{"id":224502,"date":"2026-11-03T17:26:19","date_gmt":"2026-11-03T16:26:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=224502"},"modified":"2026-11-03T17:26:20","modified_gmt":"2026-11-03T16:26:20","slug":"03-avec-koltes-une-histoire-a-montrer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/03-avec-koltes-une-histoire-a-montrer\/","title":{"rendered":"#03 | Avec Kolt\u00e8s, une histoire \u00e0 montrer"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"655\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/11\/788-roanne-roanne-gare-1024x655.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-224505\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/11\/788-roanne-roanne-gare-1024x655.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/11\/788-roanne-roanne-gare-420x269.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/11\/788-roanne-roanne-gare-768x491.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2026\/11\/788-roanne-roanne-gare.jpg 1407w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>D\u00c9COR 1 | L\u2019APPARTEMENT&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Roanne, le jeune couple loue un petit appartement au premier \u00e9tage dans la rue Voltaire, entre la rue Jean-Jaur\u00e8s et la rue Centrale, pr\u00e8s des bords de Loire. L\u2019entr\u00e9e sombre exige un \u00e9clairage et c\u2019est la concierge \u00e9quip\u00e9e d\u2019une lampe \u00e0 p\u00e9trole qui les accompagne dans les escaliers. Il faudra toujours en passer par elle pour se faire ouvrir le petit porche d&rsquo;entr\u00e9e mais plus tard, elle confiera une lampe aux jeunes gens. Une cuisine, une chambre, un cabinet et une salle de bains sur le palier, voil\u00e0 leur logis, bien plus lumineux que le rez-de-chauss\u00e9e. Dans la petite cuisine, tapiss\u00e9e sur toute la hauteur des murs avec un papier peint jaune et blanc, aux motifs floraux minuscules, une table ronde en noyer entour\u00e9e de deux chaises du m\u00eame bois \u2013 mobilier offert par la famille de Joseph\u00a0; un \u00e9vier et sa paillasse dans un coin sous une fen\u00eatre, un placard dans le mur. Les carreaux mastiqu\u00e9s proprement ouvrent sur la cour carr\u00e9e au dallage disjoint o\u00f9 se trouvent les toilettes collectives pour les appartements du rez-de-chauss\u00e9e. En ce mois de novembre, quelques pots de fleurs vides font la ronde dans l&rsquo;espace commun. Dans la chambre qui donne sur la rue Bel-Air, du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019H\u00f4tel de Ville, un lit de fer blanc et deux tables de chevet \u00e0 tiroir, une armoire haute, une chaise. Cadeaux de mariage de la parent\u00e8le de la jeune femme. La pi\u00e8ce est tapiss\u00e9e du plafond jusqu\u2019\u00e0 mi-hauteur d\u2019un\u00a0papier peint bleu p\u00e2le parsem\u00e9 de pivoines jaune pastel aux tiges dansantes, aux feuilles vert sauge. Une frise bleu sombre haute de quelques centim\u00e8tres d\u00e9limite la tapisserie. Le bas du mur est blanc.\u00a0Un paravent s\u00e9pare le lit de la coiffeuse offerte par Marie, la s\u0153ur pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e d\u2019Annette. L\u00e0 est pos\u00e9 le globe de mariage sous lequel se trouve une couronne de fleurs d\u2019oranger, de fausses feuilles de vigne et deux colombes, symbole de la fid\u00e9lit\u00e9\u2026 Il y a l\u00e0 aussi l\u2019ensemble de toilette en fa\u00efence : broc \u00e0 eau et vasque d\u00e9cor\u00e9s de fleurs, autre cadeau de mariage. Le bonheur \u00e0 port\u00e9e de vie, enfin, pense Annette le lendemain de la c\u00e9r\u00e9monie. Son refuge.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>D\u00c9COR 2, | GARE DE ROANNE ET ALENTOURS<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1895, \u00e0 Roanne, le terminus de la gare se trouve en plein centre-ville apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 longtemps situ\u00e9 au Coteau, sur la rive droite de la Loire, \u00e0 trois kilom\u00e8tres. De Saint-Yan, village natal d\u2019Annette dans le Brionnais-Charolais, le train a roul\u00e9 pendant cinquante-sept kilom\u00e8tres et travers\u00e9 cinq gares, de briques et de pierres&nbsp;:&nbsp;Montceaux-Vindecy, Marcigny, Iguerande, Pouilly-sous-Charlieu, Vougy.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On d\u00e9barque sous une longue marquise qui couvre les quais, prot\u00e9geant les voyageurs des intemp\u00e9ries. C\u00f4t\u00e9 ville,&nbsp;le b\u00e2timent des voyageurs est en pierre de taille, beige, la fa\u00e7ade est trou\u00e9e de trois immenses porches et de deux fen\u00eatres&nbsp;;&nbsp;il est couronn\u00e9 de cinq fen\u00eatres \u00e0 l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieur. \u00c0 sa gauche, le buffet des voyageurs surplomb\u00e9 par un auvent donne sur un large trottoir am\u00e9nag\u00e9 une douzaine d\u2019ann\u00e9es auparavant quand a \u00e9t\u00e9 ouverte la ligne avec Paray-le-Monial. Des arbustes en pot agr\u00e9mentent l\u2019entr\u00e9e du restaurant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les attelages envoy\u00e9s par les h\u00f4tels et les fiacres dont le trafic est r\u00e9gul\u00e9 par un agent assis dans la gu\u00e9rite \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du parvis stationnent sur le large espace entour\u00e9 de grilles de fer. Au-del\u00e0, la Petite Rue du March\u00e9 toute proche, est envahie les mardis et les vendredis par les pi\u00e9tons venus acheter lait frais, beurre, volailles, \u0153ufs, l\u00e9gumes de saison mais aussi tissus pour les v\u00eatements et articles de bonneterie. On se presse aussi dans la rue du lyc\u00e9e, vers la place du Palais de Justice, et c\u2019est un cort\u00e8ge de voitures \u00e0 cheval qui s\u2019\u00e9loignent vers le cours de la R\u00e9publique, le pont de Roanne au-dessus des berges de la Loire o\u00f9 les lavandi\u00e8res frottent leur linge, ou encore vers la Route de Paris ou celle de Charlieu.&nbsp;Plus loin sur le canal vers Digoin, glissent des p\u00e9niches en bois tir\u00e9es par des chevaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>SCENOGRAPHIE<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rue des Planches. Une jeune femme toute menue v\u00eatue d\u2019une longue jupe de coton clair et d\u2019une p\u00e9lerine fonc\u00e9e attend. Les regards alentour se posent sur cette brunette boucl\u00e9e comme attir\u00e9s par cette pr\u00e9sence \u00e9tonnamment vivante. C\u2019est qu\u2019elle ne tient pas en place, elle fait quelques pas de c\u00f4t\u00e9, tend le cou vers le grand portail qui n\u2019a pas ouvert encore ses vantaux. Elle attend la sortie de son mari \u00e0 l\u2019usine textile.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La cloche vient de sonner partout dans l\u2019usine. Joseph est pr\u00eat \u00e0 sortir mais il attend dans son bureau situ\u00e9 au premier \u00e9tage du b\u00e2timent que les centaines d\u2019ouvriers aient franchi le portail. Il se penche \u00e0 la fen\u00eatre et aper\u00e7oit Annette dans la rue. Il recule aussit\u00f4t.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un grand mouvement de foule jette au-del\u00e0 de la rue des femmes et des hommes par dizaines. Elles marchent \u00e0 vive allure, le regard droit devant&nbsp;; quelques hommes s&rsquo;attardent, cherchent au fond de leur poche le tabac qu\u2019ils priseront sur un coin de trottoir. La foule happe Annette. Elle dispara\u00eet parmi les b\u00e9rets, les jupes \u00e0 carreaux et les v\u00e9los.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>TRAVELLING AVANT<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une porte s\u2019ouvre, le seuil s\u2019efface devant un sol carrel\u00e9 en diagonale, rouge et blanc. On suit les pas d\u2019une femme en chaussures \u00e0 talon et on remonte lentement le long de ses mollets, puis de son manteau jusqu\u2019\u00e0 sa chevelure, de dos. Au passage, on aper\u00e7oit des pieds de chaises, de tables, puis les visages des clients assis. Certains suivent du regard la femme qui maintenant s\u2019est arr\u00eat\u00e9e \u00e0 une table et s\u2019assoit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La femme est de dos, face \u00e0 Annette. Un homme entre dans notre champ de vision, c\u2019est le serveur qui nous cache les deux femmes. Il recule et occupe toute l\u2019image.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On voit maintenant les deux femmes de profil, l\u2019une s\u00fbre d\u2019elle, l\u2019autre le visage d\u00e9fait. La femme de gauche tend un mouchoir \u00e0 Annette. Elle lui parle doucement. Annette se tamponne les yeux et lui r\u00e9pond, souvent en gardant la t\u00eate baiss\u00e9e. On ne les entend pas. C\u2019est une longue discussion o\u00f9 Annette para\u00eet se calmer, puis \u00e0 une parole de l\u2019autre, elle grimace, se remet \u00e0 pleurer, puis crie en s\u2019agitant. Des clients se retournent sur elle. Dans son \u00e9nervement, elle fait un faux mouvement et renverse une tasse \u00e0 terre. On voit son visage en gros plan, rougi. Au coin de sa bouche, un grain de beaut\u00e9 retient une larme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors qu\u2019un serveur entre dans l\u2019image de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la table, obligeant Annette \u00e0 le regarder (et \u00e0 nous tourner le dos), la femme qui \u00e9tait l\u00e0 prend son sac, se l\u00e8ve et s&rsquo;en va. Le serveur fait le tour de la table et ramasse devant nous les d\u00e9bris de porcelaine. La femme quitte le plan tandis que l\u2019on se rapproche du visage d\u2019Annette, qui baisse des yeux d\u00e9sol\u00e9s vers le serveur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On s\u2019\u00e9loigne \u00e0 reculons de la sc\u00e8ne pour voir Annette prendre son manteau, son sac, et avancer parmi les clients interdits. Le temps s\u2019est \u00e9coul\u00e9, les tables ont \u00e9t\u00e9 dress\u00e9es pour le repas du lendemain, l\u2019obscurit\u00e9 a envahi la rue \u00e9clair\u00e9e ici et l\u00e0 par des r\u00e9verb\u00e8res \u00e0 gaz. De l\u2019ext\u00e9rieur, la porte s\u2019ouvre, Annette quitte le caf\u00e9 restaurant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>TRAVELLING ARRIERE<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le soleil entre \u00e0 flots dans la chambre au lit vide, au couvre-lit de plumetis impeccablement tir\u00e9, aux oreillers gonfl\u00e9s. L\u2019armoire de noyer, massive, occupe un pan de mur. Sur une table de chevet, une Bible referm\u00e9e sur un signet. Au sol, un cadre bris\u00e9 et sa photographie d\u00e9chir\u00e9e, les fragments d\u2019une cloche en verre,&nbsp;une couronne de fleurs d\u2019oranger pi\u00e9tin\u00e9e, deux colombes fracass\u00e9es, un miroir en morceaux ainsi qu\u2019un broc \u00e0 eau d\u00e9cor\u00e9 de fleurs. Adoss\u00e9e \u00e0 la porte, Annette, effondr\u00e9e, sanglote.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>TRA<\/em><em>TRAVELLING ARRIERE<\/em>&nbsp;(des ann\u00e9es plus tard)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rue Paul Bert, \u00e0 Lyon, dans les ann\u00e9es 20. Rue centenaire, aux fa\u00e7ades salies, rue pav\u00e9e, large pour permettre le passage des voitures \u00e0 cheval. Rue aux enseignes vari\u00e9es\u00a0: \u00ab\u00a0Parapluies et corsets\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Boucherie Ste Anne\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Cordonnier\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Chapellerie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Tabac\u00a0\u00bb, \u2026 Ce jour-l\u00e0 est un dimanche apr\u00e8s-midi de soleil voil\u00e9. Un groupe de gar\u00e7ons d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es joue en bas d\u2019un immeuble o\u00f9 l\u2019on p\u00e9n\u00e8tre directement dans la chambre silencieuse d\u2019un appartement meubl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019image d\u2019arriv\u00e9e est la main d\u2019un homme, ouverte, sur le sol.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur les murs de la chambre des oiseaux bruns et rouge sang se b\u00e9cotent dans un amas de feuilles vert sombre. La profusion des motifs de la tapisserie \u00e9crase tout\u00a0; le mobilier en bois sombre, le couvre-lit fonc\u00e9, le grand miroir en acajou pos\u00e9 au sol qui refl\u00e8te le tapis marron o\u00f9 repose en d\u00e9sordre une paire de souliers beige. Une lumi\u00e8re avare entre par la fen\u00eatre aux croisillons de bois, jetant un rayon p\u00e2le sur une femme d\u2019une quarantaine d\u2019ann\u00e9es allong\u00e9e sur le lit, jambes pendantes, bras en croix. Elle a tourn\u00e9 la t\u00eate du c\u00f4t\u00e9 gauche o\u00f9 se dessinent deux impacts nets sur une tempe diaphane.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On veut s\u2019\u00e9chapper par la porte ouverte qui donne sur la cuisine et sur les restes d\u2019un repas partag\u00e9, deux assiettes, une bouteille de vin vide, une cocotte au couvercle renvers\u00e9 sur la nappe. On cherche les verres. Il y en a un sur le gu\u00e9ridon pr\u00e8s de la table basse. O\u00f9 est l\u2019autre&nbsp;? Il faut reculer encore pour apercevoir derri\u00e8re la table, entre ses pieds contourn\u00e9s, un corps gisant sur le carrelage. C\u2019est celui d\u2019un homme dans la quarantaine. Une arme \u00e0 feu proche de sa main droite ouverte sur le sol.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est 16 heures. La d\u00e9flagration a pouss\u00e9 les voisins de palier vers la porte d\u2019entr\u00e9e de l\u2019appartement. Deux hommes se concertent avant d\u2019agir. L\u2019un se pr\u00e9cipite en bas des escaliers pour pr\u00e9venir les gendarmes au coin de la rue, bousculant les enfants qui poussent un cerceau. L\u2019autre tente d\u2019ouvrir la porte puis se ravise et jette un \u0153il par le trou de la serrure obstru\u00e9 par une cl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>PLAN FIXE 1&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La main de l\u2019homme extirpe des billets d\u2019un portefeuille et jette celui-ci sur la table. L\u2019homme se dirige vers la pi\u00e8ce voisine (et sort du plan).<br>(Bruits dans l\u2019escalier, une femme les monte \u00e0 toute vitesse, ses chaussures claquent sur le bois.) La concierge entre essouffl\u00e9e dans la cuisine, voit le portefeuille vide et court derri\u00e8re l\u2019homme. Pr\u00e8s du portefeuille, un papier pli\u00e9 en deux sur lequel est \u00e9crit \u00ab&nbsp;Marie&nbsp;\u00bb.<br>L\u2019homme repara\u00eet. Il se pr\u00e9cipite vers l\u2019escalier.<br>Il heurte Annette dans l\u2019embrasure de la porte et la bouscule. Elle se retient au chambranle. Elle entend un cri \u00e9touff\u00e9 et court vers la chambre o\u00f9 se trouve toujours la concierge.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>PLAN FIXE 2&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Annette est devant une valise ouverte pos\u00e9e sur le lit de la chambre aux\u00a0pivoines jaune pastel, son mari, de dos, l\u2019implore de rester\u00a0; elle ouvre l\u2019armoire et commence \u00e0 remplir la valise des affaires de son mari\u00a0; il se l\u00e8ve et retourne violemment la valise, la vidant de son contenu\u00a0; elle\u00a0brandit une lettre et une photo d\u2019enfant, il se pr\u00e9cipite pour les r\u00e9cup\u00e9rer. Elle lui \u00e9chappe et les d\u00e9chire. Il quitte l\u2019appartement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00c9COR 1 | L\u2019APPARTEMENT&nbsp; \u00c0 Roanne, le jeune couple loue un petit appartement au premier \u00e9tage dans la rue Voltaire, entre la rue Jean-Jaur\u00e8s et la rue Centrale, pr\u00e8s des bords de Loire. L\u2019entr\u00e9e sombre exige un \u00e9clairage et c\u2019est la concierge \u00e9quip\u00e9e d\u2019une lampe \u00e0 p\u00e9trole qui les accompagne dans les escaliers. 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