{"id":222908,"date":"2026-10-03T12:11:51","date_gmt":"2026-10-03T10:11:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=222908"},"modified":"2026-10-03T12:12:41","modified_gmt":"2026-10-03T10:12:41","slug":"arts-de-la-fiction-tiburtina","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/arts-de-la-fiction-tiburtina\/","title":{"rendered":"#  03 arts de la fiction | Tiburtina"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ext\u00e9rieur fin de journ\u00e9e.<br>Une gare, un quai, des lampadaires, une horloge<br>Ils sont deux, il se peut qu\u2019ils soient v\u00eatus de sombre \u2013 lui et elle, il faudrait se repr\u00e9senter la sc\u00e8ne, un quai de gare vers huit heures du soir, on est en ao\u00fbt \u2013 le 4 exactement (c\u2019est un dimanche) et le train qui va entrer en gare et vient de Termini, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de l\u00e0, poursuivra sa route jusqu\u2019\u00e0 Florence et plus loin encore, cette nuit-l\u00e0. Jusque Munich, non. Il faudrait se figurer pour quelles raisons ces deux personnes-l\u00e0, un homme et une femme, toutes deux v\u00eatues de sombre, attendent sur le quai que ce train arrive. Pourquoi en cette gare-l\u00e0, en proche banlieue. Il ne fait pas encore nuit, il n\u2019y a que peu de monde sur le quai \u2013 la plupart des voyageurs, dans ce train qui ne comporte que des premi\u00e8res classes, y ont pris place \u00e0 la gare centrale. Il faut quelque chose comme 4 heures alors pour de Rome rallier Florence. Une bonne douzaine pour arriver au terminus (Munich, mais non). Les deux personnes attendent, quelques lumi\u00e8res, le bruit des autres trains, celui des voitures, l\u2019annonce de l\u2019arriv\u00e9e imminente. S\u2019interroger sur leur pr\u00e9sence ici : ce sont deux militaires, une mission sp\u00e9ciale qui ne pr\u00e9sente aucun danger ni aucune difficult\u00e9. Simplement il faudra parvenir \u00e0 convaincre l\u2019un des passagers de descendre. Ces deux-l\u00e0 sont tr\u00e8s bien renseign\u00e9s, et doivent savoir dans quelle voiture se trouve le ministre de la D\u00e9fense du pays d\u2019alors. Celui-ci a d\u00fb s\u2019installer\u00a0; a d\u00fb prendre quelque chose \u00e0 lire dans une de ses serviettes, une th\u00e8se de droit constitutionnel ou un sc\u00e9nario, son aide de camp doit \u00eatre \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, un compartiment o\u00f9 ils se trouvent seuls tous deux \u2013 peut-\u00eatre y a-t-il deux gardes du corps faisant le guet arm\u00e9s assurant la protection marquant la dissuasion dans le couloir \u2013 le train part de la gare de Termini, je ne sais pas si l\u2019arr\u00eat \u00e0 celle de Tiburtina est programm\u00e9, ou s\u2019il sera exceptionnel. Ce qui est s\u00fbr cependant c\u2019est qu\u2019il s\u2019y arr\u00eatera ce soir-l\u00e0. Alors pourquoi n\u2019avoir pas pris les devants, \u00e0 Termini, pour emp\u00eacher ce ministre de s\u2019en aller\u00a0?<br>Huit heures dix, peut-\u00eatre vingt, et la nuit qui vient.<br>Le ministre s\u2019en va vers son lieu de vill\u00e9giature\u00a0: l\u00e0-bas l\u2019attend sa famille, une \u00e9pouse deux ou trois de leurs enfants. Peut-\u00eatre quelqu\u2019un d\u2019autre. Loin dans le nord du pays, dans la montagne, il devrait s\u2019arr\u00eater \u00e0 Trente en toute fin de nuit, le lundi matin. Une voiture viendrait les chercher, lui et son escorte. Il fait chaud, le soleil s\u2019est cach\u00e9, les deux l\u2019attendent. Sur le quai, on l\u2019entend arriver au loin, les deux militaires le savent en voiture quatre (j\u2019invente), ils se placent non loin, le train entre en gare et freine. S\u2019arr\u00eate. L\u2019homme monte, la femme l\u2019attend. Ou l&rsquo;inverse. On le (ou la) voit chercher des yeux puis avancer \u00e0 travers la vitre, dans le couloir de la voiture, puis faire un signe\u00a0: les deux gardes du corps le (ou la) reconnaissent. Ils parlementent, on lui ouvre la porte du compartiment. Il entre (admettons que ce soit lui), la porte se referme. Il a peut-\u00eatre demand\u00e9 \u00e0 l\u2019aide de camp de sortir. Celui-ci s\u2019est ex\u00e9cut\u00e9, l\u2019homme parle, on ne voit pas, cach\u00e9 par l&rsquo;autre, on ne sait pas ce qu\u2019il dit, il parle encore \u2013 on pense qu\u2019il lui a demand\u00e9 de le suivre, pour signer des papiers importants avant ses vacances, c\u2019est urgent, c\u2019est important, \u00e7a n&rsquo;attendra pas qu&rsquo;il revienne, il prendra un autre train demain, il lui faut rejoindre son minist\u00e8re, on a pr\u00e9venu la famille qu&rsquo;il ne sera pas \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 Trente, qu&rsquo;il ne s&rsquo;inqui\u00e8te pas : l\u2019homme se l\u00e8ve, semble intrigu\u00e9, il porte un complet gris, crois\u00e9, prince de Galles une cravate sur une chemise blanche \u2013 peut-\u00eatre l\u2019argument qui le convainc est-il que c\u2019est sur ordre du pr\u00e9sident du conseil qui l\u2019attend, quelque chose comme \u00e7a, d\u2019imp\u00e9rieux et d\u2019indiscutable, le voudrait-il qu&rsquo;il ne pourrait s&rsquo;y soustraire \u2013 l\u2019homme se l\u00e8ve, range son document, peut-\u00eatre ne comprend-t-il pas exactement bien ce que lui veut cet homme \u2013 mais il le conna\u00eet comme ses gardes du corps qui eux aussi l\u2019ont reconnu \u2013 il sait ne rien risquer (il y a, tout au fond, quelque part terr\u00e9e, l&rsquo;id\u00e9e du complot, (peut-\u00eatre de l&rsquo;enl\u00e8vement) de la disparition corps et \u00e2me, quelque chose, au loin, de tr\u00e8s noir) peut-\u00eatre bien se sent-il en confiance\u00a0; peut-\u00eatre qu\u2019\u00e0 ce point de l\u2019histoire, s\u2019il n\u2019est pas certain de ce qu\u2019on lui a racont\u00e9, peut-\u00eatre peut-on s\u2019imaginer croire qu\u2019on lui indique qu\u2019il risquerait quelque chose\u00a0: ce sont des ann\u00e9es noires, et chaque jour pratiquement ont lieu des attentats, des enl\u00e8vements contre ran\u00e7ons et des crimes parfois m\u00eame, des meurtres. L\u2019homme est pr\u00e9occup\u00e9, ses rides creus\u00e9es. Il a pris sa d\u00e9cision. Il se saisit de son imperm\u00e9able qu\u2019il pose sur son bras, deux de ses serviettes qu&rsquo;il tient d&rsquo;une seule main, son aide de camp rentre dans le compartiment, prend son sac, la valise et deux autres serviettes. Ils descendent, la femme s\u2019approche de l\u2019homme en complet crois\u00e9, lui serre la main, le tient par le coude, le remercie de bien vouloir les suivre. Ils doivent avoir des arguments convaincants, sans doute pas mena\u00e7ants \u2013 je me dis parfois qu\u2019ils doivent avoir \u00e9voqu\u00e9 avec lui un quelconque danger pour lui avoir impos\u00e9 sa conduite, parce qu\u2019enfin il s\u2019agit d\u2019un des plus hauts dignitaires de la politique du pays depuis la fin de la guerre, pr\u00e8s de trente ans, au pouvoir sans discontinuer. L&rsquo;aide de camp, les deux militaires de l&rsquo;escorte, et le compartiment d\u00e9sormais vide. <br>Sur le quai, le train, trans europ-express, argent\u00e9, luisant s\u2019en va comme le jour au fond de l\u2019image, les gardes du corps, l\u2019aide de camp, les deux espions militaires escortent l\u2019homme, il ne veut pas qu\u2019on lui porte ses serviettes, et tout ce monde se dirige vers la sortie<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ext\u00e9rieur nuit, la gare de Florence Santa Maria Novella<br>Il est minuit \u2013 c\u2019est une image (elle viendra apr\u00e8s) qu\u2019on a vue d\u00e9j\u00e0 de nombreuses fois (notamment dans le plan s\u00e9quence qui marque le tout d\u00e9but de <em>La soif du mal<\/em> (Orson Welles, 1958)) \u2013 un type et une femme sur un quai de gare, lui porte une valise \u2013 il est tard, <em>minuit sonne on danse le madison<\/em> dit la chanson, mais non ce n\u2019est gu\u00e8re le lieu pour de l\u2019humour ou de l\u2019\u00e9criture automatique ou encore de l\u2019association libre \u2013 pas l\u00e0, pas \u00e0 ce moment-l\u00e0 o\u00f9 se perp\u00e9tue l\u2019aveuglement de l\u2019humanit\u00e9 (ces gens sont des humains, ces deux-l\u00e0, sur ce quai l\u00e0, avec ce parall\u00e8le-l\u00e0 qui les relient aux deux autres, peut-\u00eatre du m\u00eame bord, qui, il y a quatre heures de \u00e7a, faisait descendre du train un type qui approche la soixantaine, en costume crois\u00e9 prince de Galles, p\u00e8re de trois enfants et grand-p\u00e8re d\u2019un petit enfant, une m\u00e8che blanche dans ses cheveux cr\u00e9pus, son imperm\u00e9able sur le bras et ses deux serviettes de cuir \u2013 cette humanit\u00e9-l\u00e0) parce que les actes qu\u2019ils vont commettre, lui et elle, dans le quart d\u2019heure qui vient, elle faisant le guet, lui montant dans le train qui va entrer en gare, dans la minute qui vient, ces actes-l\u00e0 sont marqu\u00e9s de la plus basse abjection (tuer pour tuer tuer et tuer encore : mais \u00e7a n\u2019existe pas tellement dans les mots, je peux bien raconter, faire en sorte de faire comprendre, \u00e9noncer ce qu\u2019il m\u2019est possible d\u2019entrevoir de quelque chose qui n\u2019a pas pu ne pas arriver\u00a0: \u00e7a restera l\u00e0, quelque chose, un \u00e9v\u00e9nement cr\u00e9\u00e9 par l\u2019humanit\u00e9 afin que celle-ci envisage et ressente les id\u00e9es qui la fait agir. \u00ab\u00a0Mourir pour des id\u00e9es\u00a0\u00bb disait le po\u00e8te, et continuant \u00ab\u00a0l\u2019id\u00e9e est excellente\u00a0\u00bb)\u00a0: voil\u00e0 le train luisant brillant argent\u00e9 les freins qui agissent, c\u2019est la nuit \u2013 ce n\u2019est pas une gare de passage, ici \u00e0 Santa Maria Novella Florence, les trains entrent, et reculent pour s\u2019en aller faire une man\u0153uvre si n\u00e9cessaire, et repartir dans l\u2019autre sens, on les attend dans le hall, puis on va sur le quai, le train est arr\u00eat\u00e9 et on marche l\u2019un \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019autre l\u2019une, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019un \u2013 lui porte la valise, elle lui tient le bras, ils marchent sur ce quai et cherchent des yeux la voiture 5 \u2013 c\u2019est la nuit, la voiture 5 est l\u00e0, il y monte, elle, elle l\u2019attend, je ne crois pas qu\u2019elle fume une cigarette mais peut-\u00eatre apr\u00e8s tout \u2013 dix minutes d\u2019arr\u00eat peut-\u00eatre, il faut mettre en place la charge, la minuterie, il faut un endroit pour se livrer \u00e0 ces derni\u00e8res actions \u2013 c\u2019est toujours le m\u00eame mode op\u00e9ratoire, que ce soit dans la banque de l\u2019agriculture \u00e0 Milan, sur la place Fontana, il y a de \u00e7a pr\u00e8s de cinq ans, ou \u00e0 Brescia, il y a peu (le 28 mai, cette m\u00eame ann\u00e9e 1974) piazza della Loggia\u00a0: un type, ou une fille (c\u2019est plus des types, de l\u2019ordre noir) porte une valise, entre dans un local (ici ce sont peut-\u00eatre les toilettes de la voiture) ou abandonne une valise sous un banc, une table, dans un coin, puis s\u2019en va. Il n\u2019est pas inqui\u00e9t\u00e9, personne ne cherche \u00e0 savoir pourquoi cette valise-l\u00e0 reste \u00e0 cet endroit-l\u00e0 (\u00e0 six ans d\u2019ici, le deuxi\u00e8me jour du mois d\u2019ao\u00fbt, ce m\u00eame mode op\u00e9ratoire sera mis en place dans la gare de Bologne, il semble que l\u2019engin ait \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 \u00e0 la consigne, et vers dix heures et demie du matin, ce jour-l\u00e0, c\u2019\u00e9tait un samedi et les vacances commen\u00e7aient, on allait partir on partait) \u2013 la bombe est r\u00e9gl\u00e9e, elle doit exploser lorsque le train sera dans le tunnel qui traverse les Apennins \u2013 le type r\u00e8gle le m\u00e9canisme (cette image-l\u00e0 : dans le film de Welles, il ouvre ensuite le coffre d\u2019une voiture d\u00e9capotable cr\u00e8me, d\u00e9pose la bombe referme le coffre et s\u2019en va en courant, on ne le voit que de dos, il porte un costume, on n&rsquo;en per\u00e7oit que l&rsquo;ombre), referme la valise, l\u2019abandonne l\u00e0 et referme derri\u00e8re lui la porte, avec son carr\u00e9 qui en condamne l&rsquo;acc\u00e8s, redescend sur le quai, la femme est l\u00e0 jette sa cigarette et lui prend le bras, tous les deux se dirigent vers la sortie \u2013 le tunnel aboutit, trois quarts d\u2019heure apr\u00e8s \u00eatre parti de Florence \u00e0 la gare de San Benedetto Val di Sambro\u00a0: on ne sait s\u2019il s\u2019agit de chance, d\u2019une panne du m\u00e9canisme, ou d\u2019un r\u00e9glage d\u00e9fectueux, mais c\u2019est alors, il est une heure vingt trois du matin, en sortant du tunnel et non \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, que l\u2019explosion emporte la vie de douze personnes, peu importe lesquelles, en blesse et br\u00fblent quarante-huit autres, et \u00e7a n\u2019a pas plus d\u2019importance que \u00e7a \u2013 ni oubli ni pardon. De nos jours, les choses sont acquises\u00a0: des dix sept morts de la piazza Fontana, des douze de San Benedetto, des quatre-vingt-cinq de Bologne, des innombrables bless\u00e9s, de ces personnes-l\u00e0 de toutes ces vies qui ont \u00e9t\u00e9 bris\u00e9es au hasard \u00e0 l&rsquo;aveugle \u2013 elles n\u2019\u00e9taient pas vis\u00e9es personnellement \u2013 elles, elles \u00e9taient juste l\u00e0, \u00e0 ce moment-l\u00e0 et qu&rsquo;en sait-on ? Rien. Ces morts-l\u00e0, perp\u00e9tr\u00e9es par ces gens-l\u00e0, cet ordre noir, ces affid\u00e9s de la loge <em>propaganda due\u00a0<\/em>: des actions de cette humanit\u00e9-l\u00e0, la v\u00f4tre comme la mienne \u2013 peu inqui\u00e9t\u00e9e, jouissant de la vie ici ou l\u00e0 et s\u2019\u00e9teignant, tranquillement ou violemment, un jour comme un autre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code has-medium-gray-background-color has-background\"><code>c'est juste un atelier - il y a dans le travail en cours des pans entiers \u00e0 reconstituer (j'y travaille, c'est assez vaste) - je pensais \u00e0 ce travail que menait Stanley KubricK sur Napol\u00e9on o\u00f9, para\u00eet-il, il avait tenu une chronologie de tous les jours de la vie de ce type-l\u00e0, un empereur au mal \u00e0 l'estomac, pin\u00e7ant la joue du grognard, boucher sans doute, B\u00e9r\u00e9zina, Elbe, Cent jours et Sainte H\u00e9l\u00e8ne et de tous ces st\u00e9r\u00e9otypes (j'en passe des Marengo, des Austerlitz et Waterloo) - un travail de romain, de titan, pour ne pas avoir \u00e0 imaginer je suppose (je repense \u00e0 ce type, dans sa baignoire que rencontrait Robert Duvall (Tom, l'avocat de la famille) quelques plans avant, (il faut que je recherche : il s'agit d'un Pentangeli, interpr\u00e9t\u00e9 par Micha\u00ebl V. Gazzo) dans le deuxi\u00e8me \u00e9pisode (sont-ce bien des \u00e9pisodes ?) du parrain (2F Coppola, 1974) - bien s\u00fbr comme par hasard le cin\u00e9ma de la m\u00eame ann\u00e9e (les \u00e9tats-unis, les meurtres et les crimes, et le sang et les hommes) - mais quelque chose de sacr\u00e9 je crois bien - apr\u00e8s j'ai des images je pose un album je ne cherche plus d'ailleurs, plus rien non, j'avance \n\npour la plupart des sources consult\u00e9es (internet innombrables journaux aussi mais livresques) pour ce chapitre-ci disons, le livre \u00e9crit par Rosetta Loy (traduit de l'italien par Fran\u00e7oise Brun et Ren\u00e9 de Ceccaty), paru au seuil en 2015 intitul\u00e9 <em>L'Italie entre chien et loup <\/em> et sous-titr\u00e9 <em>Un pays bless\u00e9 \u00e0 mort(1969- 1994)<\/em> m'a \u00e9t\u00e9 d'une grande aide.<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"837\" height=\"764\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/Capture-decran-du-2026-10-02-16-29-47.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-222910\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/Capture-decran-du-2026-10-02-16-29-47.png 837w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/Capture-decran-du-2026-10-02-16-29-47-420x383.png 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/Capture-decran-du-2026-10-02-16-29-47-768x701.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 837px) 100vw, 837px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">parcours : le point rouge marque la destination &#8211; ici pr\u00e9sent\u00e9e en hiver<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"625\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/Capture-decran-du-2026-10-03-07-37-40-1024x625.png\" 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\/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ext\u00e9rieur fin de journ\u00e9e.Une gare, un quai, des lampadaires, une horlogeIls sont deux, il se peut qu\u2019ils soient v\u00eatus de sombre \u2013 lui et elle, il faudrait se repr\u00e9senter la sc\u00e8ne, un quai de gare vers huit heures du soir, on est en ao\u00fbt \u2013 le 4 exactement (c\u2019est un dimanche) et le train qui va entrer en gare et <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/arts-de-la-fiction-tiburtina\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#  03 arts de la fiction | Tiburtina<\/span><span 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