{"id":219010,"date":"2026-08-14T13:53:37","date_gmt":"2026-08-14T11:53:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=219010"},"modified":"2026-08-14T14:13:38","modified_gmt":"2026-08-14T12:13:38","slug":"cycle-ete-2026-chroniques-06","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/cycle-ete-2026-chroniques-06\/","title":{"rendered":"CYCLE \u00c9T\u00c9 2026 CHRONIQUES #06#"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\">1 Du monde\u2026 encore<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le monde, encore le monde<br>Une force qui soul\u00e8ve l\u2019\u00e9l\u00e8ve<br>Le d\u00e9passe<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y a dans le monde une force qui monte, qui \u00e9l\u00e8ve, n\u2019en finit pas<br>Monde en-dessous, monde en dessus<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">2 Avaler sa langue pour parler avec le coeur<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-4fc3f8e1 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Manger la vie par les deux bouts<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il a mang\u00e9 son chapeau<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il a mang\u00e9 la consigne<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:100%\">\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-4fc3f8e1 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle a mang\u00e9 les mots<br>\u00c7a lui mange tout son temps<br>La rouille mange le m\u00e9tal<br>Le feu mange le bois<br>Le soleil mange les couleurs<br>La nuit mange le jour<br>Les mites mangent les v\u00eatements<br>Les vers mangent les feuilles&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<br>Mange ta soupe, tu verras<br>Finis ton assiette<br>Laisse, je vais le manger<br>Il reste \u00e7a \u00e0 manger<br>Il n\u2019y a plus rien \u00e0 manger<br>Qu\u2019est-ce qu\u2019on mange ?<br>Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a \u00e0 manger ?<br>On mange quoi ?<br>On mange quand ?<br>On mange o\u00f9 ?&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Il lui mange dans la main<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c7a mange pas de foin&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il mange pour deux<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle mange de tout, m\u00eame les ar\u00eates&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Les livres, elle les d\u00e9vore&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">3 Oser recevoir<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On peut avoir besoin de quelqu\u2019un sans le savoir encore. On continue, on porte, on arrange, on recommence. On appelle cela \u00eatre autonome, puis libre, et les mots finissent par se ressembler. J\u2019ai pris l\u2019habitude de ne rien demander. M\u00eame lorsque mes forces s\u2019arr\u00eatent devant une chose minuscule, je pr\u00e9f\u00e8re attendre, chercher autrement, laisser passer. Je croiyais qu\u2019il y avait&nbsp; dans le fait de se d\u00e9brouiller seul quelque chose de fier et de n\u00e9cessaire. Un jour pourtant, je n\u2019ai pas pu. Quelqu\u2019un \u00e9tait l\u00e0. J\u2019ai demand\u00e9 de l\u2019aide, pourquoi ? Je l\u2019ai vite oubli\u00e9. Je me souviens seulement de ma voix, et de l\u2019\u00e9tranget\u00e9 de l\u2019entendre demander.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une personne s\u2019est approch\u00e9e. Elle a fait ce qu\u2019il fallait, sans commentaire. Elle n\u2019a pas regard\u00e9 longtemps. Elle a aid\u00e9, puis elle s\u2019est \u00e9loign\u00e9e. Celui qui avait demand\u00e9 est rest\u00e9 l\u00e0. Il aurait voulu que rien ne se soit pass\u00e9. Pourtant quelque chose avait chang\u00e9. Ce n\u2019\u00e9tait presque rien : un geste re\u00e7u, quelques secondes, une main qui avait fait ce que la sienne ne pouvait pas faire. Il regarda cette personne s\u2019\u00e9loigner. Il eut soudain envie de savoir ce qu\u2019elle voyait, elle, de l\u2019homme qui venait de demander. Peut-\u00eatre seulement quelqu\u2019un qui avait besoin d\u2019aide ? Il ne sut pas pourquoi, longtemps apr\u00e8s il se demandait encore ce qu\u2019elle avait pu voir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y a des hommes qui pr\u00e9f\u00e8rent le manque \u00e0 se laisser toucher.. Celui-l\u00e0 en \u00e9tait un. Je le regarde maintenant comme on regarde quelqu\u2019un que l\u2019on a longtemps connu sans jamais le voir. Je reconnais ses refus, ses \u00ab ce n\u2019est rien \u00bb, ses \u00ab je vais me d\u00e9brouiller \u00bb, toutes ces petites phrases derri\u00e8re lesquelles il s\u2019est tenu \u00e0 distance. Il me ressemble. Non, il est moi, mais d\u00e9plac\u00e9 de quelques pas, assez loin pour que je puisse enfin le regarder. Je comprends que ce qu\u2019il redoutait commen\u00e7ait au moment o\u00f9 l\u2019autre r\u00e9pondait : la bont\u00e9, la trace laiss\u00e9e en lui. Il aurait voulu remercier, rendre, effacer. Mais certaines choses ne se rendent pas. Elles se re\u00e7oivent. Je regarde cet homme qui est moi. Et, pour une fois, je ne lui demande pas de se d\u00e9brouiller seul. Je laisserai la main rester l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">4 D\u00e9mesure<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019entr\u00e9e, la grande fontaine avec son bassin. On pourrait croire que les gens viennent boire, se laver les pieds, baptiser les b\u00e9b\u00e9s ou v\u00e9rifier qu\u2019ils sont encore vivants. Le sol est en sable. La poussi\u00e8re monte, se colle aux chaussures, aux chevilles, aux poussettes. Cinquante \u00e0 soixante mille personnes par jour, et personne ne marche vraiment : on avance. Pouss\u00e9 par quelqu\u2019un derri\u00e8re, retenu par quelqu\u2019un devant, d\u00e9plac\u00e9 par une \u00e9paule, un sac \u00e0 dos, un enfant. On se fait bousculer. On bouscule. Au bout d\u2019un moment on ne s\u2019en aper\u00e7oit plus. Le corps sait faire. Aux portiques, les t\u00e9l\u00e9phones brillent, les bracelets claquent autour des poignets. Certains ont imprim\u00e9 le m\u00eame billet plusieurs fois et tentent leur chance avec l\u2019air de ceux qui esp\u00e8rent que la machine sera moins intelligente qu\u2019eux. \u00c7a ne passe pas. Ils discutent. Derri\u00e8re, la foule pousse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y a ceux qui viennent habill\u00e9s et ceux qui semblent sortir d\u2019un r\u00eave. Une femme en robe de tulle rose porte des ailes transparentes. Un homme, le visage peint en bleu, marche en combinaison argent\u00e9e. Des paillettes jusque dans les oreilles, des plumes, des chapeaux \u00e9normes, des cheveux verts, des visages masqu\u00e9s, des bottes fleuries. Les tatouages sont partout : fleurs, serpents, oiseaux, phrases illisibles parce que le propri\u00e9taire du dos est d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9. Une petite fille tire derri\u00e8re elle un dragon gonflable qui flotte au-dessus des t\u00eates. On pourrait croire que la grande fontaine est la bouche d\u2019une cr\u00e9ature et que nous entrons tous dans son ventre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les stands de nourriture viennent de partout et cette ann\u00e9e l\u2019Inde est invit\u00e9e. Cumin, coriandre, friture, piments, cardamome. \u00c0 c\u00f4t\u00e9, d\u2019autres continents grillent, bouillent, frisent, mijotent. Le monde entier tient dans quelques baraques. On mange debout, parterre, contre une barri\u00e8re, devant une sc\u00e8ne, derri\u00e8re une sc\u00e8ne, avec une bi\u00e8re dans une main et quelque chose qu\u2019on ne sait pas nommer dans l\u2019autre. Les enfants n\u2019ont pas de man\u00e8ge. Ils n\u2019en ont pas besoin : ils sont d\u00e9j\u00e0 dans le man\u00e8ge. Il y a des jardins d\u2019enfants, des petites barri\u00e8res, des petits humains qu\u2019on vient r\u00e9cup\u00e9rer comme des bagages. Et des stands de merchandising, comme on dit : tee-shirts, casquettes, sacs, affiches, objets dont on ne savait pas avoir besoin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Partout des sc\u00e8nes. Grandes, petites, cach\u00e9es, lointaines, assourdissantes. Une musique en recouvre une autre. Une voix annonce quelque chose qu\u2019on n\u2019entend pas. Les basses vibrent dans les c\u00f4tes. Les badges ouvrent des passages. Derri\u00e8re les barri\u00e8res, les backstages. Tout \u00e0 coup la foule se desserre. Quelques personnes respirent normalement. Des vedettes connues, d\u2019autres moins, attendent avec une bouteille d\u2019eau. Puis on ressort et les corps \u00e0 nouveau se touchent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les sacs \u00e0 dos contenant des b\u00e9b\u00e9s avancent eux aussi. Le b\u00e9b\u00e9 dort, indiff\u00e9rent \u00e0 tout cela. Des couples se tiennent par le poignet pour ne pas se perdre. Des groupes portent le m\u00eame chapeau, le m\u00eame foulard, la m\u00eame couleur. Il y a des massages, du shit, de l\u2019alcool, des gens allong\u00e9s sur le sable et beaucoup de toilettes. Beaucoup. Jusqu\u2019au moment o\u00f9 toutes les femmes ont la m\u00eame id\u00e9e. La file s\u2019allonge. Les hommes passent. Les femmes attendent. Certaines, entrent dans les toilettes des hommes sous le regard r\u00e9sign\u00e9 de ceux qui en sortent. La fronti\u00e8re des sexes devient une simple question de n\u00e9cessit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La poussi\u00e8re continue de voler. Le soir, les lumi\u00e8res remplacent le jour et les visages deviennent plus \u00e9tranges. Les paillettes apparaissent mieux. Les maquillages se transforment. Le dragon est toujours l\u00e0. Le renard aussi. Un homme couvert de miroirs passe devant moi et, pendant une seconde, je vois la foule dans son corps : des morceaux de visages, des bras, des jambes, des chapeaux, des mains qui cherchent une autre main.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elles avancent ensemble. Une seule grande b\u00eate tranquille, couverte de sable, de cr\u00e8me solaire et de musique, qui mange, boit, danse, urine, s\u2019embrasse, \u00e9coute, fume, se perd et retrouve son chemin. On est dedans.&nbsp; On est devenu une de ses pouss\u00e9es, un de ses coudes, un visage parmi les visages. La foule nous porte sans savoir qui nous sommes. Et nous la suivons<strong>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">5 Le cours des mots<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:100%\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-4fc3f8e1 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pens\u00e9e du c\u0153ur<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la m\u00e9moire de la pens\u00e9e du c\u0153ur<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la chambre de la m\u00e9moire de la pens\u00e9e du c\u0153ur<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la fen\u00eatre de la chambre de la m\u00e9moire de la pens\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le jardin de la fen\u00eatre de la chambre de la m\u00e9moire<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la pluie du jardin de la fen\u00eatre de la chambre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le visage de la pluie du jardin de la fen\u00eatre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la main du visage de la pluie du jardin<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le geste de la main du visage de la pluie<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la lumi\u00e8re du geste de la main du visage<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019ombre de la lumi\u00e8re du geste de la main<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le mur de l\u2019ombre de la lumi\u00e8re du geste<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la porte du mur de l\u2019ombre de la lumi\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le seuil de la porte du mur de l\u2019ombre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le pas du seuil de la porte du mur<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-4fc3f8e1 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-4fc3f8e1 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le c\u0153ur de la maison<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la fen\u00eatre du c\u0153ur de la maison<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le rideau de la fen\u00eatre du c\u0153ur de la maison<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le matin du rideau de la fen\u00eatre du c\u0153ur<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la table du matin du rideau de la fen\u00eatre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la nappe de la table du matin du rideau<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la tasse de la nappe de la table du matin<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la chaleur de la tasse de la nappe de la table<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la paume de la chaleur de la tasse de la nappe<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le pouls de la paume de la chaleur de la tasse<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la veine du pouls de la paume de la chaleur<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le sang de la veine du pouls de la paume<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la m\u00e9moire du sang de la veine du pouls<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019absence de la m\u00e9moire du sang de la veine<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le nom de l\u2019absence de la m\u00e9moire du sang<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/h3>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-4fc3f8e1 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La lune du balcon<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la rambarde de la lune du balcon<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le m\u00e9tal de la rambarde de la lune<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la rouille du m\u00e9tal de la rambarde<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le temps de la rouille du m\u00e9tal<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019attente du temps de la rouille<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le sommeil de l\u2019attente du temps<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le r\u00eave du sommeil de l\u2019attente<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le r\u00e9veil du r\u00eave du sommeil<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019aube du r\u00e9veil du r\u00eave<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le chant de l\u2019aube du r\u00e9veil<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019oiseau du chant de l\u2019aube<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le vol de l\u2019oiseau du chant<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la distance du vol de l\u2019oiseau<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019horizon de la distance du vol<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019abeille du miel<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la ruche de l\u2019abeille du miel<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la cire de la ruche de l\u2019abeille<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le rayon de la cire de la ruche<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la cellule du rayon de la cire<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le couvain de la cellule du rayon<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la chaleur du couvain de la cellule<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le printemps de la chaleur du couvain<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la floraison du printemps de la chaleur<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le pollen de la floraison du printemps<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la corolle du pollen de la floraison<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le parfum de la corolle du pollen<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le matin du parfum de la corolle<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la ros\u00e9e du matin du parfum<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019herbe de la ros\u00e9e du matin<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le soulier du d\u00e9part<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la semelle du soulier du d\u00e9part<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le cuir de la semelle du soulier<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le lacet du cuir de la semelle<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le n\u0153ud du lacet du cuir<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le pied du n\u0153ud du lacet<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la cheville du pied du n\u0153ud<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la jambe de la cheville du pied<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le pas de la jambe de la cheville<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la rue du pas de la jambe<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le trottoir de la rue du pas<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la poussi\u00e8re du trottoir de la rue<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la trace de la poussi\u00e8re du trottoir<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le chemin de la trace de la poussi\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019arriv\u00e9e du chemin de la trace<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La voix du chant<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la bouche de la voix du chant<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la parole de la bouche de la voix<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le souffle de la parole de la bouche<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la gorge du souffle de la parole<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la syllabe de la gorge du souffle<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le mot de la syllabe de la gorge<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la phrase du mot de la syllabe<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le sens de la phrase du mot<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le doute du sens de la phrase<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la question du doute du sens<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la r\u00e9ponse de la question du doute<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019\u00e9coute de la r\u00e9ponse de la question<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019attente de l\u2019\u00e9coute de la r\u00e9ponse<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019\u00e9cho de l\u2019attente de l\u2019\u00e9coute<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Du monde\u2026 encore Le monde, encore le mondeUne force qui soul\u00e8ve l\u2019\u00e9l\u00e8veLe d\u00e9passe Il y a dans le monde une force qui monte, qui \u00e9l\u00e8ve, n\u2019en finit pasMonde en-dessous, monde en dessus 2 Avaler sa langue pour parler avec le coeur Manger la vie par les deux bouts Il a mang\u00e9 son chapeau Il a mang\u00e9 la consigne Elle <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/cycle-ete-2026-chroniques-06\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">CYCLE \u00c9T\u00c9 2026 CHRONIQUES #06#<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":604,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-219010","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/219010","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/604"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=219010"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/219010\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":219025,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/219010\/revisions\/219025"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=219010"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=219010"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=219010"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}