{"id":216066,"date":"2026-07-17T15:07:32","date_gmt":"2026-07-17T13:07:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=216066"},"modified":"2026-07-17T15:36:49","modified_gmt":"2026-07-17T13:36:49","slug":"chronique-02-le-gout-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/chronique-02-le-gout-du-monde\/","title":{"rendered":"#chronique #02 | le go\u00fbt du monde"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/GeorgeB_chronique02-1.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 GeorgeB_chronique02.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-5e4ad1b6-5a83-466d-8835-754415352e49\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/GeorgeB_chronique02-1.pdf\">GeorgeB_chronique02<\/a><a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/GeorgeB_chronique02-1.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-5e4ad1b6-5a83-466d-8835-754415352e49\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"487\" height=\"616\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/lumiere.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-216070\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/lumiere.jpg 487w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/lumiere-332x420.jpg 332w\" sizes=\"auto, (max-width: 487px) 100vw, 487px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>1. du monde<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\"><em>comment go\u00fbter la lumi\u00e8re sans avoir recherch\u00e9 la p\u00e9nombre<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>2. dans la tourelle<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s avoir gravi quatre larges vol\u00e9es de marches de pierre, franchi des paliers meubl\u00e9s de biblioth\u00e8ques de bois sombre, parcouru un couloir obscur l\u00e9g\u00e8rement courbe, mont\u00e9 deux marches, tu entres dans une biblioth\u00e8que cach\u00e9e sous les combles. \u00c0 gauche, un escalier en colima\u00e7on dont les marches cir\u00e9es luisent doucement sous le rai de lumi\u00e8re qui filtre depuis une \u00e9troite lucarne&nbsp;; tu le grimpes, il est un peu raide, tu pousses la porte blanche&nbsp;; tu entres dans une chambre aux murs tapiss\u00e9s de vieux rose&nbsp;; le sol est recouvert d\u2019une moquette gris perle. \u00c0 gauche, deux grands placards aux portes blanc cr\u00e8me, une chaise paill\u00e9e et une table blanche qu\u2019un grand buvard rouge sombre transforme en bureau&nbsp;; on y a pos\u00e9 des livres et des papiers, une lampe \u00e0 abat-jour blanc et une rose encore en bouton dans une carafe. Un peu plus loin, derri\u00e8re le rideau qui se confond avec les murs, tu d\u00e9couvres le petit cabinet de toilette et son lavabo \u00e0 l\u2019ancienne.<br>En face, sous l\u2019arrondi du mur, le lit semble nich\u00e9 dans une alc\u00f4ve. &nbsp;Sa couverture couleur sable apaisante invite au repos, comme le tabouret tapissier et le fauteuil crapaud rouge sombre.<br>Face \u00e0 la porte, dans le renfoncement de la lucarne, l\u2019unique panneau de la fen\u00eatre est ouvert sur l\u2019\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>3. saveurs<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je n\u2019ai jamais entrepris de r\u00e9diger des souvenirs de voyage. J\u2019ai des notes&nbsp;; des photos&nbsp;; des souvenirs&nbsp;; parfois m\u00eame des carnets. Mais en faire quel livre&nbsp;? Ce pourrait \u00eatre une s\u00e9rie de \u00ab\u00a0chromos\u00a0\u00bb, un album \u00e0 feuilleter comme on feuillette les albums de photographies. Plut\u00f4t une suite d\u2019anecdotes qui remontent en m\u00e9moire assez vives et fra\u00eeches&nbsp;; mais leurs bords sont impr\u00e9cis&nbsp;; ce seraient n\u00e9anmoins des images color\u00e9es, s\u00e9par\u00e9es les unes des autres par des blancs, comme le sont les vignettes des bandes dessin\u00e9es. Entre deux historiettes, des zones gomm\u00e9es de la m\u00e9moire. Le livre de voyages est un roman de l\u2019ellipse et de la reconstruction. Il est int\u00e9ressant de constater que Nicolas Bouvier, apr\u00e8s avoir perdu son manuscrit, r\u00e9\u00e9crit ses souvenirs de Tabriz \u00e0 partir de ce qui lui a \u00e9t\u00e9 racont\u00e9 quelques mois plus t\u00f4t. Ainsi du cort\u00e8ge des flagellants&nbsp;: les lettres que Thierry Vernet <a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> envoie \u00e0 sa famille durant l\u2019hiver 1953 sont&nbsp; formelles&nbsp;: ce spectacle leur a \u00e9t\u00e9 racont\u00e9 par l\u2019Am\u00e9ricain, ils n\u2019y ont pas assist\u00e9. La m\u00e9moire est trompeuse, l\u2019imagination ma\u00eetresse d\u2019erreur et de fausset\u00e9. Comment r\u00e9sister aux plaisirs de l\u2019enluminure? &nbsp;Raconter les bribes d\u2019un voyage, par exemple ce trajet en autocar de Sorrente \u00e0 Amalfi, il y a plus d\u2019un demi-si\u00e8cle. Un car qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 une antiquit\u00e9 brinquebalante, qui vous embarquait dans un film n\u00e9o-r\u00e9aliste, avec ces paysannes v\u00eatues et coiff\u00e9es de noir et les cages \u00e0 poules. J\u2019avais eu la chance d\u2019avoir trouv\u00e9 une place \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, pr\u00e8s de la fen\u00eatre et de voir d\u00e9filer la c\u00f4te de cette riviera, l\u2019azur de la mer, les pentes qui ressemblaient \u00e0 des jardins, les entr\u00e9es \u00e0 peine visibles des villas, la vue plongeante sur Positano et sa plage minuscule couverte de cailloux&nbsp; blancs. Aucun souvenir avant le moment o\u00f9 je suis sur cette plage&nbsp;: entre les cailloux blancs et noirs brillent des joyaux couleur d\u2019ambre, d\u2019autres verts et bleus&nbsp;: des fragments de verre polis par le ressac. Autre ellipse, et voici Amalfi, la rue pav\u00e9e qui monte par niveaux vers l\u2019\u00e9glise, et sur ces degr\u00e9s, des vendeurs debout qui nous interpellent et nous tendent de petits paquets de feuilles vert sombre nou\u00e9es avec ce qui ressemble \u00e0 du raphia&nbsp;; ils contenaient des raisins dor\u00e9s confits dans le jus de c\u00e9drat. J\u2019en ai achet\u00e9 un, sans doute apr\u00e8s le repas dans ce restaurant sombre et frais, peut-\u00eatre &nbsp;dans une salle souterraine&nbsp;; je ne me souviens que du dessert, du serveur brun, svelte et \u00e9l\u00e9gant qui nous propose avec insistance une soupe. Une soupe&nbsp;? <em>zuppa<\/em>, \u00e7a veut bien dire soupe, non&nbsp;? il a le sourire rassurant, charmeur et d\u2019autorit\u00e9, nous apporte la <em>zuppa inglese<\/em>. Explosion dans le palais&nbsp;: le &nbsp;moelleux et le fondant sucr\u00e9 du biscuit se marient \u00e0 la cr\u00e8me, onctueuse et pourtant si l\u00e9g\u00e8re&nbsp;; et cette saveur ind\u00e9finissable, comme une douceur d\u2019enfance, de la fleur d\u2019oranger\u2026<br>Alors, \u00e9crire un livre des saveurs du monde, celles qu\u2019on a go\u00fbt\u00e9es et jamais retrouv\u00e9es&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>4. journal d\u2019\u00e9criture et de recherche<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les registres de la paroisse de W. sont mal tenus. Pour la p\u00e9riode de 1694 \u00e0 1736, on ne dispose que des copies et le cur\u00e9 \u00e9crit mal&nbsp;; on sent qu\u2019il veut en finir au plus vite avec cette corv\u00e9e. Il manque des mots, il se trompe, confond les pr\u00e9noms des s\u0153urs, laisse des blancs, oublie parfois un t\u00e9moin important, qu\u2019il tente d\u2019ajouter entre deux lignes d\u00e9j\u00e0 serr\u00e9es, rature ou r\u00e9\u00e9crit par-dessus et n\u2019aboutit qu\u2019\u00e0 quelque chose d\u2019\u00e0 peine lisible. Pas de signatures non plus sur ces copies, ce qui rend difficile, voire impossible l\u2019identification des homonymes, et ils sont nombreux dans ce village. Le cur\u00e9 n\u00e9glige aussi de pr\u00e9ciser la qualit\u00e9 des t\u00e9moins et surtout ignore les m\u00e8res des mari\u00e9.e.s. Le masculin l\u2019emporte. Les femmes n\u2019existent que le jour de leur mariage, lorsqu\u2019elles mettent un enfant au monde ou lorsqu\u2019elles sont marraines. \u00c0 peine le jour de leur mort, une ligne, tout au plus, sauf si elles sont \u00e9pouse ou m\u00e8re d\u2019un notable local. Anne est fille de Fran\u00e7ois Le Doux, Pierre fils de Louis Bl\u00e9ry, tous deux manouvriers. De leurs m\u00e8res, on ne saura rien.<br>Ce cur\u00e9 use et abuse des abr\u00e9viations. Deux principalement&nbsp;: <em>lab<\/em> pour laboureur, <em>man<\/em> pour manouvrier. Parfois le <em>man<\/em> est suivi d\u2019un signe illisible qui pourrait faire croire que ce pourrait \u00eatre l\u2019abr\u00e9viation de <em>marchand<\/em>, n\u2019\u00e9tait le second jambage du <em>n<\/em> qui plonge en une sorte de boucle sous la ligne. Parfois, le signe cryptique diff\u00e8re, et on finit par comprendre, par recoupement qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019abr\u00e9viation de <em>magister <\/em>ou de <em>marguillier<\/em>. Que ce qu\u2019on prenait pour un <em>lab<\/em> est en fait un <em>leun<\/em>, abr\u00e9viation de <em>lieutenant<\/em>, laboureur charg\u00e9 par le seigneur d\u2019administrer en son nom la paroisse, autrement dit de collecter les imp\u00f4ts et faire ex\u00e9cuter les corv\u00e9es. Cependant il \u00e9crit sans abr\u00e9viation <em>musnier<\/em> (meunier).<br>C\u2019est que ce cur\u00e9, Ma\u00eetre Monnache, respecte la hi\u00e9rarchie. Il copie int\u00e9gralement les noms, titres et qualit\u00e9s du seigneur, de sa dame et de leurs parents. L\u2019acte de bapt\u00eame de la fille du seigneur occupe ainsi plus d\u2019une page. Apr\u00e8s viennent les laboureurs, dont il indique parfois la fonction qu\u2019ils occupent dans la paroisse. Et en dessous, ceux qu\u2019il d\u00e9signe sans distinction comme manouvriers. \u00c0 moins que ce terme ne soit pour lui un synonyme de <em>manant<\/em>&nbsp;? Certes, il n\u2019y a que 300 habitants \u00e0 W. en 1698, mais il est impossible qu\u2019il n\u2019y ait ni charron, ni tisserand, ni cardeur, ni cordonnier de bois\u2026<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>5. Au-del\u00e0 de cette limite, votre billet n\u2019est plus valable.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il faudrait donc \u00e9crire plus qu\u2019un billet. Une lettre, des lettres, raconter toute l\u2019histoire dans un \u00e9change de lettres, un roman \u00e9pistolaire? Pourquoi pas, qui pourra dire quelle forme est pr\u00e9f\u00e9rable pour \u00e9crire l\u2019histoire d\u2019une trahison, d\u2019un faux amour qui semblait si vrai. Qui peut-\u00eatre l\u2019\u00e9tait, vrai, et a cess\u00e9 de l\u2019\u00eatre. Quand cela a-t-il bascul\u00e9&nbsp;? quand s\u2019est produite la transmutation, qui a chang\u00e9 l\u2019or des sentiments en jets de boue hostile&nbsp;? qu\u2019est-ce qui l\u2019a provoqu\u00e9e&nbsp;?<br>Histoire d\u00e9j\u00e0 dite, d\u00e9j\u00e0 \u00e9crite&nbsp;: les faits, les faits bruts, d\u00e9j\u00e0 racont\u00e9s, dix fois, vingt fois, cent fois, jusqu\u2019\u00e0 ce que ces silex aux ar\u00eates tranchantes deviennent des galets arrondis. Supportables.<br>D\u00e9j\u00e0 dits. D\u00e9j\u00e0 \u00e9crits. Consign\u00e9s dans des journaux. Abord\u00e9s par fragments.<br>Mais rassembl\u00e9s. Non, remis \u00e0 plus tard. Et puis, quel int\u00e9r\u00eat&nbsp;? procrastinons, <em>sans point final forc\u00e9ment<\/em><br><em>(ceci est tr\u00e8s diff\u00e9rent de ce que j\u2019avais eu l\u2019intention d\u2019\u00e9crire\u2026)<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Thierry Vernet, <em>Peindre, \u00e9crire Chemin Faisant<\/em>, \u00e9d. L\u2019\u00c2ge d\u2019Homme, 2006<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. du monde comment go\u00fbter la lumi\u00e8re sans avoir recherch\u00e9 la p\u00e9nombre 2. dans la tourelle Apr\u00e8s avoir gravi quatre larges vol\u00e9es de marches de pierre, franchi des paliers meubl\u00e9s de biblioth\u00e8ques de bois sombre, parcouru un couloir obscur l\u00e9g\u00e8rement courbe, mont\u00e9 deux marches, tu entres dans une biblioth\u00e8que cach\u00e9e sous les combles. \u00c0 gauche, un escalier en colima\u00e7on dont <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/chronique-02-le-gout-du-monde\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#chronique #02 | le go\u00fbt du monde<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":701,"featured_media":216070,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[8106,8147,1],"tags":[],"class_list":["post-216066","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ete-2026-chroniques","category-ete-2026-02-semaine-2","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/216066","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/701"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=216066"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/216066\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":216078,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/216066\/revisions\/216078"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/216070"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=216066"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=216066"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=216066"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}