{"id":218757,"date":"2026-08-13T09:26:19","date_gmt":"2026-08-13T07:26:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=218757"},"modified":"2026-08-14T17:33:50","modified_gmt":"2026-08-14T15:33:50","slug":"chroniques-06","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/chroniques-06\/","title":{"rendered":"chroniques #06 | reliques"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1 | force, monde, \u00e9l\u00e8ve<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au-dessous, solide, le monde terrestre d\u00e9ploie sa force verticale. Il pousse et s\u2019\u00e9l\u00e8ve tout droit vers l\u2019azur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">2 | prenez et mangez, ceci est mon corps.<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le dimanche soir : qu\u2019est-ce qu\u2019on fait \u00e0 manger ? Une omelette aux c\u00e8pes, de la fris\u00e9e aux lardons, des ravioles. Souvenir du bord de la Seine, en chantant : une blanquette de veau, trois Eskimos autour d\u2019un brasero et notre ch\u00e8re Marguerite. En chemin : il faut qu\u2019on trouve un coin pour manger. Le pr\u00e9 fra\u00eechement fauch\u00e9, le bord des pistes de ski, les marches du palais ? Un soir, fatigu\u00e9 : qu\u2019est-ce que tu voudrais manger ? Rien. Un bout de frometon, un bol de soupe, quelques feuilles de salade verte. Un autre soir, enjou\u00e9 : qu\u2019est-ce que tu as fait de bon \u00e0 manger ? Du g\u00e2teau de foie, du poisson \u00e0 la vapeur. une salade de haricots verts ti\u00e8de, du gratin dauphinois, de la tarte Tatin.<br>\u00c0 table : mange lentement. Je ne supporte pas les gens qui d\u00e9vorent en deux minutes ce que j\u2019ai mis des heures \u00e0 pr\u00e9parer. Dans l\u2019enfance : le plaisir de manger des frites et du poulet avec les doigts, l\u2019acm\u00e9 de la gastronomie. Manger au restaurant : une trattoria \u00e0 Venise, un boui-boui Vietnamien sous l&rsquo;autopont de Grenoble, le Turc de la rue d\u2019Hauteville, le snack du Racing, chez Troisgros \u00e0 Roanne. Chez nous, il est strictement interdit de manger des salsifis (\u00ab c\u2019est p\u00e9nible \u00e0 \u00e9plucher \u00e0 cause des fils et ce n\u2019est pas terrible \u00bb), des topinambours (\u00ab on en a trop bouff\u00e9 pendant la guerre \u00bb) et des bonbons (\u00ab je refuse de vous amener chez le dentiste tous les mercredis \u00bb), dit la m\u00e8re. Chez nous, il est strictement interdit de manger du fromage industriel et du ma\u00efs en bo\u00eete (\u00ab c\u2019est pour les poules et les cochons \u00bb), dit le p\u00e8re. Passions alimentaires fugaces de la m\u00e8re et du fr\u00e8re : pendant une semaine, ne manger que de la salade cuite ou des sandwichs au thon \u00e0 la B\u00e9n\u00e9dicta. Insouciance coupable du p\u00e8re : ce soir, on va manger des coquilles Saint Jacques. Tu te rends compte qu\u2019il n\u2019y en aura bient\u00f4t plus. Faut en profiter. Au Pl\u00e9istoc\u00e8ne inf\u00e9rieur : pourquoi j\u2019ai mang\u00e9 mon p\u00e8re ? \u00c0 l\u2019Eucharistie : prenez et mangez, ceci est mon corps. \u00c0 l\u2019Anthropoc\u00e8ne : l\u2019homme a mang\u00e9 la Terre.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">3 | succession<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une fois dans ma vie, je me suis retrouv\u00e9e dans une situation o\u00f9 j\u2019\u00e9tais v\u00e9ritablement d\u00e9sarm\u00e9e et o\u00f9 j\u2019ai appel\u00e9 \u00e0 l\u2019aide. D\u2019ordinaire, je demande peu d\u2019aide, sauf pour des choses simples : j\u2019ai par exemple un copain qui m\u2019aide \u00e0 bricoler parce que je suis assez nulle dans ce domaine, que je n\u2019ai m\u00eame pas de bo\u00eete \u00e0 outils digne de ce nom et que lui a, comme on dit, a <em>de l\u2019or dans les mains<\/em>. Mais cette fois, c\u2019\u00e9tait autre chose. Apr\u00e8s la disparition rapide et rapproch\u00e9e de mes parents, mon fr\u00e8re et moi avions d\u00e9cid\u00e9 de vendre leur appartement. Il s\u2019est vendu tr\u00e8s vite (il \u00e9tait \u00e0 un bon prix pour Paris) et il a donc fallu le vider dans l\u2019urgence. Mon fr\u00e8re n\u2019avait pas la force de s\u2019en occuper. C\u2019est moi qui m\u2019y suis coll\u00e9e. Je suis venue \u00e0 Paris pour \u00e7a. L\u2019appartement faisait quatre-vingt-dix m\u00e8tres carr\u00e9s, meubl\u00e9 d\u2019un m\u00e9lange de meubles ordinaires puis des d\u00e9cennies de vie : les livres, les vinyls, les vieilles cassettes vid\u00e9o, les v\u00eatements, les papiers. Il n&rsquo;y avait finalement que peu de choses \u00e0 d\u00e9barrasser. Je n\u2019ai donc pas \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e au d\u00e9fi logistique de la <em>grande transmission <\/em>des boomers, mais \u00e0 l\u2019\u00e9preuve d\u2019un h\u00e9ritage invisible auquel ce lot modeste de reliques ne rendait pas justice. Qu\u2019y avait-il de concret \u00e0 sauver ? Rien.<br>C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment parce que ces objets \u00e9taient d\u00e9risoires que je me suis retrouv\u00e9e plong\u00e9e dans le d\u00e9sespoir. Tout \u00e0 coup, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 vid\u00e9e de mes forces, lamin\u00e9e, plomb\u00e9e par une impression de tristesse, de vacuit\u00e9 et d\u2019absurdit\u00e9. Je me sentais comme une souris de laboratoire tomb\u00e9e dans une bassine d\u2019eau et nageant pour rester \u00e0 la surface, cherchant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment quelque chose \u00e0 quoi s\u2019accrocher. Mais les parois sont lisses et les pattes glissent. Elle nage encore, s&rsquo;\u00e9puise, tente de remonter, puis retombe. Bient\u00f4t, elle va cesser de lutter. Alors je suis sortie de l\u2019appartement et me suis retrouv\u00e9e rue du Faubourg-Saint-Denis et j\u2019ai appel\u00e9 \u00e0 l\u2019aide une amie de jeunesse qui vivait sur les hauteurs des Monts de l\u2019Ard\u00e8che. Elle n\u2019a pas r\u00e9fl\u00e9chi. Elle a pris le train et quelques heures plus tard elle \u00e9tait \u00e0 Paris. Nous avons bu un caf\u00e9 rue du Faubourg-Saint-Denis avant de retourner ensemble affronter le d\u00e9sordre insignifiant de l\u2019appartement.<br>Et moi, la souris de labo, j\u2019ai vu quelque chose tomber dans la bassine. Une planche. Une petite planche de rien du tout en m\u00e9lamin\u00e9 blanc et je me suis hiss\u00e9e centim\u00e8tre apr\u00e8s centim\u00e8tre sur ce plan inclin\u00e9 qu\u2019une main avait plong\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 moi. Je suis sortie. Rinc\u00e9e, \u00e9puis\u00e9e mais vivante.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">4 | do-it-yourself<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ma qu\u00eate devenue presque obsessionnelle du carrelage bleu nuit cens\u00e9 donner \u00e0 ma nouvelle cuisine une touche raffin\u00e9e \u2014 \u00ab raffin\u00e9e \u00bb \u00e9tant ici le terme g\u00e9n\u00e9rique qui permet de justifier plusieurs semaines de recherches, de comparaisons et de d\u00e9placements pour quelque chose dont la fonction objective reste de prot\u00e9ger un mur des projections de sauce tomate, je suis partie, ce 14 ao\u00fbt, jour de grande canicule, pour le grand magasin de bricolage de la plaine du Var, au lieu-dit Lingosti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019y suis all\u00e9e en train. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment par le petit Train des Pignes qui relie Nice \u00e0 Digne et qui ressemble \u00e0 un gros wagon solitaire se d\u00e9pla\u00e7ant sur une voie unique. Ce qui est \u00e9tonnant, c\u2019est qu\u2019il traverse des endroits de Nice dont on pourrait parfaitement ignorer l\u2019existence m\u00eame en vivant ici depuis plus de vingt ans car on ne voit pas comment les rejoindre \u00e0 pied, comment les atteindre: l\u2019\u00e9trange combe ombreuse de Saint-Philippe, le vallon Sabatier qui prolonge l\u2019avenue de la Madeleine puis enfin Saint-Cr\u00e9m\u00e2t, o\u00f9 se trouve une sorte de hub logistique qui, lui aussi, para\u00eet avoir \u00e9t\u00e9 con\u00e7u en partant du principe que tout \u00e0 chacun poss\u00e8de soit une voiture soit un camion de 19 tonnes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le train est conduit par un homme muni de lunettes de soleil et isol\u00e9e dans son \u00e9troite cabine de pilotage. L\u2019agent accompagnateur, lui, ouvre les portes et descend sur le marchepied \u00e0 chaque station, comme le faisaient autrefois les employ\u00e9s des chemins de fer charg\u00e9s de v\u00e9rifier qui montait, qui descendait. Il y a deux composteurs dans le wagon, mais ils fonctionnent de mani\u00e8re intermittente. Ce matin ils affichent HORS SERVICE COMMERCIAL. Je m\u2019installe donc sans composter. L\u2019agent vient contr\u00f4ler mon billet manuellement et me demande pourquoi il n\u2019est pas valid\u00e9. Je lui montre les composteurs. Il dit : Ah oui, bien entendu. \u00c7a arrive quelquefois. Peut-\u00eatre la chaleur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019agent est un jeune homme de moins de trente ans, l\u00e9g\u00e8rement envelopp\u00e9, en pantacourt, tombant sur des mollets poilus. Il a quelque chose d\u2019un peu poupon. Dans le wagon se trouvent plusieurs hommes qui, selon ma sociologie inv\u00e9rifiable, doivent travailler dans les entrep\u00f4ts logistiques de la plaine du Var : un homme noir en surv\u00eatement de molleton, un type tr\u00e8s brun en short avec un sac \u00e0 dos sur une \u00e9paule, et enfin un grand \u00e9chalas qui d\u00e9tonne l\u00e9g\u00e8rement. Il a des lunettes cercl\u00e9es de m\u00e9tal et une t\u00eate d\u2019intellectuel, mais le visage creus\u00e9 de quelqu\u2019un qui a probablement beaucoup fum\u00e9, beaucoup bu, et en tout cas beaucoup morfl\u00e9 dans la vie. Il est grand, maigre, avec une certaine allure. J\u2019essaie de l\u2019imaginer en costume, ce qui est une pens\u00e9e assez sommaire mais que j\u2019ai n\u00e9anmoins dans le Train des Pignes \u00e0 huit heures du matin. Il y a aussi une jolie jeune femme aux cheveux fris\u00e9s relev\u00e9s sur la nuque. Elle a un beau visage, un peu \u00e9trusque, avec de grands yeux bruns \u00e0 fleur de t\u00eate. Elle descend \u00e0 Lingosti\u00e8re. Je d\u00e9cide imm\u00e9diatement qu\u2019elle doit travailler dans les bureaux du grand chantier d\u2019extension de la zone industrielle et logistique. Assis au fond, un homme \u00e2g\u00e9 habill\u00e9 de mani\u00e8re totalement extravagante pour une journ\u00e9e o\u00f9 la temp\u00e9rature doit d\u00e9j\u00e0 approcher les trente-cinq degr\u00e9s. Il porte un pantacourt en velours couleur coquille d\u2019\u0153uf, une vieille chemise et une casquette orange compl\u00e8tement d\u00e9color\u00e9e. Le pantacourt me fascine. Je regarde l\u2019homme s\u2019\u00e9loigner et je me demande quel designer, \u00e0 un moment pr\u00e9cis de l\u2019histoire de l\u2019industrie textile, a pu se dire qu\u2019il existait quelque part un march\u00e9 pour un pantacourt en velours couleur coquille d\u2019\u0153uf. Et surtout qui, dans une r\u00e9union, a r\u00e9pondu : Oui. Faisons \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je descends \u00e0 Saint-Sauveur et comprends enfin quelque chose qui m\u2019avait \u00e9chapp\u00e9 la veille au soir la veille, lorsque j\u2019\u00e9tais venue \u00e0 v\u00e9lo par les berges du Var : il existe bien un passage qui d\u00e9bouche sur la zone commerciale. Une petite all\u00e9e carrel\u00e9e m\u00e8ne au magasin de bricolage qui ne compte pas moins de deux entrep\u00f4ts : l\u2019un consacr\u00e9 aux mat\u00e9riaux et aux \u00e9quipements de jardin, l\u2019autre \u00e0 tout le reste. Devant le premier entrep\u00f4t, un jeune homme noir portant un gilet jaune contre la r\u00e9ception des marchandises. Un homme d\u00e9charge un camion. Il est grand et sec et me sourit. Je remarque que les hommes employ\u00e9s dans les magasins de bricolage ont tendance \u00e0 sourire aux femmes. Peut-\u00eatre parce qu\u2019une femme seule dans un magasin de bricolage leur para\u00eet avoir statistiquement davantage besoin d\u2019aide. Peut-\u00eatre simplement parce qu\u2019ils sont gentils. Devant le magasin, trois hommes \u2014 fournisseurs, artisans, ouvriers du b\u00e2timent, je ne sais pas \u2014 prennent un caf\u00e9. Une petite boulangerie vend des caf\u00e9s et des croissants et, faute de terrasse, les clients s\u2019installent sur les \u00e9quipements de jardin expos\u00e9s le long de l\u2019all\u00e9e : chaises, tables, bordures, abris et petites constructions diverses. Il y a notamment une serre vendu \u00e0 2 900 euros et plusieurs cabanes en bois qui ressemblent \u00e0 de petits chalets suisses. Certaines sont assez grandes pour qu\u2019on puisse parfaitement y vivre, ce qui me fait penser qu\u2019il existe certainement des gens qui y vivent effectivement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019entr\u00e9e du magasin se tient, se tient un vigile. Je lui dis bonjour. \u00c0 cette heure matinale, il n\u2019y a presque personne \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, \u00e0 part quelques clients probablement venus chercher la vis de 4,5 \u00d7 50 qui leur manque pour terminer quelque chose commenc\u00e9 la veille et qui, contrairement \u00e0 moi, savent exactement ce qu\u2019ils veulent.Je d\u00e9ambule dans le showroom avec cette sensation tr\u00e8s particuli\u00e8re que provoquent chez moi les magasins de bricolage : un m\u00e9lange d\u2019abasourdissement et d\u2019angoisse devant la quantit\u00e9 d\u2019options, de techniques, de mat\u00e9riaux, de dimensions, de finitions et de d\u00e9cisions minuscules dont chacune para\u00eet susceptible d\u2019avoir des cons\u00e9quences irr\u00e9versibles sur l\u2019existence future de ma cuisine. Les vendeurs sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 leur poste. Comme il est t\u00f4t et qu\u2019il n\u2019y a presque pas de clients, ils v\u00e9rifient les stocks et discutent entre eux de la journ\u00e9e qui commence : qui est l\u00e0, qui n\u2019est pas l\u00e0, ce qui a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9, ce qui aurait d\u00fb l\u2019\u00eatre, ce qui ne l\u2019a pas \u00e9t\u00e9. Une jeune vendeuse blonde explique \u00e0 son manager qu\u2019un client lui a dit \u00eatre l\u2019ami d\u2019un de ses coll\u00e8gues, information dont le sens implicite est apparemment : <em>donnez-moi une r\u00e9duction<\/em>. Elle demande ce qu\u2019elle doit faire. Le manager, assis devant elle les jambes crois\u00e9es, lui prodigue avec une attitude doucereusement paternaliste des conseils sur la conduite \u00e0 tenir. Pendant ce temps, des manutentionnaires font rouler leurs chariots dans les all\u00e9es et remettent en rayon des articles manquants. Au rayon carrelage, il n\u2019y a personne. Je passe en revue les carreaux Pablo, qui sont trop grands, les Rise Blue, qui ont exactement la taille mais un bleu l\u00e9g\u00e8rement trop p\u00e2le, puis un mosa\u00efque de bleu marin sur lequel je tombe presque par hasard et qui introduit une nouvelle possibilit\u00e9 dans un syst\u00e8me de d\u00e9cision qui en comportait d\u00e9j\u00e0 beaucoup trop. Je prends des photos. Je me demande si le bleu est vraiment bleu nuit ou seulement bleu fonc\u00e9, distinction devenue \u00e0 ce stade critique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je repars sans carrelage bleu nuit.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">5 | compl\u00e9ment de nom<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>La couleur de l\u2019ennui<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le spectre de la couleur<\/strong> de l\u2019ennui<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L\u2019apparition du spectre<\/strong> de la couleur de l\u2019ennui<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La grotte de l\u2019apparition <\/strong>du spectre de la couleur de l\u2019ennui<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le fond de la grotte<\/strong> de l\u2019apparitiondu spectre de la couleur de l\u2019ennui<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La lame de fond<\/strong> de la grotte de l\u2019apparition du spectre de la couleur de l\u2019ennui<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le fil de la lame<\/strong> de fond de la grotte de l\u2019apparitiondu spectre de la couleur<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le coup de fil <\/strong>de la lame de fond de la grotte de l\u2019apparitiondu spectre<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La violence du coup<\/strong> de fil de la lame de fond de la grotte de l\u2019apparition<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L\u2019explosion de violence <\/strong>du coup de fil de la lame de fond de la grotte<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le souffle de l\u2019explosion <\/strong>de violence du coup de fil de la lame<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La ma\u00eetrise du souffle<\/strong> de l\u2019explosion de violence du coup de fil<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>L\u2019\u00e9nergie du d\u00e9sespoir<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>La route de l\u2019\u00e9nergie<\/strong> du d\u00e9sespoir<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le code de la route<\/strong> de l\u2019\u00e9nergie du d\u00e9sespoir<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le r\u00e9sultat du code<\/strong> de la route de l\u2019\u00e9nergie du d\u00e9sespoir<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La culture du r\u00e9sultat<\/strong> du code de la route de l\u2019\u00e9nergie du d\u00e9sespoir<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La crise de la culture<\/strong> du r\u00e9sultat du code de la route de l\u2019\u00e9nergie du d\u00e9sespoir<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La cellule de crise <\/strong>de la culture du r\u00e9sultat du code de la route de l\u2019\u00e9nergie<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La division de la cellule<\/strong> de crise de la culture du r\u00e9sultat du code de la route<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le quotient de la division <\/strong>de la cellule de crise de la culture du r\u00e9sultat du code<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le syst\u00e8me de quotient <\/strong>de la division de la cellule de crise de la culture du r\u00e9sultat<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L\u2019\u00e9volution du syst\u00e8me <\/strong>de quotient de la divisionde la cellule de crise de la culture<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution <\/strong>de quotient de la division de la cellule de crise<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 | force, monde, \u00e9l\u00e8ve Au-dessous, solide, le monde terrestre d\u00e9ploie sa force verticale. 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