{"id":22605,"date":"2020-01-10T15:04:45","date_gmt":"2020-01-10T14:04:45","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=22605"},"modified":"2020-01-10T15:04:46","modified_gmt":"2020-01-10T14:04:46","slug":"15-aout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/15-aout\/","title":{"rendered":"15 ao\u00fbt"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/15-aout-1024x569.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22606\" width=\"600\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/15-aout-1024x569.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/15-aout-420x233.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/15-aout-768x426.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/15-aout.jpg 1248w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but on ne pouvait pas dire qu&rsquo;il y avait foule, sur la plage le matin viennent seulement quelques parents prudents qui ne veulent pas exposer \u00e0 la br\u00fblure du soleil la chair p\u00e2le de leurs tendres rejetons. D&rsquo;abord un couple de trentenaires avec deux gar\u00e7onnets intr\u00e9pides emmaillot\u00e9s de tee-shirts bariol\u00e9s aux manches longues, shorts moulants de cyclistes qui soulignent les gambettes allumettes, sous les casquettes criardes leurs yeux \u00e9carquill\u00e9s d&rsquo;excitation de mettre les pieds dans l&rsquo;eau. La m\u00e8re, son corps \u00e9lanc\u00e9 de magazine dans un nageur framboise, sa main ombre le haut de son visage, les yeux riv\u00e9s sur les gamins. Le p\u00e8re, g\u00e9ant, torse bomb\u00e9 sur jambes interminables, les joues gonfl\u00e9es d&rsquo;air pour remplir le petit canot de caoutchouc jaune. Puis la famille-presque-parfaite, avec son attirail de plage, le b\u00e9b\u00e9 cach\u00e9 sous un parasol couleur arc-en-ciel, le soyeux du visage gris\u00e9 du sable qu&rsquo;il goutte consciencieusement, cal\u00e9 sur le flan de sa m\u00e8re couch\u00e9e \u00e0 m\u00eame la plage drap\u00e9e dans un par\u00e9o \u00e0 fleurs g\u00e9antes, le regard camoufl\u00e9 derri\u00e8re de larges lunettes de soleil aux verres d\u00e9grad\u00e9s d&rsquo;orange qui mangent un bon tiers de son visage mais laissent filer une fine cicatrice jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;angle droit de sa m\u00e2choire. Le fils a\u00een\u00e9 gratte le sable humide au bord de l&rsquo;eau pour attraper des vers roses et brillants qu&rsquo;il jette dans un ch\u00e2teau moul\u00e9 en plastique rouge, son p\u00e8re en surplomb froisse ses boucles machinalement du bout des doigts, il r\u00e8gle au t\u00e9l\u00e9phone les d\u00e9tails de la\u00a0prochaine r\u00e9union de famille. Sa frimousse pointue \u00e0 l&rsquo;ombre d&rsquo;un bob en Liberty, la cadette m\u00e9lange de l&rsquo;eau avec du sable dans son seau illustr\u00e9 de princesses inanim\u00e9es, pour faire des cr\u00eapes. Un peu plus haut vers la digue le groupe d&rsquo;ados bruyants, c&rsquo;est \u00e9tonnant de les trouver si t\u00f4t sur la plage, ils ont s\u00fbrement fait nuit blanche dans les dunes, leur voix muantes se coincent rauques dans les noms d&rsquo;oiseaux qu&rsquo;ils se jettent \u00e0 la figure, leur gesticulations d\u00e9sarticul\u00e9es dans leurs tee-shirts <em>oversized<\/em> jettent des ombres mouvantes sur les corps alanguis de leurs petites amoureuses qui s&rsquo;agacent de tant de d\u00e9monstrations et voudraient bien finir leur nuit. \u00c0 peine le matin s&rsquo;ach\u00e8ve que les pique-niqueurs nous rejoignent avec leur glaci\u00e8re bleu c\u00e9rul\u00e9en, commence alors la distribution de boissons p\u00e9tillantes, de chips aux oignons et ripailles maison. Puis surgit le bonhomme trapu, cr\u00e2ne chauve mais large moustache rousse frisottante jusqu&rsquo;\u00e0 la naissance du cou, il harangue la famille dispers\u00e9e :<br> \u2014 Qui veut des cornichons ? <br> Et la jeune fille de treize ou quatorze ans, baguettes auburn autour d&rsquo;une moue triste, recroquevill\u00e9e en elle-m\u00eame parce qu&rsquo;elle ne supporte plus trop les regards appuy\u00e9s des hommes sur sa poitrine, elle a aussi roul\u00e9 autour de sa taille une \u00e9ponge en rayures bariol\u00e9e condamnant ses jambes telle une petite sir\u00e8ne, tandis que mamie <em>Papillon<\/em> dans son chandail trop \u00e9pais s&rsquo;effondre sur un pliant bleu ray\u00e9 de larges bandes blanches, les doigts tremblotants autour d&rsquo;un sandwich aux rillettes elle marmonne : <br> \u2014 ce qu&rsquo;ils font comme bruit tout de m\u00eame, on entend \u00e0 peine la mer.<br> Et M, le petit gar\u00e7on qu&rsquo;on dit atteint d&rsquo;un trouble du comportement, trop distrait, trop agit\u00e9, il faut toujours le rappeler \u00e0 l&rsquo;ordre, autour de lui trois g\u00e9n\u00e9rations de m\u00e9decins fortun\u00e9s qui viennent depuis les ann\u00e9es cinquante se confondre ici l&rsquo;\u00e9t\u00e9 avec le populo, les blondes en chignons identiques de m\u00e8re en fille se relaient autour de lui, plus pressantes que pr\u00e9venantes. Et la m\u00e9lancolie de ses yeux gris immenses derri\u00e8re les verres d\u00e9formants de ses lunettes rouges, mon c\u0153ur se serre d\u00e8s que j&rsquo;entends l&rsquo;exasp\u00e9ration manifeste de sa m\u00e8re \u00e0 chaque fois qu&rsquo;il pose une question. Et la paillote o\u00f9 l&rsquo;on se retrouve au d\u00e9jeuner \u2014 id\u00e9e folle \u2014 sous la b\u00e2che c&rsquo;est la foule des dimanches, des bouches qui b\u00e2frent et parlent \u00e0 la fois, des mains qui s&rsquo;agitent dans l&rsquo;air chaud, c&rsquo;est \u00e0 celui qui attrapera le premier le regard du serveur tourbillonnant. Et une petite fille mutique couvertes de traces de cr\u00e8me solaire blanch\u00e2tre qui trimballe en cercles concentriques dans une assiette en carton la nourriture grasse du bout de la fourchette, son autre paume \u00e9cras\u00e9e contre son front bl\u00eame pour le maintenir \u00e0 une distance raisonnable de la table. Et sa m\u00e8re fragile qui r\u00e9fugie ses angoisses dans les colonnes de fum\u00e9e des cigarettes qu&rsquo;elle allume en s\u00e9rie. Et ce dos ray\u00e9 de lignes blanches qui dessinent le maillot port\u00e9 la veille, d\u00e9j\u00e0 apparaissent de nouvelles boursouflures ros\u00e9es autour du deux pi\u00e8ces chamarr\u00e9 arbor\u00e9 avec fiert\u00e9 aujourd&rsquo;hui. Et encore un petit qui hurle joues cramoisies, les yeux brillants de larmes col\u00e9riques parce que son fr\u00e8re a l\u00e9ch\u00e9 sa glace, il en a des haut-le-c\u0153ur, non il n&rsquo;en veut plus, le grand peut bien la finir maintenant. <\/p>\n\n\n\n<p>Quand abasourdis nous d\u00e9cidons de revenir sur la plage, nous peinons \u00e0 glisser nos pas entre les serviettes color\u00e9es o\u00f9 se vautrent les corps enduits et odorants d&rsquo;ambres magiques, nous finissons par retrouver notre place au milieu de la foule qui semble s&rsquo;\u00eatre resserr\u00e9e davantage autour de nous. Et l&rsquo;effroi me saisit quand je regarde la mer, sept yachts \u00e9clatants ont jet\u00e9 l&rsquo;ancre dans la baie, ils nous prennent au pi\u00e8ge de leurs coques blanches dress\u00e9es vers la plage, on devine les silhouettes de ce petit monde argent\u00e9 m&rsquo;as-tu-vu. Et devant les bateaux un ballet de baigneurs en t\u00eate d&rsquo;\u00e9pingles. Ce n&rsquo;est plus une plage, c&rsquo;est un champ de bataille. Devant, la menace des plaisanciers, derri\u00e8re, la digue d&rsquo;o\u00f9 se jettent sans fin des grappes de gamins dont les parents ont renonc\u00e9 \u00e0 exercer la moindre autorit\u00e9, au sud, la masse des ao\u00fbtiens en raccourci bloqu\u00e9e par les roches noires des falaises, au nord la m\u00eame masse se diffuse jusqu&rsquo;\u00e0 la pointe de la baie qui ferme la sc\u00e8ne : un bouillon d&rsquo;estivants descendus des campings ruraux, d&rsquo;habitu\u00e9s du coin qui parfois poss\u00e8dent derri\u00e8re la nationale une bicoque aux volets roulants en PVC blancs, de quelques familles plus ais\u00e9es qui se fondent\u00a0 dans la foule \u2014 on remarque alors le maintien plus droit, le blanc \u00e9clatant des shorts, eux, se sont les folies en front de mer qu&rsquo;ils poss\u00e8dent. Je cherche une \u00e9chappatoire, des forces alli\u00e9es, \u00e0 droite il y a un grand parasol rectangulaire qui a d\u00fb \u00eatre rouge, d\u00e9color\u00e9 par le soleil il est maintenant d&rsquo;un rose douteux galonn\u00e9 de franges \u00e9paisses, il fait aussi coupe-vent, c&rsquo;est la base arri\u00e8re du territoire des s\u0153urs H, des filles qu&rsquo;on dit de bonne famille, de celles\u00a0parmi les premi\u00e8res \u00e0 s&rsquo;\u00eatre install\u00e9es dans la r\u00e9gion, bien avant les cong\u00e9s pay\u00e9s de 36. Les deux s\u0153urs remplacent leur m\u00e8re qui tricotait \u00e0 l&rsquo;ombre de la toile au m\u00eame endroit il y a quarante ans, aujourd&rsquo;hui les grands-m\u00e8res ne tricotent plus, elles jouent avec la tribu, leurs cinq petits enfants qui cohabitent le temps de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, A et sa mine plate couverte de grains roux, M et son regard de myope doux et lointain, O et son corps immense dont il ne semble pas savoir quoi faire, R qui pr\u00e9f\u00e9rerait lire sous le parasol rose, L pas tout \u00e0 fait sortie de l&rsquo;enfance. \u00c0 gauche, sous un chapeau de paille \u00e0 larges bords il y a l&rsquo;ami de toujours, quinquag\u00e9naire athl\u00e9tique, il fait semblant de dormir, parfois sa femme vient le rejoindre, elle pose sur le sable sa longue silhouette blanche de danseuse sans bruit, comme un ruban l\u00e9ger qui glisserait sur un parquet cir\u00e9, elle porte un maillot de bain chic \u00e0 la couleur improbable \u2014l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 des couleurs comme gage d&rsquo;\u00e9l\u00e9gance. C&rsquo;est l&rsquo;heure du marchand de glace qui se fraie difficilement un chemin entre les serviettes color\u00e9es et les corps abrutis de chaleur, bonbons, esquimaux, chocolats glac\u00e9s, les gourmandises bruissent dans les boites isothermes. Les deux plus jeunes de la tribu H se disputent maintenant dans le bassin creus\u00e9 sur l&rsquo;estran durant la mar\u00e9e basse, les mains scell\u00e9es sur leurs pelles-\u00e9p\u00e9es de plastique color\u00e9. Et cette m\u00e8re en panique qui bondit jusqu&rsquo;au bord de l&rsquo;eau, elle crie les pr\u00e9noms des gosses, elle jette sa peur tout autour, la foule se redresse dans un sursaut, toutes les mains en visi\u00e8res pour reconna\u00eetre dans le contre-jour les silhouettes des enfants qui manquent \u00e0 l&rsquo;appel, on les retrouve sautant dans les rouleaux, l&rsquo;estomac reprend sa place. Alors c&rsquo;est la fillette au boucles blondes serr\u00e9es comme des ressorts qui se met \u00e0 hurler \u00e0 son tour, elle \u00e9tait pourtant calme absorb\u00e9e \u00e0 aligner de minuscules cailloux en alternances color\u00e9es, c&rsquo;est une abeille qu&rsquo;elle a \u00e9cras\u00e9 du genou bien malgr\u00e9 elle, il faut retirer le dard, on fait circuler les paquets de gaufrettes aux framboises emball\u00e9es de papier argent\u00e9, la tension retombe. <\/p>\n\n\n\n<p>Vers 18h, comme une vague la foule\nse retire, les yachts se sont fondus dans l&rsquo;horizon, c&rsquo;est l&rsquo;heure o\u00f9 le vent\ndu large fra\u00eechit les visages, c&rsquo;est l&rsquo;heure des retours de p\u00eache \u00e0 pied, des\nrin\u00e7ages, de la petite laine, c&rsquo;est l&rsquo;heure o\u00f9 en arri\u00e8re dans les cuisines on\nmet les marmites \u00e0 bouillir pour cuire les crustac\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Court r\u00e9pit sur la plage, une foule\nchasse l&rsquo;autre, une bande de mouettes rieuses vient grappiller les miettes\ncrasses, et il y aura regain de foule au coucher du soleil, les amoureux se\npresseront, il pourrait ce soir y avoir un rayon vert et on sait bien la chance\nque ce serait alors de l&rsquo;attraper ensemble, de voir clair dans le c\u0153ur de\nl&rsquo;autre. Le ciel d\u00e9chire la brume l\u00e9g\u00e8re et d\u00e9voile la lumi\u00e8re aveuglante du\ncouchant, les photographes amateurs exhibent leurs zooms puissants, si un\ncheval passe en contre-jour quelle merveille de photo alors, les couples\nsourient, leurs regards \u00e9blouis du ciel rougeoyant, suspendus \u00e0 l&rsquo;espoir de la\nvision magique. Le dernier rayon de soleil s&rsquo;\u00e9tale comme une orange liquide sur\nl&rsquo;horizon, les amoureux repartent d\u00e9pit\u00e9s, mais c&rsquo;est quinze ao\u00fbt avec feu\nd&rsquo;artifice, autres r\u00e9jouissances et foule \u00e0 venir encore. <\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le diner, quand la nuit noire est tout \u00e0 fait tomb\u00e9e, pas m\u00eame troubl\u00e9e de lune, les habitants avancent en cort\u00e8ge lent sous les lampadaires de la petite rue qui m\u00e8ne \u00e0 la plage, le feu d\u2019artifice sera tir\u00e9 sur le luisant \u00e0 basse mer. Ils sont descendus du bourg, des villas voisines, sur la gr\u00e8ve ils forment une masse incertaine, envelopp\u00e9e dans l&rsquo;air humide de la nuit, dont on peine \u00e0 d\u00e9limiter les contours. Parfois la luminosit\u00e9 d&rsquo;un \u00e9cran de t\u00e9l\u00e9phone \u00e9claire \u00e9trangement une figure amie, orbites immenses et joues bleu\u00e2tres, l&rsquo;incandescence de quelques cigarettes animent le groupe de constellations \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. Dans l&rsquo;attente, des voix s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent, les faits du jours sont d\u00e9battus, la pr\u00e9sence incongrue de l&rsquo;abeille au bord de l&rsquo;eau, ceux qu&rsquo;on a cru noy\u00e9s, les yachts dans la baie. Les notes assourdies d&rsquo;une symphonie h\u00e9ro\u00efque nous parviennent diffus\u00e9es par un haut-parleur lointain, l&rsquo;excitation gagne maintenant la foule, premiers cris de surprise feinte quand les bouquets jaillissent dans le ciel. Dans la lumi\u00e8re des feux c&rsquo;est maintenant une danse de masques color\u00e9s, de sourires b\u00e9ats, de visages hallucin\u00e9s, fr\u00e9missants d&rsquo;admiration, parfois aussi de peur, regards illumin\u00e9s des reflets de gerbes argent\u00e9es, murmures de satisfaction entre les bruits de tonnerre, un silence suspendu avant le bouquet final \u2014 ils ne se sont pas foutus de notre gueule cette ann\u00e9e. L&rsquo;air s&rsquo;est alourdit de l&rsquo;odeur de poudre, la fraicheur saisit l&rsquo;assistance qui se met en mouvement, la plage se vide doucement, on commente la m\u00e9t\u00e9o du jour et celle \u00e0 venir, une chance qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas plu, avec la mar\u00e9e c&rsquo;est du beau garantit toute la semaine. Vient la nuit opaque qui enveloppe la plage, tout se tait dans le sombre, et c&rsquo;est seulement les \u00e9toiles qui rompent l&rsquo;isolement, loin de nous une foule d&rsquo;\u00e9toiles dont la lumi\u00e8re nous parvient enfin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au d\u00e9but on ne pouvait pas dire qu&rsquo;il y avait foule, sur la plage le matin viennent seulement quelques parents prudents qui ne veulent pas exposer \u00e0 la br\u00fblure du soleil la chair p\u00e2le de leurs tendres rejetons. 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