{"id":36917,"date":"2021-07-08T18:37:36","date_gmt":"2021-07-08T16:37:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=36917"},"modified":"2021-07-16T18:09:30","modified_gmt":"2021-07-16T16:09:30","slug":"transhumance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/transhumance\/","title":{"rendered":"#L3 |\u00a0Transhumance"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"810\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Italie-debut-20e.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-36919\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Italie-debut-20e.jpg 810w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Italie-debut-20e-332x420.jpg 332w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Italie-debut-20e-768x971.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 810px) 100vw, 810px\" \/><figcaption>Photo X<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>ils se sont lev\u00e9s t\u00f4ts dans la nuit pour l\u2019annuelle transhumance, le retour vers la terre familiale, celle qui ne les a pas nourris mais qui r\u00e9sonne toujours en eux, malgr\u00e9 tout, le rituel de l\u2019\u00e9t\u00e9, le pays, l\u2019arriv\u00e9e, enfin, comme point final de la route qui s\u2019arr\u00eate et c\u2019est pas trop t\u00f4t, le village est le dernier, un vrai trou, comme derni\u00e8re est la maison encore invisible, muette encore, il fait chaud, il fait soif, tandis que se pr\u00e9pare la rencontre avec les cousins, les mains des deux vieux triturent d\u00e9j\u00e0 le chapelet des histoires \u00e0 raconter depuis la derni\u00e8re fois, elle en a assez de venir ici, pass\u00e9e la source, elle n\u2019en peut plus de ces travers\u00e9es, les embarquer dans la 2CV, armes et bagages, \u00e0 quatre heures du matin, \u00e0 la fraiche, puis partir \u00e0 l\u2019assaut du Mont-Cenis, en esp\u00e9rant qu\u2019elle tiendra le coup, \u00e7a la cr\u00e8ve ces voyages, depuis qu\u2019elle a cette voiture, elle n\u2019a servi qu\u2019\u00e0 venir, chaque week-end, les visiter, les voir, eux et la gamine, et puis rien d\u2019autre \u00e0 faire que de s\u2019engueuler au bout du compte, ne comprennent rien, ou les trimbaler jusqu\u2019ici, la maison, son ombre, les avalera tout entier encore une fois, quelle chaleur apr\u00e8s la glaci\u00e8re du col, tandis qu\u2019au dehors, la for\u00eat, comme s\u2019il n\u2019y avait qu\u2019elle pour les conduire jusqu\u2019ici, la source continueront d\u2019emm\u00ealer leurs paroles de feuilles et d\u2019eau, le chemin est l\u00e0, c\u2019est toujours la m\u00eame chose, la m\u00eame chanson, sous le berceau des arbres et les pieds, allumer une cigarette, aspirer une longue goul\u00e9e, encore chauss\u00e9e de talons toujours trop hauts, les pieds se tordront, c\u2019est ridicule, pourquoi a t\u2019elle mis ses chaussures, pr\u00e9cis\u00e9ment aujourd\u2019hui, elle n\u2019a pas eu le temps de pr\u00e9parer correctement ses bagages, sur les cailloux et les corps, en \u00e9quilibre, elle ne se sent pas la bienvenue ici, recevront les embrassades des cousins on les entendra bient\u00f4t et longtemps avant de les voir, une divorc\u00e9e, \u00e0 croire qu\u2019ils n\u2019ont jamais vu \u00e7a, avec une enfant, par le froissement des branches auxquelles ils se retiennent dans la descente, ils ne savent pas comment s\u2019adresser \u00e0 elle, leurs cavalcades, leurs regards sont diff\u00e9rents d\u00e8s qu\u2019ils se posent sur elle, les chocs r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de leurs sabots sur les pierres, l\u2019aboiement des chiens, elle repart demain, de \u00e7a elle en est s\u00fbre, qu\u2019une seule parole saura faire taire <em>Chitou<\/em>\u2019 et leurs museaux ti\u00e9des fouilleront leurs mains, elle r\u00e9prime un mouvement de retrait, \u00e7a sent la b\u00eate et l\u2019homme aux champs&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>odeur de l\u2019air chaud, du foin<\/em>, <em>odeur de sueurs des cousins, leurs peaux cuivr\u00e9es de paysans portent en clair, les marques de leurs v\u00eatements<\/em>, <em>odeur de la maison encaustique, chemin\u00e9e \u00e9teinte, et toutes vos cigarettes,&nbsp;odeur froide de l\u2019eau de la source et son trajet de petite pierre jet\u00e9e dans tout le corps,&nbsp;odeur des pivoines rouges \u00e9m\u00e9ch\u00e9es sous la pluie, poivre tr\u00e8s l\u00e9ger,&nbsp;odeur de lait, de fourrure ti\u00e8de des chatons,&nbsp;odeur de la vitre froide<\/em>, <em>odeur du caf\u00e9 r\u00e9chauff\u00e9 dans la casserole en fer brulant<\/em>, <em>odeur du linge crisp\u00e9 de gel l\u2019hiver<\/em>, <em>odeur des ch\u00e2taignes mises \u00e0 cuire \u00e0 m\u00eame la fonte du po\u00eale<\/em>, <em>tu r\u00eaves de croquer \u00e0 m\u00eame la tablette de chocolat comme sur la r\u00e9clame<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>on est arriv\u00e9s, il le voit, \u00e0 travers les arbres, qu\u2019il faudra bien encore faucher dans la pente, on est arriv\u00e9s, c\u2019est long cette route pour quelqu\u2019un comme lui qui n\u2019a pas l\u2019habitude de rester assis, et sans rien faire, c\u2019est long il a fait chaud, puis froid puis chaud encore et elle n\u2019a rien dit, absorb\u00e9e qu\u2019elle \u00e9tait par la route, c\u2019est fatigant, il comprend bien, mais elle pourrait avoir une parole de temps en temps, il a l\u2019impression qu\u2019elle est toujours en col\u00e8re, tout comme sa m\u00e8re, sa fille, avant de les quitter, de les planter l\u00e0, et se remarier, dans les pr\u00e9s tout autour de la maison, l\u2019envie est forte d\u2019allumer un cigare, se remarier, de veuve qu\u2019elle \u00e9tait, la pauvre, si jeune, enfin, c\u2019est la vie, \u00e7a arrive, retourner les foins pour qu\u2019ils s\u00e9chent, rien qu\u2019une bouff\u00e9e, avec un am\u00e9ricain, prier dieu ou diable que la pluie ne vienne pas tout ruiner, les mettre en tas, boire un verre, rien qu\u2019un, et les petites tout autour, courant ramasser ce qui reste de foin oubli\u00e9 et puis, dans les grandes toiles, les quatre coins embrass\u00e9s dans un gros neud, en faire tenir le plus possible, le plus vite possible, avant que le vent d\u2019orage n\u2019en \u00e9parpille la moiti\u00e9 et que la pluie le g\u00e2te, se h\u00e2ter de tout remonter \u00e0 dos d\u2019homme et de femme, comme des b\u00eates et puis, \u00e0 la fin du mois, il faudra repartir vers l\u2019usine, les haut-fourneaux, tandis qu\u2019elle en Am\u00e9rique<\/p>\n\n\n\n<p><em>odeur de la maison, poussi\u00e8re, lavande et pierre, pommes s\u00e9ch\u00e9es et naphtaline, foin sec,&nbsp;<\/em> <em>odeur de l\u2019\u00e9t\u00e9 sur la peau cuite et sal\u00e9e,&nbsp;odeur des vaches, herbe brout\u00e9e, bouse, \u00e9table chaude et lait,&nbsp;odeur de la petite ardoise, celle de l\u2019\u00e9ponge sale et un peu moisie, rang\u00e9e humide dans sa boite de plastique \u00e9toil\u00e9 jaune soleil, odeur et cri de la craie sur le tableau<\/em>, <em>tu voyages dans les miroirs, les galaxies de poussi\u00e8re et les boutons de verre des portes,<\/em> <em>tu crois qu\u2019un poisson vit au fond de l\u2019\u00e9vier, tu vois son oeil battre blanc, noir au fond de la bonde<\/em>, <em>odeur du plat de terre jaune, dans ses veines grises, beurre, lait, fromage et ail, une pointe de muscade,&nbsp;odeur des mains de Mam\u00e9, lessive, savon<\/em>, <em>odeur de petit cadavre fade de la viande donn\u00e9e aux chats, qui les rend fous d\u2019envie<\/em>, <em>odeur des cartes parfum\u00e9es, rose, f\u00eate des m\u00e8res, paillettes crissantes au fond de l\u2019enveloppe,&nbsp;odeur de b\u00eate tendre, for\u00eat, foin sec, terre et poussi\u00e8re, grain et poulet cuit, laine, le chien<\/em>, <em>enfant superflue, tu les rassasies<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>quittant la pi\u00e8ce au milieu des galaxies de poussi\u00e8re qu\u2019elle soul\u00e8ve, et puis elle travaille, la pauvre, on sait bien, lundi elle doit \u00eatre de retour au bureau, elle n\u2019a pas dit un mot de tout le voyage, elle est fatigu\u00e9e, nous quittant tous, elle fera s\u2019envoler une derni\u00e8re fois le rideau, quel bordel, ce trou perdu ! qu\u2019est-ce qu\u2019on peut se faire suer ! c\u2019est ce qu\u2019elle dira, tenir un rateau, c\u2019est pas son genre, lire, \u00e7a oui, elle y passe des heures, alors que quand elle \u00e9tait petite, qu\u2019est-ce qu\u2019elle pouvait s\u2019amuser ici, elle n\u2019a pas eu de chance, cette enfant, maintenant, elle ne tient pas en place, un morceau de ciel, la branche d\u2019un arbre, elle reviendra courb\u00e9e, charriant son ombre jusque sous le porche, avec, dans ses mains, le ciel en \u00e9quilibre renvers\u00e9 dans la cuvette et des \u00e9toiles s\u2019ouvriront sur la terre noire, et des petits lacs gicleront sur les pav\u00e9s du porche, tra\u00e7ant son chemin de la source \u00e0 la cuisine, elle fera encore une remarque sur le manque de confort, sur la fa\u00e7on qu\u2019on a de vivre ici, elle fera sa toilette rapidement et on lui dira au revoir, on sait, on va encore l\u2019agacer, en lui disant fais attention, ses yeux se l\u00e8veront vers le ciel, enfin, le plafond, elle verra les mouches autour de la lampe, il fera chaud, un peu trop chaud parce que c\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9 et qu\u2019ici pour la cuisine, pour cuire, on n\u2019a rien d\u2019autre que le po\u00eale \u00e0 bois, faut bien manger ? elle ne r\u00e9pondra rien et s\u2019avancera pour nous embrasser sur la joue, son grand-p\u00e8re, puis la petite, pourvu qu\u2019elle ne se mette pas \u00e0 pleurer cette ann\u00e9e, des heures \u00e7a dure des heures, oui, c\u2019est difficile pour elle, des heures \u00e7a prend pour la consoler cette enfant de voir partir sa m\u00e8re, tandis qu\u2019elle, elle se voit claquer une derni\u00e8re fois la porte sur ses talons et ses talons claqueront de plus en plus faiblement \u00e0 mesure que l\u2019avalera l\u2019escalier, et seule, elle rejoindrait la 2CV&nbsp;prononcer son nom fait peur, se signer au nom du p\u00e8re, du fils et\u2026 dans son nom battent de lourdes plumes, <em>la v\u00f4lp\u2019<\/em> vient la nuit et quand elle \u00e9tait jeune avec sa s\u0153ur et son fr\u00e8re, ils \u00e9taient si pauvres qu\u2019ils allaient voler le ma\u00efs, oui, jamais personne ne l\u2019entend et m\u00eame les chiens n\u2019aboient pas, ses v\u00eatements, toute en noir, toujours, qu\u2019elle ne porte que le dimanche, repass\u00e9s, pour le voyage et le quinze ao\u00fbt au village, le pain est m\u00eame coup\u00e9 la veille, \u00e0 la fin des repas, son assiette h\u00e9riss\u00e9e de toutes leurs fourchettes, \u00e7a vous fait rire, vous riez, riez, mais vous n\u2019avez jamais eu faim, heureusement, vous ne savez pas ce que c\u2019est que d\u2019avoir faim, je n\u2019aimerais pas, non, revenir \u00e0 ma jeunesse, \u00e7a non, c\u2019\u00e9tait bien trop p\u00e9nible, c\u2019est p\u00e9nible, la vie, quand ma s\u0153ur est morte de la grippe espagnole, c\u2019\u00e9tait affreux, et on n\u2019avait rien \u00e0 manger, le p\u00e8re \u00e9tait parti, on lui disait toujours vous au p\u00e8re, \u00e0 notre m\u00e8re, non, mais elle \u00e9tait seule \u00e0 \u00e9lever trois enfants, c\u2019\u00e9tait la guerre, quand on fait \u00e9clater deux anneaux au col de la bouteille, je te dis que tu auras une lettre, un anneau, c\u2019est une visite, une pastille ? c\u2019est un mot qui sent la menthe, il claque contre les dents, la blanche c\u2019est la lune, la lune quand elle est pleine, on y voit ses yeux, sa bouche, en ombres grises dans le sucre, la lune fond sur ma langue, jusqu\u2019\u00e0 disparaitre, comme vue dans le ciel en plein jour<\/p>\n\n\n\n<p><em>odeur de lavande, odeur de savon des mains rugueuses qui savent raconter des histoires, rafistoler l\u2019ours en peluche, tirer les cartes, \u00e9loigner les cauchemars et tordre le cou aux lapins<\/em>, <em>odeur du tissu neuf des tabliers noirs, odeur de savon et de chagrins d\u2019enfant consol\u00e9s<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>tu es toujours malade en voiture, tu voyages toujours \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, tu attends d\u2019avoir l\u2019\u00e2ge de faire le trajet \u00e0 l\u2019avant, et dans notre arbre, le grand cerisier qui retient le ciel, tu crois que les oiseaux y parlent aussi, tout comme nous, le patois ? au milieu de la soucoupe ronde de son ombre de midi, il porte tous tes voyages, suspendue, la bouche grande ouverte \u00e0 mordre, \u00e0 avaler tout le bleu, puis la sieste suivra son ombre, tirant les couvertures cousues de brins de paille, vous quitterez un ilot d\u2019herbe alourdie de vos corps, le nez rempli de l\u2019humide de la terre et son ch\u00e2le sur tes yeux filtre, aux travers des mailles, mille petits soleils, tu le sais d\u00e9j\u00e0, avant m\u00eame d\u2019\u00eatre arriv\u00e9e jusque l\u00e0-haut, tu en as d\u00e9j\u00e0 le d\u00e9go\u00fbt et tes l\u00e8vres refuseront d\u2019abord le bol \u00e9br\u00e9ch\u00e9 et sale, les mouches, la lumi\u00e8re pure descendue dans ta gorge jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9c\u0153urement avec encore des brins d\u2019herbe qui surnagent tandis que tes pieds se plantent dans le crott\u00e9 de l\u2019\u00e9table, tu traineras en partant l\u2019odeur des b\u00eates dans tes mains, c\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ils se sont lev\u00e9s t\u00f4ts dans la nuit pour l\u2019annuelle transhumance, le retour vers la terre familiale, celle qui ne les a pas nourris mais qui r\u00e9sonne toujours en eux, malgr\u00e9 tout, le rituel de l\u2019\u00e9t\u00e9, le pays, l\u2019arriv\u00e9e, enfin, comme point final de la route qui s\u2019arr\u00eate et c\u2019est pas trop t\u00f4t, le village est le dernier, un vrai <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/transhumance\/\">Continuer la lecture<span 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