{"id":25898,"date":"2020-02-28T09:35:28","date_gmt":"2020-02-28T08:35:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=25898"},"modified":"2020-03-13T07:26:35","modified_gmt":"2020-03-13T06:26:35","slug":"lecriture-ou-la-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/lecriture-ou-la-vie\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9criture ou la vie"},"content":{"rendered":"\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Dans un th\u00e9\u00e2tre, hiver 1995<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>C\u2019est une apr\u00e8s-midi d\u2019hiver dans un th\u00e9\u00e2tre de province. On a donn\u00e9 la pi\u00e8ce  \u00abViolences \u00e0 Vichy&nbsp;\u00bb. Dans le bar  &#8211; d\u00e9cor des ann\u00e9es soixante-dix, espace vide, carrelages au sol, tables nues de bistrot et souvenir d\u2019un rideau \u00e9carlate garnissant le comptoir en bois  &#8211;&nbsp;le metteur en sc\u00e8ne rencontre un groupe de lyc\u00e9ens.   <\/p>\n\n\n\n<p>Au milieu des ann\u00e9es quatre-vingt dix, la guerre en ex-Yougoslavie concentre toute l\u2019actualit\u00e9. Chaque soir, la cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision Arte diffuse  \u00ab&nbsp;Une minute pour Sarajevo&nbsp;\u00bb. Au Parlement europ\u00e9en, on voit Michel Piccoli s\u2019\u00e9riger, s&rsquo;indigner et crier, hurler sa honte pour Sarajevo.&nbsp; <\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes venus voir \u00ab\u00a0Violences \u00e0 Vichy\u00a0\u00bb parce que nous avons le projet de porter \u00e0 la sc\u00e8ne les textes de Charlotte Delbo qui fut d\u00e9port\u00e9e \u00e0 Auschwitz. De la pi\u00e8ce qui s\u2019est donn\u00e9e cet apr\u00e8s-midi-l\u00e0 dans le th\u00e9\u00e2tre de province, je n\u2019ai pas de souvenir pr\u00e9cis,&nbsp;si ce n\u2019est le rappel sonore d&rsquo;un acteur qui pronon\u00e7ait de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e  le nom de Philippe P et&nbsp;\u00e0 chaque fois, le P sonnait comme&nbsp; un pet ou un postillon se prolongeant en pp, un p\u00e9tard avort\u00e9, un son \u00e9touff\u00e9.  \u00ab\u00a0Violences \u00e0 Vichy\u00a0\u00bb \u00e9tait un texte politique important, \u00e0 l\u2019instar de ce qui se donnait au th\u00e9\u00e2tre au milieu des ann\u00e9es quatre-vingt dix. Il faisait \u00e9cho, \u00e0 la mani\u00e8re fran\u00e7aise, aux textes de Heiner M\u00fcller le dramaturge est-allemand \u00e0 l\u2019\u00e9criture elliptique, foudroyante. H\u00e9ritier de  Bertold Brecht, apr\u00e8s la Seconde guerre mondiale, M\u00fcller avait fait le choix de rester de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0 de l\u2019Allemagne, \u00e0 l\u2019Est. <\/p>\n\n\n\n<p>Un monde aujourd\u2019hui disparu.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette apr\u00e8s-midi l\u00e0, le metteur en sc\u00e8ne rencontre donc les lyc\u00e9ens et r\u00e9pond \u00e0 leurs questions.  On nous propose d&rsquo;assister \u00e0 leur discussion. Et tout \u00e0 coup, de mani\u00e8re impromptue, le metteur en sc\u00e8ne vient \u00e0 \u00e9voquer un livre paru il y a quelques semaines, et il insiste sur le titre : \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9criture ou la vie\u00a0\u00bb. Il parle de l&rsquo;auteur qui, jeune-homme de pas m\u00eame vingt ans fut d\u00e9port\u00e9 \u00e0 Buchenwald en septembre 1943. Il \u00e9voque le retour \u00e0 la vie, le retour \u00e0 Paris du jeune-homme&nbsp;alors \u00e2g\u00e9 d&rsquo;un peu plus de vingt ans. Il conte l\u2019extraordinaire explosion de vie qui saisit le jeune-homme lors de son retour \u00e0 Paris l\u2019\u00e9t\u00e9 1945, l\u2019intense sentiment de jeunesse qui s\u2019empara de lui. Il d\u00e9crit l&rsquo;\u00e9tourdissante sexualit\u00e9 de toute cette jeunesse qui sortait, dansait, faisait la f\u00eate toute la nuit dans l&rsquo;apr\u00e8s guerre et le dilemme dans lequel se trouva le jeune-homme lors de son retour&nbsp;car il voulait \u00e9crire sur ce qu\u2019il avait v\u00e9cu durant les trois ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 Buchenwald. Il voulait \u00e9crire mais il ne pouvait pas: <\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; J&rsquo;\u00e9touffais dans l&rsquo;air irrespirable de mes brouillons, chaque ligne \u00e9crite m&rsquo;enfon\u00e7ait la t\u00eate sous l&rsquo;eau comme si j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 nouveau dans la baignoire de la villa de la Gestapo \u00e0 Auxerre.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette apr\u00e8s-midi l\u00e0 dans un th\u00e9\u00e2tre de province, le metteur en sc\u00e8ne de \u00abViolences \u00e0 Vichy&nbsp;\u00bb, \u00e9voque l\u2019incident, mais c\u2019\u00e9tait plus qu\u2019un incident, c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 proprement parler un accident dans lequel le jeune-homme d\u00e9port\u00e9 \u00e0 Buchenwald, de retour \u00e0 Paris, avait  failli laisser sa vie. Un banal accident de train survenu le 5 ao\u00fbt 1945, la veille de l\u2019explosion d\u2019Hisroshima. Une chute&nbsp; insignifiante \u00e0 la descente d\u2019un train de banlieue, sur le ballast d\u2019une voie ferr\u00e9e. Un \u00e9vanouissement. Et comment , le jeune-homme comprit alors qu\u2019il lui faudrait  choisir entre l\u2019\u00e9criture ou la vie. Et que pour vivre il fallait oublier: <\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Mais je ne sortais pas du sommeil, je sortais du n\u00e9ant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>2. Buchenwald, ao\u00fbt 1995<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Allemagne de l\u2019Est n\u2019est plus depuis sept ann\u00e9es.&nbsp;Un pays disparu. Sept ann\u00e9es d\u2019effacement des fronti\u00e8res et de tout ce qui faisait la diff\u00e9rence entre les deux mondes. <\/p>\n\n\n\n<p>Et\u00e9 1995. Nous d\u00e9cidons de nous rendre \u00e0 Buchenwald. A Weimar et \u00e0 Buchenwald,  le sommet du raffinement litt\u00e9raire et la pointe la plus aig\u00fce de l\u2019horreur. Pour ce faire, nous entamons une travers\u00e9e en voiture de l\u2019ex-Allemagne de l\u2019Est. Chambres chez l\u2019habitant couvertes de moquettes d\u00e9fra\u00eechies o\u00f9 l\u2019on se r\u00e9veille le matin en toussant. Vieilles Trabant encore en usage, certaines d\u00e9j\u00e0 perdues au milieu des champs ou au bord des routes mais pas encore devenues objets de mus\u00e9e. Regards parfois soup\u00e7onneux de nos h\u00f4tes en r\u00e9ponse \u00e0 nos questions trop indiscr\u00e8tes sur leur vie d&rsquo;avant. Herbes sauvages au coin d\u2019une rue dont on imagine que bient\u00f4t elle sera lisse et refaite et que toute sauvagerie aura disparu. Grues gigantesques et toutes sortes d\u2019engins m\u00e9caniques monstrueux qui contribuent \u00e0  la reconstruction et \u00e0 l\u2019effacement. Parfois, au d\u00e9tour d\u2019un chemin de campagne, le surgissement de vastes cit\u00e9s au milieu des champs,&nbsp;avec des tours d\u2019immeubles tristes, encore habit\u00e9es, ou des barres moins \u00e9lev\u00e9es mais tout aussi tristes. A Dresde, la d\u00e9couverte d\u2019une ville \u00e9ventr\u00e9e dont les plaies sont rest\u00e9es b\u00e9antes depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, on se demande pourquoi et \u00e0 quelle fin, si ce n\u2019est de contraindre le souvenir,  avec, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la cath\u00e9drale de grands panneaux qui proposent de participer au financement de la reconstruction de l\u2019\u00e9difice. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous avions lu \u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9criture ou la vie&nbsp;\u00bb et nous voulions voir Weimar et Buchenwald, les deux. Voir ce qui restait du ch\u00eane de Goethe, puisque les Nazis avaient b\u00e2ti le camp de concentration sur l&rsquo;Ettersberg,  la colline plant\u00e9e d&rsquo;une for\u00eat o\u00f9 Goethe s&rsquo;\u00e9tait promen\u00e9 deux si\u00e8cles auparavant avec son ami Eckerman,  ballades qui avaient donn\u00e9 lieu aux fameuses \u00ab\u00a0Conversations avec Eckerman\u00a0\u00bb. Nous voulions voir ce qui restait de ce que l\u2019auteur avait d\u00e9crit dans son livre \u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9criture et la vie&nbsp;\u00bb ainsi que dans ses autres romans. C&rsquo;est la litt\u00e9rature, les livres et l&rsquo;\u00e9criture  qui nous menaient \u00e0 Buchenwald.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avions visit\u00e9 le camp &#8211; il m\u2019en reste peu de souvenirs qui se m\u00ealent aujourd\u2019hui \u00e0 toutes les images vues depuis, photographies ou films. De longs  baraquements de bois sur une place d\u00e9serte, un monument \u00e0 la gloire sovi\u00e9tique, la souche de l&rsquo;arbre de Goethe. C\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e9t\u00e9, mais tout \u00e9tait triste et vide. Nous avions visit\u00e9 le camp et aussi la maison de Schiller et j\u2019ai le souvenir de ces pi\u00e8ces en enfilade, d&rsquo;une perspective de pi\u00e8ces carr\u00e9es, rectangulaires, peintes dans des couleurs pastels comme dans certains tableaux du peintre danois Hammershoi<\/p>\n\n\n\n<p>Fin de journ\u00e9e , nous nous \u00e9tions retrouv\u00e9s sur la grand-place de Weimar. Ambiance d\u2019\u00e9t\u00e9, atmosph\u00e8re de festival, Buchenwald s\u2019\u00e9tait effac\u00e9, l\u2019Allemagne de l\u2019Est aussi. Nous nous retrouvions comme dans n\u2019importe quelle ville du Nord en \u00e9t\u00e9. Nous \u00e9tions entr\u00e9s dans la librairie sur la place de Weimar, nous avions err\u00e9 entre les livres et nous avions aper\u00e7u sur les tables la traduction allemande de \u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9criture ou la vie&nbsp;\u00bb. Au moment o\u00f9 nous sortions, tout \u00e0 coup je le vis, l\u2019auteur, avec sa chevelure blanche, sa crini\u00e8re blanche, son visage aux traits marqu\u00e9s, anguleux. Il \u00e9tait assis sur un banc  face  \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la librairie, une femme \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. Il avait le coude pos\u00e9 sur le dossier du banc, il devisait tranquillement avec la femme assise \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui. Les yeux pliss\u00e9s, vifs, le corps pr\u00eat \u00e0 bondir. Je m\u2019approchai alors de lui et  le remerciai:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; C\u2019est votre livre qui nous a conduits ici.<\/p>\n\n\n\n<p>Il me gratifia d&rsquo;un sourire et de sa voix rauque o\u00f9 tra\u00eenait un vague accent espagnol, il me remercia \u00e0 son tour.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/9\/9f\/Vilhelm_Hammersh%C3%B8i-_Die_vier_Zimmer%2C_1914.jpg\"><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>3. Paris, automne 2002<\/p>\n\n\n\n<p>Le temps avait pass\u00e9, plus que le temps, des ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Sept ans plus tard, je suis \u00e0 Paris avec un ami. Un week-end de novembre, un dimanche gris et pluvieux, la ville est triste et vide. Avec mon ami, nous d\u00e9cidons de traverser le quartier de Montparnasse o\u00f9 nous logeons, non loin de la rue de Vaugirard. Je raconte ce que l\u2019auteur a \u00e9crit \u00e0 propos de la rue de Vaugirard et de cette rencontre qu\u2019il fit peu avant sa d\u00e9portation avec une femme poursuivie:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 On aurait dit qu\u2019elle cherchait une r\u00e9ponse urgente \u00e0 quelque question, essentielle dans les yeux des passants.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle avait des cheveux noirs, elle avan\u00e7ait d\u2019une marche harass\u00e9e, elle adressait sa question muette aux passants qu\u2019elle croisait, elle lui avait demand\u00e9, et elle avait un accent slave, o\u00f9 \u00e9tait la Gare de Montparnasse. Il l\u2019avait accompagn\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 la porte d\u2019une maison amie o\u00f9 elle pourrait se reposer:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 J\u2019avais le coeur mort, le coeur, tout le reste. J\u2019\u00e9tais toute morte \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>Et comment des ann\u00e9es plus tard, \u00e0 la fin de la guerre, \u00e0 l\u2019issue d\u2019une nuit de f\u00eate sans sommeil, l\u2019auteur s\u2019\u00e9tait r\u00e9fugi\u00e9, \u00e0 l\u2019aube, dans le jardin d\u2019une maison amie et comment tout \u00e0 coup, \u00e0 l\u2019aube cette femme lui \u00e9tait r\u00e9apparue. Elle \u00e9tait allong\u00e9e sur un transat dans le jardin:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Elle \u00e9tait dans le jardin de la maison de Saint-Prix des ann\u00e9es apr\u00e8s le retour de ce voyage et j\u2019ai trouv\u00e9 tout naturel de la voir, subitement, dans le soleil frileux d\u2019un d\u00e9but de printemps.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il avait saisi son poignet blanc, avait retourn\u00e9 le bras, avait caress\u00e9 du doigt la peau fine et blanche, le num\u00e9ro tatou\u00e9 \u00e0 l\u2019encre bleue p\u00e2le:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Je me demandais, lui dis-je, si vous aviez fait, finalement, ce voyage.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dimanche gris de novembre, an marchant dans le quartier de Montparnasse, je raconte \u00e0 mon ami ce que l\u2019auteur a \u00e9crit \u00e0 propos des deux rencontres, l\u2019une au d\u00e9but de la guerre, l\u2019autre quand celle-ci fut finie. Je raconte aussi notre rencontre avec l\u2019auteur \u00e0 Weimar alors m\u00eame que son livre, \u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9criture et la vie&nbsp;\u00bb nous avait entra\u00een\u00e9s \u00e0 faire le voyage.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques heures plus tard, nous arrivons dans le quartier de Saint-Germain et nous entrons au Caf\u00e9 de Flore. Il est \u00e0 peu pr\u00e8s midi et le caf\u00e9 est bond\u00e9. Nous entrons tout mouill\u00e9s par la pluie fine de novembre et, au moment o\u00f9 nous faisons glisser bonnets et capuches, quand du regard je balaie la salle afin de rep\u00e9rer une table o\u00f9 nous pourrons nous asseoir, je l\u2019aper\u00e7ois, l\u2019auteur \u00e0 la chevelure en crini\u00e8re blanche. Il est assis avec quelques amis, ils s\u2019appr\u00eatent \u00e0 d\u00e9jeuner, ils devisent tranquillement, joyeusement. <\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 eux des verres emplis d\u2019une couleur dor\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un th\u00e9\u00e2tre, hiver 1995 C\u2019est une apr\u00e8s-midi d\u2019hiver dans un th\u00e9\u00e2tre de province. On a donn\u00e9 la pi\u00e8ce \u00abViolences \u00e0 Vichy&nbsp;\u00bb. Dans le bar &#8211; d\u00e9cor des ann\u00e9es soixante-dix, espace vide, carrelages au sol, tables nues de bistrot et souvenir d\u2019un rideau \u00e9carlate garnissant le comptoir en bois &#8211;&nbsp;le metteur en sc\u00e8ne rencontre un groupe de lyc\u00e9ens. Au milieu <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/lecriture-ou-la-vie\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">L&rsquo;\u00e9criture ou la vie<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":290,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1776],"tags":[],"class_list":["post-25898","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-personnage-5-rencontre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25898","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/290"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25898"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25898\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25898"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=25898"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=25898"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}