{"id":215887,"date":"2026-07-16T18:24:23","date_gmt":"2026-07-16T16:24:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=215887"},"modified":"2026-07-16T18:25:29","modified_gmt":"2026-07-16T16:25:29","slug":"chroniques-02-vers-ou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/chroniques-02-vers-ou\/","title":{"rendered":"#Chroniques # 02 | vers o\u00f9"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/02-vers-ou-PDF-3.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 02 vers o\u00f9 PDF.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-df6e908f-c917-4b8b-86a8-f114a64e7e4c\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/02-vers-ou-PDF-3.pdf\">02 vers o\u00f9 PDF<\/a><a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/02-vers-ou-PDF-3.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-df6e908f-c917-4b8b-86a8-f114a64e7e4c\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1 | \u00e0 R.C<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>Comment s\u2019extraire sans se couper des mondes&nbsp;en attente<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2| l\u00e0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>C\u2019est la chambre d\u00e9j\u00e0 explor\u00e9e par le menu&nbsp;: mais o\u00f9 donc est plac\u00e9, cas\u00e9, laiss\u00e9 \u00e0 l\u2019abandon, le texte qu\u2019on recherche. Et comment a-t-on fait pour qu\u2019il disparaisse sans laisser de traces&nbsp;? Il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9, donc c\u2019\u00e9tait avant l\u2019ordinateur. &nbsp;La pi\u00e8ce n\u2019est pourtant pas immense mais on dirait que ses recoins sont devenus des cachettes insoup\u00e7onn\u00e9es qui alimentent le doute. Peut-\u00eatre l\u00e0 plut\u00f4t qu\u2019ailleurs. Mais \u00e0 quoi bon regarder une nouvelle fois puisqu\u2019on n\u2019a rien retrouv\u00e9. Pourtant on recommence. En t\u00eate de lit, \u00e0 port\u00e9e de main, la garde rapproch\u00e9e des livres qu\u2019on aime toucher. Entre eux parfois, des feuillets sont ins\u00e9r\u00e9s, pour une raison oubli\u00e9e. Au pied du lit, des instruments \u00e0 cordes, proches eux aussi. Dans une housse, ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unies les paroles des chansons qui comptent et qu\u2019on connait par c\u0153ur. Il a peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 gliss\u00e9 l\u00e0 par inadvertance, comme un acte manqu\u00e9. Un peu plus loin, le secr\u00e9taire-biblioth\u00e8que vitr\u00e9&nbsp;: en vue, des petits tr\u00e9sors talismaniques, mais dans les tiroirs, aurait-il \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la recherche&nbsp;? A moins qu\u2019en face, du c\u00f4t\u00e9 des \u00e9tag\u00e8res charg\u00e9es, il reste dissimul\u00e9 dans les coutures d\u2019un espace apparemment contraint pour r\u00e9apparaitre le moment venu. Un nouveau tour d\u2019horizon s\u00e8me le doute au beau milieu de tout ce qui est d\u00e9j\u00e0 parcouru.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>3| autrement<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>Le livre ne serait pas ce qu\u2019on nomme livre. Il n\u2019y aurait pas vraiment de point de d\u00e9part. Ce serait comme le bord d\u2019une route, un sac pos\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de soi, lest\u00e9 de quelques livres-talismans. Une guitare, l\u2019autre corps. &nbsp;Le stylo&nbsp;: un bras tendu vers la route, d\u00e9roul\u00e9e \u00e0 perte de vue. Partir, surtout. &nbsp;Et puis des points d\u2019ancrage, envisag\u00e9s uniquement par rassurance, comme des titres de chapitres qui se dissoudraient au contact d\u2019\u00e9v\u00e9nements ou de haltes impr\u00e9vus. Il y aurait un indispensable point qu\u2019il faut atteindre, un r\u00eave \u00e9veill\u00e9 dont on ne parle \u00e0 personne parce que c\u2019est le moteur secret et que si on le d\u00e9cortiquait en le donnant en p\u00e2ture aux curieux, il se volatiliserait instantan\u00e9ment. Il y aurait une fin qui ne serait pas une fin en soi mais prendrait d\u2019abord la forme d\u2019une impasse\u2013 une fois franchi le petit pont sur la route de Saumane\u2013 avant de c\u00e9der la place au rebond \u2014 coup de pouce du destin dissimul\u00e9 dans la lecture d\u2019une page pr\u00e9cise, d\u00e9signant une br\u00e8che dans le mur. C\u2019est en d\u00e9cidant de passer par l\u00e0 qu\u2019en pleine nuit tout est devenu clair&nbsp;: ce qui s\u2019\u00e9crirait ressemblerait toujours au franchissement des soi-disant fronti\u00e8res.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>4| initiales 3<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>On dirait la porte d\u2019une salle de spectacle. L\u2019homme aux trois initiales est-il arriv\u00e9 par l\u00e0 pour prendre ses marques ou est-il pass\u00e9 par l\u2019entr\u00e9e des artistes, qui se trouve souvent &nbsp;\u00e0 l\u2019arri\u00e8re ou sur le c\u00f4t\u00e9&nbsp;? Il parait que ce jour-l\u00e0 il \u00e9tait perdu, un peu gris au moment de monter sur la sc\u00e8ne d\u2019une ville de banlieue bard\u00e9e de tours aux ar\u00eates coupantes, loin des arrondis volcaniques qui l\u2019avaient propuls\u00e9 dans une tourn\u00e9e de fin du monde. Je t\u2019ai racont\u00e9 que j\u2019\u00e9tais debout parmi les aficionados quand il a engag\u00e9 la conversation avec son public, accueillant sans ciller une question d\u00e9cal\u00e9e sur le Saint-Nectaire, avant de r\u00e9pondre de mani\u00e8re bouleversante comme si la part d\u2019enfance qu\u2019il livrait en direct passait \u00e0 la fois par la saveur du fromage affin\u00e9 dans son pays natal et par un pressentiment visible de ce que lui r\u00e9servait la suite de l\u2019affinage. C\u2019est \u00e0 ce moment pris dans la salle des f\u00eates que j\u2019ai pens\u00e9 en le revoyant en noir et blanc \u00e0 l\u2019\u00e9cran descendre d\u2019un vieux tram des pays de l\u2019Est, tenant un bouquet de chardons et de foug\u00e8res, pousser la porte d\u2019un cimeti\u00e8re embrum\u00e9, marcher entre les tombes avec au lointain une biche qui s\u2019\u00e9chappe et la pr\u00e9sence chant\u00e9e de la disparue. Repartant comme il \u00e9tait venu, refermant derri\u00e8re lui la vieille porte des regrets. Sans le bouquet qui ressemble \u00e0 celui que je vais cueillir pour toi le long de la mer, pr\u00e8s de l\u2019endroit o\u00f9 tu aimais peindre.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>5&nbsp;|<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>Ecrire comme quelqu\u2019un qui descendrait d\u2019un vieux tram et se retrouverait dans un paysage \u00e0 demi-effac\u00e9 par la brume puis marcherait un peu \u00e0 l\u2019aveugle en livrant au fil de l\u2019avanc\u00e9e des impressions n\u00e9es de l\u2019instant au milieu de nulle part.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(A la fois texte et proposition)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 | \u00e0 R.C Comment s\u2019extraire sans se couper des mondes&nbsp;en attente 2| l\u00e0 C\u2019est la chambre d\u00e9j\u00e0 explor\u00e9e par le menu&nbsp;: mais o\u00f9 donc est plac\u00e9, cas\u00e9, laiss\u00e9 \u00e0 l\u2019abandon, le texte qu\u2019on recherche. Et comment a-t-on fait pour qu\u2019il disparaisse sans laisser de traces&nbsp;? Il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9, donc c\u2019\u00e9tait avant l\u2019ordinateur. &nbsp;La pi\u00e8ce n\u2019est pourtant pas <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/chroniques-02-vers-ou\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#Chroniques # 02 | vers o\u00f9<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[8106,8147,1],"tags":[],"class_list":["post-215887","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2026-chroniques","category-ete-2026-02-semaine-2","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215887","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=215887"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215887\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":215889,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215887\/revisions\/215889"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=215887"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=215887"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=215887"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}