{"id":22775,"date":"2020-01-13T10:33:17","date_gmt":"2020-01-13T09:33:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=22775"},"modified":"2020-01-14T07:56:05","modified_gmt":"2020-01-14T06:56:05","slug":"arrivee-a","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/arrivee-a\/","title":{"rendered":"Arriv\u00e9e \u00e0&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">Apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e, les bagages et l\u2019\u00e9preuve toujours un peu tendue des formalit\u00e9s, on se retouve devant le bus, ou aux alentours. Ceux qui connaissent guidant ceux qui viennent pour la premi\u00e8re fois. Les fumeurs, impatients, sont partis en avant, les voici d\u00e9j\u00e0 tous regroup\u00e9s un peu \u00e0 l\u2019\u00e9cart. C\u2019est le moment de dire quelques mots \u00e0 chacun \u2014 il y a quatre <em>galley<\/em> donc, forc\u00e9ment des membres d\u2019\u00e9quipage que l\u2019on n\u2019a pas eu l\u2019occasion de rencontrer et \u00e0 qui il faut se pr\u00e9senter\u2014. Des chocolats, des bonbons d\u00e9filent maintenant dans le bus, les boites en aller-retour par-dessus les appuis-t\u00eates, tandis qu\u2019on roule. Le chauffeur est assis devant nous, un peu en contrebas, concentr\u00e9 sur la route, on l\u2019entend de temps en temps r\u00e9pondre et poursuivre une conversation dans sa langue, \u00e0 travers une oreillette cach\u00e9e sous la masse de cheveux raides d\u2019un noir de geai, aux reflets presque bleus.\u00a0 Accroch\u00e9 au large r\u00e9troviseur, pend et se balance un petit personnage \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de plusieurs cercles de m\u00e9tal iris\u00e9 qui s\u2019emm\u00ealent, se d\u00e9m\u00ealent en tournoyant autour de lui, les lamelles torsad\u00e9es donnant l\u2019illusion d\u2019une vitesse de rotation plus importante que la r\u00e9alit\u00e9. En l\u00e9ger fond sonore, montant de la radio, on per\u00e7oit les lentes oscillations d\u2019une musique \u00e9trange. Derri\u00e8re nous et jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arri\u00e8re du vaste habitacle, les membres d\u2019\u00e9quipage, gar\u00e7ons et filles install\u00e9s, regroup\u00e9s ou au contraire dispers\u00e9s, vont par petits groupes poursuivre des conversations \u00e0 voix de plus en plus basses, de temps en temps un rire retenti, vite \u00e9touff\u00e9 \u00e0 mesure que le silence gagne peu \u00e0 peu la cabine, les uns se reposant, install\u00e9s, cal\u00e9s l\u2019un contre l\u2019autre, les \u00e9paules servant d\u2019appui ou la t\u00eate contre la vitre et les autres, le visage \u00e9clair\u00e9, pench\u00e9 sur leur t\u00e9l\u00e9phone en qu\u00eate de nouvelles de l\u2019amoureux, de la famille, de la fianc\u00e9e, quitt\u00e9s il y a d\u00e9j\u00e0 une bonne demie-journ\u00e9e pour ceux qui vivent pr\u00e8s du terrain, tandis que pour les autres, ceux qui ont choisi la province, et qui sont \u00ab\u00a0mont\u00e9s\u00a0\u00bb la veille au soir, cela fait d\u00e9j\u00e0 plus de vingt-quatre heures que le fil s\u2019est interrompu. Autour du bus, la circulation est de plus en plus dense \u00e0 mesure que l\u2019on approche de la ville o\u00f9 est situ\u00e9 l\u2019h\u00f4tel dans lequel on logera ces deux prochaines nuits. Certains sortent progressivement de la torpeur bienheureuse qui suit presque toujours les vols long-courrier, sans doute en raison du temps de trajet, dont les habitu\u00e9s ont d\u00e9j\u00e0 calcul\u00e9 presque physiquement la longueur et le temps de demi-sommeil qui leur est accord\u00e9. Les t\u00eates se tournent vers les fen\u00eatres, <em>on voit rien avec cette bu\u00e9e<\/em> ! Dehors il fait encore chaud malgr\u00e9 le jour d\u00e9clinant et le bus est climatis\u00e9 \u00e0 fond. <em>Un vrai frigo !<\/em>. Derri\u00e8re les coulures et les gouttelettes d\u2019eau, la lumi\u00e8re est devenue orang\u00e9e. Elle donne envie malgr\u00e9 le halo d\u2019une brume que l\u2019on sait \u00eatre de pollution intense. On distingue vagement des alignements de cabanes de la couleur de la terre, un peu jaune, un peu ocre rouge et des grappes humaines sont concentr\u00e9es autour de certaines constructions qui disparaissent derri\u00e8re les silhouettes serr\u00e9es les unes contres les autres. L\u2019oeil attrape la couleur des tissus, orange, bleu, vert, un large pantalon froiss\u00e9 blanc sale, un turban ocre, une silhouette de femme qui s\u2019engage sur un chemin tr\u00e8s mince, comme un fil sombre \u00e0 travers des champs d\u2019une herbe un peu grise. Autour de nous, des voix fatigu\u00e9es, lentes et douces. <em>On se croirait \u00e0\u2026, tu te rappelles ? T\u2019\u00e9tais pas avec moi sur cette rotation quand on avait projet\u00e9 d\u2019aller \u00e0.. <\/em>Le chef de cabine a d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 \u00e0 chacun l\u2019heure pr\u00e9vue pour le ramassage. <em>On n\u2019est pas encore arriv\u00e9s, \u00e0 peine pos\u00e9s, <\/em>dit une voix masculine<em>, voil\u00e0 qu\u2019il faut d\u00e9j\u00e0 songer au d\u00e9part<\/em>. Certains rient doucement. Les autres consultent le document, \u00e9changent leurs projets, le rendez-vous d\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e avec Majhoud, venu, le plus discr\u00e8tement possible, proposer les blousons en cuir r\u00e9alis\u00e9s par son atelier, <em>good price, good price ! <\/em>c\u2019est ce qu\u2019il r\u00e9p\u00e8te toujours, et puis <em>ils travaillent tr\u00e8s vite ici<\/em>, t<em>u peux avoir ta veste ou ton blouson le lendemain soir de ta commande<\/em>, <em>je t\u2019assure, je t\u2019assure !<\/em> r\u00e9p\u00e8te une fille \u00e0 la bouche tr\u00e8s rouge. On sent son parfum jusqu\u2019ici, une fragrance un peu trop capiteuse. Son uniforme en est impr\u00e9gn\u00e9 et \u00e0 chacun de ses mouvements, lorsqu\u2019elle soul\u00e8ve la masse de ses cheveux noirs, l\u2019odeur nous parvient, alt\u00e9r\u00e9e, tourn\u00e9e \u00e0 l\u2019aigre m\u00e9l\u00e9e \u00e0 la sueur. L\u2019autre fille a un haussement d\u2019\u00e9paule, <em>ouais, je sais pas, je r\u00e9fl\u00e9chis<\/em>. Le bus a ralenti. Nous sommes presque \u00e0 l\u2019arr\u00eat, avan\u00e7ant par \u00e0-coups \u00e0 travers le flux dense de la circulation venue s\u2019agglom\u00e9rer en tas compact autour d\u2019une sortie d\u2019autoroute, peut-\u00eatre. Tout le monde s\u2019interrompt dans les conversations ou le sommeil, ceux qui connaissent bien le pays se sont, au contraire, le plus confortablement cal\u00e9s \u00e0 nouveau contre leur dossier et ont sorti bouchons d\u2019oreilles et masques\u00a0 de sommeil afin de poursuivre leur repos. Ils savent.\u00a0 <em>\u00c7a y est ! <\/em>Dit une voix d\u2019homme au fond du bus. <em>Eh, oui, c\u2019est comme \u00e7a<\/em>\u2026 <em>Je suis cre-v\u00e9e, c\u2019est quand qu\u2019on arrive ?<\/em> Dit une fille loin derri\u00e8re nous, en \u00e9clatant d\u2019un rire un peu hyst\u00e9rique. Les hommes qui ne l\u2019ont pas encore fait \u2014 c\u2019est en g\u00e9n\u00e9ral le premier geste \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e au bus \u2014 desserrent leur cravate, lib\u00e8rent le premier bouton du col. Ils ont l\u2019air de respirer mieux ainsi. Derri\u00e8re les vitres que chacun frotte avec sa manche ou un mouchoir de papier, ou avec ses doigts, de tous c\u00f4t\u00e9s, les regards scrutent \u00e0 travers la bu\u00e9e \u00e9tal\u00e9e, la mar\u00e9e de v\u00e9hicules agglom\u00e9r\u00e9s. On per\u00e7oit tr\u00e9s nettement les klaxons retentissants sans interruption, devant, derri\u00e8re, autour. Partout. Le chauffeur reste imperturbable, le regard concentr\u00e9 devant lui. Il poursuit toujours sa conversation avec son interlocuteur invisible. Sa bouche forme des mots, par saccades, apr\u00e8s de plus ou moins longs intervalles. Au dehors, et tout pr\u00e8s des roues, se faufile lentement une <em>Hindoustan Ambassador<\/em> \u2014 c\u2019est le nom que donne le copilote assis derri\u00e8re mon si\u00e8ge. <em>C\u2019est devenu tr\u00e8s rare, presque une voiture de collection, <\/em>explique t\u2019il<em>\u2026. J\u2019ai v\u00e9cu ici dans mon enfance et mon p\u00e8re en avait une ! \u2014 <\/em>On se retourne pour acquiescer, \u00e9tonn\u00e9s, on engage une discussion de quelques courtes phrases.<em> Ah ? Bon ?\u2026 Tu as v\u00e9cu ici ?\u2026 je ne savais pas \u2026<\/em>De l\u00e0 o\u00f9 je me trouve, seuls une  partie du toit de couleur vert pale, et une courte lame du pare-brise au joint noir sont visibles. La voiture continue d\u2019avancer \u00e0 une allure d\u2019escargot, alors que nous sommes \u00e0 l\u2019arr\u00eat, elle disparait bient\u00f4t, comme si le bus l\u2019avait aval\u00e9e. Dans l\u2019habitacle, tous les passagers sont maintenant bien \u00e9veill\u00e9s, certains enragent contre la circulation impossible du pays, la comparant, en relativisant ironiquement, \u00e0 la circulation parisienne et celle de sa banlieue aux heures de pointe, d\u2019autres ont calmement repris leurs conversations \u2014 \u00e9changes d\u2019adresses, de restaurants ou de lieux immanquables qu\u2019il faut avoir visit\u00e9 \u2014 d\u2019autres ont repris leur <em>scroll,<\/em> t\u00eate baiss\u00e9e sans se soucier de ce qui se passe autour d\u2019eux, de toutes fa\u00e7ons, ils n\u2019y peuvent rien ! B, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi est silencieuse. Les veines de son cou sont \u00e9trangement saillantes, elle masse sa nuque, tentant de chasser les premiers signes d\u2019une migraine d\u00e9butante. Bient\u00f4t la naus\u00e9e va arriver. Les vitres encore embu\u00e9es et brouill\u00e9es par le balayage des bras, les traces laiss\u00e9es par les doigts, les mouchoirs de papier sont tout \u00e0 coup sillonn\u00e9es de flashes de lumi\u00e8res blanche et rouge qui tournent et bousculent tout l\u2019espace, fouillant jusqu\u2019au fond des cerveaux, ajout\u00e9es au bruit de sir\u00e8nes hurlantes dans la confusion du dehors, frappant un peu plus la migraine, la fatigue du voyage, des stations debout, de l\u2019attente du but et du repos pour simplement se d\u00e9gourdir les jambes, aller aux toilettes. Maintenant diffract\u00e9es par les gouttes, les taches, r\u00e9percut\u00e9es par les dizaines de pare-brises, de vitres des autres v\u00e9hicules qui nous entourent, nous resserrant dans un \u00e9tau de plus en plus \u00e9troit de moteurs ronronnants, de gros engins nous frolant, de motos, de voitures, de v\u00e9hicules ind\u00e9finis. On devine, parce que tout pr\u00e8s, les flancs d\u2019un camion dans sa tentative t\u00eatue de vouloir s\u2019ins\u00e9rer \u00e0 toute force dans le flot, se rapprocher de plus en plus \u2014 comme si cela \u00e9tait possible ! \u2014 les t\u00f4les froiss\u00e9es et d\u00e9froiss\u00e9es dont il semble constitu\u00e9, les dessins color\u00e9s, verts, bleus et les mots trac\u00e9s en <em>Devanagari<\/em> \u00e0 la peinture rouge cern\u00e9e de blanc ont l\u2019air de se frotter lentement au flanc gauche du bus. \u00c0 travers la vitre arri\u00e8re de la cabine on devine deux silhouettes sombres sur le fond clair de l\u2019ovale du pare-brise, t\u00eates et torses c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, tr\u00e8s droits. Notre chauffeur fait maintenant avancer le bus \u00e0 toute force et par \u00e0-coups brusques d\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur et de coups de frein, sans se soucier du confort des passagers bouscul\u00e9s, ballott\u00e9s, devenus une seule masse de corps fatigu\u00e9s, d\u2019uniformes froiss\u00e9s, de pieds douloureux dans les chaussures trop chaudes. Les \u00ab\u00a0techniques\u00a0\u00bb se sont rapproch\u00e9s et \u00e9voquent le dernier <em>Bulletin de S\u00e9curit\u00e9 des Vols<\/em>, l\u2019un d\u2019eux a lanc\u00e9 la conversation sur cette histoire incroyable, relat\u00e9e par un coll\u00e8gue am\u00e9ricain\u2026 <em>une fois pos\u00e9s,\u00a0 juste avant le \u00ab\u00a0low fuel\u00a0\u00bb et\u2026 ce qu\u2019ils ne savaient pas encore\u2026avant les neuf heures de stand-by dans l\u2019avion !!<\/em> <em>eh, oui, le petit a\u00e9roport qui les avaient enfin accept\u00e9s \u00e9tait compl\u00e8tement satur\u00e9, d\u00e9bord\u00e9, par cet afflux inattendu d\u2019avions\u2026 L\u2019agitation autour d\u2019eux sur la piste, le d\u00e9sordre \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la cabine, apr\u00e8s les dix heures de vol. Les passagers abattus, affol\u00e9s par ce qui s\u2019inscrivait sur leurs t\u00e9l\u00e9phones portables \u2014\u00a0 la nouvelle du tsunami ! \u2014, les agressifs qu\u2019il avait fallu rassurer, faire asseoir, patienter, avant que l\u2019a\u00e9roport surcharg\u00e9 et d\u00e9pass\u00e9, leur fournisse enfin une passerelle pour le d\u00e9barquement. Les parlementaires avec l\u2019\u00e9quipage, l\u2019organisation des temps de repos de chacun. L\u2019eau rationn\u00e9e, les toilettes qui d\u00e9bordaient. Les h\u00f4tesses ont distribu\u00e9 ce qu\u2019il restait de biscuits, de bouteilles d\u2019eau.<\/em> <em>Le personnel de bord trop occup\u00e9 aupr\u00e8s des passagers \u2014 personne ne savait combien de temps, et en plus, le vol devait atterrir \u00e0 Tokyo et non pas l\u00e0 o\u00f9 ils se trouvaient maintenant \u2014 n\u2019avait m\u00eame pas le temps de venir jusqu\u2019au poste de pilotage. Les postes t\u00e9l\u00e9phoniques sonnaient parfois de longues minutes avant que quelqu\u2019un ne d\u00e9croche\u2026. Et puis l\u2019odeur de la cabine quand, apr\u00e8s les neuf heures d\u2019attente pour obtenir une passerelle \u2014 les passagers puis l\u2019\u00e9quipage ont enfin pu quitter l\u2019appareil.\u2026 <\/em>La lumi\u00e8re dans laquelle ils \u00e9taient tremp\u00e9s jusque l\u00e0 vient subitement de virer au gris, des phares s\u2019allument ajoutant encore \u00e0 l\u2019intensit\u00e9 des flashes blancs et rouges d\u2019une urgence qu\u2019ils ne parviennent pas \u00e0 identifer. Le dehors n\u2019est plus qu\u2019une bouillie grise, une mar\u00e9e de v\u00e9hicules et de pollution, un \u00e9norme g\u00e2teau d\u2019anniversaire rat\u00e9 et des girophares d\u2019ambulance en guise de bougies festives, venus au secours de convives-prisonniers. Quelqu\u2019un, une femme, pousse un cri aigu, bref. <em>Que se passe t\u2019il ?<\/em> Toutes les t\u00eates se tournent dans sa direction, toutes les t\u00eates maintenant \u00e9clair\u00e9es par les plafonniers r\u00e9pandant des lueurs bavantes et blanches, \u00e9crasant les t\u00eates, sculptant les visages couleur de terre. <em>Une vache ! \u2026. Je viens de voir passer une vache, \u00e9norme, enfin, \u00e9norme je ne sais pas, mais une vache, oui ! l\u00e0, tout pr\u00e8s !\u2026juste l\u00e0 ! C\u2019est impossible, sur l\u2019autoroute <\/em>?!!!\u2026 <em>Oui, c\u2019est bien une vache, tu n\u2019as pas r\u00eav\u00e9, <\/em>dit une autre voix f\u00e9minine<em>. Ici elles sont sacr\u00e9es, on en rencontre partout. <\/em>Le chauffeur, tout en continuant de faire avancer son v\u00e9hicule comme on jouerait des coudes dans la cohue, se tourne vers nous et dit \u2014 en fran\u00e7ais ! \u2014 <em>Tout est possible ici madame, vous \u00eates en Inde !<\/em><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e, les bagages et l\u2019\u00e9preuve toujours un peu tendue des formalit\u00e9s, on se retouve devant le bus, ou aux alentours. Ceux qui connaissent guidant ceux qui viennent pour la premi\u00e8re fois. Les fumeurs, impatients, sont partis en avant, les voici d\u00e9j\u00e0 tous regroup\u00e9s un peu \u00e0 l\u2019\u00e9cart. C\u2019est le moment de dire quelques mots \u00e0 chacun \u2014 il y <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/arrivee-a\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">Arriv\u00e9e \u00e0&#8230;<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":27,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1671],"tags":[],"class_list":["post-22775","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-personnages-3-foule"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22775","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/27"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22775"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22775\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22775"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22775"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}