailles. Comment r\u00e9sister&nbsp;? vous avez fait connaissance avec le libraire, un type hirsute qui a surgi de derri\u00e8re le comptoir. Ou plus exactement d\u2019une petite porte situ\u00e9e derri\u00e8re le comptoir. Vous attendiez depuis un moment et vous \u00e9tiez presque d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 partir en abandonnant l\u00e0 les deux bouquins quand il est apparu. Il a examin\u00e9 les livres et vous a jaug\u00e9 avant de vous annoncer le prix. Un prix d\u00e9risoire. Il doit les d\u00e9cider \u00e0 la t\u00eate du client, vous \u00eates-vous dit. Vous avez pay\u00e9 et puis parl\u00e9 de livres, et vous avez rat\u00e9 votre s\u00e9ance de cin\u00e9ma.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il para\u00eet que juste apr\u00e8s la d\u00e9nivellation, mais invisible tant qu\u2019on ne s\u2019est pas avanc\u00e9 dans ce renfoncement o\u00f9 sont rang\u00e9s les ouvrages de philosophie, \u00e0 votre droite apr\u00e8s le pr\u00e9sentoir des nouveaut\u00e9s, se trouve le d\u00e9part d\u2019un escalier tr\u00e8s \u00e9troit. Il ne se r\u00e9v\u00e8lerait qu\u2019\u00e0 ceux qui d\u00e9sirent trouver le livre dont ils ignorent l\u2019existence. Si vous l\u2019empruntez, vous arriverez dans un salon meubl\u00e9 de tapis et de fauteuils, enti\u00e8rement tapiss\u00e9 d\u2019\u00e9tag\u00e8res couvertes de livres o\u00f9 vous pourrez oublier le monde et le temps.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le touriste fl\u00e2ne&nbsp;; il se tord les pieds sur les pav\u00e9s in\u00e9gaux d\u2019une rue \u00e9troite et sans trottoir, creus\u00e9e en son milieu par le souvenir du ruisseau qui y courait encore il y a quelques dizaines d\u2019ann\u00e9es&nbsp;; il a suivi les escaliers qui d\u00e9valent de la cath\u00e9drale vers le fleuve, franchi une placette r\u00e9guli\u00e8rement pav\u00e9e plant\u00e9e de jeunes arbres&nbsp;; il <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/llcf-03-si-par-un-jour-dautomne\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#LLCF #03 | Si par un jour d\u2019automne\u2026<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":701,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[8020,8051],"tags":[],"class_list":["post-210672","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-le-livre-comme-fiction","category-le-livre-comme-fiction-03-librairies"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/210672","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/701"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=210672"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/210672\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":210677,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/210672\/revisions\/210677"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=210672"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=210672"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=210672"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}