{"id":30410,"date":"2021-05-06T21:45:42","date_gmt":"2021-05-06T19:45:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=30410"},"modified":"2025-02-01T08:14:08","modified_gmt":"2025-02-01T07:14:08","slug":"testard_baudelaire_1_2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/testard_baudelaire_1_2\/","title":{"rendered":"#baudelairebicentenaire #01 | ) ) ) ) )"},"content":{"rendered":"\n<p id=\"l_auto\">) L&rsquo;auto attend. Une auto attend. Elle dort dehors. Stationn\u00e9e. Mon auto dans ma rue. Est \u00e0 m&rsquo;attendre. L&rsquo;auto m&rsquo;attend. \u00c9gale \u00e0 elle-m\u00eame. Elle est l\u00e0 pour moi. M&rsquo;attendre. Dans l&rsquo;attente. Elle attend d&rsquo;\u00eatre d\u00e9marr\u00e9e. Est-ce d&rsquo;en avoir la jouissance ? Elle attend de me conduire. \u00c0 l&rsquo;aube. \u00c0 toute heure. Stationnement r\u00e9sidentiel. L&rsquo;auto est l\u00e0. L&rsquo;auto est toujours l\u00e0. Elle est sous mes fen\u00eatres. Elle est \u00e0 notre porte. Est si pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 ma porte que je pourrais, passant c\u00f4t\u00e9 passager, d&rsquo;une enjamb\u00e9e y prendre pied puis assise depuis la marche du seuil, sans toucher le sol de ma rue. Si le rev\u00eatement est emport\u00e9, si ma rue devient torrent. L&rsquo;auto se fait annexe. Mon auto est mon annexe. Attend d&rsquo;appareiller. Elle attend de d\u00e9marrer. Une auto veut d\u00e9marrer. Elle est l\u00e0 pour me conduire. Con\u00e7ue. Vendue. Sa blancheur est son influx. L&rsquo;auto est l&rsquo;aube. Sa couleur mon d\u00e9sinhibiteur. Elle est sous mes yeux. Elle est dans ma t\u00eate. Quasi je l&rsquo;ai sous la main, je veux dire, elle est en ma possession. Je la poss\u00e8de depuis des mois \u2014 je compte huit. Depuis huit mois je la laisse au seuil de la maison. Gare, on dit. Je la fais dormir dehors. Elle ne fait pas exception. Est assur\u00e9e. L&rsquo;auto a la condamnation centralis\u00e9e, rien de sp\u00e9cial \u2014 je le croyais. Sa couleur ? Passe-partout \u2014 et salissante. Et, oui : elle figure sur la liste noire des dix voitures les plus vol\u00e9es en France en 2020. Condamn\u00e9e centralement et je ne sais si c&rsquo;est au dehors ou au dedans. L&rsquo;auto est ce qui m&rsquo;attend.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"l_aube\">) Dehors commence l\u00e0. Sur le seuil. Un seuil ? Un fil. L&rsquo;auto est l&rsquo;aube. L&rsquo;aube vient. L&rsquo;aube n&rsquo;attend pas. L&rsquo;aube est en avance d&rsquo;une auto. Ou est-ce que l&rsquo;auto anticipe l&rsquo;aube ? La prend de vitesse ? L&rsquo;auto prend l&rsquo;aube de vitesse. Cela est sa force de persuasion, et d&rsquo;inertie. Sa blancheur est son appel, l&rsquo;appel de l&rsquo;auto dans le noir, dans la nuit, une insinuation. Ou p\u00e2leur. Est-elle une tache aveugle ? Est-elle sous mes paupi\u00e8res ou dans le blanc de mon \u0153il ? Je ne sais pas ce que je fais l\u00e0. Sans avoir fini ma nuit, sans d\u00e9marrer ma journ\u00e9e, entre parenth\u00e8ses. Dans la rue sans \u00eatre dans l&rsquo;auto, sans rentrer \u00e0 la maison, sans quitter en un instant la rue, fermer la porte derri\u00e8re moi. Que fais-je ? Sur un seuil. Le fil. C&rsquo;est l&rsquo;aube. C&rsquo;est l&rsquo;auto. L&rsquo;automobile. Pas l&rsquo;aube en personne : l&rsquo;aube en une forme, une auto. Elle est l&rsquo;aube en auto dans la nuit sans personne dans la rue. La rue vide, couloir d\u00e9sert permanent, o\u00f9 dehors commence, personne d&rsquo;autre que moi. Je me poste l\u00e0. Je stationne l\u00e0. L&rsquo;aube en quelqu&rsquo;un. Elle me montre quelle contenance avoir. Ma blanche auto, blafarde ou bien plut\u00f4t spectrale ? Quelle contenance dans la nuit. Ou quelle r\u00e9serve ? De quoi ? L&rsquo;aube en l&rsquo;auto. De l&rsquo;aube en auto. En l&rsquo;auto l&rsquo;aube attend de venir. Je ne sais pas ce que je dis. Elle est dans l&rsquo;attente de venir. Elle est mise en attente. Elle s&rsquo;attend \u00e0 venir. La blancheur de l&rsquo;aube. Le pays, la vie, laborieuse, \u00e9clateront au grand jour \u2014 elle, en retarde le moment.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"le_fil\">) Je me dis : cette aube, si elle me faisait seulement traverser le jour, je ne pensais pas aux suivants. \u2014 En temps normal je suis tout entier au jour qui vient. Comment un mois plus tard y suis-je encore ? C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui la m\u00eame aube qui me porte. Me conduit. Un fil d&rsquo;aube, j&rsquo;ai pens\u00e9, au fil de l&rsquo;aube, l&rsquo;aube sur un fil ou en auto, fil tir\u00e9 ou tendu ou flottant le long du jour, auto conduite, \u00e0 une conduite, \u00e0 une histoire. Il \u00e9tait un fil qui traverse les jours. L&rsquo;aube ? Je prends. Pas l&rsquo;auto. J&rsquo;ai travers\u00e9 les jours \u00e0 son bord, ou \u00e0 sa lueur. Je n&rsquo;ai plus quitt\u00e9 la parenth\u00e8se. Je ne conduis plus l&rsquo;auto : je l&rsquo;\u00e9cris. Elle est l\u00e0, en l&rsquo;auto c&rsquo;est l&rsquo;aube, qui stationne l\u00e0 pour me conduire. Me guider. J&rsquo;\u00e9cris : en dehors, tout au bord de l&rsquo;auto \u00eatre conduit \u00e0 bord de l&rsquo;aube. Elle a son point du jour au sein de la nuit qui est son effet. Elle fait nuit encore au milieu du jour et c&rsquo;est comme un fil, sa ligne, une ligne d&rsquo;\u00e9criture en noir ou sombre comme un tableau de bord, un int\u00e9rieur, vitrages teint\u00e9s. C&rsquo;est une aube qui est une auto. Je ne sais pas. Je l&rsquo;\u00e9cris. Son \u00e9criture est sa prolongation. L&rsquo;\u00e9criture est le prolongement de son effet. Je suis le fil. Qui suis-je ? Je n&rsquo;ai plus de mani\u00e8re d&rsquo;aller en auto autre que de flotter \u00e0 sa surface. M&rsquo;y suis pos\u00e9(e). L&rsquo;ai respir\u00e9e. Fait de la bu\u00e9e. Aur\u00e9ole de condensation. Mon inclusion. Moins dans l&rsquo;auto que dans les vitres de l&rsquo;auto, le jour. Dans la laque auto la nuit. La dame blanche appara\u00eet \u00e0 des hommes seuls dans leur v\u00e9hicule avant un virage ou un carrefour, g\u00e9n\u00e9ralement une jeune femme v\u00eatue de blanc, parfois un homme ou une femme \u00e2g\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"le_stop\">) Notre lotissement tourne dans les phares. D&rsquo;abord les pignons des maisons et les murs de cl\u00f4ture autour de nous sont parcourus de lueurs. Int\u00e9rieurement, comme spectralement, elles ne se laissent deviner que du coin, j&rsquo;allais dire du blanc de l&rsquo;\u0153il, avant que des ombres ne les pr\u00e9cisent, s&rsquo;y dessinent. Ombres d&rsquo;arbres, de poteaux, chemin\u00e9es, antennes, que les phares des autos de loin projettent, les autos qui foncent vers nous, le souffle sonore qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve de la route, qui grossit ne laisse plus planer aucune ambigu\u00eft\u00e9. Ce sont elles. Cela est leur heure. Chacune \u00e0 la sienne, la vie laborieuse qui passe, automobile. Le man\u00e8ge des maisons dans les navettes des autos, fant\u00f4me, est mis en branle. Elles ne font que passer, elles n&rsquo;arr\u00eatent pas. Ou bien si. C&rsquo;est au stop en bas, au bout de la rue o\u00f9 nous sommes, install\u00e9s ou \u00e9chou\u00e9s, le dernier stop avant les premiers feux. \u00c7a commence aujourd&rsquo;hui. Sa blancheur au milieu, entre.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"le_regard\">) M&rsquo;avanc\u00e9-je ? Le visage est comme r\u00e9tro\u00e9clair\u00e9, l&rsquo;effet de l&rsquo;\u00e9cran du tableau de bord. \u00c0 cet instant il indique 0. Le temps de marquer l&rsquo;arr\u00eat, contr\u00f4le visuel \u00e0 droite, c&rsquo;est en cette seconde que je capte son regard. Pas plus de vingt pas \u00e0 faire, d\u00e9j\u00e0 je suis sur l&rsquo;appui de fen\u00eatre, les doigts dans le larmier. Le fond de la rue est noir comme la nuit. Il ne vient personne. Il n&rsquo;y a personne. Sauf le stationnement r\u00e9sidentiel d&rsquo;une Renault Clio 4 blanche. C&rsquo;est \u00e0 ses yeux que les yeux vont, \u00e0 la fois \u00e9teints et ouverts, yeux de chat, \u00e0 son museau blanc. Dehors commence l\u00e0. Toujours la m\u00eame. Stationn\u00e9e comme braqu\u00e9e \u2014 vous ne pouvez pas la manquer. Sa blancheur seulement bondit \u2014 et frappe. Je ne confonds pas sa blancheur et l&rsquo;auto. Je double, je me rabats. Sa blancheur est un r\u00eave d&rsquo;auto. Son stationnement son surgissement : elle est au coin de la rue. Moi juste derri\u00e8re. \u00c0 partir de l\u00e0, je n&rsquo;ai plus \u00e0 la conduire mais seulement comme la vie ou la France, \u00e0 la r\u00eaver je veux dire \u00e0 l&rsquo;\u00e9crire. Qu&rsquo;est-ce que cette histoire ? Est-ce que je vais jusqu&rsquo;\u00e0 la bande blanche, \u00e0 la rejoindre ? <\/p>\n\n\n\n<p id=\"le_plongeon\">) Il faut imaginer les gens se rendant au travail, dans leur automobilit\u00e9. Pris dedans. Il faut les voir avant l&rsquo;aube. Les entendre. La route crie sous les roues, tout le monde le sait, toute la vall\u00e9e, le lotissement. Et qu&rsquo;elle crie mouill\u00e9e plus fort encore. C&rsquo;est \u00e9norme, atmosph\u00e9rique ce que la route conduit le son et crie. Il faut \u00eatre dehors. L&rsquo;auto-radio l\u00e0-dedans. Isol\u00e9ment. On peut se croire en dehors de tout en auto. Glisser. L&rsquo;automobile suit sa pente, est un plongeon. P\u00e9n\u00e9tration. On peut se croire p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 de tout en auto, on a mis les infos. On peut se tromper, ou s&rsquo;illusionner. On peut \u00eatre abus\u00e9. Halluciner. Avancerai-je, irai-je dans les phares ? Attention aux hommes en jaune. Dehors commence l\u00e0, le danger. \u00c0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de leur balayage, \u00e0 la limite des c\u00f4nes qu&rsquo;ils dessinent ? Ou le long d&rsquo;eux comme sur un fil ? M&rsquo;y tiendrai-je ? <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p id=\"la_dame\">) Je passe.\u00a0D&rsquo;une aube dans une auto \u00e0 la dame blanche, de la dame blanche \u00e0 l&rsquo;auto-stoppeuse fant\u00f4me, d&rsquo;une auto-stoppeuse fant\u00f4me aux hommes en jaune, d&rsquo;Attention aux hommes en jaune aux Gilets jaunes, aux premiers de corv\u00e9e, aux soutiers de la croissance, il y a un fil, je passe. De laque en auto, d&rsquo;auto en aube, d&rsquo;aube en blancheur, en dame blanche. De dame blanche en homme en jaune. De dames blanches en auto-stoppeuses fant\u00f4mes, en hommes seuls au volant, de l&rsquo;auto \u00e0 l&rsquo;accotement, en gilet jaune. En gyrophares, <a href=\"\/ateliers\/testard_roman_maison_6_2\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><span style=\"text-decoration: underline\">je passe<\/span><\/a>. Je pense aux patrouilleurs autoroutiers, aux ripeurs, aux caristes, aux vigiles. Aux voisins. Agents d&rsquo;entretien, de maintenance, chauffeurs-livreurs, magasiniers. Op\u00e9rateurs de production. Aux infirmi\u00e8res, brancardiers, aides-soignantes. Au fil de l&rsquo;aube ou de l&rsquo;\u00e9criture j&rsquo;ai pens\u00e9 : traverser les jours avec des histoires. Traverser la vie avec une histoire. La vie ou la France. Florence Aubenas. Joseph Ponthus. Eachers, stowers, pickers, packers. Aux autres, aux autres. De la bande blanche aux travailleurs de l&rsquo;aube\u2026 De notre stop \u00e0 la France des ronds-points\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Chantal Mazet, je pense \u00e0 vous.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"960\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/210506_Kappa_0026.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-30444\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/210506_Kappa_0026.jpg 720w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/210506_Kappa_0026-315x420.jpg 315w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em><span class=\"has-inline-color has-medium-gray-color\">C. Leonardi &amp; F. Stagi, Kappa, table basse, 1970<\/span><\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_communiantes\">) <a href=\"\/ateliers\/testard_baudelaire_1_2\/#l_aube\"><span style=\"text-decoration: underline\">L&rsquo;auto est l&rsquo;aube.<\/span><\/a> L&rsquo;auto \u00e0 la place de l&rsquo;aube. L&rsquo;auto joue l&rsquo;aube. Dans le r\u00f4le de l&rsquo;aube, l&rsquo;auto. L&rsquo;auto en guise d&rsquo;aube. L&rsquo;auto pour aube. Prendre l&rsquo;auto pour l&rsquo;aube.<br>) L&rsquo;auto anticipe l&rsquo;aube. L&rsquo;auto devance l&rsquo;aube. L&rsquo;auto avant l&rsquo;aube. D&rsquo;abord. \u00c0 la place de l&rsquo;aube. L&rsquo;auto vient pour l&rsquo;aube. Substitut de l&rsquo;aube. Double. L&rsquo;auto plus vite que l&rsquo;aube. L&rsquo;auto prend l&rsquo;aube en stop. Une aube.<br>  Communiantes<br>) L&rsquo;auto communique l&rsquo;aube. Diffuse. Transporte. V\u00e9hicule. L&rsquo;auto emporte l&rsquo;aube. Enl\u00e8ve. L&rsquo;aube en l&rsquo;auto. Contient. Une auto contient une aube. Rec\u00e8le.<br>) L&rsquo;auto fonce dans l&rsquo;aube. L&rsquo;auto entra\u00eene l&rsquo;aube. Aube tra\u00een\u00e9e d&rsquo;auto. L&rsquo;aube dans le sillage de l&rsquo;auto. \u00c0 l&rsquo;aube, l&rsquo;auto. Dans l&rsquo;auto l&rsquo;aube. L&rsquo;auto, mobile. Le jour vient en auto.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_mots\">( <em><a href=\"\/ateliers\/testard_baudelaire_1_2\/#la_dame\"><span style=\"text-decoration: underline\">Les mots arrivent plus vite que les faits.<\/span><\/a> Les mots vont vite. Les mots vont plus loin que les faits. D\u00e9bordent. Les mots d\u00e9passent la pens\u00e9e, les faits, les mots les doublent, les entra\u00eenent. Provoquent. La pens\u00e9e d\u00e9borde en mots. Des d\u00e9rapages. Distance de freinage accrue = Danger accru. Entra\u00eenent des accidents. Risque de mort violente accrue. Violence accrue, les mots sur leur lanc\u00e9e. Un choc est une acc\u00e9l\u00e9ration. Mots lanc\u00e9s sans les penser. Projectiles. Les peser. Sans viser. Qui que ce soit. Sans tact. Les laisser sonner. Assommer. Sans y regarder. Sans savoir o\u00f9 ils tombent. Dans l&rsquo;aveuglement. Les retomb\u00e9es. Les mots frappent. Les mots tuent. Un seul mot. Un dernier. De la fin.<\/em><br>  <em>Nom de la fin<\/em><br>( <em>Les mots n&rsquo;ont pas de nom. Ont tous les noms, en ont mille. Les mots vont sans nom, en nombre, sans adresse. Sans aveu. Sans feu ni lieu. Sans foi, ni loi. Les mots aux abois \u2014 les mots sont des chiens. Sans toit, les mots sont des migrants. Migrations comme tout le monde.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dehors commence l\u00e0. L&rsquo;auto est ce qui m&rsquo;attend. Irai-je dans les phares ? <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/testard_baudelaire_1_2\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#baudelairebicentenaire #01 | ) ) ) ) )<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":334,"featured_media":30444,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2017],"class_list":["post-30410","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-atelier","tag-bicentenaire-baudelaire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30410","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/334"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30410"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30410\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":178965,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30410\/revisions\/178965"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/30444"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30410"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30410"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30410"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}