{"id":216841,"date":"2026-07-24T14:19:07","date_gmt":"2026-07-24T12:19:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=216841"},"modified":"2026-07-24T15:15:56","modified_gmt":"2026-07-24T13:15:56","slug":"chroniques-03-semelles-et-baguette","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/chroniques-03-semelles-et-baguette\/","title":{"rendered":"#chroniques #03 | semelles et baguette"},"content":{"rendered":"\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/PDF-3-mes-textes.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 PDF 3 mes textes.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-93b619f3-e44a-4bc2-a9a8-ca6f3cdb2aea\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/PDF-3-mes-textes.pdf\">PDF 3 mes textes<\/a><a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/PDF-3-mes-textes.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-93b619f3-e44a-4bc2-a9a8-ca6f3cdb2aea\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1 | Du monde<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00c9coute-les ces fant\u00f4mes qui t\u2019appellent<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2 | bande-son<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si tu n es pas de gauche tu es de droite mais tu l\u2019assumes \/ il n\u2019y a pas d\u2019exception espagnole \/ Gallimard a rachet\u00e9 les droits \/ il y a des salauds ignobles \/ vive la France insoumise \/ c\u2019est Rantanplan ce chat \/ je peux t\u2019aider?\/&nbsp; on fait des envieux \u00e0 aller voir la finale en Espagne \/comment tu veux que ces gamins s\u2019en sortent? \/ on vit une dr\u00f4le d\u2019\u00e9poque \/ Mubi c\u2019est pas mal \/ si t\u2019as la vignette tu ne rentres pas \/ en France c\u2019est l\u2019horreur les tarifs \/ on parle catalan mais on met le maillot pour le mondial \/ ils sont cools ces gens \/ \u00e7a commence \u00e0 s\u2019exciter \/ \u00e7a n\u2019arrive pas aux gentils \u00e7a \/ ils peuvent \u00eatre tr\u00e8s voyous \/ c\u2019est des tueurs \/ il faut que je me bouge \/ il ne faut pas essentialiser \/ tout le monde s\u2019en fout de Polanski \/ ils n\u2019en ont rien \u00e0 foutre de l\u2019art \/ qu\u2019est-ce que tu fais de Dada?\/&nbsp; l\u2019Andalousie est pass\u00e9e \u00e0 droite \/ c\u2019est un bandit de petite envergure \/ le maire s\u2019en tamponne du cin\u00e9ma \/ il a oubli\u00e9 ses piq\u00fbres \/ c\u2019est son set up? \/<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>3 | le dimanche<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9t\u00e9 au hameau, on allait \u00e0 la messe en voiture. Le dimanche. (L\u2019hiver, elle se rendait \u00e0 la messe le samedi, \u00e0 pied, retrouvait au coin de la rue des dames, chapeaut\u00e9es elles aussi, on faisait un morceau de chemin en semble, dans le froid, en parlant \u00e0 mi-voix, t\u00eate baiss\u00e9e, tout en allant \u00e0 pas rapides sur les souliers vernis, le cou&nbsp; baiss\u00e9 dans le col en astrakan). Le dimanche, au hameau, \u00e9tait jour c\u00e9r\u00e9monieux. Monsieur l\u2019accompagnait. C\u2019\u00e9tait jour de douche (le reste de la semaine, la toilette se faisait au gant, et au lavabo.) D\u00e8s dix heures elle tr\u00e9pignait int\u00e9rieurement, tant de choses \u00e0 faire encore. Lui, l\u2019observait. Lev\u00e9e depuis l\u2019aube, elle n\u2019\u00e9tait pas encore pr\u00eate. Elle aurait bien le temps l\u2019apr\u00e8s-midi ou le lendemain de les nettoyer ces couverts, de le repriser ce polo, de les astiquer ces \u00e9tains, de leur donner une nouvelle feuille de salade \u00e0 ces oiseaux. Les joues rouges elle s\u2019agitait et lui qui n\u2019\u00e9tait pas press\u00e9, lui qui n\u2019avait cure d\u2019arriver en retard \u00e0 la messe, observait avec une piti\u00e9 et une once de d\u00e9dain cette femme pas capable d \u2018\u00eatre pr\u00eate \u00e0 l\u2019heure. Elle se pressait, se pressait, encha\u00eenait les t\u00e2ches et finissait pas le rejoindre en courant \u00e0 la voiture au volant de laquelle il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 install\u00e9, le moteur allum\u00e9, placide, d\u2019une placidit\u00e9 qui disait la ma\u00eetrise de soi, qui affirmait le contentement de celui qui sait s\u2019organiser, se ma\u00eetriser, dominer le temps, dominer le trajet, la conduite, la voiture, sa femme, sa femme qui arrivait penaude, \u00e9chevel\u00e9e, essouffl\u00e9e, honteuse, lui qui n\u2019avait eu qu\u2019\u00e0 se pr\u00e9parer, \u00e0 l\u2019attendre, \u00e0 l\u2019observer, \u00e0 la juger tandis qu\u2019elle courait un chiffon \u00e0 la main, une aiguille \u00e0 la main, un balai \u00e0 la main. Le dimanche, on prenait le chemin qui passait devant la ferme o\u00f9 en semaine on allait \u00e0 pied chercher le lait, on quittait le hameau par le nord, par le haut, par le chemin qui menait au pr\u00e9, par le chemin d\u2019o\u00f9 l\u2019on voyait, en contre bas, les restes des latrines construites par les scouts qui installaient chaque \u00e9t\u00e9 leur camp dans ce m\u00eame champ, on prenait le chemin en lacets, longeait la paroi d\u2019ardoises puis il fallait s\u2019engager sur la route nationale, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on retrouvait d\u2019autres voitures qui klaxonnaient derri\u00e8re la 403 qui allait son bonhomme de chemin, et au volant de laquelle on pouvait voir, en le d\u00e9passant, un homme au visage rond, le cr\u00e2ne d\u00e9garni, concentr\u00e9 sur la conduite, indiff\u00e9rent \u00e0 ceux qui lui faisait des signes, le houspillaient, les press\u00e9s et autres fous du volant. Le dimanche, elle allait \u00e0 la messe du dimanche.&nbsp; On garait la voiture \u00e0 l\u2019ombre des arbres, contre le mur de l\u2019\u00e9glise. Les cloches sonnaient. Elle se dirigeait vers l\u2019\u00e9glise, lui \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. Il n\u2019\u00e9tait pas homme \u00e0 fr\u00e9quenter les bars, n\u2019avait nul besoin d\u2019acheter le journal que le facteur leur livrait chaque jour, alors il l\u2019accompagnait. Et durant six mois, on pouvait le voir chaque dimanche passer le portail de l\u2019\u00e9glise de la ville grise, grise comme ses trottoirs, son goudron, ses murs de plaque d\u2019ardoises viss\u00e9es par des boulons rouill\u00e9s, grise comme son ciel de printemps. Il allait \u00e0 la messe le dimanche, aussi naturellement qu\u2019il n\u2019y allait pas durant les six mois o\u00f9 ils retrouvaient la ville, elle sa cuisine, sa courette, la messe du samedi soir, lui les promenades&nbsp; sur les all\u00e9es plant\u00e9es de platanes et la lecture sur un banc du jardin public. Il s\u2019installait bruyamment sur le banc de l\u2019\u00e9glise, se levait pour aller communier sans se soucier de s\u2019\u00eatre confess\u00e9, sans se soucier de l\u2019\u00e9tat de son \u00e2me, sans se soucier de la r\u00e9probation muette de sa femme, il allait communier parce que tel \u00e9tait son droit, son droit d\u2019entrer dans l\u2019\u00e9glise, son droit d\u2019en sortir quand il le souhaitait, et il le souhaitait, chaque dimanche, pour aller \u00e0 la boulangerie tout proche, pour aller acheter le pain command\u00e9&nbsp; d\u2019un dimanche \u00e0 l\u2019autre, pour ne pas avoir \u00e0 attendre, \u00e0 faire la queue, alors chaque dimanche il quittait l\u2019\u00e9glise avant que le cur\u00e9 ne l\u2019y invite, il quittait l\u2019\u00e9glise sans autorisation, il sortait au vu et au su de chacun, de&nbsp; chacune de ces ouailles qui ne le regardaient pas, qui ne le connaissaient pas, il sortait et il allait tranquillement chercher le pain command\u00e9 et il allait le d\u00e9poser sur le si\u00e8ge arri\u00e8re de la voiture rest\u00e9e gar\u00e9e \u00e0 l\u2019ombre et, s\u2019il avait encore le temps, il revenait prendre place \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son \u00e9pouse encore agenouill\u00e9e en train de prier, et tranquillement il assistait \u00e0 la messe, une messe \u00e0 trous, une messe maill\u00e9e, et elle qui se relevait, l\u2019oeil r\u00e9probateur, elle qui devait repartir au c\u00f4t\u00e9 de cet homme qui ne s\u2019encombrait de rien, ni du jugement des voisins, ni du jugement dernier. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>4 | visage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il l\u2019observe \u00e0 la d\u00e9rob\u00e9e tandis qu\u2019elle prie. Les paupi\u00e8res sont baiss\u00e9es derri\u00e8re les lunettes \u00e0 monture de fer, comme un rideau derri\u00e8re lequel elle se retire, plus loin encore, la peau lisse, si fine, si douce sous ses doigts quand il la caresse, ces caresses auxquelles elle tente de se soustraire,&nbsp; cette peau qu\u2019il caresse toujours avec \u00e9tonnement, ravissement, lui aux mains calleuses, r\u00eaches, mang\u00e9es par le pl\u00e2tre, le froid, les engelures, et il a beau les laver soigneusement \u00e0 l\u2019eau savonneuse, il a beau avoir cess\u00e9 de travailler quand devenu patron, devenu millionnaire ( un million il poss\u00e9dait, un million, lui, et il s\u2019\u00e9tait cru arriv\u00e9, il s\u2019\u00e9tait cru en droit d\u2019arr\u00eater de travailler, lui qui depuis l\u2019\u00e2ge de neuf ans tirait, poussait, suait, alors il avait d\u00e9clar\u00e9, il avait annonc\u00e9, il avait d\u00e9cid\u00e9, c\u2019est fini, j\u2019arr\u00eate, sur mon sac d\u2019or je vais m\u2019assoir, sur mon magot je vais me reposer, et il avait ferm\u00e9 la porte, rendu les clefs, et il avait arr\u00eat\u00e9 son entreprise, licenci\u00e9 les ouvriers, et puis l\u2019argent avait fondu, inflation \u00e7a s\u2019appelait, et lui qui avait un compte \u00e0 la banque, un compte avec de l\u2019argent, un compte de millionnaire, et m\u00eame un coffre-fort, il avait d\u00e9couvert que cela ne suffit pas pour \u00eatre \u00e0 l\u2019abri, que l\u2019argent file comme le temps, que la richesse se d\u00e9sagr\u00e8ge, que l\u2019argent se d\u00e9value, et lui qui avait tant construit, tant b\u00e2ti de maisons, n\u2019avait pas compris qu\u2019elle \u00e9tait l\u00e0 la richesse,&nbsp;dans ces maisons qu\u2019il savait construire, qu\u2019il avait construites de ses mains pour les autres, ces autres qui les poss\u00e9daient ces maisons, quand les billets et son million n\u2019\u00e9taient que feu de paille, alors t\u00eate basse il \u00e9tait retourn\u00e9 au travail, il \u00e9tait retourn\u00e9, piteux, travailler sur les chantiers, pour construire d\u2019autres maisons, pour d\u2019autres personnes, sous l\u2019ordre d\u2019un autre patron, avec ses mains calleuses, ses mains rong\u00e9es par le froid, le pl\u00e2tre, le ciment), alors il les tient serr\u00e9es dans son dos ses mains calleuses, et il regarde&nbsp; \u00e0 la d\u00e9rob\u00e9e ce visage \u00e0 la peau si fine, ces l\u00e8vres qui bougent doucement, que dit-elle, pour qui prie-t-elle, a-t-il une place dans ses pri\u00e8res, et il aimerait tant la toucher cette peau, les caresser ces l\u00e8vres, mais d\u00e9j\u00e0 elle ouvre les yeux, jette un coup d\u2019oeil sur lui, mais son regard le traverse (o\u00f9 est-elle), et ce regard le transperce, lui&nbsp; au corps si massif et pourtant invisible.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>5 | sous les semelles <\/strong><em>(Chaque jour est un jour magnifique)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Qu\u2019est-ce qu\u2019on transporte sous ses semelles quand on a d\u00fb marcher dans le noir, quand on a d\u00fb p\u00e9daler dans le noir? Enfant. Qu\u2019est-ce qu\u2019on transporte sous ses semelles quand on n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 enfant? Quand on a grandi sans p\u00e8re, quand on t\u2018a dit d\u00e9sormais tu es le chef de famille? \u00c0 neuf ans. Qu\u2019est-ce qu\u2019on transporte sous ses semelles quand on t\u2019a coll\u00e9 (assign\u00e9) toi, p\u00e8re, adulte, m\u00e2le, quand on t\u2019a mis \u00e0 la t\u00eate, toi, devant, seul, seul avec un brassard, seul avec trois femmes, seul ailleurs, seul devant? Quand la langue est maudite, quand le nom est maudit, quand l\u2019enfance est maudite? Qu\u2019est-ce qu\u2019on transporte sous ses semelles quand personne ne veut de toi, quand on te montre du doigt, quand on te dit dehors? Qu\u2019est-ce qu\u2019on transporte sous ses semelles quand de chaussures on&nbsp; n\u2019a pas, quand tes mots on ne les entend pas, quand ton visage on ne le regarde pas, quand trop petit, quand animal, quand b\u00eate de somme, quand toi attel\u00e9 \u00e0 un charrette tirant, poussant, t\u2019arc-boutant? Quand toi arc- bout\u00e9 pour les charrier tes soeurs, ta m\u00e8re, toi arc-bout\u00e9 pour les apprendre ces mots, arc-bout\u00e9 pour la faire avancer cette bicyclette, pour le trouver ton chemin dans le froid, dans le noir, le chemin jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9cole, jusqu\u2019aux mots qui te permettront de te faire entendre, \u00e9couter, respecter. Quand tellement pi\u00e9tin\u00e9, le corps \u00e9cras\u00e9 sous les sacs de pl\u00e2tre, de ciment, la peau br\u00fbl\u00e9e, les mains crevass\u00e9es. Quand les dents serr\u00e9es, le dos pli\u00e9, les muscles band\u00e9s, tant d\u2019injures rest\u00e9es l\u00e0, en travers de la gorge serr\u00e9e, des m\u00e2choires serr\u00e9es,&nbsp; du corps ferm\u00e9. Qu\u2019est-ce que tu transportes sous tes lourdes semelles de chef, chef de tes soeurs, chef de ta m\u00e8re, de ta femme, de tes enfants,&nbsp; de tes ouvriers quand tu avances, ne laissant personne te marcher sur les pieds, personne t\u2019emp\u00eacher d\u2019aller o\u00f9 tu veux, de les poser tes pieds, tes pieds qui en charrient tant d\u2019efforts, d\u2019humiliations, de menton relev\u00e9, quand tes pieds, tes mains, ta t\u00eate et rien d\u2019autre pour avancer, pour ne plus se laisser marcher sur les pieds. Quand tu portes chemise blanche et chapeau, et ta femme au bras, et ta femme \u00e0 la baguette, et ta famille \u00e0 la baguette, et la baguette sous le bras dans l\u2019\u00e9glise alors que personne ne se permette de te trouver \u00e0 redire parce que d\u2019un seul coup d\u2019oeil tu sauras les faire taire, que personne ni femme ni homme ni cur\u00e9 ne se permette de te donner un ordre. Quand les semelles si lourdes, quand tant d\u2019efforts pour les lever ces pieds, avancer ces jambes, faire taire ces voix, ces quolibets, ces injures, ce m\u00e9pris, quand sous les semelles tu as enterr\u00e9 ta langue, tes droits d\u2019enfant, tes r\u00eaves, quand tu n\u2019as plus de traces, de poussi\u00e8re de cette autre terre o\u00f9 es rest\u00e9, seul, abandonn\u00e9, le p\u00e8re, celui qui n\u2019a pas pu vous prot\u00e9ger, vous tenir la lumi\u00e8re allum\u00e9e, vous tenir la main, quand sous tes semelles tant de boue qui a pes\u00e9 pour t\u2019enfoncer, t\u2019engloutir que tu as r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9coller, quand sous tes fines semelles de cuir, quand tu avances dans la nef, restent accroch\u00e9es, invisibles, ces autres semelles, pauvres semelles, tiennes, alors tu avances droit, le regard ferme, le regard haut, la t\u00eate haute, et la baguette sous le bras, sans sourciller tu viens la rejoindre, ta femme.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 | Du monde \u00c9coute-les ces fant\u00f4mes qui t\u2019appellent 2 | bande-son Si tu n es pas de gauche tu es de droite mais tu l\u2019assumes \/ il n\u2019y a pas d\u2019exception espagnole \/ Gallimard a rachet\u00e9 les droits \/ il y a des salauds ignobles \/ vive la France insoumise \/ c\u2019est Rantanplan ce chat \/ je peux t\u2019aider?\/&nbsp; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/chroniques-03-semelles-et-baguette\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#chroniques #03 | semelles et baguette<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":649,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[8106,8154,1],"tags":[],"class_list":["post-216841","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2026-chroniques","category-ete-2026-03-semaine-3","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/216841","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/649"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=216841"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/216841\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":216852,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/216841\/revisions\/216852"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=216841"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=216841"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=216841"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}