{"id":2655,"date":"2019-06-24T23:43:41","date_gmt":"2019-06-24T21:43:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=2655"},"modified":"2019-06-24T23:43:42","modified_gmt":"2019-06-24T21:43:42","slug":"accolades-bleues-et-un-trefle-noir-a-quatre-feuilles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/accolades-bleues-et-un-trefle-noir-a-quatre-feuilles\/","title":{"rendered":"Accolades bleues et un tr\u00e8fle noir \u00e0 quatre feuilles"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"200\" src=\"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Carrelage-bleu-200x200.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2673\" \/><figcaption>Carrelage accolades bleues et tr\u00e8fle noir \u00e0 4 feuilles<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 coup le carreau bleu de l\u2019interpeller, \u2013 tu vois, il faut que tu tentes\nl\u2019\u00e9criture de ce texte, de cette rem\u00e9moration \u00e9trange et tellement\nsignificative de sols, pour qu\u2019enfin tu parles de moi, pour qu\u2019enfin tu me\ndonnes la parole. J\u2019ai bien des choses \u00e0 dire, t\u00e9moigner. Oui, tu m\u2019avais rep\u00e9r\u00e9\nparce que j\u2019\u00e9tais branlant, diff\u00e9rent des autres, singulier. Tu vois, j\u2019\u00e9tais\nle seul \u00e0 bouger, les autres \u00e9taient fix\u00e9s, immuables, rigides. J\u2019observais\ntoutes les r\u00e9actions lorsqu\u2019un pied m\u2019effleurait\u2009; parfois je me vengeais en\nfaisant tr\u00e9bucher celui ou celle qui ne me revenait pas, au contraire lorsqu\u2019un\npied doux se posait avec d\u00e9licatesse, essayait de me stabiliser, je parvenais \u00e0\nreprendre ma place sans bruit, sans impatience et j\u2019attendais m\u00eame qu\u2019il\nrevienne. Mais il m\u2019arrivait aussi de souhaiter que certains d\u00e9barrassent le\nplancher\u2009! Le jour de la cire, avant No\u00ebl et au\nprintemps je poussais des soupirs d\u2019aise, de contentement lorsqu\u2019avec attention\net sensualit\u00e9 des chiffons doux et odorants de cire d\u2019abeille me parcouraient,\nme rendaient plus beau&nbsp;et soyeux. Je r\u00eave que les humains me fr\u00f4lent\n\u00e0 la mani\u00e8re des chats qui n\u2019ont pas l\u2019air d\u2019y toucher, mais qui pourtant en\nm\u2019effleurant parviennent \u00e0 exprimer tant de gr\u00e2ce, de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, de pr\u00e9sence. Je\nsuis une sorte de feuilletage de temps, de sons, de bruits, d\u2019odeurs, d\u2019images en puzzle, de coups de talons, d\u2019effleurements\nde pantoufles, je crie, je soupire, j\u2019avoue m\u00eame m\u2019\u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9 indiscret,\ntendre voyeur sous les jupes, j\u2019\u00e9tais t\u00e9moin sans en avoir l\u2019air des gestes et\ndes paroles, initiateur de parcours singuliers, t\u00e9moin silencieux, discret,\nparfois espi\u00e8gle ou vengeur. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce\nvieux carreau en ciment color\u00e9 (fort\nbavard aujourd\u2019hui) sur une\n\u00e9tag\u00e8re devant un livre, ignor\u00e9 depuis longtemps, vestige d\u2019une maison vendue,\nun rayon de soleil, une heure inhabituelle devant l\u2019ordinateur a raviv\u00e9 sa\npr\u00e9sence, elle le scrute aujourd\u2019hui, l\u2019\u00e9coute et une rem\u00e9moration sans fin\ns\u2019installe, va lui faire parcourir plusieurs lieux, jalons d\u2019une histoire\npersonnelle aux multiples d\u00e9m\u00e9nagements, une trentaine, elle va en retenir certains\n(elle ne sait combien encore) parmi les plus marquants et curieusement ils apparaissent tour \u00e0 tour\nsans ordre, d\u00e9filent, se contorsionnent comme si elle se trouvait dans un train\nsans grande vitesse favorisant une visibilit\u00e9 totale, et dont le trajet serait\ncurieusement une sorte d\u2019anneau de Moebius puisqu\u2019elle repasse parfois au m\u00eame\nendroit avec une humeur diff\u00e9rente tant\u00f4t il y fait jour, tant\u00f4t il y\nfait nuit, tant\u00f4t il y pleut ou il y fait grand soleil, parfois elle est \u00e0\nl\u2019int\u00e9rieur et c\u2019est s\u00fbr, elle voit le sol de l\u2019int\u00e9rieur, tant\u00f4t elle regarde le sol de\nl\u2019ext\u00e9rieur, sol, sol, la\nmusique est tout pr\u00e8s, comme une fugue de Bach, le son monte puis redescend, se\ncomplexifie selon des voix en canons, plusieurs personnes foulent le m\u00eame sol\nou bien elle le parcourt toute seule en y d\u00e9posant ses humeurs, ses r\u00eaves, elle\nsemble y prendre de la force ou y accentue sa vuln\u00e9rabilit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Se retrouver \u00e0 ras le sol, s\u2019en \u00e9loigner, y revenir,\nsurvoler\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et le carreau de poursuivre,\u2013 te souviens-tu du chemin du village au mas face \u00e0 l\u2019\u00e9tang de Thau, chemin de terre, aspir\u00e9e par le vent, mouill\u00e9e par les pluies, r\u00e9chauff\u00e9e ou br\u00fbl\u00e9e par le soleil, petits cailloux promontoires pour les fourmis vagabondes, herbes \u00e9parses fra\u00eechement coup\u00e9es, \u00e9l\u00e9ments organiques morts ou vivants, odeurs enivrantes l\u2019\u00e9t\u00e9, vineuses aux vendanges, chaque fois que tu revenais tu ramenais des d\u00e9bris d\u2019herbe coll\u00e9s \u00e0 tes semelles, que tu laissais tr\u00e8s souvent \u00e0 demeure, et je te l\u2019avoue cette cohabitation cr\u00e9ait pour moi un milieu moins aust\u00e8re, plus vivant, un jour m\u00eame une fourmi s\u2019\u00e9tait \u00e9chapp\u00e9e de ta sandale et ma foi, nous avons entam\u00e9 une discussion tous deux. Quant au rez-de-chauss\u00e9e de la maison vigneronne, je n\u2019ai jamais comme toi \u00e9t\u00e9 tent\u00e9 d\u2019y s\u00e9journer. La terre battue sombre presque noire, brillante, beurreuse par endroits lorsque l\u2019humidit\u00e9 se fait plus pr\u00e9gnante, l\u2019odeur de cave \u00e9quilibr\u00e9e, ensorceleuse, favorable \u00e0 la vinification, pratiqu\u00e9e ici m\u00eame autrefois, les meubles simples, une table, quatre chaises, un buffet, pos\u00e9s \u00e0 m\u00eame la terre, juste pour manger l\u2019\u00e9t\u00e9 dans une atmosph\u00e8re fraiche et odorante te convenaient tr\u00e8s bien, tu attendais m\u00eame ce moment chaque ann\u00e9e, l\u2019odeur du cheval et de l\u2019avoine t\u2019enchantait et tu l\u2019\u00e9voquais bien souvent l\u2019hiver pr\u00e8s de la chemin\u00e9e du premier \u00e9tage o\u00f9 je r\u00e9sidais\u00a0; la vie quotidienne, les f\u00eates de famille, les naissances et les morts, y animaient les couleurs diff\u00e9rentes des carrelages de ciment affect\u00e9s \u00e0 chaque pi\u00e8ce, dessins g\u00e9om\u00e9triques qui constituaient des labyrinthes, des marelles, des circuits automobiles, des promenades de landaux de poup\u00e9es, oui, moi j\u2019y avais le statut de carrelage descell\u00e9 \u2013 mais oui il s\u2019agit bien de moi actuellement sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re, je m\u2019autorise \u00e0 d\u00e9crire le motif qui d\u00e9finit ma personnalit\u00e9, mes couleurs\u00a0: quatre accolades bleues entourant un tr\u00e8fle noir \u00e0 quatre feuilles stylis\u00e9es \u2013, je suis s\u00fbr que tu entends encore les sons particuliers de mes petits basculements provoqu\u00e9s par le poids de la personne qui passait, au second le grenier o\u00f9 je n\u2019ai jamais fait qu\u2019un rapide s\u00e9jour lors de l\u2019entrep\u00f4t de mat\u00e9riels au moment de la pose du carrelage, une belle charpente avec des malles pos\u00e9es sur le sol de parefeuilles anciens, bruts et poussi\u00e9reux, des mobiliers d\u00e9pareill\u00e9s, des livres, des jouets\u2026 une petite ville imagin\u00e9e l\u00e0-haut \u00e0 ce qu\u2019il me semble. Et tout pr\u00e8s, face \u00e0 l\u2019\u00c9tang, le mas, avec ses acacias et ses pins. Tu aimais t\u2019y rendre. Un jour, tu as lu \u00e0 haute voix un petit texte que tu avais \u00e9crit, tu racontais avec \u00e9motion la magie de cette maison, l\u2019amour l\u00e0, au premier \u00e9tage atteint par un escalier \u00e9chelle, tu disais que le sol avait perdu tout sens de l\u2019orientation, que l\u2019ivresse \u00e9tait totale. Et tu d\u00e9crivais, la voix tremblante encore, le parquet de bois blanc, poussi\u00e9reux, sentant le thym accroch\u00e9 tout pr\u00e8s sur le mur blanc, l\u2019\u00e9treinte des corps et des esprits, les vibrations et le tournoiement du sol, l\u2019enveloppement des corps et des esprits par la nuit iod\u00e9e et lumineuse, leur voyage infini. Tu m\u2019as toujours emmen\u00e9 dans tes d\u00e9m\u00e9nagements, en me prot\u00e9geant dans une petite bo\u00eete de m\u00e9tal. Je pourrais dire que du coup je n\u2019ai pas vraiment vieilli, le teint a simplement un peu jauni. Ainsi j\u2019ai \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de ton installation \u00e0 Montpellier, o\u00f9 tu as v\u00e9cu dans un appartement modeste, au sol recouvert de linol\u00e9um, monochrome beige, brillant, sans joints, il ne pouvait me faire p\u00e2lir de jalousie, toutefois cela ne m\u2019emp\u00eacha pas d\u2019\u00eatre t\u00e9moin d\u2019une vie de famille harmonieuse, il y avait toujours un \u00e9cho de la rue, rue anim\u00e9e par les gitans qui vivaient, dansaient et chantaient quelques maisons plus loin, c\u2019\u00e9tait communicatif, tu y as esquiss\u00e9 devant une glace tes premiers pas de danse rythm\u00e9e, endiabl\u00e9e, et j\u2019\u00e9tais bien oblig\u00e9 de reconna\u00eetre qu\u2019il est plus facile de danser sur un linol\u00e9um que sur un carrelage ancien. Roubaix ensuite, Roubaix, avec la maison situ\u00e9e dans un quartier ouvrier, au sol gris, triste, brillant par endroits et refl\u00e9tant les mines m\u00e9lancoliques de ceux qui avaient quitt\u00e9 le Sud, une voisine inconnue bienveillante avait apport\u00e9 une soupe g\u00e9n\u00e9reuse pour les r\u00e9chauffer, la chaleur l\u00e9gendaire des gens du Nord, bien concr\u00e8te ce jour-l\u00e0. Le sol s\u2019\u00e9tait alors transform\u00e9, lui aussi avait pu se r\u00e9chauffer \u00e0 leurs yeux. Et moi je regardais tout cela du haut de mon \u00e9tag\u00e8re, rien ne m\u2019\u00e9chappait. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9 la visite contrast\u00e9e dans un h\u00f4tel particulier d\u2019un ami de captivit\u00e9 du p\u00e8re, l\u2019escalier grandiose, les tapis partout, les lustres de cristal, les parquets somptueux, mais sans chaleur. Des d\u00e9cors de vie sans vie \u00e0 ses yeux. Lorsque tu as racont\u00e9 cette visite \u00e0 un ami de passage, j\u2019\u00e9tais surpris mais tout de m\u00eame un peu curieux, j\u2019aurais bien aim\u00e9 voir moi aussi ce milieu inconnu, glisser sur les tapis, voir tout du haut de l\u2019escalier pour ressentir un vertige. Je sentais que tu regrettais les sols en carrelage de ciment color\u00e9, que tu t\u2019adaptais bien s\u00fbr et m\u00eame parfois te laissais s\u00e9duire par un parquet brillant. Mais tu me regardais toujours comme vieux t\u00e9moin et je percevais une lueur de nostalgie dans ton regard. Quelques ann\u00e9es plus tard, pr\u00e8s de Sommi\u00e8res, une maison dans une oliveraie, avec ses sols recouverts de parefeuilles brillants o\u00f9 se refl\u00e9taient par les grandes baies les oliviers, le grand tilleul et les oiseaux, tu te souviens de la huppe fasci\u00e9e qui tel un chef indien arbore des plumes en \u00e9ventail sur la t\u00eate et qui tous les jours faisait une apparition, l\u00e0 je sais que tu pensais pouvoir rester dans ce havre de paix, la vie en a fait autrement. Avant m\u00eame la d\u00e9cision du d\u00e9part,<a> <\/a>un jour que je n\u2019oublierai pas, le r\u00e9cit en a \u00e9t\u00e9 fait plusieurs fois tout pr\u00e8s de moi, tu as eu la sensation que le sol s\u2019\u00e9tait d\u00e9rob\u00e9 sous toi, que tu plongeais dans un trou noir profond qui t\u2019aspirait puis tu avais subi une amn\u00e9sie pendant douze heures, un ictus amn\u00e9sique, un bug mental sans explications ni s\u00e9quelles, mais il reste une question, quel voyage mental s\u2019est d\u00e9roul\u00e9\u2009? Au retour, d\u2019un pas lent et h\u00e9sitant tu regardais le sol avec insistance, le guettant, allait-il dispara\u00eetre encore\u2009? Il t\u2019apparaissait encore un peu mou, s\u2019\u00e9tirant sur la droite puis revenant \u00e0 sa forme initiale avant de reprendre ce mouvement, puis les pieds avaient ressenti un durcissement du sol, une restabilisation, le sol avait sembl\u00e9 retrouver ses marques, se figer, peu \u00e0 peu il avait repris sa forme g\u00e9om\u00e9trique, avait rempli les angles et r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un rectangle parfait. Oui, tu \u00e9tais bien revenue sur terre. Dans la gare du souvenir, je me souviens de quelques ann\u00e9es auparavant, \u00e0 Ch\u00e2tenay-Malabry, dans la Vall\u00e9e aux Loups, le sol \u00e9tait de verdure et flottait en \u00e9tage, tu avais ton bureau face \u00e0 la fen\u00eatre et une vue sur le parc de Chateaubriand qui emplissait tout, c\u2019\u00e9tait comme si les murs n\u2019existaient plus, la r\u00eaverie \u00e9tait constante, m\u00eame moi, bien plac\u00e9 sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re, je regardais constamment dehors. Aujourd\u2019hui nous sommes \u00e0 Nice, les sols en pierres marbri\u00e8res ne l\u2019\u00e9meuvent pas plus que moi, sol lisse, un peu pr\u00e9tentieux, je ne terminerai pas mes jours ici m\u2019a-t-elle dit tout en regardant un beau voilier prendre la mer. Et je sais que je l\u2019accompagnerai.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout \u00e0 coup le carreau bleu de l\u2019interpeller, \u2013 tu vois, il faut que tu tentes l\u2019\u00e9criture de ce texte, de cette rem\u00e9moration \u00e9trange et tellement significative de sols, pour qu\u2019enfin tu parles de moi, pour qu\u2019enfin tu me donnes la parole. J\u2019ai bien des choses \u00e0 dire, t\u00e9moigner. Oui, tu m\u2019avais rep\u00e9r\u00e9 parce que j\u2019\u00e9tais branlant, diff\u00e9rent des autres, <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/accolades-bleues-et-un-trefle-noir-a-quatre-feuilles\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">Accolades bleues et un tr\u00e8fle noir \u00e0 quatre feuilles<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":142,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[38],"tags":[],"class_list":["post-2655","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2019-01-une-phrase-des-sols"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2655","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/142"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2655"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2655\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2655"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2655"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2655"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}