{"id":214110,"date":"2026-07-09T12:31:04","date_gmt":"2026-07-09T10:31:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=214110"},"modified":"2026-07-09T12:42:56","modified_gmt":"2026-07-09T10:42:56","slug":"chronique-01-transformations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/chronique-01-transformations\/","title":{"rendered":"#Chronique 01#  Transformations"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1<\/strong><em>&nbsp;<\/em><strong>Un monde<\/strong> qui se r\u00e9chauffe chaque jour un peu plus au risque d\u2019une implosion fulgurante, d\u00e9finitive&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">2 <strong>Coupure <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je les vois avancer sur le chemin trois silhouettes charg\u00e9es de quelques affaires, de part et d\u2019autre des arbres. Avan\u00e7ant \u00e0 mon tour, je les suis de loin, mon regard s\u2019attarde sur le paysage environnant. Arbres, pr\u00e9s verts. Soudain, seule, \u00e0 droite un portail ouvert sur un pr\u00e9 vide, h\u00e9sitation, je continue d\u2019avancer.au son des voix lointaines.&nbsp;&nbsp;Encore quelques pas, au coin d\u2019un chemin qui bifurque un portail en fer, bifurcation \u00e0 droite, un chalet, des escaliers \u00e0 descendre, une pi\u00e8ce \u00e0 traverser, une terrasse, les silhouettes sont l\u00e0, install\u00e9es au sol sur leur tapis, au centre deux parasols immenses prot\u00e8gent du soleil. Je me pose au coin, des pierres me s\u00e9parent d\u2019un pr\u00e9 en contre bas. Au carrefour, d&rsquo;une journ\u00e9e particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>3 Des nuits <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Noctambule elle ne dort pas. Seule dans sa chambre. Seule la nuit elle marche dans la maison. Le bois craque sous ses pas seul bruit dans le silence de la nuit. Elle s&rsquo;installe dans la nuit. Elle fume les yeux lev\u00e9s vers les \u00e9toiles. Elle sort la nuit. Elle danse toute la nuit, fume, rit jusqu&rsquo;au petit matin. Elle sort \u00e9tonn\u00e9e du soleil qui pointe \u00e0 l&rsquo;horizon, travers\u00e9e par le bonheur de cette nuit festive qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas vu pass\u00e9. Elle a 20 ans. L&rsquo;insomnie n&rsquo;est pas toujours un ravin. (contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;\u00e9cris Marie Darrieussecq dans son livre Pas dormir.) Elle ouvre les yeux, d\u00e9mangeaisons sur son corps, il ne dort pas, virevolte autour de ses oreilles. Elle regarde son t\u00e9l\u00e9phone, 1h du matin. Ne plus dormir. Oh, comment finir la nuit, elle se tourne et se retourne. Elle tapote sur son \u00e9cran, pas de messages. Elle se l\u00e8ve, pieds nus sur le parquet, elle avance vers la fen\u00eatre, entreb\u00e2ille doucement le rideau bleu nuit qui prot\u00e8ge de la chaleur le jour, le lampadaire illumine la route, les arbres sombres la rassurent. Marcher dans la nuit. Elle pense \u00e0 tout ce qu&rsquo;elle pourrait faire, il parait que dans le silence de la nuit, l&rsquo;inspiration vient. Elle en r\u00eave et se recouche. 45 ans sont pass\u00e9s depuis sa derni\u00e8re nuit blanche.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>4<\/strong> <strong>6 juillet 2026<\/strong> &#8211; <strong>Journal <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Suivre un atelier a des effets rapides, des r\u00e9flexes sont retrouv\u00e9s, envahie par les propositions les mots circulent, arrivent, se posent, se transforment jusqu\u2019\u00e0 obtenir un fragment, un texte qui pourra \u00eatre publi\u00e9 et se confronter aux autres qui le liront, commenteront. Moi m\u00eame j&rsquo;en lis beaucoup, ne laisse pas toujours un commentaire. J\u2019ai commenc\u00e9 en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e, un journal en version num\u00e9rique, abandonn\u00e9 les carnets papier qui s\u2019amoncellent, m\u00ealer \u00e9criture et photo, \u00e9criture et dessin, \u00e9criture au rythme d\u00e9sordonn\u00e9, selon le temps de solitude, l\u2019envie, la disponibilit\u00e9, ce matin \u00e0 une semaine d\u2019intervalle jour pour jour, un temps d&rsquo;\u00e9criture est pos\u00e9, je pense \u00e0 Christa Wolf,&nbsp;Un jour dans l\u2019ann\u00e9e,&nbsp;que j\u2019ai rajout\u00e9 aux livres qui m\u2019entourent et me soutiennent dans ces temps d\u2019\u00e9criture r\u00e9guliers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>5<\/strong> <strong>Pique et repique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Invisible, silencieux, sournois, microscopique, tu t\u2019immis\u00e7ais sous ma manche, sous ma jupe, dans mon cou,  tu t\u2019incrustes dedans, dehors, on ne t\u2019\u00e9chappe pas \u2013 soudain je sens des d\u00e9mangeaisons r\u00e9currentes, \u00e0 chaque passage tu laisses ta trace, une piq\u00fbre plus grosse que toi, moustique je te hais chaque jour davantage. J&rsquo;essaye de me convaincre que tu fais partie du vivant tout en r\u00eavant que tu sois happ\u00e9 par les petites chauves souris qui chaque soir virevoltent dans la nuit noire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1&nbsp;Un monde qui se r\u00e9chauffe chaque jour un peu plus au risque d\u2019une implosion fulgurante, d\u00e9finitive&nbsp;? 2 Coupure Je les vois avancer sur le chemin trois silhouettes charg\u00e9es de quelques affaires, de part et d\u2019autre des arbres. Avan\u00e7ant \u00e0 mon tour, je les suis de loin, mon regard s\u2019attarde sur le paysage environnant. Arbres, pr\u00e9s verts. 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