{"id":38094,"date":"2021-07-13T18:41:11","date_gmt":"2021-07-13T16:41:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=38094"},"modified":"2021-08-04T12:59:41","modified_gmt":"2021-08-04T10:59:41","slug":"l3-toutes-les-formes-de-leau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l3-toutes-les-formes-de-leau\/","title":{"rendered":"#L3 Toutes les formes de l&rsquo;eau"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"376\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/home-design.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-38525\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/home-design.jpg 640w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/home-design-420x247.jpg 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><figcaption>STOCKHOLM, SWEDEN &#8211; APRIL 26: Mosaic of a Mermaid at Millesgarden in inspiration of ancient Pompeji mosaics. April 26, 2015 in Stockholm, Sweden. Home and exhibition place of Carl Milles (1875-1955).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui \u00e0 notre \u00e9tape \u00e0 l\u2019oasis de Skoura s\u2019est produit quelque chose d\u2019inhabituel. Nous avons tous couru vers l\u2019eau et tandis que les dromadaires buvaient tout leur so\u00fbl, nous nous sommes baign\u00e9s \u00e0 la tomb\u00e9e du jour dans une liesse et une fraternit\u00e9 difficilement concevable pour qui conna\u00eet la routine tr\u00e8s r\u00e9gl\u00e9e de la caravane. Comme je remontais vers le bivouac, apais\u00e9 et affam\u00e9, j\u2019ai trouv\u00e9 notre grand monstre prostr\u00e9 au pied d\u2019un palmier, la t\u00eate dans ses mains. \u00c0 mes questions inqui\u00e8tes, il a fait une r\u00e9ponse \u00e9trangement\u2026 normale&nbsp;: tout irait bien, quelque chose qu\u2019il avait mang\u00e9\u2026 Mais cependant son \u0153il \u00e9tait fou de terreur. Je suis all\u00e9 chercher ma trousse. Il n\u2019avait pas boug\u00e9. Je lui ai fait peur en arrivant dans son dos&nbsp;: ses mains lui bouchaient les oreilles. J\u2019\u00e9tais certain qu\u2019il avait de la fi\u00e8vre, mais ma main n\u2019a trouv\u00e9 qu\u2019un front frais, surprenant pour quelqu\u2019un qui n\u2019avait pas mis un pied dans l\u2019eau, apr\u00e8s cette journ\u00e9e de chaleur harassante.<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019\u0153il du puits est un caillou qui parle. Mais o\u00f9 sont les cernes<\/em>\u2009<em>? Les cernes manquent, O.&nbsp;R\u00e9parer ce qui est d\u00e9traqu\u00e9. Remettre \u00e0 l\u2019endroit. Remettre en circulation.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Avec l\u2019eau il est m\u00e9fiant. \u00c7a se remarque tr\u00e8s vite quand on traverse le d\u00e9sert. Je ne parle pas des ablutions rituelles et du th\u00e9, qui lui sont d\u2019un grand r\u00e9confort. Son visage devient lisse comme celui d\u2019un enfant, au point qu\u2019on oublie son \u00e9norme barbe et la crainte qu\u2019il inspire derri\u00e8re le mur de ses yeux bleu dur. Mais son comportement \u00e0 l\u2019approche des puits. Il fait un d\u00e9tour. Il tourne autour le regard dans le vague. J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il murmure quelque chose\u2026 Et puis il finit par s\u2019en \u00e9loigner prudemment en tra\u00eenant les pieds, ridant le sol sablonneux de ses cercles concentriques.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019eau saisit tes mains. La fra\u00eecheur s\u2019en empare, un instant les s\u00e9pare de ton corps et les plonge dans l\u2019univers. L\u2019eau se saisit de la lumi\u00e8re qu\u2019elle appose sur tes mains en \u00e9cailles d\u2019or. Tes mains s\u2019adonnent \u00e0 l\u2019eau et se m\u00ealent l\u2019une l\u2019autre. Tes mains se retrouvent et s\u2019\u00e9treignent comme deux s\u0153urs qui s\u2019\u00e9taient perdues de vue, chacune pesant le poids de sa vie solitaire. Tes mains d\u2019eau retournent, couple de grands poissons cuivr\u00e9s, \u00e0 leur source. L\u2019eau r\u00e9pond \u00e0 l\u2019appel de l\u2019eau qui coule sur tes mains. L\u2019enveloppe de peau ne contient plus qu\u2019\u00e0 peine toute l\u2019eau qui fait te fait vivant, ton sang, ta chair, les cristaux de ta pens\u00e9e, le calcaire de tes os, la pierre \u00e9rod\u00e9e des r\u00eaves.\u2009Regarde : un filet d\u2019eau au sortir du long bec de cuivre courbe mord comme la br\u00fblure d\u2019un baiser le dos de ta main. Ce baiser perdure apr\u00e8s que l\u2019eau ruisselle et s\u2019empare des doigts et des paumes et coule dans la coupe de cuivre avec un bruit qui devient la fra\u00eecheur pour toi, pour la caravane. Il perdure quand tes mains sont s\u00e8ches, la lumi\u00e8re disparue. Il appelle aux retrouvailles nuptiales de la vraie pri\u00e8re. De l\u2019eau, tu as toujours \u00e9t\u00e9 aim\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Beau visage. Dans la t\u00eate, tout est lent. Lent mais pas rien. Mais la bouche, la bouche garde tout pour elle dans la salive. Il ne faut pas dire Beau visage. Trop\u2026 personnel. Il ne faut pas personnel, il ne faut pas toucher le beau visage tout bleu, tout rouge. Toucher avec les yeux.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il est devenu sourd comme un pot, oui. Il a toujours \u00e9t\u00e9 difficile. Born\u00e9, incr\u00e9dule. Depuis l\u2019enfance. Toujours \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer croire une chose fausse \u00e0 mille choses possible. Toujours \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer le reflet du soleil au lac. \u00c0 se demander d\u2019o\u00f9 il sort.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que nous nous r\u00e9jouissons \u00e0 l\u2019approche de la mer apr\u00e8s des semaines de d\u00e9sert, un poids d\u2019angoisse enfonce chaque jour plus avant sa poitrine massive. L\u2019autre est persuad\u00e9 de lui faire passer la M\u00e9diterran\u00e9e, mais ses paroles encourageantes se heurtent pour l\u2019instant \u00e0 un visage de borne.<\/p>\n\n\n\n<p>Viens jouer avec moi\u2009! Viens jouer avec moi ! Viens jouer avec moi\u2009! Viens jouer avec moi ! Viens jouer avec moi\u2009! Viens jouer avec moi ! Viens jouer avec moi\u2009! Viens jouer avec moi!\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9chante t\u00eate, pourquoi tu ne veux plus\u2009? Pourquoi tu ne veux plus jamais\u2009? Pourquoi tu ne veux plus te baigner avec moi\u2009? Tu fais la sourde oreille. Qu\u2019est-ce qu\u2019on t\u2019a racont\u00e9 l\u00e0-bas qui vaille mieux que moi\u2009? Le soleil t\u2019a tap\u00e9 sur la t\u00eate\u2009? Pourquoi nous as-tu reni\u00e9es, toutes\u2009? Tu as grandi, tu as encore grandi, oui, depuis la derni\u00e8re fois. Tant de mar\u00e9es depuis la derni\u00e8re fois\u2009! O\u00f9 \u00e9tais-tu pass\u00e9\u2009? Nous nous sommes fait un sang d\u2019encre\u2009! Tu m\u2019entends\u2009? Tu ne viens plus jamais nous voir et maintenant que tu es l\u00e0, tu restes sur le seuil et tu ne penses qu\u2019\u00e0 t\u2019en aller. Oui, j\u2019entends ce que tu penses. Pas un mot aimable pour les petites. Elles veulent jouer avec toi et tu les toises comme si elles n\u2019\u00e9taient pas de toi. Tu as des devoirs envers nous. Tu oublies l\u2019alliance\u2009? Je ne l\u2019oublie pas. Aucune de nous ne l\u2019oublie. Tu ne t\u2019en tireras pas aussi facilement, tu m\u2019entends\u2009? Tu fais partie. O\u00f9 que tu ailles. Et non pas \u00e0 celui-l\u00e0 qui t\u2019a trouv\u00e9 et qui veut te faire passer de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, mais \u00e0 nous, avec nous.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Et pas la mer, pas la travers\u00e9e de l\u2019eau. \u00c7a parle ici. Viens jouer avec moi, viens jouer avec moi. Il ne faut pas dire qu\u2019on entend. Il faut dire raisonnable. Dire Ah mais moi au contraire, on pense que\u2026 Dire&nbsp;: faire le d\u00e9tour. Raisonnable, \u00e7a. Tr\u00e8s. Pas forc\u00e9ment plus long. Dire&nbsp;: les pirates. Les pirates, \u00e7a arrive et apr\u00e8s, en bouteille avec le bateau et bouchon<\/em>\u2009<em>!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ni la menthe poivr\u00e9e, ni les citrons, ni la racine du gingembre ne le soulage. En massant ses poignets \u2014 il va si mal que son corps n&rsquo;est plus qu&rsquo;une enveloppe abandonn\u00e9e sur les b\u00e2ches du pont. On peut l&rsquo;approcher, mais o\u00f9 son esprit est-il donc parti ?\u2014, je vois que je me suis tromp\u00e9e. Il n&rsquo;a pas le mal de mer. Il est plein de terreur comme ce marin d&rsquo;Ulysse\u2026 celui dont le bouchon de cire, trop fin, laissait passer le chant des sir\u00e8nes. Jusqu&rsquo;ici, seule cette histoire semble lui avoir apporter un peu de paix. Je l&rsquo;ai envelopp\u00e9 dans ce tapis qu&rsquo;ils emportent partout avec eux. J&rsquo;ai toujours peur qu&rsquo;il se d\u00e9ploie sans prendre garde et m&rsquo;assomme d&rsquo;un coup de son menton, d&rsquo;un brusque mouvement du coude. <\/p>\n\n\n\n<p>Il dort \u00e0 la lisi\u00e8re du bois. J&rsquo;esp\u00e8re que ma voix porte dans son r\u00eave. J&rsquo;essaie de lui rappeler l&rsquo;amiti\u00e9 ancienne, entre nous. Une nuit du solstice d\u2019\u00e9t\u00e9 o\u00f9 Rados-le-Bleu dormait dans sa barque, ici m\u00eame, au milieu du lac de Skhodar, sa ceinture trempait dans l\u2019eau\u2026 sans le vouloir, il a p\u00each\u00e9 la lune. Oui, la lune. Elle s\u2019est laiss\u00e9e prendre par la beaut\u00e9 du soleil qui \u00e9tait brod\u00e9 sur sa ceinture. La lune \u00e9tait toute confuse&nbsp;: le bleu du lac, le bleu du nom de Rados et le soleil en pleine nuit qui brillait dans l\u2019eau. Et en moins de temps qu\u2019une \u00e9toile filante, elle \u00e9tait \u00e9prise. Mais Rados-le-Bleu, l\u2019aimait comme elle \u00e9tait, libre et changeante dans le ciel du Pont\u00e9v\u00e9dro, au-dessus du lac de Shkodar. Alors il l\u2019a laiss\u00e9e aller, mais depuis, chaque ceinture pont\u00e9v\u00e9drine r\u00e9alise une portion de la route c\u00e9leste qui les s\u00e9pare. Et toi aussi demain matin, tu partiras, sans rien qui te retienne, pourquoi dors-tu si loin de ma rive ?<\/p>\n\n\n\n<p>Tu sais, ils disent&nbsp;: \u00ab\u2009Pendant que les sages cherchent le pont, les fous passent la rivi\u00e8re\u2009\u00bb. Des fous, fa\u00e7on de parler&nbsp;: il n\u2019y a plus que des d\u00e9chets pour venir se coller aux d\u00e9chets, sur les bords, dans le milieu du lit, une vision inspirante sans doute pour se finir, du plastique sous toutes ses formes \u00e0 tous les stades de d\u00e9composition lente \u2014 s\u00fbr qu\u2019il tra\u00eenera l\u00e0 plus longtemps que les morts-vivants \u00e0 seringues, dans leur cimeti\u00e8re de seringues, comme les animaux trop d\u00e9biles pour aller d\u00e9f\u00e9quer hors de leur couche. Dans le lot, certains jouaient par ici, gosses, ils doivent chercher un pont vers l\u2019heure dor\u00e9e o\u00f9 \u00e0 part une bouteille de bi\u00e8re et un vieux pneu finalement fort utile, elle avait l\u2019air de quelque chose, la petite Kara\u0161ica, maigrichonne en \u00e9t\u00e9, coupante comme la glace en hiver et plantureuse le reste du temps, trimballant tout le d\u00e9gel au printemps et du bois flott\u00e9 en automne. Ils sont si jeunes, ils sont de plus en plus jeunes, ils se souviennent avec ravissement du temps o\u00f9 capotes et chewing-gums minaient le terrain des affreux jojos, des fumeurs d\u2019herbes dans l\u2019herbe et des amoureux furtifs. L\u2019amour c\u2019est toujours un bien grand mot qu\u2019ils font rimer avec ruisseau, il y a l\u00e0 un paradoxe, mais ces r\u00e9sidus valaient mieux que les mines, les vraies, dont ils ont garni les deux rives, me rendant apparemment au pur bucolisme et aux animaux l\u00e9gers et malins qui savent \u00e9viter ce qui pue l\u2019humain comme ce qui pue la mort. \u00c9quation simple. Le secret des mines enterr\u00e9es a vite \u00e9t\u00e9 \u00e9vent\u00e9 par un sanglier balourd, dont il reste une bonne moiti\u00e9 de dentition parmi les pierres du fond. Avant tout \u00e7a, mais c\u2019est si loin, il y avait des draps, des femmes, des chansons \u00e9clabouss\u00e9es \u00e0 grands coups de battoir et du savon qui ne troublait qu\u2019\u00e0 peine la transparence. Tout coule, je n\u2019ai pas de m\u00e9moire et m\u2019est avis que c\u2019est mieux ainsi. Ils disent&nbsp;: \u00ab\u2009On ne peut pas attraper tout ce qui flotte sur la rivi\u00e8re\u2009\u00bb. Les capotes se font rares, les amoureux aussi. Ces temps-ci qui ont d\u00e9j\u00e0 trop dur\u00e9, ils \u00e9changent des services et apr\u00e8s les femmes pr\u00e9f\u00e8rent encore se rincer la honte et le d\u00e9go\u00fbt de la bouche ou de l\u2019entrejambe dans l\u2019eau pollu\u00e9e apr\u00e8s avoir \u00e9cart\u00e9 les cannettes et la mousse jaun\u00e2tre des bords. Ce qu\u2019on leur donne \u00ab\u2009en \u00e9change\u2009\u00bb est donc pire que ce que la canalisation de l\u2019usine de p\u00e9trochimie me d\u00e9gueule dessus amont. Il y en a une qui marche jusqu\u2019au milieu du lit, elle garde ses chaussures \u2014 pas folle la gu\u00eape \u2014 et puis elle s\u2019accroupit dans le cours et elle hurle. Elle attend toujours qu\u2019ils soient partis, ce n\u2019est jamais bien long. Celle-l\u00e0, oui, celle-l\u00e0 a peut-\u00eatre une chance. Parce qu\u2019ils disent aussi&nbsp;: \u00ab\u2009Assieds-toi au bord de la rivi\u00e8re et attends de voir passer le corps de ton ennemi\u2009\u00bb, mais le genre de corps qui passe, personne n\u2019est l\u00e0 \u00e0 les attendre. On dirait bien que les sages ont trouv\u00e9 le pont et qu\u2019ils en balancent ceux ou celles qui n\u2019ont plus de service \u00e0 \u00e9changer. Cette fille en morceaux, l\u2019hiver dernier, que ces abrutis de Semiovic\u2019 pr\u00e9tendent avoir liquid\u00e9 \u2014 \u00e7a, ils l\u2019avaient viol\u00e9e tous en ch\u0153ur et pas qu\u2019une fois, mais d\u00e9membr\u00e9e\u2026 \u2014, eh bien il en manque toujours un bout. Alors m\u00e9fie-toi, oui m\u00e9fie-toi de ce qu\u2019on pourrait mettre sur ton grand dos. Va-t\u2019en\u2009! Cours\u2009! Fais le d\u00e9tour\u2009!<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aujourd\u2019hui \u00e0 notre \u00e9tape \u00e0 l\u2019oasis de Skoura s\u2019est produit quelque chose d\u2019inhabituel. Nous avons tous couru vers l\u2019eau et tandis que les dromadaires buvaient tout leur so\u00fbl, nous nous sommes baign\u00e9s \u00e0 la tomb\u00e9e du jour dans une liesse et une fraternit\u00e9 difficilement concevable pour qui conna\u00eet la routine tr\u00e8s r\u00e9gl\u00e9e de la caravane. Comme je remontais vers le <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l3-toutes-les-formes-de-leau\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#L3 Toutes les formes de l&rsquo;eau<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":43,"featured_media":38525,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2069,2321],"tags":[],"class_list":["post-38094","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-2021-faire-un-livre","category-livre-3"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/38094","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/43"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=38094"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/38094\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/38525"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=38094"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=38094"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=38094"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}